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Le jardin du 5 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 5 Novembre

 

Et voici la fameuse fleur de l’artichaut. Vous remarquerez qu’on dirait une très grosse fleur de chardon, un parent bien sûr. Par contre l’artichaut que j’avais trempé dans un pot d’eau se dessèche de jour en jour. Il ne fera pas sa fleur.

 

La nouvelle fraîcheur des nuits précipite la chute des feuilles et tout le jour on les voit tourbillonner gracieusement dans le vent, sous la brume ou dans le soleil et recouvrir peu à peu le sol. C’est le moment d’en faire provision pour recouvrir les légumes qui resteront en terre durant l’hiver. Ces feuillages - ramassés à la tondeuse car hachés ils offrent bien moins de prise au vent - feront sur nos chers végétaux de réserve une couette douillette. Marinette la courgette est envieuse, ces feuilles lui plaisent tant. Nous lui en offrirons.

Pas de jalousie au potager !

 

Et à vous, douce journée

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 4 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 4 Novembre

 

Une jolie coccinelle a élu domicile dans ma cuisine. Elle semble aimer la chaleur des cuissons et se tient parfois à une dizaine de centimètres à peine des casseroles. Du coup je réalise que je sais très peu de choses sur cet animal pourtant très familier, je vais donc vous livrer le fruit de mes recherches... édifiantes.... et décevantes. 

Pour commencer, me voilà surprise, car cette bête joliment ocre et brillante n’est autre que harmonica axyridis, coccinelle asiatique, importée volontairement il y a quelques années puis vendue dans les jardineries, car grande consommatrice de pucerons. Une chance pour la gestion écologique des jardins car cette espèce, d’après de sérieuses études faites, ne risquait pas de devenir envahissante comme on le craignait ou d’éliminer peu à peu les coccinelles du lieu.

Oui mais - et là ça se corse - il y a eu ensuite des importations clandestines de variétés du même ordre venues de Belgique ainsi que d’autres venues du continent américain, qui se mêlent à la variété déjà présente et produisent ainsi une coccinelle hybride qui se reproduit comme elle mange, c’est à dire bien trop, et qui génère donc un grand déséquilibre néfaste à nos chères et familières coccinelles. 

D’autant que ces nouvelles venues peuvent prendre, les vicieuses, l’allure des coccinelles européennes, il n’y a que par le nombre de points qu’on peut alors les distinguer. La coccinelle européenne a entre 2 et 7 points, la coccinelle asiatique entre 0 et 19 points !

De plus ces coccinelles hybrides peuvent provoquer des allergies chez les habitants des demeures où elles cherchent à pénétrer pour la saison froide et on dit que leurs excréments ont une affreuse odeur... tout pour plaire !

Donc j’ai pris une cuillère et j’ai cueilli la petite bête jaune pour la mettre à la porte, sans autre forme de procès.

Bien sûr il aurait sûrement mieux valu la tuer, mais cela va à l’encontre de mes idées...

 

Mais... en ce moment les mésanges sont toutes folles, elles picorent entre les pierres de la maison, probablement pour en déloger des insectes qui s’installent et elles, c’est leur mission !
Qu’elles se régalent donc sans limites de coccinelles asiatiques, et qu’elles épargnent nos belles coccinelles noires et rouges qui ont entre 2 et 7 points...

 

Parviendront-elles à faire le tri... ???

 

Nul ne peut nous empêcher de rêver !

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

 

 

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Le jardin du 3 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

le jardin du 3 Novembre 

 

Quand la mort est sur scène, j’aime évoquer la vie. Elles sont indissociables...

Un cycle intéressant au jardin est celui du compost. Rendre à la terre ce qui reste de quelque chose de vivant. Comme nos corps ou nos cendres, le végétal une fois utilisé voit ses restes retourner à son origine. Il germe dans la terre, pousse dans la terre, puis revient à la terre. Voici sûrement pourquoi, dans les mythologies, on nous dit créés avec de l’argile, car, in fine, nous retournons à la terre.

Le compost, même si vous ne faites pas de votre jardin un potager, reste un geste logique et écologique. Un coin réservé où l’on dépose épluchures, légumes et fruits pourris, coquilles d’œufs, marc de café, feuilles mortes, petites branches de taille coupées en morceaux. Mais aussi papier journal (pas magazines) et essuie-tout (pas trop) dosettes ou filtres à café en papier, restes végétaux des assiettes.

Immanquablement au bout de plusieurs mois ou années, vous aurez, dans le dessous, une masse noire, légère - qui n’est pas du terreau malgré les apparences - que vous pourrez disperser autour de vos vivaces, arbustes, arbres et qui apportera des substances nutritives.

Quand on fait son compost, jeter des végétaux à la poubelle devient une idée très étrange, car c’est rompre le cycle naturel de la transformation.

Bien sûr il faut s’organiser, avoir à la cuisine un récipient réservé à cet effet que l’on va vider sur le tas ou dans les coffres prévus à cet effet. Et puis avec l’été et la chaleur des odeurs se dégagent du compost, plus ou moins agréables, et des insectes par milliers viennent allègrement y choisir leur pitance.
Mais tout cela est tellement vivant ! 


À méditer

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 2 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

 

Toussaint d’enfance

 

J’allais ces jours-là, ma main dans celle de ma mère, remontant les allées où nos pas éphémères épousaient le silence doux et parfumé du buis.

J’imaginais les morts, souriant de nous voir, je croyais qu’ils restaient là, pensifs, toute l’année à nous attendre et je nous trouvais, nous les vivants, bien avares de notre temps.

Je repartais chargée de ce silence et de cette éternité mystérieuse.

Je ne comprenais pas. Mais ne pas comprendre ouvre la porte du rêve et finalement c’est joyeuse que je revenais, parce que la mort donne son juste goût à la vie.

Je crois bien qu’éternels nous n’aurions pas de joie.

Nous sommes vivants car nous avons la certitude de ce terme incertain

 

la gaillarde conteuse 

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Alexandrine de Césure

Publié le par Patricia Gaillard

 

 

vous retrouverez tous les épisodes de l’aventure d’Alexandrine de Césure par ici 
http://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/preview/4a22a5a7c19c819aeff16b6fb69fc7a7851c5be2

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Le jardin du 31 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 31 Octobre

 

Quatre artichauts nous attendaient dans le jardin. Surprise. D’habitude ils donnent à la belle saison, mais cette année non, nous n’en avons pas vus de l’été. Et voilà qu’en faisant hier un tour du potager nous tombons nez à nez avec ces quatre inattendus, dont un qui est occupé à faire sa fleur et sachez que la fleur d’artichaut est très belle. Les pieds de l’artichaut - qui comme vous le savez est une plante plutôt originaire de Bretagne où il fait humide et doux - ne doivent pas être placés n’importe où dans notre Jura. Nous leur avons trouvé un endroit, situé entre une des serres et la haie de lauriers du voisin. Cette espèce de petite cachette discrète, qui les met à l’abri du vent et d’un froid trop vif, a bien l’air de leur convenir. Comme ils ne se sont pas distingués durant l’été, nous les avions quasiment oubliés, jusqu’à découvrir hier ces quatre boutons, car ce sont les boutons de la plante que nous mangeons, qui deviennent ensuite fleurs, qui contiennent les graines... mais je vous ai déjà entretenus à ce sujet tantôt.

Ce soir nous allons manger des artichauts, avec une vinaigrette.

J’attends la pleine floraison du quatrième - que nous avons laissé sur son pied - pour pouvoir vous présenter bientôt la fleur de l’artichaut. Je crois bien que le troisième, que vous voyez à gauche sur la photo, qui s’est très nettement déployé et dont le cœur devient rouge bordeaux, s’apprête à faire sa fleur aussi. Je vais le mettre dans un pot avec de l’eau, et nous allons suivre la chose... 

Je les surveille chaque jour... l’un sur son pied et l’autre sur son pot 😊

 

la gaillarde conteuse

 

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Le jardin du 30 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard

Amour de mousse
L’art de l’artichaut
Le père persil
Un champ de champignons
Vendredi 30 Octobre, une belle journée !

 

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Le jardin du 29 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 29 Octobre

Aujourd’hui sent Novembre arriver, ses petits matins mouillés, ses brumes de lait et ses dernières noix qui roulent dans les sentiers. 

Novembre... cette halte de la nature qui a donné tout l’été fruits et fleurs en abondance et qui, dame qui a vécu, dame exténuée, s’arrête soudain et murmure « je n’en peux plus…allons, il faut mourir, il est temps… »

Alors vite elle se colore, comme les parisiennes qui se maquillent le matin dans le métro, elle enfile rapidement une robe ocre, un manteau carmin, un gros châle marron et vert, un peu froissé et elle se dit : « il faut que je dise encore quelques mots aux Hommes, avant de les abandonner un certain temps »

Novembre... Certains jours ils arrivent à être beaux, ces corbeaux qui traversent l’air de leur vol mal gracieux, corbeaux malhabiles, corbeaux épais et noirs.

Novembre... poésie, lenteur, observation douce de la vie, quand nous nous resserrons dans les maisons chauffées, pendant qu’une femme court les chemins, hume les parfums. Sa silhouette se perd à l’horizon, une femme d’automne qui rejoint sa saison.

Il y a dans les fossés des petites fleurs maigrelettes avec des colliers de rosée, on dirait des vieilles dames attifées pour une noce. Là-bas d’anciennes scabieuses sans couleur font un bal dans un pré au beau milieu des herbes au dos courbé mouillé. Les clématites sauvages et leurs graines chevelues font des personnages légers, des elfes aux corps maigres, petit public serré et discret dans ce paysage. Les églantines éclatent en touffes hirsutes et brunes, on dirait des diables dépliés de leurs boîtes : mais où cela tenait-il ? comment tout replier ?

Les pommes rouges nous parlent de naissance du monde, les chrysanthèmes font aux tombes des jardins joyeux.

Novembre... Bien sûr il fait encore tiède parfois, l’herbe paraît encore tendre, mais les feuilles sont presque toutes tombées et leur tapis froissé roule dans le souffle du vent et les oiseaux se disputent allègrement les baies rouges et juteuses dans les haies. Mais soudain, vous verrez, de quelques gelées blanches, le temps va nous ôter cette mère aux larges hanches qui nous donne son vert tout au long de l’été. Elle marche fatiguée dans l’aube de novembre, une façon gracieuse de cacher son finir sous la poudre de brume qui lui fait un subtil manteau de cristal, le dernier vêtement avant le gel, qui achèvera tout ce qui fâne et collera sur les chemins le brou des noix.

Novembre est son soupir. 

Novembre... Retirons-nous sans bruit dans nos basses chaumières parfumées et douillettes et laissons dans les plis et replis de cette vieille mère, se composer lentement, caché, miraculeux, le prochain printemps.

 

Je vous souhaite d’aller bien et d’être en joie

quoiqu’il en soit 

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin grimpant du 28 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin grimpant du 28 Octobre

 

Ah les plantes grimpantes, leur grâce, leur instinctive montée vers le haut, ces fils, ou ces ventouses, ou ces vrilles qu’elles développent pour s’accrocher en cours de route, comme je les aime ! Oui mais ces charmantes couvrantes, si elles sont étonnantes, sont surtout envahissantes et il convient de les arrêter avant qu’elles n’aillent soulever les tuiles du toit. Donc il faut les tailler, dès novembre, dont nous ne sommes pas loin. Et l’on peut voir en ce moment, aux instants de soleil, le jardinier juché sur son échelle, sécateur au poing, pestant ou jurant lorsque les arabesques végétales s’emberlificotent et lui échappent, ou lui griffent le nez. Le sol autour de lui est tout jonché de feuilles, branchettes, branches, baies, graines. Le tas monte, monte, semble devenir une jungle ingérable, c’est la bérézina !

Faut-il aimer les grimpantes... pour avoir toute cette patience que nécessite leur entretien.

Mais c’est que la jardinière les aime et que le jardinier cède sur ce point. 

Classique, cette histoire... hé hé

Non mais, imaginez une seconde notre vieille demeure de pierres, nue, sans ce tissu végétal drapé de ci, de là, tricotant des écharpes de velours ou de soie. Et les araignées, les mille-pattes, les abeilles, les bourdons, qui apprécient tant les grimpantes, leur fleurs, leurs fruits, leurs cachettes pratiques et fraîches, leurs logements nombreux, et gratuits, et jolis, que feraient-ils, où iraient-ils ?


Allez, disons-le tout net, sans plantes grimpantes, la vie est totalement impossible.

 

C’est bien ce que je dis...

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 27 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 27 Octobre

 

Sur un des parcours de nos marches quotidiennes et matinales, se trouve un chêne. Grand, large, et gracieusement recouvert de lierre. Il porte à sa base des creux profonds entre ses racines, où loge sûrement quelque bête discrète, tapie dans l’obscurité du lieu.

Ce matin je l’ai regardé, considéré, photographié, pour le petit chêne. Il me semble que pour ce très jeune arbre la force d’un vénérable de sa famille peut être encourageante pour la durée considérable de son propre chemin. Ce grand chêne doit bien avoir un siècle, voire plus. Son espèce prend environ 2,5 à 3cm par an de circonférence. Un chêne de cent ans a un tour de taille d’à peu près trois mètres et c’est le cas ici.

On parle de plus en plus de l’intelligence des arbres, je n’ai pour ma part aucune difficulté à accepter cette idée.

Alors...

Essayer de mettre en communication le grand et le petit chêne. Toucher l’un, essayer d’accueillir par les mains son énergie, parcourir les cinq kilomètres qui les séparent, puis toucher l’autre, essayer de donner l’énergie transportée par les mains, laisser ce qui peut passer entre eux se faire, sans chercher à comprendre, surtout pas. Nous ternissons tant de choses à vouloir à tout prix comprendre.
Avoir essayé quelque chose de neuf, qui n’est pas dans nos habitudes.

Ah nos habitudes, ces vieilleries en place, enracinées

qui poussent des cris chaque fois qu’une expérience créative se profile !

 

Nous avons tant d’expériences à faire, mais nous sommes si timorés

Nous faut-il vraiment des autorisations pour entrer en contact avec les arbres ?

 

la gaillarde conteuse

 

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