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11 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard


Me voici donc pour vous parler du sapin, cet arbre que nous plaçons au centre de cette fête de Noël. Qu’il soit grand ou petit, véritable ou non, on peut dire qu’il est dans tous les foyers, toutes les écoles et toutes les villes de notre civilisation occidentale. Il est devenu de nos Noëls le symbole premier. 

Le sapin était déjà sacré chez les celtes. Pour eux chaque essence d’arbre était liée à un mois lunaire et Décembre était le mois de l’épicéa, arbre de l’enfantement, de l’espoir sans cesse renouvelé, de la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la victoire de la vie sur la mort. Les celtes considéraient le 24 Décembre comme jour de la renaissance du soleil. 

 

Cet arbre  pris une place importante dans nos maisons à l’époque de Noël. Et cela perdure encore de nos jours, bien qu’il soit remplacé, de plus en plus souvent par le sapin en plastique, symbole, lui aussi, en quelque sorte, de notre triste séparation d’avec la nature. 

Autrefois, en Alsace, le sapin était placé dans la maison deux ou trois jours avant Noël et il était surtout religieux. À la pointe du sapin on mettait la plus belle pomme rouge du verger, cette fameuse pomme de la tentation. Puis on accrochait des hosties blanches au bout des branches, pour rappeler qu’il y a un pardon pour tout, finalement. On continuait avec de nombreuses pommes minuscules, rouges et frottées, qui devaient faire un bel effet à la lueur des feux de cheminée. On terminait ces décorations avec des fils d’argent, cheveux des anges, puis avec des étoiles et des lunes de sucre. 

Le firmament tout entier se trouvait alors là, au cœur de la maison. Et c’est près de lui, chaque soir de Décembre, après le repas familial et avant le coucher des enfants, que le père de famille prenait le livre des saints, parfois enluminé, et lisait l’histoire de celui du jour, dont le récit faisait faire à chacun un beau voyage, pendant que le vent du dehors mugissait et poussait le froid sous les fentes des portes. 


Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta parure...

 

Que cette journée de Décembre vous soit douce

 

Décembre et la gaillarde conteuse

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10 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

Votre Bouquet du Dimanche 10 Décembre 

Tout à l'heure, vers huit heures, j'étais déjà au jardin pour essayer de trouver une fleur pour ce Dimanche. Une tâche pas facile en cette saison. Et puis je suis passée devant le gros pot de la blanche Hélébore qui porte le joli nom de Rose de Noël.
J'avais grand espoir, mais dans les feuilles vert sombre, rien... pourtant... j'ai un peu écarté les branches et quelle a été ma surprise de découvrir, bien cachés, un bon nombre de boutons blancs !
Ouf ! Je ne suis pas les mains vides. 

Demain je vous parlerai de sapin 

Que la journée vous soit très douce 

Décembre et la gaillarde conteuse 

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9 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

Pour avancer vers cette nuit de Noël préparons nos demeures, garnissons-les de végétaux et de leurs symboles forts : le lierre qui signifie l’éternité et l’attachement jusqu’à la mort, les fruits des rosiers, rouges et ronds ou les baies d’églantiers et leur joyaux ovales de grenat, car leurs roses sont le symboles de l’amour envoyé du ciel à la terre. Les noix, qui symbolisent l’essentiel caché dans le superflu et notre vie intérieure à découvrir. Le gui, symbole d’immortalité et de prospérité et le houx qui rappelle le sang sur la couronne d’épines, tragique prémonition pour l’enfant qui va naître.

Tous ces décors plein de charme sont à portée de nos mains au détour des forêts et des haies de la campagne environnante. Tressés en couronnes, bouquets, guirlandes, ils font d’inégalables parures, participation naïve et forte de la nature. Et il y a ce sapin, qui symbolise lui aussi l’éternité, comme le buis, le laurier, le genévrier, l’if et le lierre qui restent verts tout l’hiver même par le plus grand froid. Ces plantes restent vertes, présentes, éveillées, comme si elles veillaient sur nous, qui sommes enfants de la nature, abandonnés jusqu'au solstice, à des forces mystérieuses. 

Je vous parlerai demain du sapin, car j’ai sur lui beaucoup de choses à dire, il est tout de même le roi de Noël et vous verrez que ce n’est pas pour rien...


Portez-vous bien !

 

Décembre et la gaillarde conteuse 

 

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8 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

L'année peu à peu s'épuise.
L’année, une de nos mesures du temps.

Ères, millénaires, siècles, lustres, ans, mois, semaines, jours, heures, minutes, secondes.
Et j’en passe…

Nous avons capturé le temps et l’avons classé en diverses tranches régulières. Et nous sommes contents. Nous avons inventé du même coup le retard, l’avance, la perte et le gain de temps, avoir du temps ou pas et même le donner.
Le temps-prise de tête !

Posons-nous un instant et regardons l’insouciance de l’oiseau, la patience du germe, la durée de la pierre, le calme de l’arbre, la paix de l’âne qui broute. Comme l'ignorance du temps les rend beaux et infiniment présents, pendant que nous courons en tout sens comme des vents.

Devenir parfois oiseau, germe, pierre, arbre, âne, pourrait nous faire grand bien et nous ramènerait dans notre part intemporelle, une part de choix…

N’est-ce pas cela qu’il serait bon de se souhaiter ? 

Bonne intemporalité !

la gaillarde conteuse

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