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Le jardin du 27 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 27 Août

 

Il y a les chouettes et les hiboux, passagers de la nuit, vivant d’obscures chasses sous les lunes veilleuses. Il y a les fourmis, maîtresses de l’organisation au sein des fourmilières, de grandes cités où rien n’est livré au hasard. Il y a quelques reptiles, généralement discrets, comme s’ils savaient la crainte qu’ils inspirent. En voir donne toujours le frisson. Couleuvre ou vipère ? Allez savoir, on connaît la différence, mais la crainte est une embrouilleuse d’esprit. Savez-vous que le serpent est le premier à être devenu symbole pour l’humanité ? Non pas seulement à cause du serpent du paradis de la mythologie chrétienne, mais parce que, lié à la terre où il rampe, il représente la force primordiale qui anime toute vie. Puis il est devenu aussi symbole de connaissance, de sagesse comme de perfidie, de transformation et de renaissance, de dualité et de recherche d’équilibre. Riche, le serpent. Inquiétant, moi j’dis...

Il y a les vers de terre, hôtes de la terre aussi nombreux qu’invisibles, présent parfois en surface par les turricules rigolos en entassements de serpentins de terre.

Il y a les limaces, les taupes et le ragondin, il en a déjà été question. Sujets qui fâchent. Un peu...

Il y a les poissons de l’étang, ceux-là justement que zieute le héron. Perches et ablettes pour les petits, gardons et carpes pour les plus gros. Il faut veiller à leur bien-être, les nourrir de grains de blé cuits, à la belle saison. Veiller aussi à leur nombre, pour respecter leur espace vital. Quand les grains sont lancés on les voit tous arriver, frétillants à la surface de l’eau, gobant nerveusement cette chère provende.

Il y a les grenouilles. Plusieurs espèces, petites ou grandes, vert laitue ou kaki, à la peau lisse ou grumeleuse, mais toutes terriblement bruyantes au printemps, où leur concert commence d’un coup et s’arrête de la même manière. C’est curieux, il doit y avoir un chef d’orchestre dans cette histoire. Sans baguette ni queue de pie, mais un chef d’orchestre.

Il y a les escargots, le bourgogne que j’aime tant contempler et qu’on ne voit plus guère, même signe des temps que l’absence des concerts d’oiseaux du petit matin...

Ce n’est qu’en vivant avec la terre qu’on peut la connaître et tâcher de la préserver.


Nous sommes sur la terre, un jour nous serons dedans, tout est terre, sur cette terre... 

 

la gaillarde conteuse 

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Le jardin du 26 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Jardin du 26 août

 

Il y a les insectes autour de l’étang. Il suffit de s’asseoir et de se faire discret un long moment pour observer leurs allées et venues, ce monde s’affaire sans cesse. Être sauvage c’est passer le plus clair de son temps à se nourrir, s’installer, se reproduire, échapper, guetter, dévorer. Il y a cependant des pauses, la libellule par exemple semble parfois méditer sur une feuille sans prêter la moindre attention au vent qui secoue son tapis vert et elle s’obstine à garder dignement sa pose.

Il y a les lézards qui investissent les murets de pierre. Au début de l’été on les voit au soleil, immobiles, les yeux clos, comme en extase. C’est sûrement ces instants-là que notre chatte choisit lâchement pour les croquer. Elle ne devrait pas, mais elle ne sait résister. Les pauvres sont nombreux à circuler sans queue, celle-ci est restée entre les crocs du félin et leur a sauvé la vie. Une fois, grattant la terre de la rocaille, je suis tombée sur un groupe de leurs œufs, ils sont blancs et ont la taille des petits œufs de Pâques en sucre. Je les ai recouverts aussitôt d’une fine couche de terre, comme si je n’avais rien vu, mais j’avais la désagréable impression de cultiver du lézard pour mon chat ! La preuve, en ce moment j’en vois courir des minuscules, qui se tortillent comme des virgule; les petits nouveaux sûrement... Heureusement la chatte passe d’un fauteuil à l’autre, d’un coussin à un autre et dort comme une morte la majeure partie de la journée.

La période semble lui être somnifère.

Mais que peuvent être ses nuits ? Certes pas des chasses au lézard !

J’opterais plutôt pour des loirs car j’entends courir, parfois, au-dessus des plafonds. On dirait un bal !


Notre chatte va s’y inviter...

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 25 Août

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 25 Août

 

Je parle de notre jardin, des arbres, de l’étang, du potager. J’évoque assez rarement la faune qui y vit. Celle-ci est bien présente et ne manque pas de charme.

Il y a l’écureuil, un habitué. Si la saison froide le tient dans son logis où il hiverne, il sort cependant assez souvent, entre deux sommes, farfouille dans les herbes et les feuilles pour tâcher de retrouver les noisettes et les noix qu’il a cachées en d’autres temps. Je ne sais pas s’il trouve autant qu’il cherche, mais nous partageons parfois avec lui - ou plutôt avec eux - la récolte de l’année. Cela nous permet de les aider et de les observer. L’écureuil est un rat certes, mais un rat très gracieux avec un poil léger roux clair ou foncé, parfois même marron. Il est craquant quand il s’assied sur son derrière, appuyé contre sa queue touffue, large et longue comme lui, qu’il prend une noisette entre ses deux pattes et qu’il la grignote tranquillement. Et quand je dis tranquillement c’est exagéré, il jette sans cesse des regards inquiets autour de lui. C’est ça la sauvagerie, on a toujours peur d’un prédateur, d’une voiture, de quelque chose qui vous tomberait sur la tête. La survie c’est la méfiance. Les bêtes le savent bien.

Il y a le martin-pêcheur, remarquable par ses couleurs, de l’orange foncé et du bleu roi, droit comme un i quand il file vers un poisson et qu’il l’attrape avec une impressionnante vivacité. Il faut être fin observateur et silencieux pour voir ce petit oiseau guetter sa proie et fondre sur elle.

Il y a le héron, très fidèle à ce qu’en a dit Jean de la Fontaine dans sa fable :

Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,

le héron au long bec emmanché d’un long cou...

J’aime tant le voir debout près de l’étang dont il sait être le décor idéal. Mon époux le regarde d’un air noir, car l’affreux a son appétit de héron et il reluque, sans en avoir l’air, la surface paisible de l’eau. J’entends souvent des menaces, du genre « toi, un jour, pan ! »

Mais ce ne sont que des menaces, car mon cher jardinier sait fort bien qu’en cas d’héronicide - si je puis dire - je ferai la grève un certain temps à la cuisine ! Et ça, ici, c’est un chantage de choix.


Un héron, c’est beau

Et puis, n’est-ce pas ce même époux qui dit, par ailleurs, « faut que tout le monde mange ? »ˋ


Sans commentaire...

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 24 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Voici l’ouvrage dont je me suis essentiellement inspirée pour vous parler de sainte Hildegarde...

Le jardin du 24 août

 

Récapitulons. Hildegarde prescrivait en son temps des plantes en macérations dans du vin, en infusions, en décoctions, en compresses, en macérât huileux, en élixirs.

Elle avait aussi pour les pierres une grande considération. Elles étaient, disait-elle, présentes au commencement du monde où elles ont été chargées d’énergies vibratoires curatives.

Donc, si nous suivons cette créature inspirée, il nous faudra trouver l’équilibre du corps, de l’esprit et de l’âme en ayant recours aux légumes et aux fruits, à l’épeautre, aux oléagineux, aux plantes médicinales et aux pierres. Sans oublier la tempérance...

Ne dit-elle pas :

« L’âme aime la juste mesure »

« Lorsqu’un homme soigne son corps avec mesure, alors je joue pour lui de la cithare dans le ciel »

Et nous ajouterons bien sûr aux prescriptions de Hilde : la prière, étant bien entendu qu’à ce sujet chacun fait comme il veut, mais ça me rappelle une de mes vieilles voisines - qui n’est plus et qui s’appelait Juliette. Quand on avalait de travers en sa présence et qu’on s’étranglait, elle disait à chaque fois, l’œil malicieux :

« ohhh ! C’est passé par l’trou d’la prière, s’y servait plus souvent ça s’rait pas arrivé. »

 

Je vous laisse aller plus loin dans la découverte de notre chère Hildegarde, si c’est votre envie. Les ouvrages, produits, recettes ne manquent pas, elle est « à la mode. » Méfiez-vous tout de même, elle se « vend » bien, on en fait commerce. Je vous conseillerais d’aller plutôt « à la source » autant que possible.

 

Demain je reviendrai, avec le jardin !

 

la gaillarde conteuse

 

 

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