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Voyage au creux d’un arbre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Voyage au creux de l’arbre

 

 

De tout ce que je peux observer dans la nature, ce qui me touche et me plaît le plus, sont les pieds des troncs d’arbres, où la mousse et le lierre encadrent une ouverture qui semble une porte. Cette image me parle et m’attire, comme un lieu familier. Si je prends alors le temps de m’y relier et d’en respirer l’odeur, sans inviter le mental dans cette démarche, je sens que je rétrécis, comme l’Alice du conte. Je pénètre alors par la petite porte, je croise là quelques insectes soudains grands, je n’en ai aucune peur, car ici c’est autre chose. Et puis voici l’esprit de l’arbre. Il me reçoit, me fait asseoir sur une sorte de pouf végétal et il me tend, dans un gobelet de bois de rose, un mélange de sève et de  rosée. Puis il raconte… Et j’entends tant de choses que j’ignore. Je suis loin alors des pensées tissées comme une toile enserrant la terre, mais proche de l’or éternel de l’origine. Ces rencontres sont pour moi un repos. Elles me relient à tout le vivant et me rappellent qu’il vibre d’un même chant et que celui-ci retourne sans cesse au sacré dont il est né. À mon retour je vois à nouveau à quel point je suis soeur de l’animal, du végétal, du minéral, de l’eau, de l’air et de toutes les étoiles. Ces vérités qui ensuite se diluent dans la vague des jours et qui se régénèrent lors de chacun de mes voyages.


Ces voyages que j’aime

je vous souhaite les mêmes

 

la gaillarde conteuse 

 

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Bouquet du Dimanche 8 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Le bouquet du Dimanche 8 Août

 

Je n’ai pu résister, dans ce coin de potager fleuri de rouge, à photographier pour vous cette abeille besogneuse en plein soleil, sur ce zinnia parfaitement lumineux. Je suis sûre qu’avec un brin d’imagination, vous arriverez à entendre son bourdonnement de plaisir. Ce sera donc votre bouquet de ce dimanche d’Août.
Dimanche ensoleillé, qui semble annoncer un temps différent. Et de saison !

En tout cas cet après-midi je vais rester dehors, dans un transat, à paresser.
Un livre, un chapeau et surtout, surtout, la rêverie, la somnolence, la quiétude en ce Dimanche…

 

Ah, j’oubliais la boisson, dont voici la recette :

Dans une cruche de verre remplie d’eau, glisser quelques feuilles de mélisse, un brin de thym, quelques pousses de sauge et de romarin, trois tranches de citron, une pêche coupée en gros morceaux. Bien remuer et poser cette cruche avec un verre, près de votre transat, à l’ombre, dans l’herbe…

Un délice garanti

Durant l’après-midi

 

Beau Dimanche pour vous

 

la gaillarde conteuse…

 

 

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Au jardin, le 7 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Au jardin le 7 Août

L’ail récolté a été remisé à la grange où il disperse généreusement son parfum. Dans la journée les tresses d’oignons les rejoindront. Les tresses ainsi pendues facilitent la surveillance des bulbes, parfois sujets au pourrissement. Et cette année l’ambiance constamment humide les aura rendus plus fragiles. 
Un joli grillon s’installe dans cette même grange. Lassé je pense des soirées fraîches et des pluies, il a sûrement fini par se dire qu’il s’était trompé de saison et est venu s’installer pour l’hiver, dont nous sommes encore loin, malgré les apparences !

Le grillon du foyer…

Bonne journée ! 
la gaillarde conteuse 

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Les charmes simples de l’existence

Publié le par Patricia Gaillard


Les charmes simples de l’existence

 

De temps en temps se coucher très tard ou se lever très tôt, c’est accéder à une autre dimension de la vie. Tout dort. Tout a lâché prise. Tout est absent. J’aime être face à la nuit, aux mystères, à cet ample silence fendu de temps en temps par le cri d’un nocturne ou le passage d’un camion, au loin, sur la nationale. Et puis cette discrète luminosité marbrée du ciel, et toutes ces étoiles comme des yeux d’or qui veillent. La surface de l’étang évoque soudain, je trouve, les romans de George Sand, parcourus d’esprits familiers. Et puis aussitôt voilà que nous rejoint Victor Hugo, et son poème Nuit qui se mêle à l’affaire, voyez comme les rencontres de la nuit sont des rêves…

 

Nuit

Le ciel d’étain au ciel de cuivre

Succède. La nuit fait un pas.

Les choses de l’ombre vont vivre.

Les arbres se parlent tout bas.

 

Le vent soufflant des empyrées,

Fait frissonner dans l’onde, où luit

Le drap d’or des claires soirées

Les sombres moires de la nuit.

 

Puis la nuit fait un pas encore.

Tout à l’heure tout écoutait.

Maintenant nul bruit n’ose éclore ;

Tout s’enfuit, se cache et se tait.

 

Tout ce qui vit, existe ou pense,

Regarde avec anxiété

S’avancer ce sombre silence

Dans cette sombre immensité.

 

C’est l’heure où toute créature

Sent distinctement dans les cieux,

Dans la grande étendue obscure

Le grand Être mystérieux.

 

Victor Hugo, une plume heureuse

 

et la gaillarde conteuse…

 

 

 

 

 

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Visite du 5 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Visite du 5 Août

 

Vous parler du temps ? Non…

Vous donner une recette ? non plus…

Vous parler du potager ? Je n’y suis pas allée…

Mais alors que dire ?

Que j’ai eu la visite de ce tout petit insecte, minuscule et brillant. 

Charmant !

 

la gaillarde conteuse

 

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Au jardin, le 4 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Au jardin, le 4 Août

 

Taillé au printemps, notre grand laurier-sauce fait de belles pousses neuves. J’avais accroché dans la grange les branches taillées qui sont à présent sèches. Je viens de détacher, une à une, les feuilles sans défauts et voici, dans un pochon de papier, ma réserve de laurier-sauce pour quelques mois.

Autour d’un rôti, deux de ces feuilles accompagnent subtilement l’oignon, la carotte, l’ail et le persil, pour une sauce traditionnelle et toujours appréciée. Notre tribu aime de temps en temps un quartier de bonne viande savamment mijotée, tout en sachant que nous sommes à l’aube d’une ère qui devra, pour exister, être végétarienne.

Et nous le deviendrons !

Grâce au potager…

 

Bonne et belle journée

 

la gaillarde conteuse

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Au jardin, le 3 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Au jardin, le 3 Août

 

Le jardinier a travaillé tout le jour, il a récolté l’oignon, l’échalote et l’ail, car les pluies menacent encore et ces plantes bulbeuses n’apprécient guère une trop grande humidité. Pour les sécher il les a couchés dans les serres, ils seront au sec et profiteront de la tiédeur du lieu. L’oignon est très beau, l’échalote très grosse et l’ail magnifique. Bonne année pour les bulbes ! L’humidité ambiante bien sûr en a tout de même atteint certains qui, pourris, ont été jetés au compost. La récolte cependant est très satisfaisante et durera l’année à venir. Merci au potager !

Ah la la l’oïdium se propage. C’est un champignon et cette atmosphère humide et tiède lui convient à merveille. Cornichons, concombres, tomates sont atteints, et mon pauvre petit chêne en est tout gris et triste. Je vais reprendre mon vaporisateur, avec un litre d’eau de notre source mêlée à 10 cl de lait et je vais partir chasser l’oïdium au jardin chaque semaine.

Je vous donnerai des nouvelles…

 

Que votre journée soit délicieuse !

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

 

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Au jardin, le 2 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Au jardin, le 2 Août

 

Scarabée métallisé vert et doré. C’est une visite qui me fait toujours plaisir. On le dirait mort, ne vous y fiez pas, quand il est observé, ou touché, il fait le mort. Ruse de scarabée. Les insectes à carapace ont souvent de jolies couleurs. On s’émerveille devant les documentaires qui nous présentent des espèces lointaines, cela ne doit pas nous faire oublier la beauté que nous croisons chaque jour, juste à côté, parfois dans même dans nos maisons.

Oh les tomates sont généreuses en ce moment, mais certains pieds vont périr, ça se voit. Ça y est, les carottes sont encore petites, mais nous commençons à les consommer. Les betteraves rouges sont à leur sommet, ah la la, mais que c’est bon. J’ai fait cuire des choux-raves, violets, tendres (sauf un ou deux) voilà aussi un bon légume. Mon cher jardinier m’a dit ce matin : « je vais cueillir bientôt les premiers haricots » que voilà donc une bonne nouvelle. Les courgettes sont paresseuses, aussi bien les vertes que les jaunes. Il y en a eu trois ou quatre, et puis plus rien. Les pieds sont très beaux, mais les courgettes coquettes se font attendre. Il y a chaque année des bouderies inexpliquées de légumes. Mais nous avons de belles salades vertes, semée en ligne large, en mélange de variétés, puis cueillies jeunes, soigneusement coupées au couteau au-dessus des racines, elles repoussent. Merveille !

 

Tout pousse, tout est beau, tout est vert, au potager d’été…

 

la gaillarde conteuse

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Le bouquet du Dimanche

Publié le par Patricia Gaillard

un bouquet rutilant


Le bouquet du Dimanche

 

Bien sûr le temps est incertain

Bien sûr on sent le soleil, mais les nuages l’emportent, ils sont décidément forts

Bien sûr il y a maintenant un léger parfum de pluie dans le vent tiède
Bien sûr de lents et gros roulements de tonnerre résonnent au lointain

Allons-nous y échapper ?

 

Qu’importe, après tout, tournez-vous plutôt vers le bouquet que je viens de composer pour vous.

Grenat, jaune et orangé, ne resplendit-il pas et sa rutilance (fichtre, ce mot existe-t-il… moi j’dis que oui, car il est beau !) et sa rutilance, donc, ne peut-elle pas vous faire oublier jusqu’à la lourdeur de ce premier jour d’Août, si vous êtes capables de vous laisser aller à le contempler ?
Il m’est avis que c’est votre genre… 

 

Je vous souhaite une très belle bonne après-midi ⛅️⚡️

 

ouhh v’la qu’y pleut…☔️☂️☔️☂️☔️☂️

 

la gaillarde conteuse

 

et une jolie punaise !

 

 

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Les charmes simples de l’existence

Publié le par Patricia Gaillard


Les charmes simples de l’existence

 

Voici le poêle à bois. Il n’est pas relié à la trop vieille cheminée, occupée régulièrement par une ruche d’abeille sauvage. Il n’est pas relié et n’est donc jamais allumé. Mais il est là et porte en lui tous les feux qu’il a accueillis dans son âtre et il s’en dégage vraiment quelque chose. Sa faïence bleue me rappelle les poêles de ma chère Alsace, qui étaient toujours si chauds en ces vieux temps d’hivers rudes.

Ce poêle à bois maintenant est à la retraite, il dort. Près de lui un petit panier conserve, en souvenir, quelques bûchettes qui semblent attendre un joyeux crépitement…

Là aussi, sur le dessus, ronflotait une ancienne bouilloire qui avait procuré des générations d’eau chaude, au temps où elle ne coulait pas comme par magie au robinet !

 

Si vous étiez ici, je vous servirai un thé rouge au citron et une madeleine tiède…

 

la gaillarde conteuse 

 

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