LE TRÉSOR

Publié le par Patricia Gaillard

Certains évènements de la vie font que l'on peut se trouver "cloîtré" chez soi. Le champ extérieur, soudain rétréci, est parfois l'occasion de s'apercevoir que l'on est vaste, à l'intérieur.
Et l'on pense à "monastère", du latin monasterium et du grec monos... seul.
Un moine vit avec ses frères, il n'est pas seul, il est pourtant seul avec lui-même car retiré du monde. L'univers dont nous faisons partie est immense et nous dépasse, cet univers est cependant aussi en nous. Et allez savoir lequel des deux est le vrai...

Tout cela m'évoque évidemment une histoire

Celle de cet homme, qui vit dans sa maison, près de son figuier, au bord d'un champ. Chaque nuit il fait le même rêve, il s'en va, marche à travers son pays, arrive à la mer, prend le bateau, débarque en Egypte, va vers le Caire, voit un pont au pied duquel il creuse et trouve un trésor. Chaque nuit le rêve est le même.
Un beau matin il prépare son sac de toile, y met un pain et quelques figues et part vers son rêve. Il marche à travers son pays, arrive à la mer, prend le bateau, débarque en Egypte, va vers le Caire, voit un pont au pied duquel se trouve un mendiant, couché, guenilleux, édenté, qui regarde notre homme planté là et lui dit,
- "Que cherches-tu étranger ?
- Il me faut creuser à l'endroit où tu es, car je fais le même rêve depuis des lustres et je sais que là est un trésor."
L'autre, soudain ragaillardi, s'assied, rigole, pointe du doigt ce rêveur de merveilles et lui dit :
- "Ah, pauvre idiot, les rêves sont des rêves, rien de plus... Si je te disais que moi, chaque nuit, je rêve que je marche à travers l'Egypte, que j'arrive à la mer, que je prends le bateau et que je parcours un pays pour arriver devant une petite maison près d'un figuier. Je creuse alors au pieds du figuier et j'y trouve un trésor. Suis-je assez bête pour y aller ?
Les rêves sont des rêves, rien de plus. Retourne chez toi, ici, crois-moi, n'est aucun trésor."
Notre homme quitte le pont, il a dans les yeux une lumière de plus, il quitte l'Egypte, arrive à la mer, prend le bateau, marche à travers son pays et arrive devant sa maison, près du figuier. Il pose son sac, va chercher une pioche, et déterre le trésor du figuier.

Partir... revenir... rester... découvrir

Je vous souhaite de beaux voyages, proches ou lointains ils nous ramènent tous au pied du figuier

à bientôt !

La gaillarde conteuse...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

roxane 07/11/2019 14:57

pourquoi courir si loin alors que le bonheur est si près.Merci chère Patricia.

CAROLE CROSET 20/09/2019 11:06

Coucou Patricia ,
Tu es une magicienne ! Si on me demandait si j'ai déjà rencontré une fée dans ma vie je pourrais dire que j'ai cette chance . Des belles pensées pour toi . Mille mercis pour ces partages précieux :-)))

Patricia Gaillard 23/09/2019 20:04

Merci Carole ! Une fée ? Une magicienne ? Eh bien pourquoi pas, j’accepte ces noms que j’aime et je te remercie pour ce baptême païen

Mireille 20/09/2019 09:29

Bonjour Patricia,
Magnifique, ton histoire, ce matin, quelle imagination, cela me plaît bien, tu es incroyable.
Ce conte me met en joie.
Je t'embrasse

Patricia Gaillard 23/09/2019 20:03

Bonsoir Mireille, quel bonheur pour moi de savoir que ce conte te met en joie ! Je t’embrasse aff ctueusement. Patricia