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Le jardin du 14 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 14 Novembre

 

Ce matin nous avons la visite d’une chenille, qui n’est autre que le futur Machaon, appelé aussi Grand porte-queue, papillon courant des jardins. Celui-ci pond ses œufs isolément, ce qui explique la nature solitaire de cette chenille. Elle demeure à proximité de la plate-bande des carottes, dont elle grignote les fanes, sans faire d’importants dégâts étant donné qu’elle est seule. Chez nous elle est heureuse et elle survit aisément car nous ne traitons rien au potager. Quand arrivera pour elle le moment de la nymphose, elle s’attachera à une tige avec une espèce de ceinture soyeuse qu’elle tissera soigneusement autour d’elle. Un travail long et difficile. Puis elle deviendra lentement chrysalide et ressemblera alors à un joli et délicat lampion pointu de papier japonais, vert ou marron. Contrairement à d’autres chrysalides, elle ne sera pas pendue tête en bas mais restera ceinturée ainsi à la tige choisie, jusqu’à l’instant d’en sortir... papillon.

 

La chrysalide n’est-elle pas symbole de nos limitations dont il faut un jour s’extraire pour s’envoler...

Je me plais à regarder ainsi cette très belle chenille sur ce fond de mousses éclatantes

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 13 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard

La pomme de terre attendrie observe la branchette de céleri


 

Le jardin du 13 Novembre 

 

Oh la, il me faut revenir à vous, car j’ai trouvé ce matin une branche de céleri rigolote et immédiatement je me suis dit « il faut que je la montre à mes visiteurs ». Mais oui, ça fait longtemps que je ne suis venue ici vous raconter mes petites sornettes !

Laissez-moi rêver : vous vous ennuyez

Cette branchette de céleri, avec ses boursouflures si régulières tout le long de la tige n’est pas banale. C’est une artiste ! Elle a pris des initiatives, elle s’est distinguée, elle s’est détachée du groupe, car sur le pied elle est vraiment la seule à avoir osé faire une chose pareille. Je l’ai posée à côté d’une pomme de terre, qui a eu un peu moins d’audace certes, moins de créativité, mais qui a retenu mon regard. Voyez donc son sourire, elle est ravie. 
Je vais créer dans un coin de ma cuisine, un petit groupe de légumes pas ordinaires

Le concours est ouvert à tous les habitants de notre cher jardin

Je pense que nous allons avoir quelques surprises. 

Je vous tiens au courant.

Bien sûr...

 

la gaillarde conteuse

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À bientôt

Publié le par Patricia Gaillard

Je prends congé de mon blog quelques jours... à bientôt 

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Le jardin du 7 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 7 Novembre

 

L’étang abrite des poissons blancs, essentiellement des gardons, des ablettes et quelques carpes. Nous ne sommes pas sûrs que ceux-ci trouvent ici de quoi se nourrir suffisamment, nous complétons donc avec les restes de pain que nous faisons fondre dans de l’eau et du blé que nous mettons à  macérer une douzaine d’heures dans de l’eau chaude. Celui-ci est prêt lorsqu’il se fend. On ne peut donner de blé cru aux poissons, car les grains gonflent dans leur estomac et ils peuvent en mourir. Ce blé est préparé trois fois par semaine dans une grande casserole et jeté aux poissons qui, attirés immédiatement, viennent par dizaines frétiller juste sous la surface de l’eau. Quand il fait froid ils cessent de se nourrir.

Nous avons remarqué que la poule d’eau venait après notre passage, grappiller les grains tombés sur la rive. Du coup nous lui en posons, à elle aussi, à l’endroit où elle se tient la majeure partie du temps. Une manière de l’aider, de la familiariser avec le lieu aussi, car nous apprécions bien sa présence.

L’eau de cet étang est très froide, car elle arrive de la source, qui est à 4 degrés, puis elle repart dans la rivière. C’est un étang courant. Nous avons essayé d’y introduire des plantes d’eau, nénuphars, élodées, mais rien n’arrive à s’installer. Le froid, sûrement. Par contre ça nous vaut une eau qui reste belle et dans laquelle nul ne risque de se baigner ! Ainsi cet étang reste un étang. Seuls les grenouilles, la poule d’eau, les canards colverts, le ragondin, le martin-pêcheur et occasionnellement le héron y sont vraiment à l’aise.
Les deux derniers étant ultra-motivés par les beaux poissons blancs !

Mais vous connaissez à présent la devise du lieu

«  il faut que tout le monde mange »

 

Prenez grand soin de vous

 

la gaillarde conteuse

 

 

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