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Le petit chêne

Publié le par Patricia Gaillard

Voici le petit chêne devant les siècles de son chemin...


Le petit chêne

 

Vous vous souvenez, je vous ai déjà parlé du jeune Chêne qui est au bord de l’étang, pas très loin de mon ami le Frêne. Contrairement à certaines essences « pressées » le chêne n’a pas encore formé ses bourgeons. Le chêne est un être sage qui ne se précipite pas. Aujourd’hui je suis allée passer un long moment près de lui, afin de couper les carex qui l’envahissaient bien exagérément. Ça y est, le petit arbre va pouvoir occuper sa vraie place et c’est, sachez-le, de la plus haute importance, je vais vous conter pourquoi...

 

Ce midi, nous avons écouté les courtes informations qui nous tiennent au courant de ce qui se passe dans le pays et dans le monde. Et là, consternée, j’ai entendu quelque chose qui m’a attristée. Les 25 plus beaux Chênes de France sont actuellement abattus afin de refaire la flèche de la cathédrale Notre-Dame. Nous allons sacrifier 25 grands sages de cette terre pour les besoins d’un monument. Certains, peut-être même beaucoup, trouveront cela formidable, moi ça me rend très triste et je pense que la Dame à qui cet édifice est dédié choisirait, elle, la vie de ces beaux vieux Chênes. 

Nous traversons ces temps-ci une grande période de tourments et en sacrifiant ainsi ces vénérables, nous allons encore affaiblir les ondes bénéfiques qui pourraient nous venir en aide. En parlant ainsi je fais partie d’une minorité que l’on nomme les rêveurs, des gens qui ne prennent pas les armes pour défendre leur conviction et qui savent que la nature est la Mère. 

 

Alors, tout à l’heure, j’ai raconté tout cela au petit chêne, et je lui ai dit qu’il était un descendant de ces grands vieux Chênes  sacrifiés, qu’il allait devoir devenir très grand, très fort, très chêne pour remplacer l’un d’eux et j’ai fait le vœu de veiller sur lui, toute ma vie et même après... je lui ai rappelé ainsi le sens de sa vie. Ma tristesse s’en trouve un peu allégée. 

 

la gaillarde conteuse rêveuse

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Le jardin du 25 Mars

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 25 Mars

 

Aujourd’hui me voici avec cette fameuse recette de persil tubéreux en plat froid.

Pour ma part c’est ainsi que je préfère ce délicieux légume.

Pour préparer quatre beaux persil-racine en salade (en l’occurence pour deux personnes) je les épluche, les râpe bien fin, je fais une vinaigrette avec de la moutarde, du sel, un peu de poivre, de l’huile (colza et noix) du vinaigre (balsamique et cidre) de l’ail et une échalote.

Je mêle légume et vinaigrette, j’y ajoute une petite poignée de graines de courge et une pincée de graines de tournesol, décortiquées bien sûr, nous ne sommes pas des mésanges !

Parfois je fais cette même salade avec du persil-racine mêlé de carotte. C’est très bon aussi.

Vous pouvez remplacer sans hésiter les graines par des noix concassées ou des amandes et pourquoi ne pas essayer les raisins secs ? Il m’arrive d’y mettre une demi-pomme râpée, ce n’est pas décevant, sachez-le.

Bref, il faut improviser selon ses envies, ses provisions, son humeur et l’inspiration qui passe par là.

La cuisine créative, y’a que ça de vrai.

 

la ga

 

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Le jardin du 24 Mars

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 24 Mars

 

Revenons donc à ce persil-racine, pour une recette en plat chaud.

Il faut les éplucher, les couper en très petits dés et détailler un oignon jaune en fines tranches.

Dans ma poêle en fonte, sur feu doux, je fais fondre les oignons dans une cuillère à soupe d’huile d’olive, puis j’y ajoute les dés de persil-racine, tout en remuant. Je laisse mitonner un moment puis je mets un demi-verre d’eau, je couvre et laisse mijoter à feu ultra-doux, ceci pendant environ un quart d’heure, en vérifiant de temps en temps s’il faut remettre un peu d’eau. La cuisson doit rester humide, mais sans plus. Subtile cuisson... je privilégie toujours les cuissons douces, je trouve qu’elles respectent bien mieux le goût des aliments. Rien ne vaut la douceur en cuisine. 

 

Ce persil tubéreux est exquis aussi dans une soupe de légumes à la paysanne, en petits dés, ou dans un pot-au-feu auquel il apporte la note d’une saveur réellement remarquable.

 

À demain pour une recette en plat froid de ce précieux légume

 

Les fruitiers sont pressés de fleurir, mais les nuits sont très froides, aïe, aïe.

Les insectes se saoulent de pollens, le derrière en l’air, ils sont rigolos.

Mon cher jardinier a tondu pour la première fois. Les pâquerettes sont rusées. Se couchent-elles quand la tendeuse arrive ? En tout cas le lendemain elles sont là, toutes, fraîches et pimpantes « même pas peur ! »

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 23 Mars

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 23 Mars 

 

Je vais aujourd’hui vous parler du persil tubéreux, appelé aussi persil-racine (à ne pas confondre avec le cerfeuil tubéreux)

Ce légume au goût bien particulier, que l’on dit proche du céleri ou de la carotte, a en fait un goût bien à lui et très agréable. On peut le consommer de différentes manières, je vous en parlerai dans les jours qui viennent.

Le persil-racine se sème au mois de Mai, en rang large, c’est à dire en semis clair sur une bande de terre de dix ou douze centimètres, et non en ligne. Ceci évite le travail d’éclaircissement. Nous procédons également ainsi pour les semis de carottes. C’est une très bonne méthode.

On peut récolter le persil-racine vers l’automne. Puis il reste en terre l’hiver, en compagnie des autres légumes-racines, sous couvert de feuilles. À récolter alors au fur et à mesure des besoins en cuisine.

Sur la photo on peut voir la récolte d’hier, c’est vous dire que ce légume est fidèle jusqu’au printemps ! Merci à lui...

Maintenant que vous connaissez ce persil tubéreux, vous découvrirez les recettes ici dès demain.

 

Il fait très beau et le ciel est idéalement bleu

J’ai vu des boutons de fleurs sur les cerisiers

De petits attroupements ronds de violettes ornent les bords des bois

Et, au-dessus d’eux, penchés comme des gardiennes attentives, les aubépines s’ornent de feuilles découpées, vert luisant

 

Je vous souhaite une belle journée

 

la gaillarde conteuse

 

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Méditation de l’anémone

Publié le par Patricia Gaillard

Écoutez ci-dessus les paroles d’une fleur...

 

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Le jardin du 19 Mars

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 19 Mars

 

Si l’on en croit ces jolies anémones sylvestres, le Printemps est dans l’air, même s’il y a un vent froid. Ce Samedi 20 Mars, à 10h37, aura lieu l’équinoxe de Printemps.

Le jardin ne s’y trompe pas, les bêtes non plus, tout se réveille, pétille et chante. Le jardinier aussi, qui a travaillé il y a quelques jours sa terre de potager en surface, tracé ses lignes, planté l’oignon jaune, rouge, l’échalote, l’ail rose.

 

En face des serres sont disposés les châssis, dont les couvercles  garantissent une bonne tiédeur. Là ont été semés les salades et les petits radis qui commenceront à nous régaler dans trois semaines, mais aussi les navets, betteraves, carottes et persil, qui feront les primeurs du mois de Mai.

 

Ne trouvez-vous pas que l’hiver semble soudain avoir duré le temps d’un souffle léger ? J’écoute le requiem de Fauré, quelle douceur, je le dédie à cet hiver finissant.

Ma bouilloire chante, elle se mêle un peu maladroitement à ce recueillement. 
Pour la faire taire, je vais faire mon thé...


bonne fin d’après-midi à vous

 

la gaillarde conteuse

 

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Paroles de chat 2

Publié le par Patricia Gaillard


Paroles de chat 2

« Voici donc les fameuses housses rose fuschia ? Vous voyez, c'est bien ce que je vous disais l'autre jour, j'avais bien entendu, je suis une bête pas bête... Elles ne sont pas si mal finalement, ces housses, je pense que j’accepterai de m'y habituer. Je vais même faire un effort puisque de toute façon je ne vais pas sortir, le temps ne m'attire pas, il est un peu frais. Et puis ces nuages qui passent et qui grisaillent tout ce n'est vraiment pas drôle car du coup, pas de grenouilles.
Le jeune chat de nos voisins tourne tout de même autour de l'étang, avec un air de chasseur.

Ha ha ! on voit qu'il est jeune, il ne sait pas grand chose, ça m’étonnerait bien qu'il attrape quelque chose. Il saute même après les papillons, c'est vous dire, moi ça fait bien longtemps que j'ai renoncé à ce genre de prise improbable, j’ai de la philosophie. Comment ? Parce que je vieillis ? Tatata, sachez que je n’ai que 13 ans. Oui, bon, 91ans. Mais ça c’est votre calcul.
Je serais moins performante que ce jeune galopin ?

Je pense que vous voulez rire ?

Avec mon expérience ! 

 

Bon, j’essaierai ce rose fuschia plus tard, je vais faire un tour au jardin, voir tout de même de qui se passe... des fois que... »

 

Le chat de la gaillarde conteuse

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Paroles de chat 1

Publié le par Patricia Gaillard

Paroles de chat 1

 

« Je n’ai pas le moral. Vous avez entendu cette nuit ce vent et cette pluie ? J’étais dans le grenier, dans ma petite maison de fourrure offerte par mes maîtres, quand j’ai entendu ça. Je me suis dit : ça y est, ça retarde encore le printemps qui pourtant s’annonçait super bien. Moi je m’étais bien préparée, j’avais acéré mes griffes aux troncs des sapins et des bouleaux, j’avais commencé à perdre mon poil d’hiver qui tient chaud mais m’encombre, sans lui je suis plus mince, plus alerte, plus aérodynamique. 

J’étais fin prête pour la chasse aux grenouilles, pour la chasse aux lézards, j’adoooooore !

Oui, je sais, les lézards ne sont pas bons pour moi, mais je m’en fiche complètement. Il n’y a que vous les humains pour avoir l’idée saugrenue de renoncer aux plaisirs parce que c’est raisonnable. Sommes-nous faits, franchement, pour être raisonnables ? D’ailleurs le monde des chats se porte très bien. Le monde des hommes c’est autre chose. Je vous trouve très tendus dans l’ensemble ces derniers temps. Je ne sais pas ce qui se passe.

J’attends le printemps. Je ne fais plus que ça. Je dors aussi. Ma maîtresse est fâchée car mes lits de jour sont (en ce moment, car j’adore changer d’endroits) les fauteuils de bureau de mon maître. J’y passe des heures. Il paraît qu’ils sont pourris de poils. Ce n’est pas de ma faute, c’est ce fichu tissu qui retient tout, une vraie brosse ! Ma maîtresse a l’intention d’acheter des housses, si j’ai bien compris, en rose fushia, pour que ça aille avec le mur du fond, qui est violet. C’est ce que j’ai entendu dire. Je suis moins bête qu’on ne croit.

Fuschia... je ne sais pas si je vais aimer... je trouve qu’ils auraient pu me demander mon avis.

Ils oublient un peu souvent tous les deux que nous sommes trois.
Ils disent pourtant que je suis leur chat 

 

Vous voyez comme vous êtes... »

 

le chat de jla gaillarde conteuse... 

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Soyons oiseaux 6

Publié le par Patricia Gaillard

Photo Sylvie Gaillard


Soyons oiseaux 6 

Je suis la mouette en vol

Voyez mon ombre sur le miroir de l’eau

Que dis-je - je n’ai pas l’habitude des mots -

Voyez mon reflet sur le miroir de l’eau

Je ne le vois pas, ce n’est pas ma nature

Je ne connais donc pas la déchirure

De se découvrir ou beau ou laid

Comme Narcisse épris de son reflet

Moi je passe sur lui, libre de mon image

Et si petit, si simple, je suis déjà un sage

 

 

la gaillarde conteuse d’oiseaux

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Le jardin du 6 Mars

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 6 Mars

 

Un thé fumant, un bouquet de jonquilles, le soleil entrant par la fenêtre, le vert de l’herbe qui brille, les forsythias, les prunus, fleurs jaunes, blanches ou roses, les violettes et les pervenches, tous les signes du printemps.

La serre abîmée par le grand vent de Janvier est réparée et abrite déjà les plants de choux-fleurs et de brocolis et leurs jolies feuilles neuves mates, couleur vert-de-gris. Pas loin de ces jeunes pousses fringantes ont été plantés aussi des pommes de terre, des échalotes et de l’ail blanc qui seront des primeurs appréciables lorsque les vieilles récoltes seront flétries car même de la grange obscure où elles ont passé les derniers mois, elles savent bien que l’hiver est fini et que leur existence se termine, alors elles germent, espérant, comme toute vie, se reproduire, s’enraciner, donner naissance, se perpétuer. Elles mettent toutes leurs dernières forces dans leur germe, leur sauveur, et nous les retrouvons flasques, ridées, vidées de leur substance et hérissées de pousses vives et nacrées. La vie !

 

Joli début de Mars pour vous 

 

la gaillarde conteuse

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