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Le jardin du 27 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 27 Juillet

 

Nous voyons le végétal comme un organisme secondaire, nous utilisons même le mot légume pour évoquer un humain qui a perdu la majeure partie de lui-même.

Écoutons Stefano Mancuso dans son ouvrage l’intelligence des plantes :

« Il nous déplaît peut-être de nous rappeler que notre survie repose sur le règne végétal parce qu’une telle pensée nous donne une sensation de fragilité, nous oblige à reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres du monde. Si les plantes disparaissaient l’homme mettrait quelques mois à s’éteindre. Si nous disparaissions, les plantes auraient vite fait de recouvrir entièrement les vestiges de notre civilisation.

Tout tournerait autour de l’homme ?

Il serait le plus important de tous les êtres vivants ?

Le règne végétal représente 99,5 à 99,9 %

Animaux et humains représentent 0,1 % à 0,5 %

Le botaniste russe Kliment Arkodievitch Timiriazev disait :

« la plante est l’anneau de conjonction entre la Terre et le soleil »

 

Mes amis, nous sommes peu

Mais ce peu sait créer...

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 26 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 26 Juillet 


La linaire cymbalaire, linaire des murs, ruine de Rome, une plante qui est, à mes yeux, le symbole de la simplicité et de la grâce. Elle s’installe d’elle-même dans les creux des vieux murs et développe ses nombreuses feuilles rondes et dentelées, petites et légères où sont disséminées des fleurettes mauves à la gorge jaune. Aucune autre plante de ma connaissance n’égale la grâce de la linaire et je me sens toujours très honorée quand l’une d’elle apparaît dans un bout  de mur. Parfois une trop grande sécheresse lui ôte toute consistance, elle semble alors sèche et perd les jolies boucles de ses tiges. Mais une pluie, ou l’arrosage d’une plante voisine suffisent à la requinquer et la voici pimpante.  
« même pas peur » ! 
Son surnom a forcément trouvé sa source dans les ruines de Rome 😄
Elle vit ici en compagnie des fougères, dont il faudra que je vous parle également un de ces jours… car elles sont elles aussi des mondes bien particuliers, qui me fascinent.

que ce dimanche vous soit paisible...

La gaillarde conteuse 

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Le jardin du 25 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 25 juillet

 

Aïe aïe aïe, l’ail rose est minuscule. Autant l’ail blanc, planté en automne dans la serre, a donné dès le printemps des têtes aux caïeux joufflus et fermes, autant son frère rose donne des têtes petites. On pourrait même carrément dire « ridicules » mais n’allons pas vexer notre terre habituellement si généreuse. L’an passé cette récolte avait déjà été modeste. Peut-être que l’ail rose n’est pas rustique ici après tout. Et puis tout jardin, selon sa terre et le climat ambiant, développe un certain caractère. On apprend à le connaître seulement au fil du temps. C’est un compagnonnage, le jardinage…

n’empêche, le jardinier fait triste figure, il est habituellement mieux payé en échange de ses soins.


Le lait - presque maternel - semble avoir réussi au petit chêne. Je ne l’avais pas vu si joli depuis longtemps. Et puis depuis la taille ses feuilles se sont élargies, elles arborent un vert plus sombre et plus profond. C’est un convalescent à suivre de près et à visiter chaque jour, avec bienveillance. Je crois qu’il apprécie.

 

Le petit chêne couve

Des pousses invisibles

Je crois qu’il approuve

La douche comestible

Qu’il a reçue tantôt

Il revit et bientôt

Ouvrira le cœur clos

De sa jeunesse...

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 24 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


 

Vous aurez bien sûr remarqué que chez moi le visible et l’invisible se côtoient sans cesse et je ne peux me résoudre à ne considérer que ce qui se voit. Ici derrière chaque plante, chaque feuille, chaque fleur, chaque bête, il y a des mondes, inconnus certes et d’autant plus passionnants qu’ils offrent à mon imaginaire un terrain de jeu. Et ça, j’aime.

Aujourd’hui je vais vous offrir un petit dictionnaire que j’ai tricoté en m’inspirant des croyances populaires qui ne manquent pas de piquant. Je vous laisse le découvrir. Mais prenez-en bien note, car ces connaissances - démodées - pourraient vous sortir d’affaire plus d’une fois. Qu’on se le dise ! 
😄

 

Arbre : le couper est un crime contre les esprits de la nature qui vivent sous l’écorce. Ne prendre de ses branches que ce qui est nécessaire

Aubépine : sa branche sur la porte protège des orages. Ne jamais en faire un balai, il porterait malheur.

Avoine : crue elle rend l’âme joyeuse, l’intelligence vive et le teint clair

Bûche : les cendres de l’âtre au matin de Noël font dans la lessive un linge blanc sans pareil

Buis : fait fuir les serpents et les orages

Chêne : qui tue un chêne sain, se fâche avec Joseph le saint

Cosse : si on y trouve neuf pois, faire un vœu

Escargots : mettez à l’envers votre vêtement vous en prendrez des cents

Fiente : celle de la chèvre soigne les maladies d’oreilles. Celle du loup soigne les maladies de ventre. Celle du cochon soigne le mal des poumons. Celle de l’oie soigne la jaunisse.

Fougère : ses graines recueillies une nuit de St-Jean donne une vue surnaturelle

Gentiane jaune : source de jouvence. Boire la goutte de rosée au creux des feuilles. Elle ne doit contenir aucun insecte et le buveur ne doit avoir aucun ennemi

Hêtre : abrite dans son ombre les danses des fées. Jamais la foudre ne s’y risque. Celui qui s’y endort fait des songes délicieux

If : celui qui dort dessous ne saura plus son chemin

Jonquille : sept jonquilles ouvertes portent bonheur

Lézard : pour être heureux et riche, porter dans une chaussure une queue de lézard vert. La fiente de lézard rajeunit la peau

Luciole : « lumière du berger » Croisée la nuit de la St-Jean elle porte bonheur

Marguerite : effeuiller la marguerite n’a de sens que si le corps est face au soleil et qu’il est plus de midi

Mélisse : mettez un collier de Mélisse à un bœuf, il vous suivra sans corde

Noisette : les enfants qui en mangent beaucoup aimeront la géométrie

Noyer : somnoler près d’un noyer rend devin pour toute l’année. Ses feuilles cueillies à la St-Jean protègent de l’orage et du vent

Persil : pour une récolte serrée, l’enfant doit le semer

Pervenches : celui qui offre sept pervenches est un sorcier

Peuplier : trois feuilles de peuplier exaucent les rêves

Pivoine : sept racines de pivoines cueillies à la lune de minuit soignent la danse de saint Guy

Primevère : poudre de primevère rouge rend la virginité

Trèfle : deux amoureux qui en trouvent un à quatre feuilles, auront quatre filles et quatre garçons

Violette : manger la première violette du printemps met à l’abri des fièvres pour longtemps

 

Comment dites-vous ? Vous me trouvez de la mémoire… Je vais vous dire : pour bien la conserver, il faut porter une escarboucle en collier !

Vous voilà savants, chers visiteurs, ressortez de leurs livres de cuir ces antiques remèdes et vous résisterez quasiment à tout.
N’est-ce pas là une merveille ?

 

la gaillarde conteuse

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