Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les lundis sages

Publié le par Patricia Gaillard


Un drôle de malentendu

 

Certains textes chinois du début du deuxième siècle, font mention d’un bateau échoué sur leurs côtes, probablement romain et que la tempête avait mené jusque-là. Or les passagers étaient des acrobates et des jongleurs. Heureux d’être saufs, ils présentèrent leurs spectacles à leurs hôtes. Les chinois étaient éberlués. Ces étrangers aux nez difformes, aux vêtements étranges, se pliaient en quatre, crachaient le feu, changeaient les sauterelles en fourmis et grimpaient comme des singes. Ils pensèrent alors que l’ouest du monde devait être peuplé de cracheurs de feu et d’acrobates.

Plusieurs siècles passèrent ainsi sans contredire cette amusante constatation !

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

lien vers Hänsel et Gretel que je vous raconte en 5 parties : https://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/2021/12/je-vous-raconte-hansel-et-gretel.html

 

lien vers Dame Holle que je vous raconte en 4 parties : https://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/2021/12/dame-holle-1.html

 

Lien vers Le petit soldat de bois que je vous raconte en 2 parties : https://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/2021/12/le-petit-soldat-de-bois-1-1.html

Partager cet article
Repost0

Votre bouquet du Dimanche 30 Janvier

Publié le par Patricia Gaillard

Photo P.Gaillard

Votre bouquet du Dimanche 30 Janvier

 

Du mimosa. Je ne me lasserai jamais de son parfum entêtant, lié à bien des souvenirs heureux. L’un d’eux est un voyage vers Florence, en Italie, un mois de Février, avec mon cher jardinier. À Menton déjà le mimosa est roi et pose partout son jaune clair et vif, en confettis. Et puis ensuite cette route qui longe la côte italienne, la Méditerranée d’un côté, les mimosas de l’autre. Un véritable  enchantement. Florence, ainsi que le chemin vers elle, sont tous deux inoubliables.

Ma mémoire en retient tout à la fois le mimosa, puis La chevauchée des Mages au palais Médicis, la fontaine de Neptune, le Ponte Vecchio et, par-dessus tout, les peintures de Fra Angelico au couvent San Marco.

 

Voyez jusqu’où nous emmène ce simple bouquet de mimosa !

 

Fermez vos yeux, respirez,

Oh la la…

 

Bon Dimanche

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Janvier

Publié le par Patricia Gaillard


 

Photo P.Gaillard

Janvier

 

Tout crisse, tout craque, tout croustille

Le moindre petit brin d’herbe brille

Je souris, car nos guirlandes de Noël

Qu’elles soient moches, kitchs ou belles,

N’arrivent pas à la cheville de tout

Ce qu’on voit le matin devant nous

La brume qui s’étend le soir

Est dentelière durant la nuit

Au matin un nouveau brouillard

Présente l’ouvrage accompli

L’hiver est une saison gracieuse

Qui dans sa gelée amoureuse

Tient le beau printemps caché

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Les lundis sages

Publié le par Patricia Gaillard

Image Pixabay


Les lundis sages

« Que toutes les choses parlent, pour peu que l’on soit disposé à écouter leur langage, c’est une expérience de l’étrangeté et de l’harmonie de toutes choses que tous les mythes et les contes populaires connaissent, mais il semble que seuls les poètes soient encore capables d’en rendre compte. »
Eugen Drewermann - Dame Holle - Seuil 

Partager cet article
Repost0

Votre bouquet du Dimanche 23 Janvier

Publié le par Patricia Gaillard

Photo P.Gaillard


Votre bouquet du Dimanche 23 Janvier

 

Le bouquet d’aujourd’hui, n’est pas un bouquet de fleurs, mais un bouquet de persévérance.

Voyez plutôt.

Au printemps dernier mon cher jardinier a semé en caissette des graines de dahlias mignons, une très petite variété comme son nom l’indique. Le semis a levé, poussé, puis les petits plants ont été placés dans des pots, en attendant d’être en pleine terre. Mais ils ont végété, sont restés malingres et de plus les limaces se sont occupées d’eux… nous avons fini par les oublier dans un coin du jardin…

En octobre dernier il n’en restait plus qu’un et il n’avait même pas grandi. J’ai admiré sa ténacité et n’ai pas eu le cœur de l’abandonner dehors pour l’hiver. Je l’ai rentré et placé sur un bord de fenêtre. Mon cher jardinier souriait en coin « comment veux-tu qu’il survive… »

Eh bien il survit ! Il n’a pas grossi d’un poil, mais il s’est incroyablement allongé. Depuis, mon jardinier étonné se pose mille questions de jardinier au sujet de ce petit dahlias rescapé qui contredit sa science…

 

Mon petit dahlias et moi sommes ravis de surprendre ainsi un spécialiste ! 😂

Reconnaissez que même sans fleurs, la chose méritait d’être dite…

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Une bise

Publié le par Patricia Gaillard

Photo P.Gaillard


Une bise

 

Ce matin, installés devant notre petit déjeuner, il était difficile d’imaginer le froid du dehors, surtout que la lumière à l’Est semblait présager d’un beau soleil. De plus notre maison est dans le bas du village, dans un creux qui nous tient à l’abri des vents.

Puis nous sommes partis marcher… heureusement protégés de bonnets, d’écharpes et de gants en laine, parce qu’une mauvaise bise mordante, glaçante, givrante fendait l’air et nous aurions aussi bien pu nous décourager. Que nenni ! En solides jardiniers, nous avons finalement bravé ce presque blizzard, sans même rétrécir la distance prévue. Vers la fin, alors que nous étions à la hauteur du grand chêne, je suis allée l’étreindre. Eh bien, je peux l’affirmer, ce vénérable communique une douce et étonnante chaleur au corps qui se serre contre lui.

Je l’avais déjà expérimenté, mais ça ne m’avait pas frappée autant que ce matin.

 

Je me suis remise de la bise

En faisant au chêne une bise

 

Magique… moi j’dis

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Soyons oiseaux

Publié le par Patricia Gaillard

Dessin de Vizetelly - Pixabay


Soyons oiseaux

 

Je suis le faisan. Voyez les couleurs de mon plumage, j’en suis très fier, mais cependant je regrette qu’elles se voient si bien car elles m’exposent aux coups des chasseurs. Ceux-la d’ailleurs ne sont pas très justes, car ils cherchent nombre d’entre nous dans des élevages, nous lâchent ensuite dans la nature où bien sûr nous sommes tout à fait perdus et devenons alors des proies faciles. C’est lâche non ?

Moi, par chance, je leur ai échappé jusqu’ici, pourvu que ça dure…

 

Tiens, près de ce petit étang charmant, il y a des grains de blé… Une aubaine !

 

Venez, cher faisan, installez-vous tranquillement, dans le petit domaine vous ne craindrez pas.

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Les Lundis sages

Publié le par Patricia Gaillard

Image Pixabay


Les Lundis sages

 

Les Dimanches un bouquet,

les Lundis une histoire de sagesse,

pour bien commencer la semaine 😊

 

Un homme, très sérieux, très droit, très pieux, rêvait depuis longtemps de rencontrer l’être le plus sage de la terre, pour prendre conseil auprès de lui et ainsi progresser.

Un jour, à force de chercher, il le trouve. On trouve toujours ce qu’on ne cesse de chercher.

Alors il se prépare, se lave, s’habille, médite, puis s’en va trouver ce maître.

Arrivé devant lui, il pose un genou à terre et s’incline.

Le maître lui demande :

– mon ami, es-tu riche ?

– Je suis riche. Mais tu sais je vis comme un pauvre et chaque jour je ne me nourris que de quelques pommes de terre bouillies.

– Eh bien à partir d’aujourd’hui tu mangeras les mets que ta fortune te permet de manger, car si toi qui vis dans l’abondance tu te contentes de pommes de terre, tu croiras que le pauvre, lui, peut se contenter de pierres. 

 

Lève-toi, va et sois juste

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Votre bouquet du Dimanche 16 Janvier

Publié le par Patricia Gaillard

Photo P.Gaillard


Votre bouquet du Dimanche 16 Janvier

 

Comment résister, ce Dimanche matin, au plaisir d’aller flâner dans le jardin givré. Un soleil blanc traverse par endroits le brouillard épais et fait scintiller tout ce qu’il touche, comme un orfèvre céleste qui sèmerait des poignées de diamants minuscules. J’ai l’impression de déambuler dans le décor d’un ballet russe et serais-je étonnée si je voyais soudain surgir de derrière les arbustes blanchis, des danseuses vêtues de légère mousseline immaculée et chaussées de fines ballerines de cuir souple et doux, bleu pâle, craquant à chaque pas sur l’herbe givrée.


Flânant et rêvant ainsi délicieusement, j’aperçois sur un tout petit toit, les fines fleurs glacées de la mousse. Voici donc que se présente de lui-même le bouquet de ce Dimanche, me dis-je…


Mais il me faut être honnête, aucune mousse ne fait de fleurs.

Eh non.

Ces tigettes élancées que vous voyez là sont des sporogones.

Qu’importe, le spectacle est trop joli pour le bouder !

 

Acceptez ce bouquet inattendu pour votre Dimanche…

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

On écrivait

Publié le par Patricia Gaillard

Image Pixabay

On écrivait…

 

Jadis on écrivait. On écrivait à un parent lointain, à un ami cher, à l’être aimé. On écrivait, car on était en Amérique, ou à Paris, ou à Casablanca. On écrivait car il n’y avait pas de téléphone et encore moins d’ordinateur. On écrivait car on avait des choses à dire, des mots d’amour, ou d’amitié. Les mots vont parfois plus loin, écrits, que dits. On écrivait pour exprimer sa pensée, avec des mots choisis, pesés. On écrivait pour raconter la vie, les histoires, les voyages, les rencontres. On écrivait pour parler de la guerre, des morts, du chagrin, de la peur. On écrivait pour rassurer, pour consoler, pour regretter. On écrivait pour envoyer un article de journal. On écrivait par plaisir, celui de choisir l’enveloppe, le papier, le stylo, l’encre et puis le timbre.


Quel beau courrier parfois on trouvait dans la boîte !

 

Et puis les boîtes, elles aussi, pas toutes pareilles, mais petites, carrées, rondes, en bois, en fer, en fonte, trapues, sur pied, colorées, longues, décorées, rigolotes ou sérieuses. Elles avaient le style de la maison, ou le style des propriétaires.

 

Parfois l’encre était violette, ou bien c’était le papier qui sentait la violette, la rose ou le muguet.

Tout était bon pour surprendre, pour charmer, pour faire plaisir.

 

Les cartes elles, évoquaient les fêtes. À Pâques les fleurs, les œufs, les lapins. À Noël les paysages givrés, le houx et le gui enrubannés de rouge, des bougies lumineuses dans des lanternes de fer noir, sur la neige.

 

Le courrier était un objet sentimental. On trouve encore dans les affaires de nos anciens, des enveloppes, des lettres, des cartes soigneusement conservées, où l’on peut encore voir cette écriture appliquée, patiemment apprise sur les bancs des écoles, avec le porte-plume et l’ingrate plume Sergent-Major qui grattait, crissait, tachait, si longue à apprivoiser par les doigts des enfants.

Cette écriture qui, une fois domptée, demeurait appliquée et gracieuse le reste de l’existence, avec de si belles majuscules ! 

 

La gaillarde conteuse

 

Partager cet article
Repost0

1 2 > >>