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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - La vieille Finlande - Le kalevala - introduction

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
La vieille Finlande

LE KALEVALA

 

introduction

Nous allons laisser derrière nous les pyramides, hiéroglyphes, dieux, lapis-lazuli et autres merveilles de cette ancienne Egypte, pour nous diriger cette fois vers une mythologie méconnue. Je ne la connaissais pas, c'est vous dire ;-)
Elle m'a été soufflée par quelqu'un qui m'est cher et au-delà de mon désir de lui faire plaisir, nous gagnerons tous à la découvrir.
Il y a donc encore sur cette terre des récits fondateurs inconnus de la plupart... Moi j'dis, il faut y aller voir !
De plus j'aime fourrer mon nez dans des vieux écrits qu'on oublie, et quand je dis des écrits, que nenni, cette mythologie a toujours été transmise oralement, essentiellement par le chant, qui pouvait comprendre jusqu'à 30 000 vers et durer plusieurs jours ! Franchement, serions-nous encore capables de cela ?

Faut-il s'en inquiéter, je pense que non, je crois qu'il se trouve toujours une gardienne ou un  gardien qui empêche l'extinction de la mémoire des peuples et qui tient, bien conservés dans sa parole, les mots inspirés par les dieux pour guider les hommes

C'est l'écriture quand même qui sauvera ce trésor Finnois.
Au milieu du 18è siècle, l'évêque Finlandais Porthan commencera un recueil. Mais il faudra aussi chercher plus loin, plus haut, aux sources, dans les provinces russes, c'est ce que fera ensuite, vers 1820, le Docteur Topélius (j'adore ce nom)
Puis le docteur Élias Lönnrot  achèvera l'oeuvre commencée par ses prédécesseurs, en réalisant un impressionnant, laborieux et aventureux collectage.
En 1849 son ouvrage sera édité sous le nom de KALEVALA
Il comptera 22 800 vers en cinquante chants !


Mais je condenserai, je sais faire

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 13

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
13

Anoupou versa ce breuvage dans la bouche entrouverte de Bitiou...

 

Celui-ci tressaillit de tout son corps, son coeur retrouva sa place, un sang neuf et fort inonda toute sa chair, il devint grand, fort, large et noir, à son front était une tache blanche triangulaire, sur son dos se déployèrent largement deux ailes d'aigle et sur sa langue on pouvait voir l'image d'un scarabée. Il était devenu APIS, le taureau sacré. Il fit monter Anoupou sur son dos. Quand ils arrivèrent au palais de pharaon, on leur fit des fêtes, pendant des semaines et des semaines sur la terre entière d’Egypte, pour fêter ce miracle. Un soir APIS entra au harem, s’adressa à la favorite et se fit connaître. Dans la nuit, après la joie roulée dans les grands draps de lin, elle dit à pharaon :
"Si tu écoutes les dieux, écoute-moi, sacrifie cet APIS et offre-moi son foie et ses deux reins." (ça nous rappelle une histoire, hein ? une histoire de chez nous, vous voyez, l’imaginaire des hommes, quel que soit le lieu, quel que soit le temps, vient et court de la même source)
Pharaon l’écouta. On fêta APIS longuement, royalement, mais on l’égorgea. Deux gouttes de son sang tombèrent de part et d’autre de la porte décorée de lapis-lazuli du palais du roi, deux Perséas poussèrent là, spontanément, un de chaque côté. On les vénéra, on leur fit mille offrandes, le roi se mit debout sous le premier, la favorite sous le second, le Perséa, dans un bruissement de feuilles, à son oreille se fit connaître – plus tard, toujours à ce moment si bien choisi, la favorite dit à pharaon :
"Si tu écoutes les dieux, écoute-moi ! coupe les deux Perséas !

pharaon l’écouta, mais un mince copeau de bois sauta dans la bouche de la favorite, qui l’avala et conçut un enfant. Plus tard elle mit au monde un prince, on lui donna des nourrices, des remueuses pour le bercer, des danseuses pour l’éduquer, les sept Hators se penchèrent sur son lit, mais elles restèrent muettes, car ce prince était le bois du Perséa, qui était le sang du taureau, qui était Bitiou métamorphosé.
Ce n’était pas une naissance, c’était une renaissance, c’était un OSIRIS.
Il régna vingt ans sur l’Egypte, et je suis prête à parier qu’il avait tout pour séduire, et épouser et concevoir des héritiers.

 

et le papyrus termine ainsi :
 

Il est fini en paix ce livre écrit par le scribe Enanah
quiconque parle de ce livre, que Thot guide son pas

 

Moi j’ajoute : cette histoire longue est terminée, posez-la dans le panier de jonc où repose votre cœur et laissez-la chanter

Adaptation de Patricia Gaillard - conteuse

 

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 12

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
12

 

LES DEUX FRÈRES
suite

le roi devint tout songeur...

"D'où vient ce parfum dans mes vêtements ?" demanda-t-il au chef des blanchisseurs. Alors celui-ci passa des heures penché sur l'eau à essayer de comprendre. Il finit par trouver la boucle de cheveux et l'apporta au palais. Tous les scribes-magiciens-savants l'étudièrent. Ils étaient tous d'accord : ces cheveux venaient du val de l'acacia, d'une fille qui portait en elle toute l'essence des dieux.
Rien n'arrête un pharaon. Il la trouva un jour. Bitiou était à la chasse, elle était seule... il l'avait tant espérée, tant désirée, qu'il l'emmena au palais et en fit sa favorite. Mais elle, après la joie roulée sous les grands draps de lin, lui dit "si tu écoutes les dieux, écoute-moi, va couper l'acacia.
Le roi fit couper l'acacia.
Le coeur de Bitiou, trahi, roula au sol, petite baie de pierre rouge.
Bitiou tomba sans vie dans les racines de l'acacia.
À cet instant, justement, Anoupou rentrait dans sa maison. On lui lava les mains, on lui tendit une coupe de vin, mais le vin se troubla étrangement et Anoupou se souvint des paroles de son frère. Il prit aussitôt son bâton, ses sandales et partit pour la vallée de l'acacia. Il y trouva son frère, mort une seconde fois. Il ramassa la boue et la poussière et à nouveau se barbouilla le visage. Puis il se mit à chercher ardemment le coeur de Bitiou. Il chercha des jours, des mois, des années peut-être... un jour il trouva la baie de pierre rouge. Dans un bol de terre il la mêla à l'eau du lac, fils du Nil, puis il versa ce breuvage dans la bouche entrouverte de Bitiou.

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique - 11

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
11

LES DEUX FRÈRES
suite

il se nourrissait de petite chasse et vivait seul...

Au bout de 77 jours, RÂ et KNOUM vinrent le trouver et ils souffrirent avec lui la peine de son coeur posé dans l'acacia. Puis RÂ dit à KHNOUM
"Modèle une beauté qui sera ma fille et qui sera sa compagne"
Alors KHNOUM, le dieu-potier modela soigneusement une exquise créature, et il est dit dans le papyrus que les sept Hator se penchèrent ensemble sur son corps tout neuf et firent ensemble cette prédiction navrante,
"Cette femme mourra d'une mort violente"
Savez-vous que dans les légendes égyptiennes les sept Hator ont le même rôle que les fées dans nos contes merveilleux ?
Sa compagne était belle, Bitiou la désirait beaucoup, beaucoup, mais...
En tout cas il lui montra son coeur au creux de l'acacia, posé là, vulnérable et fragile dans son berceau de feuilles. Et puis les mois passèrent, la femme trouva bien difficile de ne pouvoir toucher que le coeur...
Un jour Bitiou était parti à la chasse et sa compagne se promenait près de l'acacia. Le lac, fils du Nil, désira la toucher de son eau. Alors l'acacia, qui veillait, coupa une large boucle luisante et noire de ses cheveux, la jeta dans l'onde, qui l'étreignit et l'emporta comme un cadeau d'amour. Les eaux portèrent la mèche jusqu'aux rives où travaillaient les blanchisseurs du roi. Le parfum des cheveux se mêla au linge du roi, lin blanc éclatant.
Quand le roi découvrit ce parfum inconnu, il devint tout songeur...

À DEMAIN

la gaillarde conteuse...

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