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Votre calendrier de l’Avent - 4 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

La petite pâtissière alsacienne de Hansi


 

Votre calendrier de l’Avent - 4 Décembre

 

Être née en Alsace c’est porter dans son cœur des parfums de bretzels et de pain d’épice qui ne disparaîtront jamais !
En parlant de pain d’épice, connaissez-vous une vraie vraie vraie recette alsacienne ?

Je n’en suis pas très sûre, voilà pourquoi je vais vous en livrer une, piochée dans l’excellent ouvrage de Suzanne Roth. Elle nous y précise que dans l’Antiquité, où les épices d’Orient étaient chez nous encore inconnues, ces pains s’appelaient pains au miel. Et ce n’est qu’au moyen-âge, après les croisades d’où l’on rapporta les épices, que ces pains prirent le nom de pains d’épice.

 

——————————

Préparation : 45mn

repos : 24h

Cuisson : 25 à 30mn

 

Ingrédients :  500gr de miel - 500gr de sucre - une cuillère à café de cannelle - une cuillère à café de girofle - 1/2 cuillère à café de cardamome - le zeste d’un demi citron - quelques gouttes d’essence d’amande amère - 1/2 verre à liqueur de kirsch - 2 œufs - 1,25 kg de farine - 1/2 cuillerée à café de levure chimique -  250gr d’amandes hachées - 1/4 de litre de lait -

 

Mélanger la levure à la farine ainsi que toutes les épices et les amandes hachées. Chauffer le miel et le sucre jusqu’à ébullition. Ajouter le kirsch et laisser refroidir un peu. Incorporer peu à peu la farine, les œufs légèrement battus, le lait, puis pétrir la pâte. Ajouter de la farine si cela est nécessaire afin d’ obtenir une pâte bien souple.

Abaisser la pâte sur cinq à six mm d’épaisseur et découper des losanges, cœurs, étoiles, lunes etc à l’emporte-pièce. 

Placer les pains d’épices sur une plaque beurrée et farinée et laisser reposer une nuit.

Le lendemain badigeonner de lait sucré et décorer avec des moitiés d’amandes mondées.

Faire cuire à four moyen pendant 25 minutes

————————————

 

L’avez-vous remarqué... c’est bigrement sucré !!!

Mais bon, c’est Noël

Il faudra faire maigre en janvier

Mais le plaisir est essentiel

Non ??

 

la gaillarde conteuse 

 

Le livre de Suzanne Roth

 

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Votre calendrier de l’Avent - 3 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

Ce matin au courrier, nos filles nous envoient des présents alsaciens

 

Votre calendrier de l’Avent - 3 Décembre

 

Il me faut avant tout éclairer l’horizon. Je suis alsacienne depuis le moyen-âge. Je sais, je ne fais pas mon âge ;-)

 

Être alsacienne n’est pas chose anodine, car ce cher pays, bringuebalé durant des siècles d’un côté et de l’autre de la frontière, a fini par se tricoter une identité sûre et stable, être juste alsacien. Et rien n’est plus chaud que ce que l’on tricote soi-même...

Du coup traditions et légendes, gastronomie et habitats, se sont tous établis dans ce sens.

Je suis de ce pays d’Alsace. Tel un arbre étiré, mon tronc et mes branches sont ailleurs, mais mes racines sont dans son sol. Elles descendent profond dans le noir de la terre, puiser les mythes d’or qui nous font espérer. 

Je voudrais cet après-midi vous présenter un peu ce Noël alsacien, si rayonnant que les gens viennent très nombreux et du monde entier en cueillir la magie.
C’est par ici   https://youtu.be/TcO0MO18cbc

 

Que le calme silencieux de l’après-midi vous enrobe

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Votre calendrier de l’Avent - 2 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

Dessins du givre sur une vitre, un matin de janvier 2018

 

Votre calendrier de l’Avent - 2 Décembre 

 

Aujourd’hui un froid couvercle blanc et vaporeux nous sépare du ciel. Je suis du nord, j’aime l’hiver, mon imagination s’y sent très bien, elle vagabonde alors en Russie, en Finlande ou plus proche, en Alsace, ma terre natale et y cueille mille éclats diamantins au creux des givres, qui sont à mes yeux et à mon cœur les miroirs de toute féerie.

 

Je vais aujourd’hui vous dire un conte russe. Si comme moi vous avez près de vous un thé qui fume et parfume, suivez simplement ses volutes dansantes, les yeux mi-clos et suivez-moi...

 

Suivez-moi dans cette vieille Russie des contes, dans une forêt de bouleaux, voyez cette isba aux couleurs vives, le toit hérissé de paille. C'est la demeure d'un homme qui s'appelle Dimitri. Sa femme est morte d'un mal étrange et il s'est empressé d'épouser sa voisine, Irina, car la solitude l'effraie bien trop. Il a une fille, Macha, qui s'est accommodée de la chose, a-elle le choix ?

Cette belle-mère, encore jeune, est jalouse de Macha et la traite durement. Mais la petite passe le plus clair de son temps au dehors, la nature lui tient lieu de mère et elle aime par-dessus tout l'hiver, difficile pourtant, mais si beau. Le gel, y a-t-il plus enchanteur que le gel ? Macha en est amoureuse et cet amour transforme sa triste vie. Si elle pouvait l'épouser et quitter cette isba, tout serait bien. Cette naïveté fait bien rire Dimitri et Irina. 

Un jour, qu'ils sont seuls dans la maison, Irina vient contre son mari, ses yeux sont langoureux, sa voix envoûtante, ses gestes doux "Dimitri, mon Dimitri, puisque ta fille aime le gel, va donc la lui offrir et tout sera bien."

Pauvre Dimitri, il ne trouve rien à redire, il prépare sa carriole, y pose un coffre avec les affaires de Macha. Celle-ci s'installe près de lui, enrobée d'un grand châle noir couvert de fleurs. Ils s'en vont. Il a neigé sur le paysage gelé et Macha est prise par le charme de cette vision blanche, qui la ravit. Ils sont maintenant dans le bois profond, il y a des hêtres et des chênes. Dimitri arrête sa carriole, dépose Macha et son coffre devant un chêne "Adieu Macha, je te laisse au gel, je viendrai voir dans quelques temps s'il est bien venu te chercher." Dimitri retourne chez lui, sans se retourner.

Macha s'assied dans un enchevêtrement de racines, elle serre son châle autour d'elle, elle est sûre que le gel viendra. Elle n’attend pas très longtemps, voilà qu’il arrive, plein de lumière, dans son long manteau de givre, son habit de cristal et son beau visage, sous un turban de neige irisée. Il se penche vers elle, la prend dans ses bras, la couvre d'une pelisse d'ours blanc, d'un bonnet de plumes de cygne, d'un châle de poussière de diamant, ils resplendissent ensemble. Alors il la soulève et se met à danser, l'entraînant dans son sillage bleu de glace, ils tournent tous les deux, formant une vague mouvante, immaculée, perlée de pointes d'argent et d'étoiles scintillantes. Macha est dans son rêve, dans la joie, dans l'amour. Mais la danse a une fin. Le gel repose Macha au pied de l'arbre, il a bien senti quel amour plein d’attente et d’espoir Macha a pour lui et il lui dit "Tu ne peux m'épouser, Macha, je suis l'esprit du gel, je ne suis pas un homme de ta terre" Puis il ouvre le coffre et d'un claquement de doigts l'ouvre et y dépose des vêtements de givre, de neige, d'argent, de diamant, de cristal, puis il le referme en souriant "Adieu Macha, voici mes présents pour ton mariage, reviens me voir, ne m'oublie pas..." Le voilà disparu, gracieux, tout comme il était apparu, laissant quelques éclats de verre sur la neige, devant Macha.

Et justement Dimitri arrive, étonné de trouver sa fille rose, fraiche, souriante. Et quelle tenue ! Où avait-elle donc été ? Macha, qui n’est pas très bavarde, ne dit pas grand-chose. Il la ramène à l'isba qui fume et où fulmine la belle-mère...

 

Macha épousera un homme de la terre, gentil, riche, fier de l'épouse aux robes surnaturelles. Ils seront heureux, elle l'aimera, vraiment, sans jamais pourtant oublier l'esprit du gel.
Celui-ci, assis dans un autre monde en compagnie de l'hiver et de la neige, regarde Macha et nous regarde tous, avec compassion pour nos méchancetés, nos errements, nos fragilités, nos folles passions et nos douleurs...

 

supportez joyeusement l’hiver

La poésie s’y tient enclose

Voyez ces givres éphémères

comme des miroirs qui se posent 

 

Patricia Gaillard, la gaillarde conteuse ! 

 

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Votre calendrier de l’Avent - 1er Décembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Votre calendrier de l’Avent 
1er Décembre 

 

Laissons de côté Pères Noëls en plastique, guirlandes clignotantes et cadeaux inutiles car, dites-moi, lequel de tous ces biens rassemblés pourrait valoir la force et la poésie de ces croyances que l’on dit désuètes ? Durant ce temps de l’Avent ouvrons nos yeux et nos oreilles véritables. Laissons palpiter nos cœurs dans ceux de nos ancêtres qui ainsi seront vivants. Nous partagerons avec eux ces rites sur la voie magnifique de l’émerveillement.

 

Durant les mois de l’année écoulée derrière nous, les esprits malfaisants étaient très surveillés par d’autres, bienveillants. Mais à présent nous voici au seuil de Décembre et pour se préparer au solstice d’hiver, les forces du bien doivent recharger leur nécessaire énergie. Elles partent pour un temps dans une espèce de retraite lointaine et invisible. Pauvres de nous ! Voilà que les puissances mauvaises sont livrées à elles-mêmes et nous font peur, même les bêtes sages et les plantes simples se tiennent soudain curieusement penchées. Les jours à venir seront chargés et mille précautions vont devenir utiles à la tranquillité de toute la création. Pour éloigner les êtres des ténèbres rien ne vaut la lumière : allumons donc tout ce qui s’allume : chandelles, rats de cave et bougie de l’Avent.

Aujourd’hui 1er décembre, fête de Saint Éloi. Celui qui était conseiller du roi Dagobert, et pas seulement dans cette fameuse chanson où il fait remarquer au roi sa culotte à l’envers. En plus de royal conseiller, il était aussi orfèvre, cela on le sait moins. Il est le patron de plusieurs corps de métiers. On invoque st-Eloi pour guérir les fractures.

Justement prenons garde, dehors il pleut et il neige, un mélange glissant…

Ne saisissez pas là une occasion de faire ricaner les esprits malfaisants

Je vous laisse méditer ces recommandations

 

À demain...

 

la gaillarde conteuse

 

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Votre calendrier de l’Avent - 30 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

VOTRE CALENDRIER DE L’AVENT 
30 Novembre

 

Tout commence avec mithras, nom du soleil dans la mythologie perse et grecque, qui vient  probablement du dieu indien mitra, qui représentait le soleil.

« Avant le Christ, le prêtre mithriaque se tournait vers le soleil et l’invoquait à son déclin. » Montherlant

Le culte de mithra était largement célébré dans le monde hélénistique. Il a freiné l’avancée du christianisme jusqu’à la fin du IVè siècle.

Il est donc évident que cette période qui va du 30 novembre au 6 Janvier a puisé ses rites dans ceux de l’antiquité, ce qui est fort intéressant car on peut voir là qu’il y a une force dans les croyances et les traditions qui, même quand elles sont amenées à se transformer, conservent leur essence primordiale. Et voici pourquoi les rites de Décembre s’adressent aussi à ceux qui ne pratiquent pas les rites chrétiens. Que votre cœur aille vers mithra ou vers Jésus, qui sont tous les deux la Lumière, tout ce qui tourne autour de Décembre va vous parler de près. Car la vie sur notre terre nous vient du soleil et donc de la lumière, qui sont infiniment sacrés.

 

Voyez la couronne de l’Avent installée au cœur de notre demeure, elle porte des représentant de tout le petit domaine : lierre, houx, aubépine, églantine, feuilles du petit chêne et du grand chêne, conifères, cornouiller, osier...

Les quatre bougies évoquent les quatre points cardinaux, les quatre saisons, les quatre âges de la vie et les quatre dimanches qui mènent à Noël.

 

Bienvenue dans ce calendrier de l’Avent que je tisserai pour vous au jour le jour.
Il vous racontera la Lumière, votre père, et la Nature, votre mère...

Chaque jour un récit vous attendra pour vous tenir compagnie durant les jours à venir où - vous allez l’apprendre sous peu - il va falloir tout d’abord faire face aux forces obscures de la nature...


Je vous en dirai plus demain...

 

Portez-vous très bien

 

la gaillarde conteuse

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Alexandrine de Césure

Publié le par Patricia Gaillard


Vous retrouverez tous les épisodes d’Alexandrine de Césure par ici : 
http://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/tous-les-dimanches-d-alexandrine-de-cesure.html
 

 

 

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Le jardin du 28 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

 

Le jardin du 28 novembre

 

C’est demain Dimanche 29 novembre, quatrième Dimanche avant Noël, que commence le temps de l’Avent. Et non le 1er Decembre, comme pourraient nous le faire croire les calendriers de l’Avent de nos enfants. 

L’avent : du latin adventus : arrivée, comptabilise les semaines qui mènent à la naissance de Jésus.  Cette période et cette couronne, choisies par les religions chrétiennes comme symboles de l’attente de cet avènement, revêtent aussi un sens symbolique païen, simplement lié aux cycles de la nature et à la marche vers le solstice. La forme ronde représente le soleil, le rouge évoque le feu donc la lumière, le chiffre quatre symbolise les quatre périodes de la vie, les quatre points cardinaux et les quatre saisons. Le vert de la végétation parle de l’espoir que l’on place dans les longs mois austères de l’hiver. La lumière et le végétal, le rouge et le vert, sont censés nous protéger des esprits obscurs et malfaisants. 

Demain, dès le matin, je plongerai dans la brume pour trouver des baies d’aubépine, de lierre et d’églantine qui accompagneront l’osier, les branches rouges de cornouiller et de conifères ainsi que les quatre bougies, dont deux vertes et deux rouges. Tout cela deviendra notre couronne de l’Avent de cette année.

Je reviendrai lundi pour commencer à vous parler de mille manières de cette période qui commence demain et qui va s’étirer jusqu’au 6 Janvier, car demain, vous le savez, est le jour d’Alexandrine et de ses douze pieds !

Qu’on se le dise...

 

Que le soleil vous chauffe, car les jours à venir vont vous faire frissonner !

 

la gaillarde conteuse

 

 

pour retrouver tous les textes d’Alexandrine de Césure, c’est par ici 

http://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/tous-les-dimanches-d-alexandrine-de-cesure.html

 

 

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Le jardin du 27 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 27 Novembre

 

Novembre expire sous un beau soleil, il en aura été généreux !

Maintenant toutes les fleurs du jardin ont disparu. Le jardinier a coupé leurs tiges et a dispersé sur le sol cette matière organique qui va protéger et nourrir la terre. Cette année nous allons essayer de laisser les tubercules des dahlias en place durant l’hiver. C’est un risque bien sûr, mais comme « celui qui veut aller loin ménage sa monture » nous prenons en ce moment des dispositions pour « alléger » un peu le travail potager et ainsi tâcher de le faire encore longtemps. Donc nous verrons bien ce que donnera cet essai et s’il peut être reconduit. Mais pour autant nous n’abandonnons pas les dahlias à leur sort, car le jardinier les a tous recouverts de paille, afin de leur offrir une couverture. Nous saurons au printemps si cette idée est bonne.

La paille que nous utilisons n’est pas celle de ces rouleaux immenses que l’on peut voir sur les champs après les moissons, mais de petites bottes traditionnelles que nous cède un paysan du village voisin. Cette fois ce sont des bottes de paille d’orge, mais elles sont souvent de paille de blé.

Tout cela donne au jardin un petit air mélancolique.

Mélancoliques aussi les rives de l’étang où tous les joncs, carex et petits aulnes ont été coupés.

Mélancoliques aussi tous nos arbres sans feuilles. Seul le petit chêne n’en a pas perdues. Elles sont sèches, tachées, brunes et jaunes, mais elles tiennent.

Mélancolique aussi la nuit qui tombe discrètement...

Il est 17h, c’est l’heure anglaise du thé

Aussi vital que l’est, au matin, le café !

La bouilloire ronflote, je t’entends

Je vous embrasse simplement

 

la gaillarde conteuse

 

 

pour retrouver tous les textes d’Alexandrine de Césure, c’est par ici 

http://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/tous-les-dimanches-d-alexandrine-de-cesure.html

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Le jardin du 26 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 26 Novembre

 

Levée à Cinq heures trente, je suis sortie dans la nuit. La voûte céleste piquée de milliers d’étoiles scintillantes recouvrait de son manteau bleu sombre notre petit domaine. Katsi, la chatte,  est venue me rejoindre, à pas de loup, contente et étonnée que je la rejoigne dans sa vie de la nuit. Nous avons pris un bain d’espace et de silence.

Puis mon petit-déjeuner s’est déroulé en compagnie d’une fleur... un ultime glaïeul que nous avons découvert, gelé, il y a trois jours dans le potager. Nous l’avons cueilli, puis posé un peu dans la grange froide, puis dans un endroit tiède, puis dans le chaud de la cuisine. Depuis hier il s’épanouit magnifiquement et son jaune irradie. Il est le miracle de la semaine.


Hop un p’tit café... son odeur... j’adore !

chut, le jardinier repose encore

Tout dort

 

À vous, belle journée !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 25 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 25 Novembre

Le petit chêne, entre l’étang et la rivière, se colore de manière un peu marbrée à cause d’un restant de ce mildiou tenace qui le taraude depuis le printemps, sans avoir amoindri cependant son énergie. J’irai voir demain le grand chêne, là-bas, et lui demanderai de me confier un peu de sa force pour la transmettre une fois encore au petit chêne.

 

Un soleil franc dore les herbes et le jardinier prépare la terre de ses serres. Il a cueilli, je vous l’ai dit, les dernières tomates, haché leurs tiges fatiguées, rangé les tuteurs et les ficelles soigneusement défaites. Il va à présent préparer la terre des serres qui recevra, dès la fin de Janvier, les tubercules qui donneront les pommes de terre primeures d’Avril. Puis, à la fin de Février ou au début de Mars, ce sera le moment d’y installer aussi les plants de choux-fleurs et de brocolis. Voilà deux vraies stars qui poussent bien dans les serres et qui grossissent magnifiquement pour être prêtes au mois de Mai. Nos deux citronniers sont posés à demeure dans ces mêmes serres. Un citronnier supporte jusqu’à -5 degrés. Ils s’accommoderont probablement tous les deux de cette hibernation. D’habitude nous les rentrons dans une pièce non chauffée de la maison, qui est dans un étage, mais ils sont de plus en plus grands, de plus en plus lourds et nous de plus en plus vieux... ceci explique cela... je suis sûre qu’ils feront un effort en remerciement des soins prodigués tout le restant de l’année. Je crois que l’ingratitude n’existe pas dans le petit domaine.

 

Malgré la saison froide qui s’amorce, nos regards ne quittent pas le petit domaine. Nous ne pouvons nous passer de lui, pas plus peut-être, que lui de nous...

C’est un harmonieux compagnonnage. 

 

la gaillarde conteuse

 

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