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je couve...

Publié le par Patricia Gaillard

Je rêve et flâne à l'ombre des arbres, couchée près de la source. Les fougères ruisselantes et les lierres sont mes plus sûrs compagnons. Je tisse dans ma tête plusieurs nouveautés, dont une séance tout public qui va s'intituler, je vous le confie très secrètement (hé hé)

LE GRIMOIRE VERT.

Il n'y sera question que des esprits de la nature dans tous leurs états...

Vous ne sauriez imaginer comme je me régale...

Et puis il y a autre chose encore, qui pour l'instant reste secret (si, si, pour de vrai !)

qui s'intitulera...
Vous le saurez bientôt, pas d'impatience !

grimoire source

grimoire source

Minute, il y a une seconde pendule !

Publié le par Patricia Gaillard

J'ai maintenant dans mon atelier de conteuse cette pendule au temps arrêté dont je vous ai conté l'histoire récemment. Mais voilà qu'une suite à cette histoire s'est tissée d'elle-même ( les histoires savent bien faire ça ) et je viens de ce pas vous la raconter...

Après avoir entendu l'histoire du temps arrêté, un ami me dit : "Si tu aimes les pendules, j'en ai une à te donner, qui ressemble aussi à une montre gousset, mais qui fonctionne, celle-ci ! "

La chose n'était pas étonnante, le but même d'une pendule étant de mesurer le temps.
La surprise était dans l'aspect de la dite pendule, qui ressemblait comme une jumelle à celle que j'avais. Mêmes chiffres, mêmes aiguilles, même trotteuse, même allure de montre gousset.
Le cerclage seul différait, qui était chez l'une en métal gravé, chez l'autre en bois sombre.

J'ai accepté cette seconde pendule, que j'ai placée pas loin de l'autre. Mais au fil des jours je sentais qu'elles se gênaient, qu'elles avaient toutes deux un rôle différent dans mon existence. Si l'une égrenait le temps en petites secondes régulières, pour me rappeler que je suis de ce temps, l'autre, qui égrenait aussi, mais des secondes illusoires, inutiles, me rappelait que le temps n'existe pas.

J'ai donc conservé dans mon atelier la plus folle des deux, celle qui crée, qui s'amuse, qui refuse de compter, qui parle d'éternité, qui prend son temps car elle n'en a pas !

J'ai accroché l'autre dans la cuisine, elle découpe le temps en petites tranches régulières, elle le mesure, le perd, le donne, car elle en a !

Ainsi chaque univers de ma demeure a sa propre pendule.

Et je vais de l'une à l'autre, l'esprit souple et le coeur gai.

On fait du temps ce que l'on veut, croyez-moi...

la seconde pendule...

la seconde pendule...

ici le temps est arrêté

Publié le par Patricia Gaillard

Laissez-moi vous conter une histoire pleine de charme, qui m’est arrivée il y a peu.
J’aime bien fréquenter les brocantes, à la recherche d’objets surprenants, par leur originalité ou leur symbolisme, et mon atelier en est garni, ce qui lui donne une ambiance particulière, de cabinet de curiosité ou d’antre d’alchimiste... C’est ainsi que j’ai dégoté, jeudi dernier, une pendule murale. (voir la photo) L’objet allait convenir à merveille, mais il fonctionnait avec des piles, je n’avais donc aucune garantie sur son fonctionnement. Qu’importait, elle me plaisait, c’était déjà suffisant, et son prix était modique.
Rentrée chez moi, je l’ai chargée des piles nécessaires. Eh bien elle ne fonctionnait pas. Bon. Je l’ai provisoirement accrochée à cette poutre où vous la voyez, et je suis partie vaquer à mes occupations. Un quart d’heure plus tard je l’ai entendue émettre un tic tac discret, et la trotteuse allait bon train. Elle était donc en état de marche.
Bien.
Mais...
Elle faisait tic-tac, oui, un tic-tac merveilleusement régulier. La trotteuse, fine, rouge et pointue obéissait à ce rythme et avançait docilement. Mais les deux aiguilles noires restaient d’une totale immobilité... Déçue, agacée, j’étais contrariée, bêtement, comme on peut l’être dans notre monde par une pendule qui jamais ne ferait son travail, qui était d’indiquer la manière précise dont le temps passe...
Heureusement mon âme, fréquentant à ses heures vives le huitième circuit, m’a soufflé derechef une vision différente.
Mais bien sûr... Tant d’êtres me disent que chez moi le temps semble être arrêté, et j’attends d’une pendule qu’elle mesure l’immesurable !
La pendule que j’ai trouvée ce jour-là est celle qui m’attendait, la seule acceptable ici, la seule qui aille, la seule au monde à égrener inutilement des secondes illusoires, sans en être le moins du monde affectée dans son magnifique, définitif et divin fonctionnement.
Une pendule magique.
La pendule de mon atelier.
La pendule du temps qui n’existe pas.
Trop bien.

ici le temps est arrêté

Nous sommes des héros de contes

Publié le par Patricia Gaillard

Nous sommes des héros de contes

Si nous nous tenions simplement comme le héros d'un conte ? Il avance, pieds sur terre, parmi les oiseaux et les arbres, ses frères. Il ne cherche pas à aller vers l'autre monde, c'est l'autre monde qui vient à lui. Il ne connaît pas sa force, mais tant de forces sont en lui. Il va si confiant vers sa quête que tout s'organise dans ce sens autour de lui. Il s'abandonne à ce qui suit et le événements sont ses pas. Les étoiles se groupent en couronne sur sa tête étonnée. L'ailleurs peut enfin prendre sa place et leur jeu peut se dérouler.

Les contes nous disent sans cesse cette magie, depuis la nuit des temps
Il répètent cette recette que nous croyons perdue, ce qui nous laisse perdus

Tout est aussi simple que ça
Mais nous avons appris autre chose
Désapprenons
Soyons ce héros de conte
Le reste se fera

Vivre avec les esprits

Publié le par Patricia Gaillard

Être conteuse, c'est avant tout fréquenter les esprits de la nature. Avant de s'asseoir pour raconter, de travailler ses histoires, de s'inquiéter d'être engagée par des festivals ou des bibliothèques, il faut passer du temps avec les esprits des sources, des arbres, des oiseaux, des rochers, être poreuse à leur langage, communier avec tout ce qu'ils sont.

Être conteuse, c'est emprunter le plus souvent possible la petite porte invisible qui ouvre vers cette dimension non-ordinaire et cependant étonnamment cohérente.

Être conteuse, c'est sembler être toujours ailleurs mais être en réalité plus ici que la plupart des êtres, ou du moins d'une autre manière...

Si ces mots vous font sourire, allez vous promener dans un bout de nature, même minuscule, mais prenez soin de laisser votre raison dans votre demeure. N'y emportez que votre coeur et cette chair qui nous caractérise, ils savent bien plus de choses que n'en sait la raison.

 

Les esprits alors accepteront sûrement de converser avec vous et vous reviendrez lavé de beaucoup de choses. 

 

Essayez.

Vous me direz...

 

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Cours particuliers pour apprendre à raconter ?

Publié le par Patricia Gaillard

Cette année semble être pour moi une année de changement. J'accepte ce changement car les choses, très souvent, n'arrivent pas sans raisons et que de recevoir le neuf avec grâce agrandit l'horizon de l'existence. De plus en plus on me sollicite pour diriger des ateliers où se rendent ceux qui désirent apprendre à conter, pour diverses raisons.

Il y a quelques années, j'avais été séduite par cette réponse d'un musicien, interrogé à France Musique sur les raisons pour lesquelles il n'enseignait pas :  "Car j'ai un élève qui me prend tout mon temps, c'est moi-même". D'abord j'y ai adhéré, trouvant ces mots magnifiques.

Oui, mais après réflexion, qu'en est-il de ce que l'on peut transmettre à ceux qui cherchent ? De toutes ces façons de faire que l'on a découvertes peu à peu et qui peuvent éclairer le cheminement d'autrui ? Celui-là y cueillera ce qui lui ressemble et laissera le reste. Et tant mieux.

Quand on livre ses secrets de conteuse, on fait comme l'aïeule qui glisse dans l'oreille la recette du fabuleux gâteau qui régale depuis cent ans au moins les gourmands de la famille !

Quel sens a une recette que l'on garde pour soi ?

J'accepte donc, et avec plaisir et honneur cette nouvelle fonction qui me vient presque d'elle-même.

je vais même carrément plus loin : je donne des cours particuliers. Et je fais bien. Car ma surprise est grande de constater les progrès incroyables que peut faire l'apprenti quand on se penche exclusivement, avec bienveillance et exigence, sur son travail. On le rencontre, on le connait de mieux en mieux, on voit ses forces cachées à mettre au jour, sa créativité timide qui sommeille depuis longtemps, tout comme sommeille la Belle Endormie de l'histoire...

 

J'ai dans ma poche un trousseau de clefs qui ouvrent vers les rêves humains.

Je les donne à qui les désire ardemment. 


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Le conte merveilleux, un chemin vers Soi

Publié le par Patricia Gaillard

 

LE CONTE MERVEILLEUX, UN CHEMIN VERS SOI

 

Depuis soixante ans je vis dans la forêt des contes. Notre vie commune, passionnante, m'a laissé quelques clefs.

J'ai de plus en plus de bonheur à en faire usage et à conduire autrui dans ces voyages chamaniques que sont les contes merveilleux.

Je propose à ce sujet plusieurs types d'ateliers pour répondre aux demandes qui me sont faites.

 

Vous trouverez sur ce site des rubriques concernant ces ateliers.

 

Au plaisir de vous recevoir peut-être au sein de ces moments qui allient, dans l'intemporalité idéale du conte, une grande modernité et un archaïque procédé, pour un chemin vers Soi.

contes d'hiver

Publié le par Patricia Gaillard

 

Voyez ce paysage d'hiver, ce soleil blanc de fin de journée sur le petit étang. Même le meilleur technicien ne réussirait pas une si belle lumière. On s'y installerait bien un peu, non ? Et tout en laissant lentement tomber la nuit, on se raconterait des histoires russes, de gel, de neige, de dentelles de givre, de traîneaux à clochettes, de pelisse d'ours, d'isbas rougeâtres, de poêle de fonte noire où les flammes pointues et jaunes jailliraient par le petit trou du couvercle rond. 


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Gageons que nous y verrions les bottes rouges de Vassilissa-la-sage, l'envol d'or de l'oiseau de feu, les pas crissants de la Baba Yaga, courbée sous un châle rouge couvert de fleurs.Vieille fée-sorcière des rêves de la forêt russe.

Puis nous nous glisserions dans ma demeure chaude, nous prendrions un verre de thé de Noël, et quelques pains d'épices rapportés de mon Alsace native...

 

Je sens que vous êtes tentés... !!

 


VERS SEPTEMBRE

Publié le par Patricia Gaillard

 

 

Août a presque terminé de tisser le tapis de ses jours et dans les petites brumes du matin on sent déjà certains parfums de septembre. Je ne vais pas trouver à redire, l'automne est de loin ma saison préférée. Il y a en lui je ne sais quoi de plein, de doré, de doux, de généreux. Il est à l'image des pommes, des noisettes, des potirons qui courent sur les murets de pierres, des cartables garnis de choses neuves, qui attendent sagement la rentrée des enfants.

C'est mon mois, celui de ma naissance,

celui qui m'a accueillie un jour dans cette vie dont je ne me lasse pas...

 

C'est aussi le mois où je pars, alors que tout le monde revient, et que les bouillonnements touristiques, que je fuis un peu, sont apaisés.

 

Entre autres vacances secrètes, sachez que je raconte aussi ce mois-ci !

 

À la 3 ème journée du conte de Lançon, dans les Ardennes, où j'animerai un stage sur le Conte Merveilleux et où je conterai l'après midi, et en fin de journée, en scène partagée avec les autres conteurs présents à ce festival.

Infos : 06 81 90 31 98

 

Au salon du livre de contes "Il était une fois..." qu'organise ma chère Martine Mangeon, 

le 21 septembre, de 15h à 19h -

LE MOULIN À CAFÉ - 8 Rue Ste Léonie - Paris 14è

(dans ce lieu chacun pourra donner ses contes, accompagné par des musiciens...)

Infos : 06 07 56 64 61 - 01 43 33 33 07

 

INVITATION À UN VOYAGE PAS ORDINAIRE

Publié le par Patricia Gaillard

 

 

Vous qui passez par ici, sachez que sur un blog ami, je dirige un voyage singulier dans le monde des contes...

il n'est pas trop tard, le tapis volant accepte encore des passagers !

Rendez-vous chez Ariaga

au Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle dont voici le lien... link

 

et tout d'abord voici ma petite et alléchante invitation :

 

Ce jour-là comme souvent, j’allais, l’inspiration bavarde, avec l’idée de fourrer mon nez dans une histoire à raconter et voir un peu ce que j’en allais dire pour la servir au mieux. Je ne me souviens même plus quel était cette légende, et cela n’a ici pas la moindre importance, quand soudain j’ai vu, comme je vous vois, ou presque, une espèce de vieux beau roi couronné d’une belle dignité. Il me vit étonnée, sourit de ma surprise et me dit simplement “Je suis le conte”. “Lequel ?”, lui demandai-je, “Tous !” lanca-t-il, rieur.

Il me tendit la main et me proposa un voyage chez lui, forêt, château, royaume, tout ça...

Un peu aventurière, un peu crâneuse et conteuse avant tout, je l’ai tout simplement suivi. Amis, jamais voyage ne m’aura autant plu et je n’en ai plus jamais oublié le chemin. Ce qui fait qu’aujourd’hui, veinards qui êtes là, je peux vous proposer son parcours véritable, et en tapis volant, avec boissons de jouvence, fraîcheur de petit bois et même repas pas du tout ordinaires. Ceux qui ont un penchant pour la gaudriole ne seront pas déçus, car j’y ai croisé deux sorcières et une reine, aux noirs desseins et aux noirs dessous, qui feuillètent depuis des siècles des grimoires coquins et sulfureusement créatifs, qui devraient mettre les amateurs à l’abri de l’ennui...

Mazette, quel programme, et je vous sens intéressés...

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