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LA VIEILLE QUI COURT PAR LE TEMPS

Publié le par Patricia Gaillard

LA VIEILLE QUI COURT PAR LE TEMPS

 

Chaque année, au printemps, Mars et Avril se servent, sans vraiment réfléchir, dans le sac plein de pluies, gelées, soleils, vents, grêles, chaleurs, j’en passe et des meilleurs. Quand le coucou lance ses premiers appels, (n’oubliez pas alors d’avoir en poche un sou de riche, pour que le restant de l’an n’en soit pas chiche) quand le gros froid revient après des heures chaudes où déjà on pouvait croire l’hiver tout trépassé, quand les gels revenus font périr les fruits au ventre des pistils, c’est la faute de la Vieille qui court par le temps. Une fée ancienne comme le monde, (elles le sont presque toutes) qui passe Mars et Avril près des eaux de la seille, pour le simple plaisir de jeter quelques poignées d’hiver en plein printemps. C’est mettre des glaçons dans une soupe au pois !

Elle est surtout féroce certains jours qui sont ses préférés,
les trois derniers de Mars, les trois premiers d’Avril
où elle puise au sac des intempéries

tout ce qui y peut, de nos jours, exister
il vaut bien mieux alors ne rien semer
car ces jours glacés sans soleil
sont « les jours de la vieille »

Et voici une collection
de dictons...

Avril tantôt pleure, tantôt rit
Mars pluvieux, an disetteux
La lune d’avril nouvel

          Ne passe pas sans gel

On n’est pas sorti de l’hiver

          Qu’avril ne soit resté derrière

          Des fleurs que mars verra, peu de fruits tu mangeras

          Quand mars fait avril, avril fait mars…

 

Mais je rêve, nous voilà complètement hors saison !
Wouaouh je réparerai cela demain… ;-)

 

Allez, je vous mets en plus une photo qui n'a rien à voir... mais qui est jolie !
Jour de fantaisie...

 

La gaillarde conteuse…

 

 

 

 

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Ombre et Lumière

Publié le par Patricia Gaillard

OMBRE

Les habitants de Baume, dans un lointain jadis, se voyaient surnommés les « les bâtards de Baume ». Rabelais disait… « l’ombre d’une abbaye est féconde ». On dit qu’ici, ces « messieurs » agrémentaient l’austérité profonde où les avaient posés des principes de famille, de quelques girons doux qui savaient consoler tendrement, et mieux encore sûrement, leur isolement si rude. Mais que diable, (si je puis dire) ne sommes-nous pas tous faits de chair et de sang.

Certains vont jusqu’à prétendre qu’un long souterrain obscur reliait le couvent de Baume à celui des dames religieuses de Château-Chalon.

Commérages… vérités… diableries… humanités… ? Qu’en dites-vous ?

 

Sœur Jeanne ayant fait un poupon,

Jeûnait, vivait en sainte fille

Toujours était en oraison.

Et toujours ses sœurs à la grille.

Un jour donc l’abbesse leur dit :

« vivez comme sœur Jeanne vit,

fuyez le monde et sa séquelle. »

toutes reprirent à l’instant :

« Nous serons aussi sages qu’elle

quand nous en aurons fait autant. »

Jean de la Fontaine

 

Voilà donc qu’à ce récit le Diable a pris sa part, donnons la sienne à Dieu, ainsi tout sera dit.

 

LUMIERE

Dans cette abbaye de Baume la règle, comme à Cluny, imposait aux moines à la fin du réfectoire, de rassembler soigneusement toutes les miettes de pain échappées du repas et de les manger… avant la fin de la lecture, impérativement. Ce rite devint ce qu’ils deviennent tous, une habitude, que personne jamais n’oubliait.

Un jour pourtant, un petit moine, tout pris dans cette lecture qui lui parlait au cœur, négligea tout innocemment ce point de la règle. Une règle, de toutes les manières, est assez inflexible…

Quand il sortit, béat, de l’écoute parfaite où il avait glissé, il vit  tout par un coup ses miettes dispersées autour de l’écuelle, sur la grosse table nette où chacun avait fait son ménage sacré. Ses débris se voyaient autant que les étoiles sur la toile noire des nuits. Il les rassembla prestement, et les prit dans sa main. Mais qu’en faire ? Les jeter, sûrement pas. Les manger, c’était trop tard… il rougit, consterné. Le regard du prieur était déjà posé sur cette main qui ne savait que faire, fermée sur ce butin terrible et anodin. Comme un enfant pris en faute, le moine glissa du banc sur les dalles où il se tint à genoux et demanda pardon. C’est alors que dans le creux plissé de la main blanche ouverte, les miettes se montrèrent métamorphosées. Une poignée de perles fines remplaçaient de leur robe nacrée et lunaire les débris de graillon.

Le moine sur ses genoux n’osait plus respirer. Les autres autour de lui se mirent à chanter des louanges. Et voici Dieu content.

 

Laissons-les savourer cet instant de merveille. Si nous sommes bienvenus  dans toutes ces histoires, nous savons bien que nous ne sommes pas invités à y rester. Alors prenons ce souterrain, puisqu’il mène à Château-Chalon…

 

Il y fait un peu sombre, Il y fait un peu froid, ah nous y voilà…

C’est ici que fut crée un apéritif, le Macvin, inventé au courant du neuvième siècle, par les abbesses de ce couvent. Je sais qu’au quatorzième siècle, il fut baptisé « Galant ». En ce temps de nombreuses épices se mêlaient à ce jus de raisin. Vanille, girofle, cannelle et d’autres,  et le tout cuisait bien lentement avant de recevoir l’alcool. Chaque famille de vignerons (et ils étaient tous vignerons !) possédait sa recette et gardait jalousement et fièrement le secret qui n’était connu que de la maisonnée. Dans le Jura, le Macvin, les gaudes et le pain sont affaires de familles. De l’un comme de l’autre vous trouverez autant de variétés qu’il y a de fours et de fourneaux et de mères, derrière un d’vantier, (tablier) à touiller encore, avant de tomber vieilles, les mets chéris de la contrée. Regardez-la, elle s’est mise en dimanche pour nous recevoir. Elle va nous servir un doigt de Macvin. Pas n’importe lequel. Le sien. Elle guettera du coin de l’œil la mise en bouche et le hochement content de votre mine. Si vous avalez de travers, elle vous lancera, taquine :  « C’est passé dans l’trou d’la prière ! » tout en essuyant d’un coin de tablier la goutte ambre filant le long de l’étiquette, elle fourrera la bouteille au buffet. Puis elle enchaînera, en guise de morale pour rire… « s’y servait plus souvent, ça arriverait pas ! »

Puis, après avoir remué des lardons au fond de la poêle, elle les mettra sur la salade de rosettes de pissenlits blanchâtres et de doucette tendre, cachées dans le fouillis des herbes longues que la froide rosée irise au bord des prés et qu’elle a cueillies ce matin, juste avant d’arranger ses bêtes. Puis elle dira que la terre est bien à propos, que la lune est bonne et qu’elle allait tout à l’heure planter ses oignons, qu’ils allaient venir bien…

 

Mais c’est pas l’tout,  il nous faut prendre du souci lecteur, la route nous appelle. Laissons notre Comtoise aller au potager.

 

Autour d’Arlay, où nous étions tantôt, voir une Vouivre est de très bon augure. Mais à Baume-les-messieurs, on ne la voit pas du tout du même œil. Il y a à peine quarante ans, on la soupçonnait encore de tuer des moutons ! La Vouivre est comme le loup, elle a bon dos !

 

Mais il est impossible de quitter cette jolie contrée arrosée par la Seille, sans vous présenter la fée du cru !
Ce que je ferai demain...

la gaillarde conteuse !

 

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Une vision

Publié le par Patricia Gaillard

Voiteur, quelques miettes, du macvin et deux brins de doucette...
CIEL !

Avez-vous déjà vu dans le ciel, deux armées batailler au milieu des nuages ? Bien sûr c’est impossible. Pourtant en 1590, un homme a vu cela. Il venait de Baume et allait à la foire de Lons-le-Saunier, comme il faisait souvent. Il avançait tranquille quand au-dessus de lui, le ciel joliment bleu fut troublé brusquement par un fort bruit de roulement, qui résonnait sous les pieds, comme ces coups de tonnerre qui éclatent là-haut et qui pourtant font gronder le dessous de la terre. Dans de gros nuages soudains, gris et légers, qui semblaient de poussière, apparurent des chars, des chevaux, par centaines, portant les silhouettes puissantes de cavaliers armés. Puis un deuxième groupe en tous points identique, sortit de nulle part lui aussi. Les deux armées se livrèrent une terrible bataille sous les yeux consternés de notre voyageur. Une très curieuse brume rouge, qui palpitait comme le ferait un cœur, enroba, tel un voile de sang, cette scène cruelle maintenant singulièrement silencieuse. Puis aussi vite qu’un vent, le tout se démêla, une des troupes s’envola du côté d’Arlay, l’autre  vers Poligny…

Puis le bleu d’azur reprit le grand ciel clair et il ne resta rien de cette étrangeté qui laissa un long moment, notre homme très bouleversé.

Parfois il racontait cette rencontre aux veillées, parmi les récits noirs que l’on disait bien tard, quand les enfants dormaient vraiment. Il décrivait alors cette vision qu’il ne comprit jamais, mais dont on lui avait dit que d’autres gens, dans d’autres lieux, avaient vu la même chose.

C’était un homme sérieux qui ne croyait pas bien à toutes ces fantaisies que certains récitaient sur les apparitions. Mais quand il racontait celle-ci, ce qui était rare, sa voix s’étranglait et ses yeux se mouillaient. Ce qu’on conte le mieux, c’est ce qu’on a vécu. En l’entendant, personne ne doutait. 

 

C’est vous dire qu’ici le merveilleux et l’impossible sont dans l’air !

Notre bonhomme venait de Baume, la plus belle reculée du Jura. Baume-les-Messieurs. « Messieurs », car il y a plus de mille ans, on a construit ici, à l’endroit où mille ruisselets déferlant des falaises tombent dans la rivière, une abbaye dont les moines nombreux étaient presque toujours nobles, et qu’on appelait : « Messieurs »…

 

Une abbaye est un lieu protégé du monde. Dans les légendes le Diable la dispute souvent à Dieu. Et chacun  d’eux l’emporte tour à tour dans les histoires.
Nous verrons cela demain...


la gaillarde conteuse !

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Merveilleux Jura

Publié le par Patricia Gaillard

Me revoilà, après une aventure complète, avec épreuve, trésor, bref, un conte...

Aujourd'hui je viens à vous avec mon merveilleux Jura, terre d'adoption,
celle qu'un jour j'ai reniflée et reconnue pour mienne.
Elle est tellement truffée de contes et de légendes
que je n'ai pas pu les consigner tous dans mon gros ouvrage
paru chez De Borée éditions en 2007 !

Partons pour Bletterans, et suivons Charles Nodier, cet homme érudit, romancier, herboriste, poète, grammairien et précurseur du surréalisme. Il a vécu à Quintigny autour de mille-huit-cents. Il a publié de nombreux contes, d’histoires de vampires et de revenants, des romans noirs et fantastiques. C’est lui qui de cette phrase, nous accompagne dans notre singulier voyage :
« On ne recommence plus,

 Mais se souvenir,

 C’est presque recommencer… »

 

Sûrement que les paysages d’ici, les soirées brumeuses des  marais, les reflets lunaires sur le miroir des eaux, les présences nombreuses des êtres féeriques tout autour des étangs, ont marqué de poudre d’or et de magie son front de rêveur infatigable.

Savez-vous qu’autour de Relans, on peut rencontrer le cheval sans tête, celui que l’on craint tant, qui parfois se baigne dans la mare rouge, quand il ne pose pas ses pattes sur nos épaules pour nous accompagner dans notre fuite ? C’est cette même mare rouge au fond de laquelle deux cloches résonnent en chœur, chaque mi-nuit de Noël. Elles sont par là aussi les Dames vertes, qu’on entend chanter si on a l’oreille fine, qui dansent légèrement en compagnie des follets, sous les rayons bleutés et doux de la lune. Eloignons-nous, c’est qu’elles sont folles quand elles arrivent à prendre l’un de nous, pauvre humain impuissant à se défendre contre leur force vive de méchante moqueuse. Et cette poule noire, qui n’est pas vraiment poule, qui est une lutine, (une femelle-lutin…) qui possède des pouvoirs, celui par exemple, si on arrive à lui faire couver une pièce d’or, de multiplier à l’infini ce trésor… le tout étant d’attraper la poule et de posséder la pièce d’or à couver. Pas facile.

Près de Chapelle-Voland, les marais, les étangs sont nombreux. Jadis des Dames noires glissaient la nuit juste au-dessus des mousses trempées. Les Dames noires sont rares, nous les connaissons mal. Une fois un homme les a vues. Il était bien caché derrière un très vieux hêtre, un foyard, cet arbre des fées. Il les a vues comme je vous vois. Il les a vues bien nettes, étranges dans leur glissement souple, tous leurs visages couverts de capuchons luisants qui semblaient de velours, les corps fluides et longs enrobés d’étoffes bruissantes, noir de nuit, où se voyaient, éparpillées,  quelques étoiles  minuscules, peut-être de tout petits diamants. Il était subjugué par leur ronde ténébreuse, silencieuse et lente. Mais soudain et sans raison le spectacle changea. Dans un tourbillon d’encre tout leur noir disparut. Elles devinrent blanches, recouvertes de voiles immaculés et translucides. Elles déployèrent leurs bras, qui devinrent des ailes de cygnes, puis montèrent jusqu’à une lointaine trouée de nuit  qui les mangea toutes et se referma derrière elles. Et tout autour de lui redevint normal. L’homme se sentit grandement fatigué et il s’en retourna chez lui. De ce soir-là plus jamais on ne les revit dans ce pays. C’est comme je vous le dis. 

Vers Larnaud on a connu des loups-garous, comme à Poligny, à Plasne, à Amange, à Authume, autour de Dole et ailleurs, dans ce seizième siècle de trop terribles misères. Ces loups n’étaient ni des animaux, ni des esprits, mais ils étaient des hommes. Ils avaient cette maladie bizarre et très inquiétante de se croire des bêtes sauvages et de commettre les carnages assortis à cette nature secrète qui semblait réclamer de la chair et du sang. Certains dit-on, ont dévoré des enfants. Crus. Croisons-les sans nous arrêter, ils ne sont pas du petit-peuple de notre imaginaire. Ils sont comme ces sorciers, qui prétendaient honorer dans leurs danses de sabbat, le diable lui-même… pieds de bouc, cornes d’or, queue fourchue, la peau plus rouge et plus brillante que nos belles cerises ! Certains, qui ces soirs-là, embrassaient dévotement son derrière nu et chaud, obtenaient de son rectum velu de belles pièces d’argent pur… (l’argent n’a pas d’odeur, c’est du moins ce qu’on dit) 

Tous ces sorciers-jeteurs-de-sorts, ces faux-loups, ces sorcières-magiciennes, ces fêtards de clairières, ces embrasseurs de sous, tous pauvres vendus ou pauvres fous, ont péri dans les flammes frénétiques des bûchers, sous les regards de juges bien aussi fous… 

Ce sont de tristes histoires vraies, si éloignées des apparitions poétiques de nos fées de campagne et de la Vouivre, qui surgit à présent du très vieux château d’Arlay. Vient-elle du donjon, de la porte de l’épinette, ou des grottes souterraines ? Allez savoir… elle s’en va hanter le vieil étang des Tartres, s’arrêtant au retour à la Fontaine du Héron, boire cette eau merveilleuse aux vertus innombrables, dont nous allons déguster un instant la merveille. Suivons notre compagne, ce symbole lumineux de ma chère Comté. 

 

Si la Vouivre contait, elle pourrait nous narrer l’origine du monde.

 

Bleit ran » signifiait chez les celtes, « traversé par une rivière »,  qui est devenu Bletterans, bien sûr, haut lieu d’élection du Basilic… c’est un elficologue* à qui je cède la parole sur ce point…

« Sorti d’un œuf de coq couvé par un crapaud, le basilic doit à cette origine d’être d’une grande rareté. Il a les pattes et la tête d’un jeune coq, sur un corps de serpent venimeux. Ses ailes sont lisses comme celles d’une sauterelle. Ses yeux jaunes, plus grands que des soucoupes, peuvent, sur un seul regard, vous rendre fou ou vous tuer. A Bletterans et ses environs, le Basilic se tient dans les trous des murs et porte malheur aux maisons dont il habite secrètement les combles. Dans le vallon de la Seille, un Basilic s’oppose éternellement à la prospérité des meuniers (d’après Charles Thuriet) La preuve, les meuniers ont disparu. Le Basilic quant à lui, rôde encore… »

Merci Hervé Thiry-Duval !

(L’esprit féerique - Dictionnaire des fées en pays Comtois)

 

N’empêche qu’ici ils disent eux-mêmes que « La Bletteranie est un pays de cocagne. Poulets, fromage de Comté, côte et crémant du Jura, vin de l’Etoile, liquoreux Macvin, fabuleux vin jaune et doux vin de paille… » La foire de la « mis’tembre » s’y tient encore, et cela depuis plusieurs siècles.

 

Laissons en tête à tête l’Elficologue et la douceur du soir…

Et partons vers Voiteur, suivez moi dans le noir…

à demain...

la gaillarde conteuse !

 

 

*Elficologue :  docte et gentille personne du monde réel, qui fréquente quotidiennement le peuple invisible qui pour lui ne l’est pas… personne dotée du troisième œil qui voit très sincèrement ce qu’habituellement on suppose éventuellement. L’elficologue vit très vieux, conservant tout du long une belle fraîcheur. L’elficologue est un être hors du commun, celui qui sait y lire, le verra dans ses yeux, qui sont doux à l’extrême. Il s’éteint généralement un grand sourire aux lèvres, et si vous ouvrez un jour sa dernière demeure, vous constaterez qu’il n’y est pas resté. Des tâches passionnantes et nécessaires le maintiennent suspendu entre le zénith et le nadir des rêves de l’humanité… en connaître un est un bonheur, deux est un miracle, mais en connaître trois me semble un  mensonge véritable.  (Ne les cherchez dans aucun dictionnaire, d’une manière générale, on prend encore très peu leur existence au sérieux.)

 

 

 

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