Le jardin du 2 Juin

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 2 juin

Les framboisiers sont étonnants. Ils sont deux, on dirait qu’ils sont six. Les tiges des oignons, des échalotes et de l’ail sont dressées, il y a donc des soldats au jardin. Une, deux… une deux…
Les petits pois c’est une histoire. Nous n’avons jamais réussi ce légume si courant. Trop petit, trop gros, trop rare, trop lent. Une dame du village nous a dit « Des avocettes ! » 
Eh bien nous avons semé des avocettes, voyez comme elles sont nombreuses et prometteuses.. Attendons la suite, je vous dirai cela. 

Vivre avec un jardin amène à penser d’une manière universelle. La compagnie de la nature nous rappelle sans cesse qu’il y a la vie et qu’il y a la mort. Tout naît, pousse, engendre, meurt et se transforme. Il en est ainsi des plantes, il en est ainsi de nous. La nature est notre mère à tous, nous sortons de son ventre et nous y retournons. Avoir un jardin c’est accepter de recevoir cet enseignement. Notre esprit humain contemporain en a grand besoin, lui qui croit tout contrôler, alors que nous sommes aussi désarmés devant un virus que le pied de tomate devant un mildiou. 
Le jardin est le miroir de nos forces et de nos faiblesses. 
Le fréquenter chaque jour mène à l’acceptation de notre simple sort.

À bientôt !

La gaillarde conteuse…


          

 

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