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UNE VRAIE FÉE

Publié le par Patricia Gaillard

Si je vous parle d'une vieille fée des bois, vive et facétieuse, qui vivrait seule dans un endroit retiré du monde, qui n'a peur de rien et qui abrite dans son étrange demeure toutes sortes de bêtes sauvages qui s'invitent sans demander, sans parler des esprits qui visiblement ne l'intimident pas le moins du monde, vous allez me dire que je rêve.

Eh bien pas du tout !

Je l'ai rencontrée, et pas dans une histoire. De visu, pour de vrai, elle existe. Des bonnes femmes comme ça, il y en a peu et c'est grand dommage, car avec elle on est très loin de la femme fragile, émotive, chochote et trouillarde, qui est bien trop courante. Avec elle on est dans la poésie de la vie, dans l'accueil du vivant, dans l'acceptation d'une certaine altérité qui confère une maturité remarquable.
Chaque femme devrait s'inspirer de la matière de celle-ci et de sa force. Il est grand temps de nous réveiller, chères compagnes de la planète, il est temps de nous lever, toutes ensemble, pour redonner leur vraie place aux enfants, aux hommes, aux bêtes, aux plantes, à l'air, aux étoiles et aux dieux. Ils attendent de nous des exploits dont nous sommes parfaitement capables.

C'est nous qui donnons la vie, à nous de lui rendre son sens ! 

J'ai rencontré une fée, et pas dans une histoire, de visu, pour de vrai, elle existe !

 

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CESSEZ D'ÊTRE GENTIL SOYEZ VRAI !

Publié le par Patricia Gaillard

Cessez d'être gentil, soyez vrai !
C'est le titre d'un ouvrage de Thomas D'Ansembourg, que je ne peux que vous conseiller vivement de lire.

Durant tous ces siècles de morale judéo-chrétienne, nous avons pris des habitudes de comportement qui sont nettement à revoir. Ce livre nous invite à re-réfléchir nos attitudes, pour nous rendre compte qu'on peut, en changeant de petites choses, mettre en place un fonctionnement positif, qui installe une meilleure communication entre nous et autrui, ainsi qu'entre nous et nous !
Car il ne faut pas s'oublier, contrairement à ce qu'on nous a tant dit !

Vous allez me dire... quel rapport avec les contes... eh bien si si, je vous assure, voyez plutôt...

Dans un conte, quand une reine ou un roi meurt, cette mort est souvent le symbole de la mort de vieux fonctionnements dépassés. Cette mort annonce que le temps est venu de les remplacer par des fonctionnements plus positifs. La nouvelle reine, le nouveau roi, auront ainsi cette fonction et le royaume pourra avancer vers plus d'harmonie.

Vous voyez... le conte dit depuis longtemps ce que dit la psychologie positive, la communication non-violente, la discipline bienveillante...

 

Le conte, un précurseur, je l'ai toujours dit !!

 

 

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ET C'EST AU TOUR DE BARBE BLEUE...

Publié le par Patricia Gaillard

lien vers la photo

J'ai croisé cette image sur Pinterest, tout de suite elle a réveillé ce curieux conte de la Barbe Bleue, écrit par Charles Perrault et dont on suppose qu'il lui a été inspiré par le terrible Gilles de Rais.
Pour ma part je ne le crois pas, je pense qu'il est né de l'inspiration de l'auteur, qui n'a pas eu de mal à trouver autour de lui, ou en lui, quelques exemples de cette fumeuse histoire... !
Un homme riche, aimant le luxe et les femmes, a un fantasme : une femme qui l'aimerait, envers et contre tout, même devant cette barbe inquiétante, même en étant soumise, même en se tenant éloignée de ses secrets inavouables d'homme pervers, même en étant coupée de sa famille, même en n'ayant pas le droit de visiter toutes les pièces de leur demeure... et pour cause...
Une femme éteinte en quelque sorte, une femme dont l'âme serait morte, dans un corps encore vivant.
D'ailleurs il la prévient, si l'âme se réveille, c'est le corps qu'il tuera ! Ce qu'il a déjà fait sept fois.
Une femme qui serait "l'objet" de l'homme. N'était-ce pas peut-être même un fantasme de l'auteur lui-même ? Il l'a déjà montré dans Griselidis, femme élevée au rang d'amour sacré car elle accepte tout, absolument tout, même la mort de son enfant, en sacrifice à celui qu'elle aime.
Une telle femme existe-t-elle ? Peut-on souhaiter qu'elle existe ?
Plutôt que dans l'amour, ne sommes-nous pas ici dans la possession fantasmatique de l'autre ?
Lui la possède car il arrive à obtenir l'inacceptable, elle le possède car elle lui offre l'inacceptable. Étrange. Brulant.

Il ne s'agit plus, là, d'amour.

Barbe Bleue n'est pas une histoire d'amour, ce n'est pas un conte merveilleux, c'est le récit d'un fantasme de possession. Voilà pourquoi, de le voir ainsi au milieu de ces récits que l'on nomme les contes, on se pose soudain mille questions.
Des réponses ?
Personnellement j'ai la mienne...

 

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