Eh oui, voici une Gaillarde. Celle-ci ne conte pas (du moins on ne l'entend pas) mais elle compte beaucoup dans notre jardin de rocaille. Ses teintes si vives et gaies rappellent les tissus Madras, ce coton tissé doux et agréable de Louisiane, des Antilles, de Guyane.
Les jours sans soleil (nombreux cet été) elle flamboie, même dans la grisaille, l'obscurité et la pluie.
Elle est une artiste parmi les fleurs
Et son costume haut en couleurs
Offre au regard joie et bonheur
Acceptez ce petit cadeau du cœur ❤️
la gaillarde conteuse
PS : petite confidence : 7 Juillet, mon cher jardinier et moi sommes unis depuis 52 ans...
Vous l'aurez remarqué, je ne soulève jamais ici les problèmes de notre monde contemporain, préférant vous inviter à la contemplation, au rêve, à la douceur de vivre.
Et puis quel discours tenir ? Il y en a pourtant un
Celui, extraordinaire, de mon cher Raymond Devos
Que vous pouvez découvrir par ici !
C'était en 1979,
Non ?
Si ! https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/raymond-devos-sketch-ironie-humour-politique-parlons-de-la-situation
Nous voici Jeudi, jour des mots malheureusement disparus de notre vocabulaire.
Cette fois des mots en B
Une bachelettebadaudait. Elle avait une jolie basquine en bombasin. Dans sa bougette étaient des biscotins, qu'elle appréciait alors qu'elle était brêche-dents. Elle a fini par croiser un brigandeau qui lui a offert des brignoles. Puis ils ont fait ensemble une partie de brusquembille.
Traduction :
Bachelette : jeune fille Badauder : perdre le temps
Basquine : jupe Bombasin : tissude soie
Bougette : sac de cuir Biscotin : biscuit craquant Brêche-dents : qui a perdu des dents de devant
Brigandeau : fripon
Brignole : sorte de prune
Brusquembille : sorte de jeu de cartes
je suis arrivée un peu tard... mais du coup ça me permets de vous souhaiter bonne nuit 🌙 🌙 🌙 🌙 🌙 🌙
la gaillarde conteuse
Pour réaliser ces textes je m'inspire de l'ouvrage LES MOTS DISPARUS - Pierre LAROUSSE
Les goûters de l'enfance laissent leur trace dans les mémoires. Dans ma jeunesse ils étaient pourtant simples. Jadis, dans nos écoles maternelles et primaires, nous avions classe de 8h à midi et de 14h à 16h. Ceci chaque jour sauf le Jeudi et le Dimanche. Pour le déjeuner nous rentrions chez nous, ou chez une tante, ou une grand-mère, tout le monde habitait le quartier. Le trajet entre la rue de mon école et ma rue Voltaire était assez long. Dans la pluie, la neige, le froid, le vent, le soleil, qu'importe, à 16h nous sortions comme des diables et rentrions chez nous, marchant ou courant, selon le temps qu'il faisait.
Chez moi nous n'étions pas riche, mais je me souviens encore de la tranche de pain et des carreaux de chocolat, ou de la tartine finement beurrée et confiturée, ou parfois beurrée et légèrement parsemée de sucre, ou des deux Chamonix à l'orange ovales et brillants, ou d'une fine tranche de cake s'il en restait du Dimanche, ou d'une tartine et d'un petit morceau de camembert. Je rentrais à 16h, l'estomac dans les talons et ce goûter qui m'accueillait était une vraie joie !
En ce temps-là les trois repas de la journée et le goûter étaient à heures régulières et très raisonnablement copieux. Donc à l'approche des repas, il faisait trèèèèèèès faim !
J'ai entendu récemment un médecin qui disait que pour manger sainement, nul besoin de livres ou de nutritionniste, il fallait tout simplement manger ce que notre grand-mère aurait pu nous servir.
Sage et joli résumé... pas mal d'aliments d'aujourd'hui peuvent donc aller se rhabiller... Pourquoi ne pas revenir à nos vieux goûters ?