Poule rouge et le loup - 1ère partie

Publié le par Patricia

Chers visiteurs, me revoici
j'ai pris quelques vacances dans des lieux étonnants
qui me laissent songeuse...
me voici pour une nouvelle histoire

Poule rouge et le loup
1ère partie

 

Une poule rouge surgit, affolée, du portillon ouvert entre le potager et la ferme. Ses yeux exorbités cherchent la chèvre et la truie pour qui elle a une terrible nouvelle.

« Oh, mes amies, voici la fin des douces nourritures, des siestes sous le pommier, des grains au creux des herbes. Le fermier et la fermière ce soir, cueillant les haricots, ont parlé de la foire où ils iront tantôt, vendre la rouge, la noire, la blanche… c’est nous !  Il faut faire quelque chose. Moi, la cocotte-cercueil, avec brin de thym et laurier, je refuse. Net. »

La chouette, dans le pommier, hulule gravement : « les bêtes de ferme finissent ainsi. »
La poulette répond : «Chèvre la blanche, gorette la noire, redevenons, sauvage, comme cette vieille chouette sage »

Poule rouge devant, en meneuse de troupe, sort de la ferme, fièrement, suivie de la truie noire au groin rosé et de la chèvre blanche. Elles sont décidées. Mais si à la ferme la foire est une menace, dans les grands bois cette menace est un loup. C’est la chouette qui le dit, pour prévenir le trio que rien pourtant ne décourage. Il faudra cependant trouver un abri, un pour chacune, car si leur amitié est vraie, leur vie n’est pas la même. Du tout...

La truie est grosse et un peu paresseuse. Elle voit bientôt quelques buissons de prunelliers qui forment ronde autour d’une terre moelleuse, un peu humide, presque boueuse… elle n’hésite pas un instant, d’autant qu’elle est déjà fatiguée : « Je reste là, cachée »

Les deux autres commères continuent leur chemin.
L’œil de la chèvre tombe sur une cabane en bois, un peu miteuse. Mais elle, grande et adroite, pense pouvoir réparer l’endroit et s’y installe avec plaisir...

Notre poule rouge s’enfonce au bois, inquiète. Elle a déjà croisé renard et la chouette dit que le loup est un peu son cousin. Prudence… prudence. Elle cherche longtemps un abri honorable quand elle voit dans un gros chêne une ouverture ronde qui donne sur un logis spacieux et confortable. Elle y pond trois œufs. Ouf, ça fait du bien, la chose pressait !

À DEMAIN...

la gaillarde conteuse