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Le jardin du 20 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 20 Juillet

 

L’eau limpide quitte la source et ses fougères ruisselantes, pour devenir rivière bordée d’arbres, qui offrent une ombre fraîche où le soleil, filtré, pose des taches scintillantes. Il y a là des noisetiers, des aulnes, des frênes et des érables. Ces derniers ont de petites feuilles qui deviennent jaune moutarde à l’automne. Je leur trouve un charme particulier. L’érable est symbole de liberté. Pour les druides cet arbre était un des messagers des dieux. Ils lui voyaient un langage, véhiculé par le souffle du vent dans ses branches. Ces mêmes prêtres utilisaient sa sève pour calmer les esprits agressifs. Près de la fontaine dans laquelle Merlin puisait son eau, il y avait un érable. Si vous méditez un instant près de cet arbre vous serez nettoyés des marques que laissent les épreuves de l’existence.

Pour atteindre les noces d’érable il vous faudra être marié depuis 58 ans ! Patience...

L’érable à sucre - ou érable franc Acer saccharum - est celui dont la feuille à 11 pointes figure sur le drapeau du Canada depuis 1965. C’est bien sûr avec la sève de celui-ci que l’on fait le fameux sirop d’érable qui fait merveille dans bien des recettes. 
Et puis le fameux été indien se colore des teintes de feu de l’érable. On voit de plus en plus cet arbre dans nos paysages européens, en compagnie du Liquidambar qui, quoi que l’on dise, n’est pas un érable mais en porte les couleurs en automne, ainsi que le chêne américain... mais j’aurai le plaisir, l’automne prochain, de vous parler de ceux-là car ils font partie de nos beaux compagnons d’octobre. 

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 19 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 19 Juillet de nuit...

3h40
Le chêne sommeille
Le frêne veille
La fraîche nuit
Enrobe tout

Le foisonnement de la nature est remarquable, il invite à l’émerveillement dans la simplicité et au repos de la contemplation. 
Le foisonnement des productions humaines épuise et aspire nos forces vives. Le besoin d’avoir nous tient esclaves de l’inanimé et de l’inutile. Les possessions sont des prisons qui tiennent notre vastitude captive. Se dépouiller est l’unique issue vers la grâce. Un chemin long, voire douloureux, mais nous pourrons, ainsi seulement, nous approcher de l’être, de l’oiseau, de l’arbre, de l’eau, du rocher, et des dieux qui y sommeillent, pour réentendre le chant du monde qui parle à l’âme. 

la gaillarde conteuse... dans les étoiles 🌟  

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Le jardin du 18 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 18 Juillet

Autour du village les gros rouleaux de paille blonde et brillante sont disséminés sur les champs moissonnés. Des maïs montent les fleurs beiges, élancées, et les tournesols peaufinent leur floraison d’un éclatant jaune d’œuf. Les maisons sont fleuries de teintes vives et les moustiquaires barrent les portes aux insectes volants, bourdonnants, bedonnants, insolents, vrombissants, énervants, piquants ! On jardine tôt le matin, sous le toit de paille du chapeau et les après-midi ont un fort parfum de sieste, ce même chapeau posé sur nos yeux clos. On entend juste les cris de la buse qui tournoie, le bourdonnement impressionnant des abeilles, qui font leur camp dans les framboisiers et dans les innombrables fleurettes crème du fusain doré. Quelle concentration chez ces bêtes. Pour une abeille qui butine, le reste du monde n’existe plus et nous pourrions leur gratter la nuque sans qu’elles n’en sentent rien. Mais ne dérangeons pas ces besogneuses ouvrières et pendant qu’elles font, ne faisons rien…

La gaillarde conteuse 

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Le jardin du 16 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 16 juillet
 
Ça y est, j’ai soigné, taillé le petit chêne et taillé du même coup quelques végétaux alentour qui L’envahissaient un peu. Qu’il est beau. Je vais le suivre au jour le jour pour voir comment il se comporte dans sa convalescence. Nous ignorons trop souvent à quel point les plantes sont sensibles à nos attentions. Une visite, quelques mots, du respect et de la considération sont, entre elles et nous, des clefs d’amitié. Ce n’est pas parce qu’elles ont une manière différente de ressentir et de s’exprimer qu’elles ne ressentent et ne s’expriment pas. Élargissons un peu notre petite pensée et cessons de croire que nous sommes les seuls à être merveilleux sur cette terre ! 
Le jardin ce matin a été très généreux en tomates et courgettes. Beaux légumes, sans défauts, brillants, colorés et mûrs. À cette heure ils sont déjà conservés, d’une manière ou d’une autre. Les cornichons du jour, brossés et couchés sous une couverture de sel rejoindront leurs semblables demain, dans le vinaigre du bocal où trempotent échalote, ail, romarin, laurier, graines de coriandre et grains de poivre noir. Mon cher jardinier a semé des salades, comme il fait tous les vingt jours, afin qu’elles se succèdent sans faute, car vivre sans salade… bien sûr que non. Le dessert du jour, de mûres et de fraises était divinement goûteux. Les grosses limaces orange nous attendaient sur la terrasse de la cuisine tôt ce matin et un peu plus loin, au bord de l’étang, un magnifique monticule de terre nous narguait sans retenue.
Je vous le dis, ici y’en a qui bossent pendant que d’autres dorment...

La gaillarde conteuse 

 

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