Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le jardin du 25 Mai

Publié le par Patricia Gaillard

Poinsetia

Je sais, nous ne sommes pas à Noël et ce n’est pas la saison du poinsetia !
Sachez qu’ici chacun pousse et fleurit quand il le désire.

Le poinsetia, euphorbia pulcherrima, nous vient d’Amérique Centrale et du sud du Mexique. Contrairement à ce que nous pouvons croire les feuilles rouges ne sont pas les fleurs, mais des bractées. Les fleurs, elles, sont très discrètes, elles sèment sur les feuilles voisines un léger pollen jaune et produisent pour finir ce joli fruit vert en forme de cœur.

Cœur de graines du Poinsetia

Les aztèques utilisaient la sève de cette plante pour calmer la fièvre et ses pigments pour colorer les tissus.

En 1828, Joël Poinset, médecin et botaniste, ambassadeur au Mexique, la rapporta ici, d’où son nom.

Une très vieille légende aztèque raconte qu’une déesse eut une telle peine d’amour que son cœur en saigna. Les gouttes de son sang coulèrent sur cette plante qui accueillit dans ses feuilles ce rouge rubis et le garda.

Les aztèques disaient aussi que les guerriers morts au combat reviennent ici-bas pour en boire la sève qui donne l’éternité.


Je ne vous le conseille pas, car cette belle que l’on surnomme étoile de Noël est toxique, il faut la soigner avec précaution et en éloigner les enfants !


Vous chercherez l’éternité ailleurs... 

 

En Alsace on dit que le 25 Mai c’est la « froide Sophie, » le dernier jour du froid !

Eh bien il fait frrrrroid ! 
Bigre...

Couvrez-vous...

 

la gaillarde conteuse 

 

 

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 24 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 24 Mai

 

Et voici la lumineuse floraison des iris d’eau dont les fleurs apportent leur jaune d’or à ce mois de Mai mouillé. L’eau de l’étang est troublée par tant d’averses et partout la terre est gorgée d’eau. Le chant des grenouilles est suspendu, les chats évitent les rives dont les herbes trempées mouillent leurs pattes, les tourterelles se sont réfugiées dans le bois, pas loin, où les arbres font des parapluies et on entend au loin leur coucou à rallonge. Les libellules, que l’on voit depuis peu, choisissent plus consciencieusement encore que d’habitude, leurs heures de sortie. Le long du bord sauvage de l’étang les fleurettes sont joyeuses car les douches sont nombreuses et depuis hier on peut voir le Lychnis-fleur-de-coucou. Je ne vous en dis rien pour l’instant, mais j’y reviendrai...

Tiens, pendant que je vous parle, un nuage vient de céder la place au soleil, aussitôt les grenouilles lancent leur maladroites vocalises, quelques insectes percent l’air de leur bourdonnements pressés, un coucou chante et dans un trou de mur des pépiements aigus appellent des parents besogneux, submergés de travail.

Tout attendait ce précieux signal.

C’est impressionnant.

La pluie est donc comme une baguette, qui choisit quand on arrête et quand on reprend ?

 

Je vous souhaite une très bonne journée !

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Soyons oiseaux 8

Publié le par Patricia Gaillard

photo Sylvie Gaillard


Parole de pic épeiche

Je suis le pic épeiche. J’adore mon nom latin dendrocopos major, franchement ça en jette ! 
Je suis un être solitaire, du moins concernant mes semblables. Je vis par contre avec les arbres et je vis des arbres, mes indispensables compagnons. L’amour me prend cependant du temps et je commence mes démarches auprès de madame dès le mois de décembre, car nous sommes très longs à nous lâcher. Ce n’est que vers Février ou Mars que nous entrons vraiment dans le vif du sujet, poursuites, battements d’ailes, vocalises, jeux de cache-cache, tambourinages... on s’amuse. Tout cela aboutit à une union dont je tairai les détails par trop personnels. Après, ragaillardi, je prépare moi-même un nid, dans un creux d’arbre, en bon père, avant que madame n’y dépose quelques œufs bien blancs. Puis elle couve le jour et moi, galant, je fais les nuits. Quand nos marmots sont là, nous endossons ensemble, une vingtaine de jours durant, la corvée du nourrissement. Pfff, la partie pas facile ! 
Puis nous nous séparons, d’un commun accord et chacun prend avec lui une partie des enfants. Vous connaissez ça. Tout cela nous amène vers la fin d’avril. Une fois les enfants partis, vous imaginez bien que nous avons grand besoin, chacun de notre côté, de redevenir ermite !! Histoire de récupérer nos forces pour décembre prochain. 
Je me rends compte maintenant : solitaire ? si l’on peut dire !
Disons qu’on a besoin de temps pour se remettre
Des vacances, quoi,
Vous connaissez ça...

la gaillarde conteuse des oiseaux
oh pardon, du dendrocopos major
bien sûr 


 

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 15 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 15 Mai

 

Quand je vous disais que tout poussait ! Voyez ces cageots de merveilles cueillies hier au potager. Autant vous dire que nos assiettes vont contenir du vert, du vert, du vert... radis, brocoli, chou vert, chou-fleur, laitue Apia, pomme de terre Charlotte nouvelle, livèche, persil, ciboulette, échalote, ail, origan, pousses de mélisse. Si vous ne faites pas encore de potager, gageons que du coup l’envie va vous démanger de vous y mettre. Et vous aurez mille fois raison. Quel échange parfait avec la nature que de voir pousser, jour après jour, ce qui va nous nourrir bien sûr, mais qui va aussi nous soigner, car Hippocrate déjà disait :

« que ton alimentation soit ta première médecine »

 

Jardinez, jardinez

Et prenez ainsi grand soin de vous

 

la gaillarde conteuse

 

Je ne peux résister à vous montrer notre bouquet matinal de ces ancolies sauvages qui poussent en bosquets bleus dans cette forêt enchanteresse dont je vous ai déjà parlé !

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 14 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 14 Mai

 

Le trèfle rose est la fleur sauvage que je préfère. J’ai une véritable amitié pour lui. Son port, sa fleur à la fois ronde et hérissée, qui peut aller du rose très tendre, au rose plutôt violacé voire au rose bien vif, presque rouge, et puis ses feuilles à trois lobes qui parfois en ont quatre et qui portent alors bonheur. Lors de nos promenades matinales, j’en cueille quelques-uns, pas trop, pour ne pas voler à la nature ses graines fécondes qui recommencent le monde...

Juste ce qu’il faut pour conserver leur compagnie dans notre maison où leur vue et leur présence apportent du plaisir et de la paix. Vous aurez forcément remarqué le vase, une ancienne cafetière dégotée dans une brocante il y a quelques années, pour trois fois rien car elle n’avait plus de couvercle...

le vase et le bouquet font ici un duo parfait, que je vous offre

En cette journée de pluie quel doux décor...

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 13 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 13 Mai

 

Je suis toujours saisie par la fraîcheur simple des pâquerettes et des marguerites, ce sont ces fleurs que dessinent les enfants, qu’effeuillent les amoureux... je t’aime, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout. C’est le nombre de pétales qui décidera, ce n’est pas l’amoureux. Eh oui, bien des choses ainsi nous échappent dans ce monde.

Au jardin tout pousse magnifiquement. Dans les serres, salades, radis, choux verts, brocolis, choux-fleurs, pommes de terre, échalotes et ail blanc nous font déjà une belle diversité dans l’assiette. Les tomates, cette fois installées à demeure, vont bon train. Nous avons vu déjà une fleur. Les navets, dans les châssis, déploient de grandes et belles feuilles et les racines vont maintenant grossir. Le navet nouveau est un beau légume, sa peau est nacrée, blanche et violette et il est délicieux. Nous saurons, le moment venu, l’accueillir dignement.

L’ancien et le nouveau persil rivalisent. Pour l’instant c’est l’ancien qui est roi, mais il va fleurir et devra alors céder son trône. Chacun son tour. Le nouveau se prépare, grandit, grossit, verdit, frise, il sera fin prêt pour l’investiture !

 

Quoi de plus vivant qu’un jardin

Quoi de plus étonnant

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 12 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 12 Mai

 

Levée au lever du jour, je petit-déjeune près de la porte de la cuisine entrouverte vers le dehors. Un concert de chants d’oiseaux résonne dans les prés, les champs et les bois d’alentour. Depuis très longtemps je n’avais pas entendu tant d’oiseaux à la fois. Et puis derrière la porte un bel escargot de Bourgogne avance doucettement sur la terrasse. Ceux-là aussi se font rares. Quel matin rare que ce matin... je savoure. Tiens, voici Katzy, le chat, qui entre par la fente de la porte en même temps qu’une volute d’air humide et frais et je reçois un miaou poli. Eh bien en voilà des visites ce matin ! Mon cher jardinier ne va pas tarder à se réveiller, le mois de Mai appelle les jardiniers. Une espèce de bonne énergie vivifiante me parcourt. Quel bon début de journée...

 

Mmmm ce café sent bon

La vie aussi

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 11 Mai

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 11 Mai

 

Dimanche, en fin d’après-midi, la lumière était dorée, je me suis dit « bon moment pour aller rendre visite au petit chêne et prendre, peut-être, une photo pour mes lecteurs »

Voici donc cette photo, sans fard et sans trafic, l’image exacte et fidèle du petit chêne dans son décor de soleil, d’eau chantante, d’herbes tendres et de pâquerettes.
Je ne vous le fais pas dire : il est carrément magnifique !! 
Contemplez un instant, en ce mardi pluvieux, la verdeur, la lumière, la beauté simple de cet arbrisseau et patientez... peut-être verrez-vous alors qu’il est le vrai miroir de votre propre beauté

 

Et cette pluie, ce matin, qu’est-elle donc ?

 

À son sujet voici ce qu’un ami m’écrit...

 

« Une bénédiction du ciel, qui nourrit et lessive nos vies, emportant avec elle plus que des grains de poussière, elle nous apporte la fluidité qui nous manque... »

 

La gaillarde conteuse du petit chêne

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 9 Mai

Publié le par Patricia Gaillard

photo Sylvie Gaillard


Parole d’écureuil

 

Tiens, tiens, qu’est-ce-que c’est que ça ? Une plante ? Un caillou ? Un arbre ? C’est bizarre et ça ne m’attire pas du tout. Je l’ai pourtant déjà vu souvent, au pied de ce sapin, près de l’étang, je l’ai même une fois touché de la patte, drôle de matière, pas du tout mon truc. Moi j’aime l’écorce, les feuilles, l’herbe, les graines. Oh que je peux adorer les graines. En ce moment j’ai de la chance car les derniers morceaux de pommes de pin pourries lâchent en tombant au sol leurs dernières graines. Elles sont moins bonnes qu’il y a quelques semaines, mais je n’ai pas les moyens d’être difficile, alors je m’en contente, ce qui veut dire que je suis content. Mais vous ne savez peut-être pas vraiment quels sont mes goûts, je vais vous le dire. En ce moment je termine quelques baies d’églantines. Et puis je me régale de bourgeons, de fleurs, d’escargots, je ne rechigne pas non plus devant deux ou trois insectes et même devant quelques œufs d’oiseaux. Eh bien si. Ne faites pas la grimace. Je suis désolé, j’ai besoin de protéines.

Et puis vous êtes peut-être mal placés pour juger ma subsistance.

Si nous parlions un peu de la vôtre ?

Je sens que je pose ma patte où ça fait mal

Eh oui...

Bon, je reviens à ce truc, je me demande bien ce que ça peut être...

 

Oh et puis ça m’est bien égal

Allez, je retourne quêter ma nourriture

Y’a que ça de vrai !

 

la gaillarde conteuse des bêtes

 

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 4 Mai

Publié le par Patricia Gaillard

photo Sylvie Gaillard


Le jardin du 4 Mai

 

Je suis la grenouille. Si si, regardez bien l’image, vous le verrez, même si je suis « couleur locale. »Il le faut bien, pour tromper ceux qui rêvent de me croquer. J’ai donc reçu la couleur de la terre, des branches, des mousses, de l’eau, des herbes sèches. Mon petit vêtement de camouflage. On reçoit ce dont on a besoin.

Aujourd’hui je reste silencieuse, car si j’aime bien la pluie, elle n’inspire pas mon chant. Oui, je sais, vous trouvez le mot chant mal utilisé, pour vous c’est un coassement malhabile et grossier. Si je puis me permettre, certaines de vos musiques ne valent pas bien mieux, alors ne vous mêlez pas de juger ainsi mes vocalises. Elles plaisent en tout cas à celui qui m’intéresse et qui va, avec moi, se reproduire dans de gracieuses virgules frétillantes, dont quelques-unes nous succèderont. Et notre mission, une fois de plus, sera accomplie. Ouf. Voilà pourquoi je chante, alors la qualité de la mélodie et de la voix, franchement on s’en fout !! On n’est pas ici sur la scène de « the voice » mais sur un bel étang où la vie vibre et se déploie magnifiquement. Et toc. 


et hop

je saute

plouc

dans l’eau

 

la gaillarde conteuse des étangs

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>