Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le bouquet du Dimanche

Publié le par Patricia Gaillard


Le bouquet du Dimanche

 

Tous nos vacanciers sont repartis, les potirons prennent leur teinte orange, le cerisier perd ses feuilles et le soleil sa force, nous avons rentré les dernières pommes de terre, les grenouilles se sont tues, il y a des framboises, les soirées sont fraîches, les pommes roulent dans l’herbe, les araignées et les mille-pattes commencent à rentrer. Mais dites donc, ça sent bigrement la rentrée, ce qui n’est pas pour me déplaire, j’adore Septembre, j’y suis née… et cette année mon cher Septembre sera particulier… je vous dirai peut-être pourquoi…

En attendant, voici votre bouquet de ce Dimanche, Glaïeuls et Zinnias en vedettes !

 

Je vous embrasse

 

la gaillarde conteuse

 

Partager cet article
Repost0

Une visite

Publié le par Patricia Gaillard


Une visite,

 

L’autre matin, dans la maison, une chauve-souris s’était posée sur le cadre d’une fenêtre. Ailes repliées, oreilles dépliées, regard étonné, immobile, nous l’avons observée un moment. Bien sûr nous les voyons tous les soirs, dès le crépuscule, tournoyer autour de la maison avec des vols de papillons, mais pouvoir en regarder une, posée, est rare. Celle-ci porte le très joli nom de pipistrellus pipistrellus. Savez-vous que la chauve-souris dévore à peu près 3000 insectes dans la nuit ? Savez-vous qu’elle émet deux sortes de sons dont l’un est social pour échanger avec ses semblables et l’autre, ultra-son, pour chasser et voler ?

Nous l’avons très vite relâchée, pour une bête sauvage être captive est dur.

Ici chaque visite de bête est accueillie, à condition bien sûr qu’il ne s’agisse pas de serpents ou de scorpions !

L’hospitalité a ses limites !

 

Bonne journée…

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Un heureux

Publié le par Patricia Gaillard


Un heureux

 

Le maïs est content ! En voici un qui ne va pas se plaindre des pluies qui entrecoupent les journées. Il aime l’humidité, au point que l’on peut se demander pourquoi on en sème dans certaines régions chaudes et sèches. Notre terre argileuse du Jura semble être faite pour lui.
Dans d’autres régions l’arrosage est souvent nécessaire et donc regrettable…

Regardez-le, droit, fier, le feuillage vert sombre et luisant, la fleur comme une flèche vers le ciel, et déjà les épis qui se forment, surmontés d’une houpette de fines barbes rousses. Les pieds sont si bien rangés, qu’on dirait une espèce d’immense armée végétale. Immense, oui, armée, oui, mais végétale, donc rien à craindre, car le végétal n’est pas rancunier, chance pour nous, il mériterait bien notre plus grand respect. 

 

Que la journée soit belle pour vous !

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Géométrie des branches

Publié le par Patricia Gaillard


Nos promenades matinales nous emmènent parfois dans une forêt, au-dessus de Saint-Jean, dans la petite montagne. Ici de nombreux pins Sylvestre ont élu domicile, on les reconnaît bien à leur écorce en tons de gris et de roux, en plaques délimitées de lignes creuses et sinueuses. Dans cet endroit, allez savoir pourquoi, ces pins ont des branches qui semblent chercher une certaine géométrie, ce qui leur donne des allures d’œuvres d’art et une grâce indéniable. Voyez ci-dessus, celui qui a une branche aussi grosse que lui, et qui dessine, avec ses voisins, un quadrillage de branches. Et puis les deux qui suivent, un couple serré qui pourrait bien soudain entamer un tango, car les bras sont prêts à s’enlacer et, regardez bien, à l’un on voit un œil, et à l’autre un nez !
Forêt un peu surréaliste, qui abrite au printemps, fidèlement, sagement, des tapis de jonquilles…

 

Prenez des bains de forêt !

 

la gaillarde conteuse

 

 

Partager cet article
Repost0

Au jardin, le 12 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 12 Août

 

Dans le potager, nul ne peut être plus rond, plus beau, plus brillant, plus coloré, plus lisse, plus ventru, plus feuillu, plus volumineux, plus joufflu, plus fessu, que le potiron !

Les fascinantes courges aux mille vertus trônent en reines et sont déjà un régal pour les yeux, avant de glisser, l’automne venu, dans mille mets délicieux.

Contempler, jour après jour, potirons et citrouilles, rend véritablement heureux, je vous le dis…

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Voyage au creux d’un arbre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Voyage au creux de l’arbre

 

 

De tout ce que je peux observer dans la nature, ce qui me touche et me plaît le plus, sont les pieds des troncs d’arbres, où la mousse et le lierre encadrent une ouverture qui semble une porte. Cette image me parle et m’attire, comme un lieu familier. Si je prends alors le temps de m’y relier et d’en respirer l’odeur, sans inviter le mental dans cette démarche, je sens que je rétrécis, comme l’Alice du conte. Je pénètre alors par la petite porte, je croise là quelques insectes soudains grands, je n’en ai aucune peur, car ici c’est autre chose. Et puis voici l’esprit de l’arbre. Il me reçoit, me fait asseoir sur une sorte de pouf végétal et il me tend, dans un gobelet de bois de rose, un mélange de sève et de  rosée. Puis il raconte… Et j’entends tant de choses que j’ignore. Je suis loin alors des pensées tissées comme une toile enserrant la terre, mais proche de l’or éternel de l’origine. Ces rencontres sont pour moi un repos. Elles me relient à tout le vivant et me rappellent qu’il vibre d’un même chant et que celui-ci retourne sans cesse au sacré dont il est né. À mon retour je vois à nouveau à quel point je suis soeur de l’animal, du végétal, du minéral, de l’eau, de l’air et de toutes les étoiles. Ces vérités qui ensuite se diluent dans la vague des jours et qui se régénèrent lors de chacun de mes voyages.


Ces voyages que j’aime

je vous souhaite les mêmes

 

la gaillarde conteuse 

 

Partager cet article
Repost0

Bouquet du Dimanche 8 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Le bouquet du Dimanche 8 Août

 

Je n’ai pu résister, dans ce coin de potager fleuri de rouge, à photographier pour vous cette abeille besogneuse en plein soleil, sur ce zinnia parfaitement lumineux. Je suis sûre qu’avec un brin d’imagination, vous arriverez à entendre son bourdonnement de plaisir. Ce sera donc votre bouquet de ce dimanche d’Août.
Dimanche ensoleillé, qui semble annoncer un temps différent. Et de saison !

En tout cas cet après-midi je vais rester dehors, dans un transat, à paresser.
Un livre, un chapeau et surtout, surtout, la rêverie, la somnolence, la quiétude en ce Dimanche…

 

Ah, j’oubliais la boisson, dont voici la recette :

Dans une cruche de verre remplie d’eau, glisser quelques feuilles de mélisse, un brin de thym, quelques pousses de sauge et de romarin, trois tranches de citron, une pêche coupée en gros morceaux. Bien remuer et poser cette cruche avec un verre, près de votre transat, à l’ombre, dans l’herbe…

Un délice garanti

Durant l’après-midi

 

Beau Dimanche pour vous

 

la gaillarde conteuse…

 

 

Partager cet article
Repost0

Au jardin, le 7 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Au jardin le 7 Août

L’ail récolté a été remisé à la grange où il disperse généreusement son parfum. Dans la journée les tresses d’oignons les rejoindront. Les tresses ainsi pendues facilitent la surveillance des bulbes, parfois sujets au pourrissement. Et cette année l’ambiance constamment humide les aura rendus plus fragiles. 
Un joli grillon s’installe dans cette même grange. Lassé je pense des soirées fraîches et des pluies, il a sûrement fini par se dire qu’il s’était trompé de saison et est venu s’installer pour l’hiver, dont nous sommes encore loin, malgré les apparences !

Le grillon du foyer…

Bonne journée ! 
la gaillarde conteuse 

Partager cet article
Repost0

Les charmes simples de l’existence

Publié le par Patricia Gaillard


Les charmes simples de l’existence

 

De temps en temps se coucher très tard ou se lever très tôt, c’est accéder à une autre dimension de la vie. Tout dort. Tout a lâché prise. Tout est absent. J’aime être face à la nuit, aux mystères, à cet ample silence fendu de temps en temps par le cri d’un nocturne ou le passage d’un camion, au loin, sur la nationale. Et puis cette discrète luminosité marbrée du ciel, et toutes ces étoiles comme des yeux d’or qui veillent. La surface de l’étang évoque soudain, je trouve, les romans de George Sand, parcourus d’esprits familiers. Et puis aussitôt voilà que nous rejoint Victor Hugo, et son poème Nuit qui se mêle à l’affaire, voyez comme les rencontres de la nuit sont des rêves…

 

Nuit

Le ciel d’étain au ciel de cuivre

Succède. La nuit fait un pas.

Les choses de l’ombre vont vivre.

Les arbres se parlent tout bas.

 

Le vent soufflant des empyrées,

Fait frissonner dans l’onde, où luit

Le drap d’or des claires soirées

Les sombres moires de la nuit.

 

Puis la nuit fait un pas encore.

Tout à l’heure tout écoutait.

Maintenant nul bruit n’ose éclore ;

Tout s’enfuit, se cache et se tait.

 

Tout ce qui vit, existe ou pense,

Regarde avec anxiété

S’avancer ce sombre silence

Dans cette sombre immensité.

 

C’est l’heure où toute créature

Sent distinctement dans les cieux,

Dans la grande étendue obscure

Le grand Être mystérieux.

 

Victor Hugo, une plume heureuse

 

et la gaillarde conteuse…

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Visite du 5 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Visite du 5 Août

 

Vous parler du temps ? Non…

Vous donner une recette ? non plus…

Vous parler du potager ? Je n’y suis pas allée…

Mais alors que dire ?

Que j’ai eu la visite de ce tout petit insecte, minuscule et brillant. 

Charmant !

 

la gaillarde conteuse

 

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>