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Le joueur de flûte de Hamelin - Partie 1

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le temps des contes

Le joueur de flûte de Hamelin - Partie 1 

Légende allemande rapportée par les frères Grimm

Version de Patricia Gaillard

 

Au lever du jour, j'entends parfois de petits pas dans le grenier. Notre chat qui vieillit ne chasse plus et les loirs l'ont bien remarqué, les finauds. Il nous faut donc nous réhabituer aux petits pas dans le grenier. Quelle maison de campagne n'est pas visitée par quelques rongeurs... ça me rappelle une histoire...

 

_______________________________

 

Hamelin était une petite ville adorable, pleine d'artisans admirables, bouchers, charcutiers, savetiers, tailleurs, orfèvres et fourreurs... Chacun faisait de son métier un art, achetait, vendait, mangeait souvent du lard et des mets délectables.

C'était vraiment une ville remarquable.

Et puis ils avaient beaucoup beaucoup beaucoup d'enfants... On les voyait partout qui jouaient sur les places, autour des églises et dans les bois, près de la rivière.


C'était rare en ce temps-là un beau village comme celui-là.

 

De temps en temps, une fête rassemblait tous les habitants : des troubadours chantaient, jouaient de la mandoline, racontaient des histoires étonnantes. Ce jour-là chacun portait des vêtements de couleur :

rouges ceux des bouchers, avec des chapeaux ronds et roses comme des jambons.
Ceux des savetiers était verts, dans des cuirs doux et mous.
Les tailleurs portaient du velours orange avec des franges dorées 
les orfèvres des habits bleus brodés de perles de cristal
Les fourreurs avaient des costumes en soie grise bordée d'hermine et de vison.

Et au milieu de tous on pouvait voir le maire, qu'on appelait là-bas le bourgmestre, tout habillé de beau satin noir et violet qui lui donnait l'air d'une grosse aubergine brillante !

Ils dansaient tous, mangeaient des viandes et des gâteaux,

 

C’était rare, en ce temps-là, un beau village comme celui-là…


Vous savez, quelques jours après les fêtes, il reste des bouts de viande un peu pourrie et puis des miettes de gâteau un peu moisi, ça peut attirer les rats.

Mais non, par de rats à Hamelin ! car Hamelin c’est trop joli !

 

la suite demain...

 

la gaillarde conteuse 

 

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symboles, mythes, archétypes...

Publié le par Patricia Gaillard

Symboles, mythes, archétypes

Parmi les lectrices et lecteurs de ce blog, je sais que les conteuses et les conteurs sont nombreux. Voilà pourquoi j'aborde ici ces sujets. Parfois, au cours de stages que je donnais à des groupes de raconteurs, on me demandait de parler du cas si particulier des symboles. J'étais un peu empruntée, car si j'en ai une connaissance intuitive, je ne posséde pas l'art d'en expliquer savamment le sens. 
Cet après-midi, sous le figuier, près de notre étang, en lisant l'excellent ouvrage du non moins excellent Frédéric Lenoir Jung, un voyage vers soi, je suis tombée, à partir de la page 224, sur un chapitre consacré aux symboles, archétypes et mythes, qui a particulièrement retenu mon attention par sa richesse et sa qualité et je viens vous inciter à le lire. L'ouvrage entier d'ailleurs est merveilleux pour qui n'a pas lu l'œuvre (immense) de ce cher Carl Gustav et qui en cherche une très bonne et fidèle présentation. 

Dans l'ombre d'un figuier suave
En compagnie d'un Carl Gustav
Et d'un bon écrivain-philosophe
Je n'ai pas loupé une strophe ! 

Qu'on se le dise...

la gaillarde conteuse 
 


 

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Votre bouquet du Dimanche 10 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


Houla, il est tard pour vous offrir ce bouquet !
Mais ne dit-on pas que c'est le geste qui compte ? 
Il faut que je vous fasse une confidence, le jardinier et la jardinière sont unis depuis cinquante ans. Un demi-siècle de vie commune, c'est de l'or voyez-vous. 
Ce bouquet est un de ceux que nous avons reçus et il est symbolique, car si les roses jaunes consacrent la beauté intérieure et un mariage long et heureux, le violet évoque la fidélité, l'humilité. Voici probablement des ingrédients intéressants pour assaisonner une vie à deux ! 
je vous souhaite une excellente soirée 

la gaillarde conteuse 

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Le petit tailleur 3

Publié le par Patricia Gaillard


 

Sept d'un coup, ou le hardi petit tailleur
Collecté par les frères Grimm

version de Patricia Gaillard

(pour le Jardin des Contes de Pougne-Hérisson)

 

Partie 3 - FIN

 

Le géant était impressionné alors il invita le tailleur dans sa famille…. quelle famille !

Ils arrivèrent tous deux dans une caverne chaude. Des géants de toutes sortes étaient groupés autour d’un feu et dévoraient des moutons. De larges lambeaux de laine et de chair crue sanglantes pendaient à leurs grosses dents jaunes.

Après la soirée chacun se glissa dans son lit, mais le tailleur se sentit tout perdu sur son matelas immense, il préféra se blottir dans un bonnet de géant, qui trainait là, sur le sol, près des braises. Dans la nuit le géant arriva sur la pointe des pieds, il brisa le lit d’un coup de massue, convaincu d’avoir brisé le garçon du même coup. Le tailleur près du feu fila comme une souris dans la nuit noire…


Au matin il arriva devant un château, autour il y avait un parc herbeux, comme un grand lit vert tendre. Fatigué il s’y coucha et s’endormit. Vous noterez quand même que c’est la première fois qu’il est fatigué depuis le début de cette histoire.

Autour de lui tous les gens de la cour tourbillonnaient nerveusement quand ils virent la ceinture : SEPT D UN COUP ! C'est un héros, il faut prévenir le roi !

 

Le roi très intéressé par les mots de la ceinture, voulut mettre le tailleur à l’épreuve. Deux géants depuis longtemps, empoisonnaient véritablement la vie du royaume, deux géants voleurs et complètement criminels. 

"Tue-les, dit le roi et je te donnerai ma fille en mariage et la moitié de mon royaume. Pour t’aider je t’accorde une épée et cent cavaliers. Le tailleur accepta l'épée, mais refusa les cent cavaliers. Tout le monde le regardait. Si jeune, si maigre et si courageux !

 

Il fila loin dans la campagne et trouva très vite les deux géants endormis de part et d’autre d’un vieux chêne. Le tailleur ramassa une pleine poignée de cailloux, grimpa dans la ramure,  choisit un géant pour cible et bombarda allègrement sa grasse bedaine. Le géant se réveilla, secoua son compère et bien sûr l’accusa. Ils se  bagarrèrent  furieusement  et se rendormirent. Le tailleur recommença, avec l’autre géant cette fois-ci, qui se réveilla, secoua son compère,  et lui aussi l’accusa. La bagarre fut terrible, ils se flanquèrent des coups d’arbres, des coups de rochers et finirent par se tuer l’un l’autre. Alors le tailleur enfila leurs corps sur sa longue épée et abandonna cette brochette de géants…

 

Mais au château, le roi malgré sa promesse hésitait beaucoup à donner sa fille chérie et  la moitié de son royaume chéri, tout ça à un simple tailleur !!

Alors il ajouta deux épreuves imprévues : le garçon devait lui rapporter cette blanche licorne et cet étrange sanglier qui faisaient l'un et l’autre des dégâts importants sur ses terres. Le tailleur s’absenta à peine une heure, il revint même pas fatigué et victorieux vous vous en doutez. Ses succès précédents lui avaient conféré une belle assurance et rien ne semblait plus pouvoir lui résister. De sa main droite il tirait la licorne au bout d’une ficelle de soie, et de sa main gauche un sanglier féroce au bout d’une corde de lin. Et entre les deux cordes la ceinture brillait !

Le roi contraint et forcé fit un grand mariage. Mais sa fille fit la moue : « Moi, épouse de tailleur ! Cet être si petit, si maigre, oooooooooh non !"

Mais quand il raconta ses combats héroïques, une noblesse immense brillait à sa ceinture et la joie de ses yeux le rendait magnifique ! Alors ces deux-là s’épousèrent de partout. La moitié du royaume les fit riches… et heureux. 

C'est quand même merveilleux !

 

la gaillarde conteuse 

 

 

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