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Magique butternut

Publié le par Patricia Gaillard


Magique butternut

 

En plus de sa chair fine et délicieuse, le butternut est magique. Je m’explique :

Le butternut est parfois volumineux, il est alors intéressant de n’en consommer qu’une partie. Contrairement aux autres courges, qui dépérissent rapidement une fois entamées, cette variété a le don de se cicatriser. Si on en coupe une partie, aussitôt apparaissent sur la surface coupée des gouttelettes un peu visqueuses qui forment sur le pourtour comme une couronne de perles de rosée. Ces gouttelettes sèchent peu à peu, formant une fine croûte, comme une espèce de nouvelle peau. On peut alors étaler la consommation du butternut sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Tous nos petits-enfants se sont régalés avec la purée onctueuse et savoureuse de cette étonnante cucurbitacée.

Chez nous les potirons ne sont pas décorés

ils sont mangés !

Et la sorcière ?

c’est grand-mère !

 

belle et bonne soirée

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Et voici Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


Un Lundi comme un Dimanche… Les écureuils s’affairent dans les feuilles, cette année les noix sont rares, ils en espèrent un peu et fouillent nerveusement. Octobre est parti sur la pointe des pieds, Novembre est là qui ouvre un œil et nous invite au coin du feu…

 

Automne

Matins frileux

Le vent se vêt de brume ;

Le vent retrousse au cou des pigeons bleus

Les plumes.

La poule appelle

Le pépiant fretin de ses poussins

Sous l’aile.

Panache au clair et glaive nu

Les lansquenets des girouettes

Pirouettent.

L’air est rugueux et cru ;

Un chat près du foyer se pelotonne ;

Et tout à coup, du coin du bois résonne,

Monotone et discord,

L’appel tintamarrant des cors

D’automne.

Émile VERHAEREN (1855-1916)

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Votre bouquet du Dimanche 31 octobre

Publié le par Patricia Gaillard


Le bouquet du Dimanche 31 Octobre

 

Et nous voici au dernier jour d’Octobre. Les cimetières aux allées rectilignes, avec leurs arbres aux couleurs de citrouilles sont illuminés de chrysanthèmes. Le soleil est encore étonnamment chaud, l’heure a changé, la nuit avance, l’automne marche à pas de loup.

Au jardin les chrysanthèmes font des touffes joyeuses et pleines de lumière chaude, il serait dommage de ne les réserver qu’à nos morts, même si ceux-ci méritent qu’on les honore. 
C’est pourquoi je vous offre ce soir ce joli bouquet, à vous qui êtes vivants et à qui je souhaite de tout cœur longue et belle vie !

 

la gaillarde conteuse

 

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Riche compost

Publié le par Patricia Gaillard


Riche compost

 

La moindre épluchure de fruit ou de légume termine ici dans le compost, ainsi que les coquilles d’œufs, le marc de café, les feuilles des thés infusés. Aucun végétal chez nous ne finit jamais dans les ordures ménagères. Et nous allons plus loin, même quand nous trouvons un insecte mort dans la maison, nous allons le poser dehors, afin qu’il termine sur sa terre d’origine. Le mettre dans une poubelle serait, à nos yeux, un manque de respect.

Mon cher jardinier a sorti le compost des bacs où il « mûrit » et l’a placé, en tas, dans un coin du jardin, afin qu’il termine tranquillement sa maturation. Il servira à enrichir la terre dans les mois à venir, ici ou là, lors des plantations de printemps par exemple. C’est un apport intéressant.

Et le voici, lourd, sombre et précieux !

 

Je reviens bientôt avec votre bouquet dominical… de saison… 

 

la gaillarde conteuse

 

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Bel églantier

Publié le par Patricia Gaillard

Photo Sylvie Gaillard


Bel églantier

 

Voyez la beauté simple de l’églantine qui décore la nature de sa baie rubiconde. C’est une fidèle de l’automne. J’aime la mêler aux pommes de mélèze, aux noisettes, aux baies d’aubépine, pour mes décors naturels de Noël. Mais attention, il faut cueillir les branches d’églantier maintenant et les mettre dehors, en bouquet, dans un épais et grand pot d’eau, pour les avoir encore en décembre. Car si elles restent sur l’arbuste, les baies risquent fort d’éclater et d’arborer, à la place de leurs rubis oblongs et vernis, des touffes de poils rouge sombre qui portent alors le nom de « gratte-cul » et ce n’est pas sans raison !

 

Hier nous avons, comme je vous l’avais dit, préparé un autre céleri-rave.
Dé-li-ci-eux !!

Ouf, ils ne sont pas tous perdus et nous en sommes contents.

 

Le temps aujourd’hui est couvert, doux, silencieux et gris. Mais sur les trottoirs des fleuristes chantent les belles couleurs des chrysanthèmes !

 

À bientôt !

la gaillarde conteuse 

 

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D’étranges feuilles rouges…

Publié le par Patricia Gaillard


D’étranges feuilles rouges

 

Si par ailleurs les légumes-racines sont très beaux, les céleris-raves eux, cette année, nous surprennent. Certains ont un feuillage rare et d’une surprenante teinte rouge bordeaux qui ne leur est pas du tout habituelle. Eh bien, nous avons râpé l’un d’eux. Il était dur, fibreux, avec un goût horriblement amer ! Au potager les choses sont ainsi, c’est comme la vie, il y a des surprises, bonnes ou mauvaises et il faut parfois se passer d’un légume « raté. »

Ceci nous prouve que le résultat d’une culture - même si le jardinier est émérite - n’est pas uniquement le résultat de sa science. La plante y est pour autant et ce qu’elle vit intimement et que souvent nous ignorons, se manifeste dans son goût ou dans son aspect.

Le jardinage est une collaboration avec la nature et non une domination de la nature.
Celui qui sait cela est un jardinier véritable.

 

Aujourd’hui nous en préparerons un deuxième, et nous saurons alors s’ils sont tous atteints de la même amertume… affaire à suivre !

 

Passez une très bonne journée

 

la gaillarde conteuse

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Le bouquet du Dimanche 24 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le bouquet du Dimanche 24 Octobre

 

Encore quelques derniers dahlias et zinnias, mêlés à des feuilles de vigne vierge et posés sur une tranche de bois, près d’un décor d’automne.

Ce dimanche a été tranquille, agréable, nous nous sommes promenés en famille sous un très doux soleil, près du moulin et de sa rivière qui serpente dans les prés où l’herbe est encore d’un étonnant vert brillant. Au loin parfois, venant des forêts, quelques coups de fusil déchiraient tristement le silence. 
Courant le long des clôtures de bois, des branches d’églantiers épineuses, aux baies luisantes et rebondies, rouge sang, m’ont rappelé l’excellente confiture d’églantine traditionnelle d’Alsace. Là-bas, lorsque j’étais petite, toutes les épiceries vendaient, durant l’automne, de la pulpe d’églantine au poids. Il n’y avait plus alors qu’à la mêler au sucre et à la faire cuire pour obtenir cette fameuse confiture, dont je me souviens fort bien ! Il est ainsi des saveurs, des odeurs, qui demeurent à jamais dans le palais précieux de nos mémoires. D’ailleurs, en parlant de saveurs et d’odeurs, nous avons terminé cette journée en feuilletant ensemble un catalogue alsacien de pains d’épice dignes du conte de Hänsel et Gretel… Oh la la ! 

 

Le soleil décline, devient doré et inonde de lumière les feuilles des érables

Passez un doux Dimanche soir…

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Guirlande d’Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


Guirlande d’Octobre

 

L’automne, lentement, avec goût et application, pose ses couleurs sur la toile de nos paysages. Sa palette de lumière et de feu est fascinante et apaise le cœur. On a envie de tisanes parfumées et de promenades, où églantines, aubépines et prunelles décorent les bords de nos chemins.

Les lanternes japonaises que j’ai mises en guirlande devant la fenêtre, ont leur vif orange traversé de lumière.

Et voilà toute la saison

Dans la maison

 

Tenons-nous loin des commerces, qui évoquent déjà leurs affligeants Noël de chocolats et de plastique.

 

N’allons pas trop vite en besogne

Mais savourons déjà l’automne…

 

la gaillarde conteuse

 

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La lune du 20 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard



 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La lune du 20 Octobre

 

À six heures la lune pleine resplendissait, mais peu après un grand vent tiède s’est levé, déplaçant les nuages et cachant l’astre blanc. Cela me rappelle l’histoire de la souricette qui cherchait le compagnon le plus fort du monde.

Elle entreprend le soleil.

« Veux-tu vivre avec moi, toi qui est si puissant ?

J’ai l’air puissant, mais un léger nuage suffit à me cacher. Le nuage est plus puissant que moi. »

Souricette s’en va trouver le nuage.

« Nuage veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus puissant que le soleil ?

J’ai l’air puissant, mais que souffle le vent et on ne me voit plus. Le vent est plus puissant que moi. »

Souricette s’en va trouver le vent.

« Vent, veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus fort que le nuage ?

J’ai l’air très fort, cependant la montagne m’arrête. La montagne est plus forte que moi. »

Souricette s’en va trouver la montagne.

Montagne, veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus forte que le vent ?

J’ai l’air forte, mais je suis rongée au pied par un souriceau. Le souriceau est plus fort que moi.

Souricette s’en va trouver le souriceau.

« Souriceau, veux-tu vivre avec moi, toi qui est plus fort que la montagne, qui est plus forte que le vent, qui est plus puissant que le nuage, qui est plus puissant que le soleil ?

Souriceau regarde souricette. Il ne savait pas qu’il était fort comme ça et il est heureux de l’apprendre, surtout par le museau pointu de cette jolie souricette.

Il accepte.

En voilà deux heureux.

 

Ce matin le vent est plus fort que la lune

Et il n’y a pas de montagne pour arrêter le vent

 

Belle journée !

 

la gaillarde conteuse

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Au jardin, le 18 Octobre

Publié le par Patricia Gaillard


Au jardin, le 18 Octobre

 

Nous avons rentré les plantes vertes qui ont passé la belle saison dehors, les nuits froides ne sont pas du tout indiquées pour leur santé. Elles vont faire quelques feuilles jaunes au début, car le contraste est un peu difficile, mais bien vite elles vont savourer la tiédeur de la maison et se contenter de la clarté que donnent les fenêtres, près desquelles elles sont à présent placées. Les petits cyclamens rose fushia sont alignés tout contre la fenêtre de la cuisine et le froid de la vitre suffira à leur bonheur durant les saisons à venir. Ceux-là n’aiment pas du tout la chaleur et cet endroit leur convient depuis plusieurs années déjà. Nos très anciennes fenêtres en chêne laissent entrer un peu d’air, ainsi notre maison respire et nous restons toujours en contact avec le dehors, ce qui nous convient fort bien et à nos chers cyclamens aussi. Continuons donc ainsi.

 

La lune s’arrondit, c’est joli, dans deux jours elle sera pleine !

 

la gaillarde conteuse

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