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Le jardin du 13 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

La pomme de terre attendrie observe la branchette de céleri


 

Le jardin du 13 Novembre 

 

Oh la, il me faut revenir à vous, car j’ai trouvé ce matin une branche de céleri rigolote et immédiatement je me suis dit « il faut que je la montre à mes visiteurs ». Mais oui, ça fait longtemps que je ne suis venue ici vous raconter mes petites sornettes !

Laissez-moi rêver : vous vous ennuyez

Cette branchette de céleri, avec ses boursouflures si régulières tout le long de la tige n’est pas banale. C’est une artiste ! Elle a pris des initiatives, elle s’est distinguée, elle s’est détachée du groupe, car sur le pied elle est vraiment la seule à avoir osé faire une chose pareille. Je l’ai posée à côté d’une pomme de terre, qui a eu un peu moins d’audace certes, moins de créativité, mais qui a retenu mon regard. Voyez donc son sourire, elle est ravie. 
Je vais créer dans un coin de ma cuisine, un petit groupe de légumes pas ordinaires

Le concours est ouvert à tous les habitants de notre cher jardin

Je pense que nous allons avoir quelques surprises. 

Je vous tiens au courant.

Bien sûr...

 

la gaillarde conteuse

À bientôt

Publié le par Patricia Gaillard

Je prends congé de mon blog quelques jours... à bientôt 

Le jardin du 7 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 7 Novembre

 

L’étang abrite des poissons blancs, essentiellement des gardons, des ablettes et quelques carpes. Nous ne sommes pas sûrs que ceux-ci trouvent ici de quoi se nourrir suffisamment, nous complétons donc avec les restes de pain que nous faisons fondre dans de l’eau et du blé que nous mettons à  macérer une douzaine d’heures dans de l’eau chaude. Celui-ci est prêt lorsqu’il se fend. On ne peut donner de blé cru aux poissons, car les grains gonflent dans leur estomac et ils peuvent en mourir. Ce blé est préparé trois fois par semaine dans une grande casserole et jeté aux poissons qui, attirés immédiatement, viennent par dizaines frétiller juste sous la surface de l’eau. Quand il fait froid ils cessent de se nourrir.

Nous avons remarqué que la poule d’eau venait après notre passage, grappiller les grains tombés sur la rive. Du coup nous lui en posons, à elle aussi, à l’endroit où elle se tient la majeure partie du temps. Une manière de l’aider, de la familiariser avec le lieu aussi, car nous apprécions bien sa présence.

L’eau de cet étang est très froide, car elle arrive de la source, qui est à 4 degrés, puis elle repart dans la rivière. C’est un étang courant. Nous avons essayé d’y introduire des plantes d’eau, nénuphars, élodées, mais rien n’arrive à s’installer. Le froid, sûrement. Par contre ça nous vaut une eau qui reste belle et dans laquelle nul ne risque de se baigner ! Ainsi cet étang reste un étang. Seuls les grenouilles, la poule d’eau, les canards colverts, le ragondin, le martin-pêcheur et occasionnellement le héron y sont vraiment à l’aise.
Les deux derniers étant ultra-motivés par les beaux poissons blancs !

Mais vous connaissez à présent la devise du lieu

«  il faut que tout le monde mange »

 

Prenez grand soin de vous

 

la gaillarde conteuse

 

 

Le jardin du 6 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

L’automne dedans...

Le jardin automnal est présent dans la demeure
Ici le dehors doit toujours être à l’intérieur
Les très anciennes fenêtres en chêne prennent l’air
ainsi nous ne quittons jamais ce jardin-frère
Même en dormant...

Faux-chat, dahlias...

 

Pommes... d’amour !
Décors du dehors
Cyclamens au frais, comme il leur plaît

 

Le jardin du 5 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 5 Novembre

 

Et voici la fameuse fleur de l’artichaut. Vous remarquerez qu’on dirait une très grosse fleur de chardon, un parent bien sûr. Par contre l’artichaut que j’avais trempé dans un pot d’eau se dessèche de jour en jour. Il ne fera pas sa fleur.

 

La nouvelle fraîcheur des nuits précipite la chute des feuilles et tout le jour on les voit tourbillonner gracieusement dans le vent, sous la brume ou dans le soleil et recouvrir peu à peu le sol. C’est le moment d’en faire provision pour recouvrir les légumes qui resteront en terre durant l’hiver. Ces feuillages - ramassés à la tondeuse car hachés ils offrent bien moins de prise au vent - feront sur nos chers végétaux de réserve une couette douillette. Marinette la courgette est envieuse, ces feuilles lui plaisent tant. Nous lui en offrirons.

Pas de jalousie au potager !

 

Et à vous, douce journée

 

la gaillarde conteuse

 

 

Le jardin du 4 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 4 Novembre

 

Une jolie coccinelle a élu domicile dans ma cuisine. Elle semble aimer la chaleur des cuissons et se tient parfois à une dizaine de centimètres à peine des casseroles. Du coup je réalise que je sais très peu de choses sur cet animal pourtant très familier, je vais donc vous livrer le fruit de mes recherches... édifiantes.... et décevantes. 

Pour commencer, me voilà surprise, car cette bête joliment ocre et brillante n’est autre que harmonica axyridis, coccinelle asiatique, importée volontairement il y a quelques années puis vendue dans les jardineries, car grande consommatrice de pucerons. Une chance pour la gestion écologique des jardins car cette espèce, d’après de sérieuses études faites, ne risquait pas de devenir envahissante comme on le craignait ou d’éliminer peu à peu les coccinelles du lieu.

Oui mais - et là ça se corse - il y a eu ensuite des importations clandestines de variétés du même ordre venues de Belgique ainsi que d’autres venues du continent américain, qui se mêlent à la variété déjà présente et produisent ainsi une coccinelle hybride qui se reproduit comme elle mange, c’est à dire bien trop, et qui génère donc un grand déséquilibre néfaste à nos chères et familières coccinelles. 

D’autant que ces nouvelles venues peuvent prendre, les vicieuses, l’allure des coccinelles européennes, il n’y a que par le nombre de points qu’on peut alors les distinguer. La coccinelle européenne a entre 2 et 7 points, la coccinelle asiatique entre 0 et 19 points !

De plus ces coccinelles hybrides peuvent provoquer des allergies chez les habitants des demeures où elles cherchent à pénétrer pour la saison froide et on dit que leurs excréments ont une affreuse odeur... tout pour plaire !

Donc j’ai pris une cuillère et j’ai cueilli la petite bête jaune pour la mettre à la porte, sans autre forme de procès.

Bien sûr il aurait sûrement mieux valu la tuer, mais cela va à l’encontre de mes idées...

 

Mais... en ce moment les mésanges sont toutes folles, elles picorent entre les pierres de la maison, probablement pour en déloger des insectes qui s’installent et elles, c’est leur mission !
Qu’elles se régalent donc sans limites de coccinelles asiatiques, et qu’elles épargnent nos belles coccinelles noires et rouges qui ont entre 2 et 7 points...

 

Parviendront-elles à faire le tri... ???

 

Nul ne peut nous empêcher de rêver !

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

 

 

Le jardin du 3 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

le jardin du 3 Novembre 

 

Quand la mort est sur scène, j’aime évoquer la vie. Elles sont indissociables...

Un cycle intéressant au jardin est celui du compost. Rendre à la terre ce qui reste de quelque chose de vivant. Comme nos corps ou nos cendres, le végétal une fois utilisé voit ses restes retourner à son origine. Il germe dans la terre, pousse dans la terre, puis revient à la terre. Voici sûrement pourquoi, dans les mythologies, on nous dit créés avec de l’argile, car, in fine, nous retournons à la terre.

Le compost, même si vous ne faites pas de votre jardin un potager, reste un geste logique et écologique. Un coin réservé où l’on dépose épluchures, légumes et fruits pourris, coquilles d’œufs, marc de café, feuilles mortes, petites branches de taille coupées en morceaux. Mais aussi papier journal (pas magazines) et essuie-tout (pas trop) dosettes ou filtres à café en papier, restes végétaux des assiettes.

Immanquablement au bout de plusieurs mois ou années, vous aurez, dans le dessous, une masse noire, légère - qui n’est pas du terreau malgré les apparences - que vous pourrez disperser autour de vos vivaces, arbustes, arbres et qui apportera des substances nutritives.

Quand on fait son compost, jeter des végétaux à la poubelle devient une idée très étrange, car c’est rompre le cycle naturel de la transformation.

Bien sûr il faut s’organiser, avoir à la cuisine un récipient réservé à cet effet que l’on va vider sur le tas ou dans les coffres prévus à cet effet. Et puis avec l’été et la chaleur des odeurs se dégagent du compost, plus ou moins agréables, et des insectes par milliers viennent allègrement y choisir leur pitance.
Mais tout cela est tellement vivant ! 


À méditer

 

la gaillarde conteuse

Le jardin du 2 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

 

Toussaint d’enfance

 

J’allais ces jours-là, ma main dans celle de ma mère, remontant les allées où nos pas éphémères épousaient le silence doux et parfumé du buis.

J’imaginais les morts, souriant de nous voir, je croyais qu’ils restaient là, pensifs, toute l’année à nous attendre et je nous trouvais, nous les vivants, bien avares de notre temps.

Je repartais chargée de ce silence et de cette éternité mystérieuse.

Je ne comprenais pas. Mais ne pas comprendre ouvre la porte du rêve et finalement c’est joyeuse que je revenais, parce que la mort donne son juste goût à la vie.

Je crois bien qu’éternels nous n’aurions pas de joie.

Nous sommes vivants car nous avons la certitude de ce terme incertain

 

la gaillarde conteuse 

Le jardin du 31 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 31 Octobre

 

Quatre artichauts nous attendaient dans le jardin. Surprise. D’habitude ils donnent à la belle saison, mais cette année non, nous n’en avons pas vus de l’été. Et voilà qu’en faisant hier un tour du potager nous tombons nez à nez avec ces quatre inattendus, dont un qui est occupé à faire sa fleur et sachez que la fleur d’artichaut est très belle. Les pieds de l’artichaut - qui comme vous le savez est une plante plutôt originaire de Bretagne où il fait humide et doux - ne doivent pas être placés n’importe où dans notre Jura. Nous leur avons trouvé un endroit, situé entre une des serres et la haie de lauriers du voisin. Cette espèce de petite cachette discrète, qui les met à l’abri du vent et d’un froid trop vif, a bien l’air de leur convenir. Comme ils ne se sont pas distingués durant l’été, nous les avions quasiment oubliés, jusqu’à découvrir hier ces quatre boutons, car ce sont les boutons de la plante que nous mangeons, qui deviennent ensuite fleurs, qui contiennent les graines... mais je vous ai déjà entretenus à ce sujet tantôt.

Ce soir nous allons manger des artichauts, avec une vinaigrette.

J’attends la pleine floraison du quatrième - que nous avons laissé sur son pied - pour pouvoir vous présenter bientôt la fleur de l’artichaut. Je crois bien que le troisième, que vous voyez à gauche sur la photo, qui s’est très nettement déployé et dont le cœur devient rouge bordeaux, s’apprête à faire sa fleur aussi. Je vais le mettre dans un pot avec de l’eau, et nous allons suivre la chose... 

Je les surveille chaque jour... l’un sur son pied et l’autre sur son pot 😊

 

la gaillarde conteuse

 

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