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Le jardin du 20 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 20 Septembre 

 

Nous sommes le dernier jour de l’été. Laissons derrière nous cette saison chaude où les robes, les fleurs et les légumes arboraient des teintes vives et acceptons la saison qui commence demain, qui sera plutôt rousse, ocre et rouge grenat. Elle mettra sa chaleur et sa lumière dans ces couleurs car elle nous offrira peu à peu des petits matins de plus en plus frileux et opaques.

 

Quoique pour l’instant...

 

Hier des devinettes, aujourd’hui quelques histoires drôles, qu’en dites-vous ?

 

Chez le psychiatre :

« Docteur c’est affreux, du matin au soir je sens des fourmis, des cloportes, des cafards me parcourir le corps !

–Ben dites donc mon vieux, ne vous agitez pas comme ça, vous allez m’en coller plein le tapis !

 

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Une petite fille entre chez un droguiste et demande :

« Monsieur, mon papa voudrait un produit pour tuer les mauvaises herbes. »

Le droguiste cherche en silence, et la petite fille lui dit :

« Dites, monsieur, est-ce que ça peut tuer aussi les épinards ?  »

 

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En vacances dans le Périgord, un parisien interroge un vieux berger :

« Et combien possédez-vous de moutons ?

–133 réponds le berger sans hésitation

–Et quel âge avez-vous ?

–Ça je n’en sais trop rien. Peut-être 60, peut-être 70…

–Dites-moi, dit le touriste en souriant, pourquoi Comptez-vous si soigneusement vos moutons et pas vos années ?

–Eh bien, mon bon monsieur, c’est tout simplement parce que jusqu’ici, mes années, personne n’a essayé de me les voler !

 

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À la terrasse d’un café, quatre étrangers commandent une bière. Dans chaque verre de bière il y a une mouche. L’Américain jette la mouche et la bière. Le français enlève la mouche et boit la bière. Le chinois jette la bière et grignote la mouche. L’écossais boit la bière et met la mouche de côté... pour la vendre au chinois.

 

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une femme, un jour, dit à Churchill :

« Si vous étiez mon mari, monsieur, je vous servirais une tasse de thé empoisonné !

–Si vous étiez ma femme madame, je la boirais...

 

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Un envieux écrit un jour à Hemingway une lettre ironique :

« Je sais que votre prix est maintenant d’un dollar par mot. Je vous remets ci-joint un dollar et vous prie de m’envoyer un échantillon…

Hemingway garde le dollar et répond simplement : merci

 

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Le même touriste parisien s’arrête devant une ferme :

« Elle pond beaucoup d’œufs votre poule blanche ?

–Jusqu’à présent aucun, répond le fermier.

–Vous serez bien content le jour où elle pondra le premier

–Pour sûr et je le vendrai à prix d’or !

-Ah bon, pourquoi ?

–Parce que cette poule est un coq… »

 

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Chaque jour, avant de se mettre à table, le révérend Mac Intosh dit la prière. Un jour il s’attaque au repas sans avoir prié.

–«Tu ne demandes pas au seigneur de bénir notre repas ? Lui dit sa femme.

–Ma chère, avec ton art d’accommoder les restes, il n’y a rien sur cette table qui n’ait été béni au moins quatre fois. »

 

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Une écossaise vient en vacances sur la Côte d’Azur. Pas de chance, il n’arrête pas de pleuvoir. Elle envoie un télégramme à son mari :

Pluie continuelle - Stop - Impossible sortir - Stop

Elle reçoit en retour un autre télégramme :

Reviens - stop - Pluie moins chère ici - Stop

 

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En déballant la machine à laver la vaisselle qu’on vient de lui livrer, une dame découvre une carte de garantie à renvoyer après l’avoir remplie. À la question : type et âge du lave-vaisselle que remplace votre nouvelle machine, elle répond : Mon mari, 46 ans

 

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Rions, mes amis, car comme dit un proverbe japonais

 

L’espace d’une vie est le même, qu’on le passe en chantant ou en pleurant

 

la gaillarde conteuse

 

 

Le jardin du 19 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 19 Septembre

 

Ce matin il pleut, il vente sous un ciel gris perle. Depuis des mois ce genre de temps est rare, trop rare. Oh bien sûr nous aimons le soleil et la lumière, mais le végétal a aussi grand besoin de fraîcheur et d’humidité. Malheureusement les pluies prévues sont légères et ne contenteront rien, quel dommage.

Le vent secoue les arbres, il va faire tomber les fruits mûrs des pommiers et les dernières pêches. Il va falloir regarder si les noix sont prêtes et si elles commencent à tomber, il ne faut pas les rater, elles sont si précieuses pour l’hiver. Nous n’en avons pas mais il y a bien des noyers alentour où on grappille.

 

Voici les réponses aux devinettes d’hier. J’espère que vous avez tout de même réussi à dormir !

 

1-il couve, mais ne fait pas éclore    le chapeau

 

2-elle à bras et pieds et pourtant marche sur la tête   la brouette

 

3-le bas revient à la terre, le milieu aux animaux, le haut aux humains    le blé

 

4-elle se salit quand elle est lavée et reste propre quand elle ne l’est pas   la paille

 

5-son visage est de rat, sa mamelle de vache, son vol d’oiseau   la chauve-souris

 

6-un coffre bien clos et dedans quelle splendeur   la noix

 

7-le frère est blanc, la sœur est noire

chaque matin le frère tue la soeur

chaque soir la sœur tue le frère

Jamais ils ne meurent    le jour et la nuit

 

8-cinq voyelles, une consonne, en français composent mon nom

et je porte sur ma personne de quoi l’écrire sans crayon   l’oiseau

 

9-figure rouge, cervelle de bois, queue verte...   la cerise

 

10-il se lève tôt quand il se couche tard et se lève tard quand il se couche tôt   le soleil

 

Samedi de pluie

Samedi joli

la gaillarde conteuse

Le jardin du 18 septembre

Publié le par Patricia Gaillard

LES DEVINETTES DU VEILLEUR

Bonsoir à tous, j’arrive un peu tard, mais j’arrive ! 
la nuit tombe lentement, le contour des choses devient imprécis, en rêvassant devant ce moment que j’aime bien, que l’on dit « entre chien et loup » l’envie me vient de vous poser quelques devinettes dont je vous donnerai les réponses demain. Ainsi vous aurez du temps pour trouver, car la nuit, c’est bien connu, porte conseil... le veilleur de pierre, sur cette photo semble déjà chercher une des réponses, vous allez peut-être en faire autant. 

le thème de ces devinettes reste bien entendu le jardin, les jardiniers et la nature, est-il besoin de le dire ?

1-il couve, mais ne fait pas éclore

2-elle à bras et pieds et pourtant marche sur la tête

3-le bas revient à la terre, le milieu aux animaux, le haut aux humains

4-elle se salit quand elle est lavée et reste propre quand elle ne l’est pas

5-son visage est de rat, sa mamelle de vache, son vol d’oiseau

6-un coffre bien clos et dedans quelle splendeur

7-le frère est blanc, la sœur est noire
chaque matin le frère tue la soeur
chaque soir la sœur tue le frère
Jamais ils ne meurent

8-cinq voyelles, une consonne, en français composent mon nom
et je porte sur ma personne de quoi l’écrire sans crayon

9-figure rouge, cervelle de bois, queue verte...

10-il se lève tôt quand il se couche tard et se lève tard quand il se couche tôt

Creusez-vous la cervelle, mais ne la mettez pas pour autant au court bouillon ! 
Demain vous saurez tout...
Que la nuit étende sur vous son large manteau de velours

la gaillarde conteuse 

Le jardin du 17 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 17 Septembre

 

Aujourd’hui est le jour anniversaire de la mort de Hildegarde von Bingen. Pourquoi choisir cette date plutôt que celle de sa naissance ? Car je suis convaincue que Hildegarde n’a jamais disparu, du moins par l’esprit et qu’elle est toujours, d’une certaine façon, parmi nous.
Donc aujourd’hui 17 Septembre, fête hildegardienne au petit domaine !

Déjà la photo est inhabituelle et notre jardin aussi. C’est la fête !

Soyez très bienvenus, installez-vous où bon vous semble, je vais vous servir une boisson faite d’eau de source et de fraises servie avec les biscuits de la joie de Hilde.

Puis je vous raconterai une histoire où il est question de filer l’ortie pour en faire un fil très fin et délicat. Elle se déroule au moyen-âge cette histoire, au temps de cette Dame naturopathe, un temps à la fois riche et singulier. Mais quel temps, après tout, n’est pas riche et singulier ?


Voici ce que dit Hildegarde de l’ortie

LA FILEUSE D’ORTIE

 

C’était un seigneur cruel et sanguinaire, tous sur ses terres le craignaient, jusqu’aux bêtes. Je ne connais pas son nom, mais je sais qu’à voix basse on l’appelait le loup. Ce jour-là il chassait le sanglier, il en était suant, haletant, sur son cheval noir qui galopait dans le bois. Soudain il arrêta la bête d’un coup, il venait de pénétrer dans une clairière où une belle et jeune paysanne filait le chanvre en chantonnant. Et aussitôt, là, devant cette fille éclairée par un rayon de soleil qui coulait sur elle en cascade d’or, il se mit à brûler d’une passion qu’il n’avait encore jamais connue. Elle leva les yeux de son ouvrage, le regarda calmement pendant que lui, de sa voix forte, lui donna ordre de quitter ces bois et de le suivre en son château. Mais la jeune fille lui répondit avec douceur et sans trembler que son cœur était déjà pris et qu’elle allait se marier bientôt, s’il lui en donnait la permission, bien sûr. Le loup ne connaissait pas la résistance, on le craignait tellement, mais cette fois sa peine dépassait sa colère et le déconcertait. Il s’entendit dire :

« Il y a des orties le long du mur du cimetière, tu les cueilleras, les fileras, les tisseras et de ce tissu tu feras deux chemises. La première sera ta chemise de noces, la seconde sera ma chemise de mort. »

Puis il battit son cheval d’un dur coup de botte et leurs silhouettes noires disparurent peu à peu dans le fond du sentier.

La fille était bouleversée. Comment filer des orties et comment imaginer la mort de ce seigneur, cruel certes, mais si jeune et si fort.

Mais elle lui obéit, partit récolter les orties, les fila aisément comme si elles se filaient toutes seules, puis en fit, sans défaut et sans noeud, un tissu fin et très doux dans lequel elle fit d’abord la chemise de ses noces. Puis, l’ouvrage terminé, elle commença la chemise de mort de son seigneur. Mais dès les premiers instants de son patient travail, le loup dans son château fut pris d’un étrange malaise qui lui fit le souffle court et le corps engourdi. Plus l’ouvrage de la fille avançait, plus il faiblissait. Il envoya alors un de ses hommes dans les bois pour la tuer. Celui-ci tour à tour la noya, la jeta dans un gouffre, mais toujours elle revenait, fraîche et se penchait à nouveau sur l’ouvrage. Cet homme prit les chemises, les brûla, les déchira, mais toujours elles revenaient, fraîches, près de la fille, qui se penchait à nouveau sur l’ouvrage. Quand l’aiguille piqua le dernier point à la chemise, le loup rendit l’âme en son château. Le lendemain, la noce et les funérailles se croisèrent au même instant. La dépouille du loup, dans sa chemise blanche, longea le mur du cimetière sur les épaules de quatre solides gaillards qui ne pleurèrent jamais sa mort, pas plus que ne pleurèrent tous les autres...

Mort d’amour, c’est honorable je trouve, et poétique même, pour un seigneur qui a sûrement une ardoise bien chargée sur le dos.
Comme quoi, la grâce ne choisit pas forcément les gracieux

Et c’est tant mieux 

Car c’est cela que j’aime dans les contes

 

Mais dites-moi, Hildegarde dans son couvent était à l’abri des seigneurs, des noces et des chemises à filer. Si un monastère paraît austère, c’est une vie qui a aussi du bon. Quoique, certains religieux ont fait de Dieu un seigneur du genre de celui-là !

Mais passons, le lieu n’est pas aux polémiques, ta ta ta, c’est la fête !

Merci à vous d’être là 

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

Le jardin du 16 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 16 Septembre

 

Aujourd’hui je vais vous entretenir d’une méthode de conservation, vieille comme le monde, puis abandonnée et qui ressurgit. C’est la façon la plus simple, la plus économique, la plus naturelle et la plus sûre de conserver des légumes et des fruits : la lacto-fermentation. La choucroute est restée le dernier bastion de cette recette magique et nous en consommons sans savoir ce qu’elle est vraiment. Dans cette méthode, les aliments sont conservés au sel, ils gardent ainsi leurs bienfaits, s’enrichissent même en vitamine C et contiennent des probiotiques - dont vous avez forcément déjà entendu parler si vous vous penchez un peu sur la nutrition - probiotiques qui équilibrent notre microbiote intestinal, c’est à dire l’ensemble des micro-organismes qui y sont présents. Je résume et bien sûr je vous laisse le soin de faire des recherches si le sujet vous intéresse.

Cette année, pour la première fois, j’expérimente cette méthode. J’ai ainsi préparé des bocaux de courgette et de céleri-branche et je suis impatiente de voir ce que tout cela aura donné dans le temps.
Nul besoin de vous indiquer ici de recettes, vous en trouverez des tas sur internet.

À l’heure où nous nous soucions d’écologie il faut nous pencher très sérieusement sur ce procédé. 

 

Passez une très bonne après-midi

je compte sur vous demain pour venir sur ce blog à la fête du jardin ! 

 

la gaillarde conteuse

Le jardin du 15 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 15 Septembre

 

Avez-vous vu l’agenda que je me suis offert pour l’an prochain ? ha ha, c’est du sur-mesure ! Je l’ai trouvé par hasard, je ne savais pas qu’il existait et j’en suis bien contente.

À l’intérieur une ambiance moyenâgeuse, avec de belles teintes, de jolies calligraphies, des illustrations et des citations très Hildegardiennes. Cette grande dame des plantes va me tenir compagnie toute l’année et c’est une bonne idée.

Il y a beaucoup de minis-lézards verts, les araignées et mille-pattes continuent à s’introduire par la moindre porte ou fenêtre ouverte et me causent des frayeurs matinales dont je me passerais. Et voilà que les mantes religieuses s’y mettent, voyez sur cette photo comme elle reluque à l’intérieur pour voir si par hasard... ah non, j’ai dit non ! Et là vous ne voyez que son torse, le reste est immense  🥴
 

Coucou y’a quelqu’un là-dedans ?

Abeilles, guêpes, bourdons et frelons sont bien plus discrets, leur saison semble se terminer, on n’a pas vu de motte de taupe depuis bien longtemps, on n’entend plus non plus plonger le ragondin dans l’étang. On ne voit plus guère de libellules et peu de papillons. Il y a déjà, en septembre, comme un léger endormissent des choses, que l’on peut percevoir lorsqu’on vit avec la nature. Au-dessus de mon atelier de conteuse, où j’écris ces articles, il y a, par contre, le ramdam des loirs. Ceux-là, je vous le dis, sont loin de l’endormissement ! Par moments, on dirait qu’ils font un bal tellement leurs petits pas sont rapides et nombreux. Mais je n’ai pas encore entendu de musique. Pour l’instant ! 
Mais au fait, que fait la chatte, dans quel coin de jardin étire-t-elle  encore sa paresse au lieu de protéger la maison des hôtes indésirables ? Je vais la menacer de baisser la qualité des « croquettes senior » que madame a le bon goût de préférer, car si tout travail mérite salaire, tout salaire mérite son travail. Du même coup, dites donc, ne devrais-je pas la dresser à croquer araignées, mille-pattes et mantes religieuses ??
Héhé, voilà qui m’arrangerait fort et je suis prête à faire grimper encore la qualité des croquettes !

J’irai jusqu’à les acheter chez le vétérinaire

C’est vous dire...

Parce que tout de même...

 

Quelle faune, au petit domaine

 

la gaillarde conteuse

 

Le jardin du 14 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 14 Septembre

 

Souvenez-vous, je vous disais que le 17 Septembre - date anniversaire de la mort de Hildegarde de Bingen - pourrait être la fête de notre petit domaine. L’idée trotte dans ma tête et je sens qu’elle va produire des étincelles. À suivre.

Dites donc, pour une mi-septembre il fait très chaud. Chaque après-midi l’ipomée rose fuchsia qui grimpe sur la façade a ses feuilles qui ressemblent à de vieux parapluies aux baleines cassées. Mais le soir, dès que le soleil se couche, elle reprend vie comme si de rien n’était. Et c’est ainsi depuis le début de l’été. Quelle patience. Celui qui vit dans son jardin y voit chaque jour la sagesse des végétaux. Ils connaissent leur mission sur la terre et rien ne saurait les en détourner que la mort.

Les haricots donnent, donnent - il faut sécher du persil - que faire des vingt-cinq courgettes - on va faire cuire des betteraves rouges au four car elle commencent à dépasser la mesure - il y a beaucoup de pommes - les pêches ont été très bonnes - les figues sont prometteuses - les épinards poussent, la mâche aussi, ainsi que les radis noirs. Les jardiniers ne chôment pas. 

Marinette la courgette s’en fiche de tout cela, elle fait comme le chat, elle se repose. Depuis que nous l’avons cueillie le pied de courgette est mort. De solitude ou de vieillesse, allez savoir, mais il n’a pas traîné, lui qui était pourtant si luxuriant.

Le petit chêne se débrouille, je passe le voir tous les jours, il grandit, grandit, malgré ce mildiou tenace. Il va s’en sortir il me semble.

Quelle rosée le matin, elle abonde, étincelle !

Elle est sacrée, c’est l’humidité providentielle...

 

la gaillarde conteuse

 

Le jardin du 13 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 13 Septembre 

Après avoir un peu développé au sujet de ce fameux élixir du suédois, nous allons revenir à Maria Treben et à sa connaissance des plantes. Le livre que je vous indique plus haut est son ouvrage le plus connu. Elle y donne de très nombreuses recettes contre toutes sortes de maux. À la fin de l’introduction de cet ouvrage, elle dit ces mots : 

« ...Je me suis efforcée de mettre de mon mieux toutes mes expériences dans cette brochure, les offrant à l’humanité, pour son plus grand bien. À cette brochure je joins une prière : ne me téléphonez pas et ne m’écrivez pas de lettre. Je ne suis pas une guérisseuse et pour cette raison je ne prends pas de rendez-vous. L’index très exhaustif vous montrera la façon exacte de bien utiliser les plantes exactes. Je n’ai pas de service de vente de plantes par correspondance et je ne prends pas en charge non plus de commande de plantes. » Maria Treben 

Ce qui distingue Hildegarde et Maria d’autres thérapeutes, c’est la conscience d’être le canal d’un savoir à distribuer largement, pour le bien de tous, sans chercher un profit. N’est-ce pas ce qui les a projetées à travers le temps au point de les sentir présentes, vivantes et toujours efficientes ?

Et je reviens un court instant à l’Élixir du suédois car s’il vous intéresse vous le trouverez aisément dans les magasins bios et dans les boutiques et sites de soins naturels. Certains même le proposent « avec thériaque de Venise », celle-ci bien entendu n’ayant plus la composition de ses origines et vous n’aurez ni opium, ni scille, ni chair de vipère. Eh bien non...

Que ce dimanche vous soit simplement délicieux 

la gaillarde conteuse 
 

 

 

 

Le jardin du 12 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 12 Septembre

 

Je récapitule :  l’Élixir « de longue vie » a fait un long chemin pour parvenir jusqu’à nous. Il a voyagé de l’Egypte à Babylone, puis à travers tout le moyen-âge, pour s’endormir jusqu’au seizième siècle où Paracelse l’a réveillé, puis il a connu sa forme définitive au dix-huitième siècle avec Jonathan Samst qui y a mêlé un autre élixir « la thériaque de Venise » composant ainsi « Élixir du Suédois. »

La thériaque était une autre panacée, qui datait du premier siècle avant JC, c’était surtout en ce temps-là un antidote et un anti-venin. Il y entrait une soixantaine de plantes, antiseptiques, toniques, stimulantes, ainsi que de l’opium, de la scille et de la chair de vipère... la thériaque est devenue au fil des siècles suivants un remède complet destiné à parer au plus grand nombre de maux. Au moyen-âge de très nombreux apothicaires en proposaient leur recette et prétendaient combattre grâce à elle toutes sortes de maux. La thériaque de Venise et celle de Montpellier étaient les plus réputées. Bien entendu, faussaires et charlatans ne manquaient pas et il fallait - déjà ! - être vigilant. La fabrication de la thériaque et son usage a été interdit vers la fin du dix-neuvième siècle.

Néanmoins María Treben l’a introduite dans son Élixir du Suédois, mais elle en a « adouci » la recette, excluant une bonne fois toute substance discutable ou dangereuse.

Bien sûr je ne vous donnerai ici aucune des diverses recettes, bien que je les possède toutes. Je suis là pour vous faire rêver et non pour vous proposer des remèdes abracadabrantesques !

Maria Treben, tout comme Hildegarde et d’autres encore, sont les témoins d’une évidence : les solutions à nos maux sont dans la nature. Cependant nous nous sommes trop écartés des connaissances originelles que nous, humains, avions des plantes et fol est celui qui croit les posséder.

 

Mais peut-être portons-nous, dormant dans nos mémoires, la chamane de notre terre qui portait en bandoulière son sac de médecine et qui savait choisir, cueillir, sécher et manipuler avec ses mains rugueuses et adroites les plantes et les esprits qui y logent ?

 

Je vous pose la question

 

Mais je vous laisse y répondre...

 

la gaillarde conteuse

 

Le jardin du 11 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 11 Septembre

 

Je vous ai parlé récemment de Hildegarde von Bingen, naturopathe, religieuse, phytothérapeute, médecin et visionnaire, qui a vécu au XIIème siècle. Je ne peux rester longtemps sans vous présenter aussi María Treben, une femme différente bien sûr, mais tout de même de la même trempe et qui avait des plantes la même fine connaissance que notre chère Hilde. De plus, Maria est notre contemporaine, puisqu’elle est née en 1907 et qu’elle a quitté ce monde en 1991, ce qui n’est pas très loin... C’était une herboriste autrichienne, connue surtout pour son ouvrage Gesundheit aus der Apotheke Gottes (la santé à la pharmacie du bon Dieu) qui a été traduit en 24 langues et vendu à près de 8 millions d’exemplaires.
Qui dit mieux...

Cette femme, avec sa remarquable connaissance des simples, a soulagé de leurs maux de très nombreuses personnes. Ce livre est présent dans la bibliothèque de bien des naturopathes, ostéopathes, phytothérapeutes. Une des plus remarquables réussites de Maria Treben est d’avoir réhabilité un élixir, dont la recette venait déjà des antiques Babylone et Egypte, puis avait fait sa route à travers le moyen-âge, où elle a été sans cesse améliorée, la formule la plus connue de cette époque étant « l’élixir de longue vie. » Puis au XVIème siècle, Paracelse (né Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim, c’est trop beau pour vous le cacher plus longtemps ;-) philosophe de la nature, médecin et théologien laïc, réactualise cet élixir. Puis, au XVIIIème siècle, le médecin naturaliste suédois Jonathan Samst fixe définitivement la recette qui prend alors le nom du fameux Élixir du suédois, très prisé encore de nos jours par les adeptes des soins au naturel. Puis Maria à son tour extrait cette recette de l’oubli et la fabrique fidèlement, pour le plus grand bien de ses patients. 

Je vous parlerai plus en détail de cet élixir dans les jours qui viennent...

Élixir... le mot déjà fait frétiller l’imaginaire, ne trouvez-vous pas ?

Et je sens que nous n’allons pas nous ennuyer !

 

la gaillarde conteuse

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