L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 9

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
9

elle posa sa main sur son torse puissant et bronzé...

"C'est vraiment une grande vaillance qui est en toi, moi je vois ta force chaque jour - dans le papyrus il est dit que "son coeur le désira" ;-) - viens, reposons ensemble une heure durant, si tu m'accordes ça je te ferai de beaux vêtements"  Mais Bitiou n'apprécia pas ces paroles car il la considérait comme une mère et Anoupou comme un père. Il prit donc la jarre sur son épaule et s'en alla aux champs. Elle le regarda s'éloigner, regrettant le plaisir qui partait avec lui, puis elle eut peur soudain des paroles qu'elle avait prononcées. Alors de femme effrayée elle devint femme fausse, c'est un choix que l'on fait parfois...

Quand les deux hommes rentrèrent, le plus jeune s'en alla, comme d'habitude, dormir avec ses bêtes, du même souffle chaud et fatigué. L'aîné, étonné de ne pas voir la lampe allumée, de ne pas être accueilli comme toujours par son épouse, la chercha, la trouva, choquée, presque mourante
"Oh Anoupou, c'est ton frère, en cherchant des semences, qui m'a trouvée seule et qui m'a désirée. Moi je lui ai dit je suis comme ta mère et Anoupou comme ton père, alors il m'a frappée pour me faire taire.
Anoupou, si tu permets qu'il vive encore, c'est moi qui vais mourir."
C'est une façon de faire...

Anoupou donna du fil à son couteau, mais - et c'est là que le conte devient conte, et merveilleux de plus ! - une vache du troupeau, dans un murmure humide et parfumé dit à Bitiou  "Voici ton frère qui se tient derrière toi, avec son couteau pour te tuer, sauve-toi !!"
Bitiou se mit à courir, à courir sans réfléchir. Anoupou derrière lui, fou de colère, l'accusait de tout ce qu'on lui avait dit. Alors Bitiou leva les yeux vers RÂ et hurla 
" Mon maître c'est toi qui sait le vrai !"

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...