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Alexandrine de Césure

Publié le par Patricia Gaillard


Vous retrouverez tous les épisodes d’Alexandrine de Césure par ici : 
http://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/tous-les-dimanches-d-alexandrine-de-cesure.html
 

 

 

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Le jardin du 28 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

 

Le jardin du 28 novembre

 

C’est demain Dimanche 29 novembre, quatrième Dimanche avant Noël, que commence le temps de l’Avent. Et non le 1er Decembre, comme pourraient nous le faire croire les calendriers de l’Avent de nos enfants. 

L’avent : du latin adventus : arrivée, comptabilise les semaines qui mènent à la naissance de Jésus.  Cette période et cette couronne, choisies par les religions chrétiennes comme symboles de l’attente de cet avènement, revêtent aussi un sens symbolique païen, simplement lié aux cycles de la nature et à la marche vers le solstice. La forme ronde représente le soleil, le rouge évoque le feu donc la lumière, le chiffre quatre symbolise les quatre périodes de la vie, les quatre points cardinaux et les quatre saisons. Le vert de la végétation parle de l’espoir que l’on place dans les longs mois austères de l’hiver. La lumière et le végétal, le rouge et le vert, sont censés nous protéger des esprits obscurs et malfaisants. 

Demain, dès le matin, je plongerai dans la brume pour trouver des baies d’aubépine, de lierre et d’églantine qui accompagneront l’osier, les branches rouges de cornouiller et de conifères ainsi que les quatre bougies, dont deux vertes et deux rouges. Tout cela deviendra notre couronne de l’Avent de cette année.

Je reviendrai lundi pour commencer à vous parler de mille manières de cette période qui commence demain et qui va s’étirer jusqu’au 6 Janvier, car demain, vous le savez, est le jour d’Alexandrine et de ses douze pieds !

Qu’on se le dise...

 

Que le soleil vous chauffe, car les jours à venir vont vous faire frissonner !

 

la gaillarde conteuse

 

 

pour retrouver tous les textes d’Alexandrine de Césure, c’est par ici 

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Le jardin du 27 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 27 Novembre

 

Novembre expire sous un beau soleil, il en aura été généreux !

Maintenant toutes les fleurs du jardin ont disparu. Le jardinier a coupé leurs tiges et a dispersé sur le sol cette matière organique qui va protéger et nourrir la terre. Cette année nous allons essayer de laisser les tubercules des dahlias en place durant l’hiver. C’est un risque bien sûr, mais comme « celui qui veut aller loin ménage sa monture » nous prenons en ce moment des dispositions pour « alléger » un peu le travail potager et ainsi tâcher de le faire encore longtemps. Donc nous verrons bien ce que donnera cet essai et s’il peut être reconduit. Mais pour autant nous n’abandonnons pas les dahlias à leur sort, car le jardinier les a tous recouverts de paille, afin de leur offrir une couverture. Nous saurons au printemps si cette idée est bonne.

La paille que nous utilisons n’est pas celle de ces rouleaux immenses que l’on peut voir sur les champs après les moissons, mais de petites bottes traditionnelles que nous cède un paysan du village voisin. Cette fois ce sont des bottes de paille d’orge, mais elles sont souvent de paille de blé.

Tout cela donne au jardin un petit air mélancolique.

Mélancoliques aussi les rives de l’étang où tous les joncs, carex et petits aulnes ont été coupés.

Mélancoliques aussi tous nos arbres sans feuilles. Seul le petit chêne n’en a pas perdues. Elles sont sèches, tachées, brunes et jaunes, mais elles tiennent.

Mélancolique aussi la nuit qui tombe discrètement...

Il est 17h, c’est l’heure anglaise du thé

Aussi vital que l’est, au matin, le café !

La bouilloire ronflote, je t’entends

Je vous embrasse simplement

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 26 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 26 Novembre

 

Levée à Cinq heures trente, je suis sortie dans la nuit. La voûte céleste piquée de milliers d’étoiles scintillantes recouvrait de son manteau bleu sombre notre petit domaine. Katsi, la chatte,  est venue me rejoindre, à pas de loup, contente et étonnée que je la rejoigne dans sa vie de la nuit. Nous avons pris un bain d’espace et de silence.

Puis mon petit-déjeuner s’est déroulé en compagnie d’une fleur... un ultime glaïeul que nous avons découvert, gelé, il y a trois jours dans le potager. Nous l’avons cueilli, puis posé un peu dans la grange froide, puis dans un endroit tiède, puis dans le chaud de la cuisine. Depuis hier il s’épanouit magnifiquement et son jaune irradie. Il est le miracle de la semaine.


Hop un p’tit café... son odeur... j’adore !

chut, le jardinier repose encore

Tout dort

 

À vous, belle journée !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 25 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 25 Novembre

Le petit chêne, entre l’étang et la rivière, se colore de manière un peu marbrée à cause d’un restant de ce mildiou tenace qui le taraude depuis le printemps, sans avoir amoindri cependant son énergie. J’irai voir demain le grand chêne, là-bas, et lui demanderai de me confier un peu de sa force pour la transmettre une fois encore au petit chêne.

 

Un soleil franc dore les herbes et le jardinier prépare la terre de ses serres. Il a cueilli, je vous l’ai dit, les dernières tomates, haché leurs tiges fatiguées, rangé les tuteurs et les ficelles soigneusement défaites. Il va à présent préparer la terre des serres qui recevra, dès la fin de Janvier, les tubercules qui donneront les pommes de terre primeures d’Avril. Puis, à la fin de Février ou au début de Mars, ce sera le moment d’y installer aussi les plants de choux-fleurs et de brocolis. Voilà deux vraies stars qui poussent bien dans les serres et qui grossissent magnifiquement pour être prêtes au mois de Mai. Nos deux citronniers sont posés à demeure dans ces mêmes serres. Un citronnier supporte jusqu’à -5 degrés. Ils s’accommoderont probablement tous les deux de cette hibernation. D’habitude nous les rentrons dans une pièce non chauffée de la maison, qui est dans un étage, mais ils sont de plus en plus grands, de plus en plus lourds et nous de plus en plus vieux... ceci explique cela... je suis sûre qu’ils feront un effort en remerciement des soins prodigués tout le restant de l’année. Je crois que l’ingratitude n’existe pas dans le petit domaine.

 

Malgré la saison froide qui s’amorce, nos regards ne quittent pas le petit domaine. Nous ne pouvons nous passer de lui, pas plus peut-être, que lui de nous...

C’est un harmonieux compagnonnage. 

 

la gaillarde conteuse

 

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Le jardin du 24 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

« La fileuse » Alfred Beau (1829-1907)

LA MORT DES FÉES

Alphonse Daudet – 1870

 

« Quel est votre nom ? » dit le juge.
- Mélusine 
- Votre âge ? 
- Je ne sais pas. 
- Votre profession ? 
- Je suis fée… je suis la dernière, il ne reste plus que moi, elles sont toutes mortes. »

La salle partit d’un grand éclat de rire. Mais cela ne la troubla point et de sa petite voix claire et chevrotante qui montait haut dans la salle et planait comme une voix de rêve, la vieille reprit :

« En vérité c’est grand dommage, la vie était bien plus belle quand elle avait encore ses fées Nous étions la poésie du pays, sa foi, sa candeur, sa jeunesse. Tous les endroits que nous hantions, les fonds de parcs embroussaillés, les pierres des fontaines, les tourelles des vieux châteaux, les brumes d’étangs, les grandes landes marécageuses recevaient de notre présence je ne sais quoi de magique et d’agrandi. A la clarté fantastique des légendes on nous voyait passer un peu partout, traînant nos jupes dans un rayon de lune, ou courant sur les prés à la pointe des herbes. Les paysans nous aimaient, nous vénéraient. Dans les imaginations naïves, nos fronts couronnés de perles, nos baguettes, nos quenouilles enchantées mettaient un peu de crainte à l’adoration. Aussi nos sources restaient toujours claires…

Il y avait des petits enfants qui nous connaissaient par nos noms, nous aimaient, nous craignaient un peu. Mais au lieu des beaux livres tout en or et en images où ils apprenaient notre histoire, on leur a mis dans les mains la science à la portée des enfants, de gros bouquins dont l’ennui monte comme une poussière grise et efface dans les petits yeux nos palais enchantés et nos miroirs magiques.

On a envoyé des savants pour analyser nos belles sources miraculeuses et dire au juste ce qu’il entrait de fer et de soufre dedans.

On s’est moqué de nous sur les théâtres, nos enchantements sont devenus des trucs, nos miracles des gaudrioles. On ne peut plus penser à nous sans rire !

On a creusé des tunnels, comblé les étangs et fait tant de coupes d’arbres que bientôt nous n’avons plus su où nous mettre. Peu à peu les paysans n’ont plus cru à nous. Le soir quand nous frappions à leurs volets, ils disaient « c’est le vent ! »…  et ils se rendormaient.

Dès lors ça a été fini pour nous. Comme nous vivions de la croyance populaire, en la perdant, nous avons tout perdu. La vertu de nos baguettes s’est évanouie et de puissantes fées que nous étions nous nous sommes trouvées de vieilles femmes ridées, méchantes, comme des fées qu’on oublie…

Et ainsi nous sommes mortes, nous les éternelles. Je suis la dernière, il ne reste plus que moi…

- Décidément, cette vieille est folle, emmenez-là !! »

———————————

Pourtant ce matin, dans la brume épaisse et laiteuse qui recouvrait tout, je n’aurais pas été étonnée qu’elles y soient toutes encore... les fées...


la gaillarde conteuse 

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Le jardin du 23 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 23 Novembre

 

Brrr… Voilà qu’arrive le vrai froid, celui qui dépose au matin une rosée cristallisée sur les buissons et l’herbe, celui qui fait cette vapeur sur l’eau, celui qui nous fait remonter nos cols et enfoncer un bonnet sur nos têtes. Le froid, quoi. Et nos pauvres tomates, persévérantes, qui tentent malgré tout de mûrir dans les serres. Elles sont courageuses, mais n’ont plus aucune chance à présent d’y réussir. Le jardinier les a cueillies toutes ce matin, celles qui sont colorées et celles qui ne le sont pas encore. Il les a entreposées dans la grange non chauffée et ne les mettra que demain dans la maison. Je les trierai et toutes celles qui sont vertes seront soigneusement posées l’une à côté de l’autre, sur une feuille de journal sur le bout de la table de la cuisine qui est tout près du radiateur. Nous faisons ainsi chaque année. Les tomates mûrissent tranquillement de cette manière et nous offrent encore salades et coulis jusqu’au milieu du mois de Décembre. Cette année nous allons faire pour la première fois la même expérience avec ces poivrons, deviendront-ils jaunes et rouges, comme le veut leur nature ? Nous verrons cela, je vous dirai.

Vive le jardin et sa légendaire générosité

Vive le jardinier et sa légendaire ingéniosité

 

la gaillarde conteuse

 

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Alexandrine de Césure

Publié le par Patricia Gaillard

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Le jardin du 21 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


Aujourd’hui quel paysage magique. Une brume irréelle enrobe tout d’un voile gracieux et la terre gelée dort encore. Tout est silence, temps arrêté. Pourtant le vent s’agite, il est le seul. Non, il y a aussi les oiseaux, qui se bousculent sur la tablette des graines. L’étang est nimbé d’une vapeur légère car son eau est plus tiède que l’air. Pour moi qui aime tant les paysages du nord, tout est bien. Et sur l’écran argenté de mon imaginaire, je crois qu’un poisson d’or vient de glisser tout près de la rive, pour me rappeler ce conte que je vais vous dire....

Peau de fée

 

Cette histoire étrange s’est passée dans un village qui s’appelait… j’ai oublié son nom, mais ça n’a pas d’importance, de toute façon il n’existe plus. C’est vous dire que ça fait longtemps. C’était au temps où l’on croyait aux fées. C’était au temps où la nuit, assis tout au bord de la mer, le derrière moulé dans le sable tiède, si on avait le cœur simple, on pouvait parfois voir des sirènes, avec leur peau si blanche, luisante sous les rayons de lune, la queue un peu turquoise dans les rides de l’eau… et leur chant, si particulier, irrésistible pour l’âme d’un homme.

C’était au temps où l’on croyait aux fées.

L’une d’elles, plus discrète peut-être que les autres, en tout cas différente, avait fait sa demeure charnelle dans un poisson. Oh, minuscule poisson, mais précieux, plus encore qu’un bijou. Il était tout fait d’or, chaque écaille joliment ouvragée par le savoir d’un orfèvre qui n’est pas de ce monde. Cette fée ainsi parée de son petit habit d’or pouvait aller très près des côtes, dans cette frange d’écume, entre le sable et l’eau, pour voir de près un humain dont elle était terriblement éprise. Chaque fois qu’elle l’avait vu, elle repartait dans la vague, dans le sel, dans le bleu. Elle dansait, joyeuse, comme ferait une femme amoureuse !

Cet homme un jour de pêche ramena son  filet. Il était vide. Un filet vide, il n’avait jamais vu ça. Il n’y avait qu’un poisson et encore, minuscule ! Il le prit dans sa main et eut pitié de lui, il était si joli, avec ses écailles qui semblaient en or, il allait le remettre à l’eau. Mais son cœur se trouva singulièrement ému. Soudain, comme ouverte par une clef invisible, la peau dorée se fendit, se déroula, un peu comme font les couvercles de boîte de sardines vous savez, et une belle femme nue en sortit comme si c’était tout à fait naturel… elle ne connaissait pas nos manigances de femmes et c’est par hasard qu’elle lui glissa ses bras autour du cou. Elle sentait la vague, le sel, le bleu, il l’a embrassée. Et elle, elle trouvait ça aussi bon que le sel, que la vague, que le bleu, peut-être même meilleur !

Ils ont vécu ensemble.

Dans un coin de leur cabane il y avait un coffre et dedans, rangée, la peau du poisson d’or. Cette fée devenue femme avait demandé à son homme de ne jamais lui poser de questions et de ne jamais jeter cette peau de poisson. Elle avait demandé ça à un moment très doux. Il n’a pas discuté.

Certaines nuits elle se levait, prenait la peau, l’emportait sur la plage. Puis elle entrait dedans et elle filait dans la vague, dans le sel, dans le bleu. Son corps de femme était si bon à vivre, mais cette peau de poisson… c’était sa part fée, impalpable, mystérieuse, libre… !

Ces nuits où elle s’en allait, son homme entendait des glissements, des froissements, la porte qui grinçait et puis elle n’était plus là, près de lui.

Où allait-elle, avec qui, que faisait-elle ?

Et dans l’obscurité brune de la chambre tous ses doutes devenaient immenses et il ne pouvait plus dormir, ou alors un peu, vers l’aube, de fatigue trop grande…

Au matin pourtant chaque fois elle était de retour, souriante et si gracieuse.

Et lui ne pouvait rien demander…  « ne pose jamais de questions… »

Un de ces matins-là, elle était déjà dehors, pieds nus dans la rosée, quand il s’est réveillé. Elle tendait à ses chèvres des brassées d’herbes odorantes. Lui, debout dans la cabane, était encore tout prisonnier des tourments de sa nuit, invivable, impossible, terrible nuit. Alors il ouvrit grand le coffre, attrapa la peau d’or comme un chiffon pouilleux et la jeta au feu.

Des étincelles rouges en giclures de sang remplirent la cheminée…

Elle, dehors, poussa un grand cri comme quelqu’un qu’on tue ! Puis soudain tout son corps gracieux s’évapora en mille gouttelettes d’eau.
Elle repartit ainsi dans cette grotte lointaine où se tiennent les fées auxquelles on ne croit plus. C’est nos doutes, nos peurs, le noir de nos nuits blanches qui les tiennent éloignées.

 

Voilà ce qui arrive

Quand on ouvre le ventre

Des fées et des histoires

Et qu’on veut tout comprendre

Et qu’on veut tout savoir

Elles s’en vont…

Leurs bienfaits s’évaporent

Et c’est trop tard 


        Patricia Gaillard

Raconteuse d’histoires 

 

pour retrouver tous les textes d’Alexandrine de Césure, c’est par ici 

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Le jardin du 20 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le temps passe...


 

Le jardin du 20 Novembre

 

Le temps passe... l’automne est bien installé, avec tous ses chaleureux clichés. Décembre pose son ambiance, encore très discrètement, le temps que nous nous fassions à l’idée de son arrivée, nous qui croyons l’été à peine dépassé.
Les après-midi de soleil deviennent froides, les vents font des courants d’air qui nous font frissonner et le thé chaud, qui fumote dans la tasse, remplit nos maisons de parfums d’épices. Décembre n’est pas loin, même sans connaître les dates nous le sentirions. Car Décembre est un mois très particulier de l’année, il l’a toujours été. Et je peux vous dire que si vous aimez cette période pour ce qu’elle est vraiment, c’est à dire le tranquille retour de la nature vers la lumière, en compagnie de tous les esprits qui y sont associés, vous ne vous ennuierez pas ici. Car je compte bien vous entraîner, chaque jour de ce Décembre à venir, sur un chemin où symboles, traditions, récits, contes, croyances et autres prodiges, sauront enchanter à coup sûr votre attention.

Mais dix jours nous en séparent encore, car je commencerai le 30, c’est le jour où tout commence...

——————————-

Au jardin le jardinier a couvert de feuilles tous les légumes racines. Le froid n’a qu’à bien se tenir. Les fleurs, dont certaines courageuses étaient encore belles il y a deux jours, ont lâché prise. Seuls les chrysanthèmes - que même la mort n’arrive pas à impressionner - ont grande allure. Ils ne savent pas que leur beauté ne durera pas et y mettent toute leur énergie. Contemplons-les avec reconnaissance, d’autant que leurs teintes, qui accompagnent celles des quelques dernières feuilles accrochées aux branches, posent les ultimes couleurs du tableau de Novembre.

 

Couvrez-vous...

 

la gaillarde conteuse


 

Légumes-racines dans leur manteau de feuilles

 

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