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Les Lundis sages

Publié le par Patricia Gaillard


Les lundis sages

 

les quatre au Paradis

 

Un ange se posa sur la terre, chargé ce jour-là d’emporter quelques-uns d’entre nous pour leur faire découvrir, un instant, cet endroit aux cent noms, ce grand désir de l’homme, le paradis…

Il en choisit quatre, les posa dans les replis de sa toge nacrée, ils se retrouvèrent comme enivrés, on ne peut quand même pas être posé là sans être un peu estourbi… et ils montèrent ensemble dans les plis de cette robe, jusqu’à la septième voûte du septième ciel…
Tous les quatre furent pris d’une extase parfaite, qui est dans ce lieu un état ordinaire, mais nous sommes si peu prêts à demeurer en ce jardin qu’ils se trouvèrent bien vite revenus sur la terre.
Le premier d’entre eux perdit l’esprit d’avoir entrevu la merveille pure et termina ses jours à errer sur la terre où il ne trouvait plus sa place.
Le second, qui était de nature désenchantée, disait : j’ai rêvé, tout simplement, il ne s’est rien passé du tout.
Le troisième devint intarissable et chercha toute sa vie le moyen d’expliquer dans le moindre détail tout ce qu’il avait vu, s’égarant dans son discours.
Le quatrième était conteur. Il se retrouva chez lui, s’assit calmement près de sa fenêtre ouverte sur la nuit, les étoiles et les vents, c’est alors que lui vinrent des contes.

Ils furent nombreux à venir l’écouter et la vie devint un peu meilleure.

 

On dit parfois qu’aux origines le conte était un cristal. Il est tombé sur la terre, s’est brisé en mille morceaux que l’on peut encore ramasser, dispersés dans l’herbe…


Patricia Gaillard 


 

 

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Votre bouquet du Dimanche 8 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


Votre bouquet du Dimanche 8 Mai

 

Je viens à vous avec la fraîcheur ingénue de ce joli bouquet des prés, cueilli durant notre promenade matinale.

 

Nous voici à nouveau deux, après plusieurs jours partagés avec les nôtres, grands et petits. Il semble que notre demeure porte encore leurs voix, leur joie, leurs rires. Les vacances les conduisent souvent jusqu'à nous, ils viennent ici avec plaisir, ce qui nous honore, chamboule nos habitudes, en un mot : nous rajeunit. Cependant même "momentanément" rajeunis, nous apprécions de retrouver notre solitude à deux, c'est une dimension différente, mais c'est la nôtre et nous l'aimons.

Mais un pincement de cœur persiste un bon moment après leur départ !

Alors ce matin ce bouquet et sa simplicité champêtre fait plaisir à voir

 

Bonne journée douce et lumineuse

la gaillarde conteuse

 

 

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Naissances

Publié le par Patricia Gaillard

L'image n'est pas très nette, mais elle vous présente la famille


Hier j'ai laissé les brins de muguet prendre partout la vedette...

Et aujourd'hui ne sera pas sage...

Je viens cependant avec une nouvelle d'importance : les petites poules d'eau sont nées. Elles sont cinq, ou six, ou sept, nous ne savons pas encore exactement, mais une observation discrète dans les jours à venir nous renseignera.
Point d'ombre : le chat roux et blanc de nos voisins a remarqué bien sûr la bonne nouvelle. Il guette assidûment. Espérons que la poule d'eau saura empêcher le désastre.
Que faire ? 
Rien, la nature œuvre...
Ne nous en mêlons pas

la gaillarde conteuse 

 

 

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Large sorcière ou vieux vagabond ?

Publié le par Patricia Gaillard


Large sorcière ou vieux vagabond ?

 

Nos promenades du matin nous amènent certains jours sur une route droite et tranquille. D'un côté les rails du chemin de fer, où passent parfois des trains de marchandises avec de très nombreux wagons, de l'autre des bosquets d'arbres et des prés. Et chaque fois nous nous attardons dans l'observation d'une lointaine silhouette noire, inquiétante, qui ressemble à celle d'une large  sorcière ou d'un vieux vagabond, chargé d'un fagot de bois ou d'un gros sac et penché vers son chemin. Quand les feuilles sont entièrement poussées, on la voit un peu moins nettement, mais durant l'hiver, surtout les jours de brume, nous ne manquons pas de l'observer et de laisser courir notre imaginaire. J'ai photographié cette silhouette noire il y a quelques jours, pour vous la présenter. Reconnaissez qu'elle vous intrigue. Imaginez-la un soir, à cette heure grise que l'on nomme "entre chien et loup" et vous aurez le décor parfait des contes et des histoires de nos campagnes ! 

 

Ces petits riens qui titillent le rêve, sont un trésor sur la terre

 

la gaillarde conteuse 
 

 

 

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