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CHEMISE DE JOUR, CHEMISE DE NUIT

Publié le par Patricia Gaillard

photo P.Gaillard

Au néolithique nous utilisons, pour faire nos vêtements, le lin, la laine et de l'écorce de tilleul. Trempées, nettoyées, filées puis tissées et cousues avec des os très fins de petits oiseaux, ces fibres végétales nous habillent, selon la saison, j'imagine.
Puis, à l'époque gallo-romaine nous travaillons toujours le lin et la laine mais aussi la soie. Et la grande mode en ce temps-là est le tissu à carreaux.
Au moyen-âge on déteste les rayures, que l'on dit diaboliques.
Au XIVè siècle revoilà la rayure et au XVIIIè siècle plus que jamais avec les rayures tricolores du drapeau.
La chemise, vêtement courant de nuit et de jour, a profité de l'arrivée des boutons rapportés d'Orient au XIIIè siècle par les croisés et devient très vite le premier et le dernier vêtement de notre existence et celui de toute une vie. On habille le nouveau-né de la chemise de son père dans les premières heures de sa venue et on revêt le défunt d'une dernière chemise pour son voyage éternel.
Au XVIè siècle, la chemise de nuit est dotée d'un trou bien placé, destiné à rendre possible les jeux de lit, sans se dévêtir, c'est que les chambres conjugales ne sont pas chauffées autrement que par les plaisirs partagés des amants.
La chemise de jour, elle, devient peu à peu fine avec fils d'or, d'argent ou de soie, avec des cols qui montent haut pour devenir fraises, pas pratiques du tout, surtout les jours de grand vent, puis qui redeviennent simples cols, et plus tard jabots, qui rappellent la gorge enflée des pigeons.
Sur la chemise on a tout essayé, broderies, perles, boutons précieux, dentelles, pour en arriver à la nôtre, plutôt sobre et pratique.

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

 

 

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ON SOLDE !

Publié le par Patricia Gaillard

Robe lumineuse - Musée des Confluences - Lyon 69photo P.Gaillard

Bonjour cher visiteurs
Mon silence de Janvier n'avait qu'une explication : je cherchais un thème pour mes prochains bavardages et je ne trouvais pas. Mais soudain cette fin des soldes me donne envie de tourner autour du vêtement et cela de diverses manières. Nous n'allons pas nous ennuyer.

Voyez ci-dessus, cette robe lumineuse que l'on peut admirer au musée des Confluences de Lyon. Robe de fée ? Robe d'éclaireuse ? Robe d'électricienne ? Robe de princesse ? Robe de robote ?
On peut rêver...

je citerai pour aujourd'hui un extrait de La Bruyère 1645-1696 dans son ouvrage les caractères
"Une mode a à peine détruit une autre mode qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière ; telle est notre légèreté"

à demain pour l'ouverture des réjouissances !

la gaillarde conteuse...

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Bonnes Années !

Publié le par Patricia Gaillard

photo P.Gaillard

Avant de nous pencher sur l'année qui vient, considérons un instant celles qui sont derrière nous. Ces milliers de jours durant lesquels nous avons eu l'honneur de faire l'expérience de la vie, sur une terre qui n'est pas autre chose qu'un miracle. Avoir vécu cette incroyable aventure de l'humain est fabuleux. Ne râlons pas, ne désespérons pas, ne nous décourageons pas, mais remercions et voyons comme cette expérience de la vie est, envers et contre toute difficulté, un cadeau.
Un merveilleux cadeau.

Je nous souhaite une année de prise de conscience véritable
Une année de retrouvailles fraternelles avec tout le vivant de la planète et de l'univers
dont chacun de nous est un petit mais si subtil échantillon !

Bonne Année à vous

et maintenant, dansons !

Mesdames, enfilez vos robes de lierres et de mousses, je vous emmène danser dans les clairières

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L'OR ET LE FER

Publié le par Patricia Gaillard

photo P.Gaillard

L’or un jour s’en alla par le monde. Il marchait depuis longtemps quand il entendit, non loin de la route, des plaintes et des soupirs. Il s’approcha et découvrit une forge dans laquelle un forgeron frappait du fer chauffé à blanc. Le fer gémissait sous les coups et sa souffrance était sans fin.
« Pourquoi te lamentes-tu ainsi, demanda l’or au fer, tous les métaux sont frappés ! Même moi, qui suis si précieux et que les gens recherchent si ardemment, on me bat tout comme toi !
- Comment peux-tu comparer nos destins, soupira amèrement le fer, je suis certes un métal comme toi mais il y a une différence entre nous. Ce n’est pas l’or mais le fer qui te frappe et souffrir à cause d’un étranger est chose courante. Mais moi, c’est mon propre frère qui me bat et aucune douleur ne peut se comparer à celle-là.

Léo Pavlat – Contes Juifs

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

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