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Les contes s'invitent 2 - Les chaises des nains...

Publié le par Patricia Gaillard

Dans mes pérégrinations, je croise souvent des objets de contes. Il faut dire aussi que je garde l'oeil ouvert, convaincue que dans les plus petites choses dorment des symboles qui ne demandent qu'à être réveillés. Je m'y amuse...

Au château de Cormatin, que j'adore, et où je suis allée déjà très souvent, j'ai vu un jour les chaises des nains de Blanche-Neige, exactement ! D'ailleurs vous n'avez qu'à voir...
 


Ne dirait-on pas deux vieux esprits de la forêt, l'un au-dessus de l'autre ? Celui du dessus a le sourcil froncé et sa grande bouche est ouverte, peut-être chante-t-il ? Celui du dessous est barbu, il a les yeux clos et la bouche au-dessus de lui forme une couronne qui lui va bien. Il a vraiment l'aspect d'un roi.
Celui qui a fait cette chaise avait de l'imagination et était inspiré.

Mais voyons celle-ci :

Là encore, dans le milieu, un visage, menaçant cette fois, dont on peut voir la langue en bas. Sa gorge est un trou qui ouvre sur le monde infini. Mais au-dessus ? Un ange joufflu et un peu mélancolique. On dirait la religion sur le dos du paganisme. Enfin c'est ainsi que je vois cela. Vous me direz ce que vous en pensez. Le paganisme j'aime bien, craindre et respecter la nature me semble une bonne voie à nos folies. Non ?
Celui qui a fait cette chaise voyait cela comment ?

À bientôt... au hasard de mes rencontres... symboliques...

Que cette chaude journée vous soit aimable !

la gaillarde conteuse

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Voir la poésie

Publié le par Patricia Gaillard

Image Geralt - Pixabay

Imaginez un être, marchant avec une bougie dans la main et qui a pour mission de traverser les siècles sans que la flamme s'éteigne.
Je crois que l'être c'est nous. Je crois que cette flamme c'est la poésie. Avec elle nous pouvons poétiser la terre, les bêtes, les pierres, la vie, les êtres. Ce n'est pas leur donner de la poésie, ils en sont déjà tous bien pourvus, c'est plutôt voir la poésie qu'ils portent et dont nos regards blasés ont pris l'habitude. 
Voir la poésie des choses c'est s'émerveiller
L'émerveillement nous garde des erreurs, alors que la morosité nous condamne

C'est dit, m'émerveiller sera mon dernier chemin, qu'on se le dise !


la gaillarde conteuse 

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Votre bouquet du Dimanche 22 Juin

Publié le par Patricia Gaillard

Ces très beaux lupins blancs forment le bouquet de ce Dimanche. Le blanc n'est pas une couleur, bien qu'il les soit toutes et Léonard de Vinci disait : 
"Le blanc n'est pas une couleur par lui-même ; il est le contenant de toutes les couleurs."
C'est donc avec ces fleurs, multicolores en réalité, que je vous souhaite un très agréable Dimanche à l'ombre des arbres, si vous avez la chance d'en avoir ou d'en trouver.
Les forêts sont, plus que jamais, des bains de bien-être... 

la gaillarde conteuse 

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Les contes s'invitent 1 - Une cheminée revit

Publié le par Patricia Gaillard

Image 1tamara2 - Pixabay

Un jour, déambulant dans les restes d'un château, je tombe en arrêt devant une cheminée qui ne peut être que celle de cendrillon, cette belle qui chez moi se nomme cul-de-cendres. Assise devant l'âtre éteint et délabré, mon imaginaire se lance, se déploie, s'emballe et dans les pierres noires et ruinées se dessine une chambre, un feu et la volute bleutée de l'enchantement... 
Mais permettez que je vous présente ce rêve, cette histoire, 
pour ne pas l'oublier, car c'est un conte et ceux-là sont éternels. Ils se sont déroulés une fois, on ne sait pas quelle fois, et ils ne cessent de se dérouler, comme le parchemin qu'écrirait sans cesse un conteur immortel.

Voyez de côté il y a un vieil escalier grinçant qui monte très haut, là où cul-de-cendres rejoint sa chambrette austère, quand elle a fini ses sales corvées, pour échapper à la cruauté de sa marâtre. Marâtre... mauvaise belle-mère... un vers médiéval en dit long : De mauvaise marastre est l'amour moult petite...  Tout y est dit.
Mais l'existence est pleine de surprises pour qui sait voir l'or sous la misère, et cette petite-là a bon oeil. Une fée-marraine, une robe de rêve, des souliers de vair (fourrure d'écureuil) ou de verre ? On se dispute là-dessus, mais je prétends qu'un soulier de verre demande un pied courageux, habitué aux sabots, et pas chochotte du tout ! J'opte donc pour le soulier de verre, d'autant qu'il est rare et qu'il brille et qu'il fait miroir, comme l'histoire !  Adjugé, vendu... moi j'dis... foi de conteuse...
En tout cas il ne va qu'à elle seule, les vrais princes là-dessus ne se trompent jamais, vous aurez beau rogner vos cors, vos doigts de pieds trop longs, vos ongles racornis, vos hallux valgus, rien à faire, il n'y a qu'un pied qui entre là, laissez tomber.
Mais, tout à fait entre nous, j'ai dans l'idée que le jour où vous vous serez rencontré vous-même, vous enfilerez vous aussi le soulier de verre de votre propre histoire.
Je n'en dirai pas plus...

Je pense que cet été je découvrirai encore des morceaux de contes dans mes balades, je viendrai vous les dire, vous les montrer, et nous ferons quelques pas ensemble dans la forêt des contes, des rêves, des symboles, ma forêt préférée.
à bientôt !

la gaillarde conteuse 

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