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Me voici !

Publié le par Patricia Gaillard


Non je ne terminerai pas cette journée sans prendre le temps de vous offrir ce bouquet haut en couleurs, cueilli en début de matinée, sur les hauteurs. Comme la vue était belle, les fleurs fraîches, et tout était si vert ! Faut-il remercier ce frais mois de Mai qui nous vaut un mois de Juin très vert, lui qui ordinairement sèche les blés et les orges dans leurs champs, ce qui est sa mission, mais jaunit aussi partout où sa chaleur frappe fort ?

Moi je suis pour, il faut savoir être reconnaissant, grand merci mois de Mai pas joli ! 

Finissez paisiblement ce jour

la gaillarde conteuse

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La fête du 20 Juin

Publié le par Patricia Gaillard


Le 30 Mai c’était la fête des mères, je vous parlais alors de celles et ceux qui sont mères

Donc aujourd’hui, 20 Juin, à l’image douce et vaporeuse de ce cocon suspendu gracieusement entre les plantes du bord de l’étang, je viens souhaiter une belle journée


À tous les hommes qui sont pères

À tous ceux qui ne le sont pas

À tous ceux qui rêvent de l’être

À toutes les mères qui sont pères

Que j’embrasse tendrement !


Être mère ou être père n’est pas seulement ce qu’on en entend, c’est au-delà

 

la gaillarde conteuse 

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Visite du 19 Juin

Publié le par Patricia Gaillard


Incroyable. Les murs de notre maison ont soixante centimètres d’épaisseur de pierres de taille. Une sacrée muraille à traverser ! Eh bien, nous venons de découvrir deux branches de notre vigne vierge qui ont réussi cet exploit et qui se déploient, longues et blanches à l’intérieur de notre grange. Nous sommes ici devant la force et le courage d’un végétal qui force notre admiration. Cette prouesse illustre à merveille cet adage : « quand on veut on peut »

Nous avons souvent des rêves que nous croyons impossibles et c’est cette croyance, finalement,  qui les brise. Si nous avions simplement cette innocence de la plante, nous réussirions mille choses impossibles à réussir.

 

Méditons sur le sujet, à l’ombre et au frais

car ce n’est même pas encore l’été

et pourtant…!

 

la gaillarde conteuse

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Une belle visite

Publié le par Patricia Gaillard

Une belle visite ce matin, dans la cuisine ensoleillée. Ce Paon-du-jour aux chatoyantes couleurs, posé sur une porte, n’est pas conscient du caractère précieux de sa présence. Chance, je suis arrivée à le fixer pour vous, avant qu’il ne reparte par la fenêtre ouverte vers la terrasse. Paon-du-jour, ce joli nom m’a interrogée, j’ai alors effectué quelques petites recherches bien éclairantes

Qui est io ? Une très belle créature dont Zeus bien sûr s’éprend. Elle devient sa maîtresse, sous l’œil jaloux et vigilant de sa divine épouse Héra. Surpris par celle-ci, alors qu’il folâtrait indécemment avec io dans un bois, il transforme sa maîtresse en génisse et l’offre à Héra. Mais Zeus, qui n’est jamais pris de court, trouve une parade et arrive à rejoindre io sous la forme d’un taureau. Héra, femme fine à qui on ne la conte pas, confie la génisse à Argos, un géant aux cent yeux. Voici la belle sous grande surveillance et le grand Zeus un peu coincé. Le dieu envoie alors Hermès vers Argos avec l’ordre de le tuer. Hermès s’en va trouver Argos et lui conte une longue et belle histoire, tout en le berçant du son enchanteur de sa lyre. D’habitude Argos ne dort que de la moitié de ses yeux, l’autre moitié restant bien éveillée, c’est ce qui lui vaut la réputation d’un parfait surveillant. Mais sous le charme de l’histoire racontée par Hermès, le géant Argos s’endort doucettement et ses cent yeux se ferment l’un après l’autre, jusqu’au dernier. Hermès alors lui coupe la tête. Héra, qui l’apprend, vient récupérer les yeux d’Argos, qu’elle place sur son animal préféré, le paon. Voilà pourquoi le paon est « ocellé », c’est à dire parsemé de taches en forme d’yeux. Et notre paon-du-jour est un papillon aux ailes ocellées, ce qui lui a valu de porter le nom du paon  

Voyez tout ce que nous enseigne cette visite du matin !

 

Merci à ce paon-du-jour ocellé

Que nous connaissons

Désormais

 

la gaillarde conteuse

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Le bouquet du Dimanche

Publié le par Patricia Gaillard


Hier promenade en famille dans le Haut-Jura où se termine la saison des narcisses. Nous étions dans un pré où ces étoiles blanches et parfumées cohabitent gracieusement avec de grandes et grosses renoncules jaune d’or et quelques autres fleurettes que nous ne rencontrons pas chez nous. C’est un enchantement de faire ces beaux bouquets qui évoqueront durant quelques jours le charme de ce lieu. Mais nous y sommes allés un peu tard, il y a une semaine la floraison devait être fort belle.

 

Tout comme la floraison des jonquilles qui semblent des étoiles tombées dans les sous-bois, celle du muguet aux clochettes immaculées et odorantes, la floraison des narcisses est un spectacle qui se déroule une fois par an.

 

La rareté produit le charme

Nous aussi sachons nous faire rares

Et nous serons espérés !

 

Que ce Dimanche s’achève pour vous dans le calme et la douceur de ce soleil qui décline

 

la gaillarde conteuse des fleurs

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Le jardin du 9 Juin

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 9 Juin

 

Ah le bleu des campanules ! 

Elles ont fait les coquettes cette année et n’arrivent que maintenant. La fraîcheur de Mai les a tenues encloses car elles aiment la chaleur et le soleil. Leurs tiges, longues et fragiles, forment toutes ensemble un buisson léger d’un vert un peu éteint qui n’est pas remarquable. Mais que s’ouvrent leurs nombreuses petites clochettes et tout le charme de ce buisson se révèle au grand jour ! La campanule habille joliment une rocaille ou un muret car la pierre lui va bien au teint. Elle arrive après les corbeilles d’or et d’argent, et les aubriètes qui forment elles aussi des buissons ronds qui « cascadent » sur la pierre et elle en prend dignement la relève.

 

Je vous le dis, tout ce bleu ravit les yeux !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 6 Juin

Publié le par Patricia Gaillard

Petits pois frais cueillis
Persil en bouquet choisi
Trois échalotes dodues
Une tête d’ail charnue
Deux tendres laitues
Quelques brins de thym
Il ne manque rien

L’huile d’olive vert-doré
Dans un faitout épais
L’échalote y revient
Et puis l’ail la rejoint 
Pour un bal grillotant

Le reste tombe dedans

Une lichette d’eau
Une lichette, pas un seau !
Une pincée de sel blanc
Et une de poivre gris

Le feu devient petit
Et reste ainsi… 
Longtemps

Et c’est le moment 
De l’enchantement 
Des papilles !
je vous le dis


la gaillarde conteuse des pois




 



 

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Le jardin du 30 Mai

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 30 Mai

 

Le jardin de rocaille est nettoyé, toutes les vivaces qui y règnent se déploient soudain et prennent leur place. Les oxalis fleuris sont rose comme les robelettes des petites filles. Les pervenches courent partout, il faut les retenir. La lavande montre des tiges et des boutons, au milieu de ses feuilles, gris argenté. Un géranium vivace qui forme un joli buisson rond, porte deux premières fleurs, rose dragée. Une plante aux petites feuilles vertes et blanches a décidé d’habiller la petite souche d’un cyprès coupé depuis longtemps. Elle y met un bon goût et une application qui fascine. Souvent taillée, elle devient plus dense et ses feuilles deviennent plus petites, elle prend la route des bonsaïs... Une corbeille d’argent, aux fleurettes immaculées, aux tiges de velours gris, a un port aérien. Une myrte au feuillage jaune d’or est une vraie tache de lumière. Une grande plante, dont j’ai oublié le nom, un très gros buisson aux milliers de feuilles longues et pointues, portera tout l’été de nombreuses et longues fleurs gracieuses, d’un beau rouge orangé. Une multitude de nigelles de Damas se sont semées deci delà, et ponctuent le lieu de la finesse et de la légèreté exemplaires de leur végétation. Leur boutons se dessinent, nous les attendons avec impatience, cette fleur est si belle ! Les campanules tapissantes vont très bientôt ouvrir leurs nombreuses clochettes bleues. Les coquelourdes aux tiges épaisses, grises, duveteuses, montent droit et haut comme des soldats, leurs fleurs seront petites, comme toujours, mais de ce si beau velours rose vif et profond qui enchante le regard.

 

Que cette journée s’achève dans une grande douceur

pour toutes les femmes qui sont mères

pour toutes celles qui ne le sont pas

pour toutes celles qui rêvent de l’être

Pour tous les pères qui sont mères 

Que j’embrasse tendrement !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 25 Mai

Publié le par Patricia Gaillard

Poinsetia

Je sais, nous ne sommes pas à Noël et ce n’est pas la saison du poinsetia !
Sachez qu’ici chacun pousse et fleurit quand il le désire.

Le poinsetia, euphorbia pulcherrima, nous vient d’Amérique Centrale et du sud du Mexique. Contrairement à ce que nous pouvons croire les feuilles rouges ne sont pas les fleurs, mais des bractées. Les fleurs, elles, sont très discrètes, elles sèment sur les feuilles voisines un léger pollen jaune et produisent pour finir ce joli fruit vert en forme de cœur.

Cœur de graines du Poinsetia

Les aztèques utilisaient la sève de cette plante pour calmer la fièvre et ses pigments pour colorer les tissus.

En 1828, Joël Poinset, médecin et botaniste, ambassadeur au Mexique, la rapporta ici, d’où son nom.

Une très vieille légende aztèque raconte qu’une déesse eut une telle peine d’amour que son cœur en saigna. Les gouttes de son sang coulèrent sur cette plante qui accueillit dans ses feuilles ce rouge rubis et le garda.

Les aztèques disaient aussi que les guerriers morts au combat reviennent ici-bas pour en boire la sève qui donne l’éternité.


Je ne vous le conseille pas, car cette belle que l’on surnomme étoile de Noël est toxique, il faut la soigner avec précaution et en éloigner les enfants !


Vous chercherez l’éternité ailleurs... 

 

En Alsace on dit que le 25 Mai c’est la « froide Sophie, » le dernier jour du froid !

Eh bien il fait frrrrroid ! 
Bigre...

Couvrez-vous...

 

la gaillarde conteuse 

 

 

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Le jardin du 24 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 24 Mai

 

Et voici la lumineuse floraison des iris d’eau dont les fleurs apportent leur jaune d’or à ce mois de Mai mouillé. L’eau de l’étang est troublée par tant d’averses et partout la terre est gorgée d’eau. Le chant des grenouilles est suspendu, les chats évitent les rives dont les herbes trempées mouillent leurs pattes, les tourterelles se sont réfugiées dans le bois, pas loin, où les arbres font des parapluies et on entend au loin leur coucou à rallonge. Les libellules, que l’on voit depuis peu, choisissent plus consciencieusement encore que d’habitude, leurs heures de sortie. Le long du bord sauvage de l’étang les fleurettes sont joyeuses car les douches sont nombreuses et depuis hier on peut voir le Lychnis-fleur-de-coucou. Je ne vous en dis rien pour l’instant, mais j’y reviendrai...

Tiens, pendant que je vous parle, un nuage vient de céder la place au soleil, aussitôt les grenouilles lancent leur maladroites vocalises, quelques insectes percent l’air de leur bourdonnements pressés, un coucou chante et dans un trou de mur des pépiements aigus appellent des parents besogneux, submergés de travail.

Tout attendait ce précieux signal.

C’est impressionnant.

La pluie est donc comme une baguette, qui choisit quand on arrête et quand on reprend ?

 

Je vous souhaite une très bonne journée !

 

la gaillarde conteuse

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