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La lune du 20 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard



 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La lune du 20 Octobre

 

À six heures la lune pleine resplendissait, mais peu après un grand vent tiède s’est levé, déplaçant les nuages et cachant l’astre blanc. Cela me rappelle l’histoire de la souricette qui cherchait le compagnon le plus fort du monde.

Elle entreprend le soleil.

« Veux-tu vivre avec moi, toi qui est si puissant ?

J’ai l’air puissant, mais un léger nuage suffit à me cacher. Le nuage est plus puissant que moi. »

Souricette s’en va trouver le nuage.

« Nuage veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus puissant que le soleil ?

J’ai l’air puissant, mais que souffle le vent et on ne me voit plus. Le vent est plus puissant que moi. »

Souricette s’en va trouver le vent.

« Vent, veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus fort que le nuage ?

J’ai l’air très fort, cependant la montagne m’arrête. La montagne est plus forte que moi. »

Souricette s’en va trouver la montagne.

Montagne, veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus forte que le vent ?

J’ai l’air forte, mais je suis rongée au pied par un souriceau. Le souriceau est plus fort que moi.

Souricette s’en va trouver le souriceau.

« Souriceau, veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus fort que la montagne, qui est plus forte que le vent, qui est plus puissant que le nuage, qui est plus puissant que le soleil ?

Souriceau regarde souricette. Il ne savait pas qu’il était fort comme ça et il est heureux de l’apprendre, surtout par le museau pointu de cette jolie souricette.

Il accepte.

En voilà deux heureux.

 

Ce matin le vent est plus fort que la lune

Et il n’y a pas de montagne pour arrêter le vent

 

Belle journée !

 

la gaillarde conteuse

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Au jardin, le 18 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


Au jardin, le 18 Octobre

 

Nous avons rentré les plantes vertes qui ont passé la belle saison dehors, les nuits froides ne sont pas du tout indiquées pour leur santé. Elles vont faire quelques feuilles jaunes au début, car le contraste est un peu difficile, mais bien vite elles vont savourer la tiédeur de la maison et se contenter de la clarté que donnent les fenêtres, près desquelles elles sont à présent placées. Les petits cyclamens rose fushia sont alignés tout contre la fenêtre de la cuisine et le froid de la vitre suffira à leur bonheur durant les saisons à venir. Ceux-là n’aiment pas du tout la chaleur et cet endroit leur convient depuis plusieurs années déjà. Nos très anciennes fenêtres en chêne laissent entrer un peu d’air, ainsi notre maison respire et nous restons toujours en contact avec le dehors, ce qui nous convient fort bien et à nos chers cyclamens aussi. Continuons donc ainsi.

 

La lune s’arrondit, c’est joli, dans deux jours elle sera pleine !

 

la gaillarde conteuse

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Le bouquet du Dimanche 17 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


Le bouquet du Dimanche 17 Octobre

 

« Un soleil dans la brume » est le nom que l’on pourrait donner à ces dahlias jaunes pleins de lumière. Chance, la nuit froide qu’il y a eu tantôt n’a pas détruit les fleurs au jardin. Les dahlias sont sensibles au moindre gel et, en une nuit, on peut les retrouver courbés vers le sol, noirs et ramollis. Un très triste spectacle. Mais les voilà pimpants. Savourons leur beauté, ce ne sera peut-être plus pour bien longtemps. Mais, pendant leur dernière splendeur, d’autres se préparent en douce, pour prendre la relève, ce sont les chrysanthèmes. Nous verrons cela en temps voulu…

 

Que ce Dimanche vous apporte de la paix et de la joie

 

De tout cœur

 

la gaillarde conteuse

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Au jardin, le 15 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


Au jardin, le 15 Octobre

 

Le petit domaine glisse doucement dans sa nouvelle saison. Bien sûr il y a encore quelques tomates dans les serres et un courageux melon, gros comme une balle de ping-pong, a fait tout ce qu’il a pu pour mûrir, le pauvre, mais il fait 1° ce matin. Il pourrait juste être un melon de dînette, en compagnie d’une minuscule aubergine et de trois petits poivrons. Si l’une de mes petites filles était là, ils auraient un sacré succès ! 
Par contre tous les légumes racines, qui vont passer l’hiver sous une tiède couche de feuilles sèches, sont en bonne forme. Ainsi navets, carottes, céleris, betteraves rouges, persil tubéreux, radis noirs, et toutes leurs fanes luxuriantes, sont très beaux.
Je cisèle la ciboulette et la remise au congélateur. Je vais faire sécher une partie du persil. Sous cette forme il conserve la majeure partie de ses vitamines et de ses vertus. Un trésor. 

Pendant ce temps mon cher jardinier tond ici, tond là, il tond même le pré du voisin, pour couvrir d’herbe les parties nues de son potager. Dans la nature une terre n’est jamais nue et la permaculture s’en inspire.

 

Quelle vie dans une terre couverte et quelle tiédeur ! 

 

Quant à nous, couvrons-nous aussi, car l’automne, ce matin, se précise

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

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Le retour du 12 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


Le retour du 12 Octobre

 

Déjà le 12 octobre… mazette, qui l’eût cru ! Je vous ai abandonnés au silence brumeux de la saison. Rompre avec le rythme, la routine, l’habitude, réveille l’inspiration. Mais vous m’avez manqué, sachez-le et je reviens à vous ravie.

Brrrrr, les nuits ont fraîchi ! La brume du matin tombe tard et finit par ruisseler dans l’herbe. Mais le soleil qui suit est joli et nous fait plaisir.
Dans notre soupe de ce soir il y aura de la courge Butternut, c’est un indéniable signe automnal ! Pour peu que nous y glissions quelques morceaux de châtaigne et Octobre sautera, joyeux, dans l’assiette. Le bougre sait nous séduire, avec ses couleurs, ses coins d’âtres, ses crépuscules soudains précoces et ses chrysanthèmes. Il y a quelque chose de tranquille en Octobre, quelque chose de doux, quelque chose de sage, comme l’âge…

À tout bientôt

 

la gaillarde conteuse

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Lumière du soir

Publié le par Patricia Gaillard


Lumière du soir

 

Hier il a plu tout le jour, sans intimider cependant le brasier du couchant.

Aujourd’hui il faut cueillir les tomates dans les serres et récolter roquette, laitue et cresson pour une salade merveilleuse. Les radis noirs sont impressionnants, les carottes, le persil tubéreux, les betteraves rouges aussi, c’est une année de racines ! Il n’y a que les céleris-raves qui soient plus timides et, étrangement, leurs feuilles sont devenues rouge-bordeaux, du jamais vu. Je vous montrerai cela demain. Les courges butternut vont rejoindre les potirons, déjà remisés à la grange sur une palette. Les soupes de l’hiver sont assurées. Les potirons sont une base qui, mêlée au poireau, ou au céleri-branche, ou à la pomme de terre, aux châtaignes aussi, permettent des improvisations intéressantes et vitaminées. Nous avons acquis il y a peu un four-vapeur. Eh bien cet achat est infiniment judicieux.

 

Déjà octobre, c’est le plein automne, qu’il soit doux à vos cœurs

 

la gaillarde conteuse

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