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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - la vieille finlande - LE KALEVALA - 1

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
la vieille Finlande
le KALEVALA
1

 

C'est pendant que résonne le tout premier chant, que les nuits tombent l'une après l'autre, que les jours brillent l'un après l'autre, bien avant la naissance des pierres et des arbres, des bêtes et des hommes, que WÄINÄMÖINEN le vieux chanteur a été enfanté. Sa mère, la vierge de l'air, fille d'ILMA, était demeurée longtemps dans sa virginité, au coeur de la voûte céleste. Mais un jour, fatiguée de sa solitude, elle descendit vers la mer et s'étendit sur le dos écumeux des vagues. 
C'est alors qu'un fort vent d'orage venu de l'Orient fouetta la mer, chassa la vague et entraîna la fille de l'air le long des golfes bleu profond, tout en haut des cîmes blanches, la caressant, la transportant, la berçant et la fécondant par la mer.
La fille de l'air sentit alors son sein chargé d'un poids qu'elle portera sept siècles durant, sept siècles sans arriver à mettre au monde cette vie cachée en elle. Ses douleurs constantes, lancinantes, violentes la jettent vers l'Ouest et vers l'Est, vers le Nord et vers le Sud, tous impuissants à la délivrer.

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - La vieille Finlande - Le kalevala - introduction

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
La vieille Finlande

LE KALEVALA

 

introduction

Nous allons laisser derrière nous les pyramides, hiéroglyphes, dieux, lapis-lazuli et autres merveilles de cette ancienne Egypte, pour nous diriger cette fois vers une mythologie méconnue. Je ne la connaissais pas, c'est vous dire ;-)
Elle m'a été soufflée par quelqu'un qui m'est cher et au-delà de mon désir de lui faire plaisir, nous gagnerons tous à la découvrir.
Il y a donc encore sur cette terre des récits fondateurs inconnus de la plupart... Moi j'dis, il faut y aller voir !
De plus j'aime fourrer mon nez dans des vieux écrits qu'on oublie, et quand je dis des écrits, que nenni, cette mythologie a toujours été transmise oralement, essentiellement par le chant, qui pouvait comprendre jusqu'à 30 000 vers et durer plusieurs jours ! Franchement, serions-nous encore capables de cela ?

Faut-il s'en inquiéter, je pense que non, je crois qu'il se trouve toujours une gardienne ou un  gardien qui empêche l'extinction de la mémoire des peuples et qui tient, bien conservés dans sa parole, les mots inspirés par les dieux pour guider les hommes

C'est l'écriture quand même qui sauvera ce trésor Finnois.
Au milieu du 18è siècle, l'évêque Finlandais Porthan commencera un recueil. Mais il faudra aussi chercher plus loin, plus haut, aux sources, dans les provinces russes, c'est ce que fera ensuite, vers 1820, le Docteur Topélius (j'adore ce nom)
Puis le docteur Élias Lönnrot  achèvera l'oeuvre commencée par ses prédécesseurs, en réalisant un impressionnant, laborieux et aventureux collectage.
En 1849 son ouvrage sera édité sous le nom de KALEVALA
Il comptera 22 800 vers en cinquante chants !


Mais je condenserai, je sais faire

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 13

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
13

Anoupou versa ce breuvage dans la bouche entrouverte de Bitiou...

 

Celui-ci tressaillit de tout son corps, son coeur retrouva sa place, un sang neuf et fort inonda toute sa chair, il devint grand, fort, large et noir, à son front était une tache blanche triangulaire, sur son dos se déployèrent largement deux ailes d'aigle et sur sa langue on pouvait voir l'image d'un scarabée. Il était devenu APIS, le taureau sacré. Il fit monter Anoupou sur son dos. Quand ils arrivèrent au palais de pharaon, on leur fit des fêtes, pendant des semaines et des semaines sur la terre entière d’Egypte, pour fêter ce miracle. Un soir APIS entra au harem, s’adressa à la favorite et se fit connaître. Dans la nuit, après la joie roulée dans les grands draps de lin, elle dit à pharaon :
"Si tu écoutes les dieux, écoute-moi, sacrifie cet APIS et offre-moi son foie et ses deux reins." (ça nous rappelle une histoire, hein ? une histoire de chez nous, vous voyez, l’imaginaire des hommes, quel que soit le lieu, quel que soit le temps, vient et court de la même source)
Pharaon l’écouta. On fêta APIS longuement, royalement, mais on l’égorgea. Deux gouttes de son sang tombèrent de part et d’autre de la porte décorée de lapis-lazuli du palais du roi, deux Perséas poussèrent là, spontanément, un de chaque côté. On les vénéra, on leur fit mille offrandes, le roi se mit debout sous le premier, la favorite sous le second, le Perséa, dans un bruissement de feuilles, à son oreille se fit connaître – plus tard, toujours à ce moment si bien choisi, la favorite dit à pharaon :
"Si tu écoutes les dieux, écoute-moi ! coupe les deux Perséas !

pharaon l’écouta, mais un mince copeau de bois sauta dans la bouche de la favorite, qui l’avala et conçut un enfant. Plus tard elle mit au monde un prince, on lui donna des nourrices, des remueuses pour le bercer, des danseuses pour l’éduquer, les sept Hators se penchèrent sur son lit, mais elles restèrent muettes, car ce prince était le bois du Perséa, qui était le sang du taureau, qui était Bitiou métamorphosé.
Ce n’était pas une naissance, c’était une renaissance, c’était un OSIRIS.
Il régna vingt ans sur l’Egypte, et je suis prête à parier qu’il avait tout pour séduire, et épouser et concevoir des héritiers.

 

et le papyrus termine ainsi :
 

Il est fini en paix ce livre écrit par le scribe Enanah
quiconque parle de ce livre, que Thot guide son pas

 

Moi j’ajoute : cette histoire longue est terminée, posez-la dans le panier de jonc où repose votre cœur et laissez-la chanter

Adaptation de Patricia Gaillard - conteuse

 

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 12

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
12

 

LES DEUX FRÈRES
suite

le roi devint tout songeur...

"D'où vient ce parfum dans mes vêtements ?" demanda-t-il au chef des blanchisseurs. Alors celui-ci passa des heures penché sur l'eau à essayer de comprendre. Il finit par trouver la boucle de cheveux et l'apporta au palais. Tous les scribes-magiciens-savants l'étudièrent. Ils étaient tous d'accord : ces cheveux venaient du val de l'acacia, d'une fille qui portait en elle toute l'essence des dieux.
Rien n'arrête un pharaon. Il la trouva un jour. Bitiou était à la chasse, elle était seule... il l'avait tant espérée, tant désirée, qu'il l'emmena au palais et en fit sa favorite. Mais elle, après la joie roulée sous les grands draps de lin, lui dit "si tu écoutes les dieux, écoute-moi, va couper l'acacia.
Le roi fit couper l'acacia.
Le coeur de Bitiou, trahi, roula au sol, petite baie de pierre rouge.
Bitiou tomba sans vie dans les racines de l'acacia.
À cet instant, justement, Anoupou rentrait dans sa maison. On lui lava les mains, on lui tendit une coupe de vin, mais le vin se troubla étrangement et Anoupou se souvint des paroles de son frère. Il prit aussitôt son bâton, ses sandales et partit pour la vallée de l'acacia. Il y trouva son frère, mort une seconde fois. Il ramassa la boue et la poussière et à nouveau se barbouilla le visage. Puis il se mit à chercher ardemment le coeur de Bitiou. Il chercha des jours, des mois, des années peut-être... un jour il trouva la baie de pierre rouge. Dans un bol de terre il la mêla à l'eau du lac, fils du Nil, puis il versa ce breuvage dans la bouche entrouverte de Bitiou.

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 11

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
11

LES DEUX FRÈRES
suite

il se nourrissait de petite chasse et vivait seul...

Au bout de 77 jours, RÂ et KNOUM vinrent le trouver et ils souffrirent avec lui la peine de son coeur posé dans l'acacia. Puis RÂ dit à KHNOUM
"Modèle une beauté qui sera ma fille et qui sera sa compagne"
Alors KHNOUM, le dieu-potier modela soigneusement une exquise créature, et il est dit dans le papyrus que les sept Hator se penchèrent ensemble sur son corps tout neuf et firent ensemble cette prédiction navrante,
"Cette femme mourra d'une mort violente"
Savez-vous que dans les légendes égyptiennes les sept Hator ont le même rôle que les fées dans nos contes merveilleux ?
Sa compagne était belle, Bitiou la désirait beaucoup, beaucoup, mais...
En tout cas il lui montra son coeur au creux de l'acacia, posé là, vulnérable et fragile dans son berceau de feuilles. Et puis les mois passèrent, la femme trouva bien difficile de ne pouvoir toucher que le coeur...
Un jour Bitiou était parti à la chasse et sa compagne se promenait près de l'acacia. Le lac, fils du Nil, désira la toucher de son eau. Alors l'acacia, qui veillait, coupa une large boucle luisante et noire de ses cheveux, la jeta dans l'onde, qui l'étreignit et l'emporta comme un cadeau d'amour. Les eaux portèrent la mèche jusqu'aux rives où travaillaient les blanchisseurs du roi. Le parfum des cheveux se mêla au linge du roi, lin blanc éclatant.
Quand le roi découvrit ce parfum inconnu, il devint tout songeur...

À DEMAIN

la gaillarde conteuse...

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 10

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
10

les yeux levés vers RÂ Bitiou hurla "mon maitre, c'est toi qui connaît le vrai"

RÂ fit alors apparaître un lac immense, fils du Nil, plein de crocodiles et de reptiles, pour séparer les deux frères qui se tenaient de part et d'autre du lac et se regardaient. Bitiou parla à son frère et lui dit sa vérité.
"Tu n'as rien vu de toute ma fidélité, aveuglé par cet unique mensonge, moi je ne serai plus avec toi, jamais, je ne serai plus dans les lieux où tu seras, je m'en vais dans la vallée de l'acacia. Un jour ta coupe de vin se troublera, le temps alors sera venu pour toi de me rendre mon coeur."
Puis il prit un couteau à couper les roseaux et coupa son phallus, qui avait été injustement accusé et le jeta dans le lac... un ornithorynque l'emporta au fond des eaux et le dévora goulûment. Bitiou tomba inanimé dans son sang - c'est comme je vous le dis, en tout cas c'est ainsi que l'a écrit le scribe Enanah.

Pas fier, Anoupou, de l'autre côté du lac. Il tomba à genoux, se frappa la poitrine, ramassa de la poussière et de la boue et s'en barbouilla le visage, c'était leur manière à eux, hommes d'Egypte, de montrer leur souffrance quand elle était trop grande. Puis il rentra, tua son épouse et sombra, seul, en silence, dans le deuil de son frère...

Mais là-bas, de l'autre côté du lac, Bitiou se releva de son sang. Il marcha longtemps, des jours, des mois, des années, pour arriver enfin au pied de l'acacia, qui le reçut. Bitiou ouvrit sa poitrine, sortit son coeur, celui-ci devint comme une petite pierre précieuse et rouge qu'il posa dans un panier de jonc. Il se construisit une maison parfaite dans les racines de l'arbre, puis il y vécut seul, se nourrissant de petite chasse.

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 9

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
9

elle posa sa main sur son torse puissant et bronzé...

"C'est vraiment une grande vaillance qui est en toi, moi je vois ta force chaque jour - dans le papyrus il est dit que "son coeur le désira" ;-) - viens, reposons ensemble une heure durant, si tu m'accordes ça je te ferai de beaux vêtements"  Mais Bitiou n'apprécia pas ces paroles car il la considérait comme une mère et Anoupou comme un père. Il prit donc la jarre sur son épaule et s'en alla aux champs. Elle le regarda s'éloigner, regrettant le plaisir qui partait avec lui, puis elle eut peur soudain des paroles qu'elle avait prononcées. Alors de femme effrayée elle devint femme fausse, c'est un choix que l'on fait parfois...

Quand les deux hommes rentrèrent, le plus jeune s'en alla, comme d'habitude, dormir avec ses bêtes, du même souffle chaud et fatigué. L'aîné, étonné de ne pas voir la lampe allumée, de ne pas être accueilli comme toujours par son épouse, la chercha, la trouva, choquée, presque mourante
"Oh Anoupou, c'est ton frère, en cherchant des semences, qui m'a trouvée seule et qui m'a désirée. Moi je lui ai dit je suis comme ta mère et Anoupou comme ton père, alors il m'a frappée pour me faire taire.
Anoupou, si tu permets qu'il vive encore, c'est moi qui vais mourir."
C'est une façon de faire...

Anoupou donna du fil à son couteau, mais - et c'est là que le conte devient conte, et merveilleux de plus ! - une vache du troupeau, dans un murmure humide et parfumé dit à Bitiou  "Voici ton frère qui se tient derrière toi, avec son couteau pour te tuer, sauve-toi !!"
Bitiou se mit à courir, à courir sans réfléchir. Anoupou derrière lui, fou de colère, l'accusait de tout ce qu'on lui avait dit. Alors Bitiou leva les yeux vers RÂ et hurla 
" Mon maître c'est toi qui sait le vrai !"

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

 

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 8

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
8

 

LES DEUX FRÈRES


Anoupou et Bitiou étaient frères, nés de la même mère et du même père. Anoupou, l'aîné, avait une épouse et une maison et Bitiou vivait près d'eux comme serviteur. Il faisait les vêtements, le pain, il préparait la terre pour les travaux des champs, dès qu'elle était "sortie de l'eau".
Bitiou était un excellent ouvrier et il avait un grand savoir. Anoupou, qui était à la fois son aîné et son maître travaillait en sa compagnie avec une grande confiance et une véritable joie.

Ce jour-là ils labouraient tous deux derrière leurs boeufs puissants. Quand vint le moment de l'ensemencement, Anoupou envoya son frère au logis chercher des semences. Quand Bitiou y arriva, sa belle-soeur était en pleine séance de coiffure, elle se faisait faire un superbe monticule de tresses finement et savamment ouvragées. 
-"Peux-tu me donner les grains à semer pour mon frère ?"
La dame, effrayée à l'idée de mettre en péril l'architecture sophistiquée qui poussait sur sa tête, demanda à Bitiou de se servir tout seul. Ce qu'il fit.
Il prit une jarre (grosse la jarre) y mit trois mesures d'orge et cinq mesures de froment - et quand je dis mesure, c'était du genre dix kilos la louche ! Le voyant passer avec un tel chargement sur son épaule, la dame lui dit
- "quelle quantité portes-tu Bitiou ? 
- Orge trois mesures, froment cinq mesures, voilà qui est sur mon épaule " répondit-il simplement.
Alors elle vint tout près de lui et, la voix soudain très douce, elle posa sa main tiède sur son torse puissant et bronzé et murmura...

hé hé, la suite demain !

la gaillarde conteuse...
 

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 7

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique 
7

Je voudrais vous parler un peu de SECHAT, déesse egyptienne jeune et belle qui porte sur la tête une étoile d'or et un vêtement en peau de panthère. Elle tient dans sa main droite les outils de l'écriture et dans sa main gauche le signe du temps. Elle est gardienne des écrits et de la mémoire. C'est la déesse protectrice des scribes, des architectes et de tous les tracés géométriques, même ceux du maquillage

On peut la voir debout, gravée sur les murs des chambres funéraires où elle protège les textes des pyramides...

Et nous qui profanons les sarcophages, qui fourrons nos nez sans cesse entre les bandelettes des momies et les jardins d'Ialou, qui fouillons les morts, qui scannons leurs corps embaumés, nous qui osons briser leurs chemins d'éternité, que SECHAT nous épargne...

SECHAT travaille souvent avec THOT. C'est un dieu très puissant qui a fait don aux hommes de l'écriture hiéroglyphique, les medou neter, paroles sacrées.
Medou, qui veut dire parole, veut dire aussi bâton
Bâton indispensable à l'homme qui marche sur le chemin de la connaissance.

On dit que dans la ville d'Héliopolis THOT et SECHAT, installés dans les branches d'un acacia, écrivent ensemble la destinée des hommes.
Et c'est dans cette même ville d'Héliopolis, que nombre de philosophes et de mathématiciens grecs sont venus chercher l'initiation aux mystères égyptiens. Platon y demeura treize ans !
(ça c'est un scoop ! non ?)

Dans l'antique Egypte il était dit "donne de la main gauche, reçois de la main droite"
Ainsi SECHAT porte-t-elle les outils d'écriture dans sa main droite, car elle reçoit des hommes la responsabilité de conserver les écrits.
THOT, lui, porte les mêmes outils dans sa main gauche car il donne l'écriture aux hommes.

J'ai pour SECHAT et THOT un petit faible
Voilà pourquoi ce paragraphe
demain je commence un conte égyptien, retrouvé dans une pyramide, sur un papyrus enroulé
(papyrus d'Orbiney). Il a été écrit il y a environ 30 siècles. Ce sera ma version, bien sûr, je suis conteuse, mais la trame est fidèle. Ceux qui me connaissent savent mon respect pour les trames, ces poignées de vieux os qui sont sacrés à mes yeux

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES Egypte antique 6

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
6

Isis et son fils Horus vivent sur les rives du lac de Bulto, contrée d'hirondelles et de flamands roses...

L'enfant HORUS devient robuste et sans cesse il sourit. Chaque matin le dieu THOT apporte à ISIS le savoir dans les medou neter des papyrus enroulés, afin qu'elle l'enseigne à son fils.
Un jour un scolopendre venimeux mord l'enfant. ISIS tue l'animal, l'écrase dans un mortier de terre, y mélange sa salive de magicienne et donne ce breuvage à HORUS, qui guérit. En Egypte, longtemps encore on a utilisé ce remède pour soigner les morsures de scolopendres. Et peut-être bien l'utilise-t-on encore... ISIS a ouvert les voies de l'organothérapie !

Un jour OSIRIS apparaît en rêve à son fils et lui annonce qu'il est temps pour lui d'être roi. HORUS aussitôt monte une armée, conduite par le loup OUPONAT et s'en va attaquer le camp de SETH.

Cette guerre dure, dure, tant et tant, leurs forces sans cesse s'équilibrent, la bataille semble ne pas pouvoir se terminer un jour. Les dieux décident alors de  partager le pays d'Egypte.
À HORUS le Nord, le pays blanc, le lys, le jour
À SETH le SUD, le pays rouge, le papyrus, la nuit

OSIRIS et SETH, les deux énergies sont à présent réunies et forment l'énergie du monde... l'univers peut tourner, tout est en place ! 

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse

 

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