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Le jardin du 12 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 12 juillet

Quand le soleil s’est levé ce matin, il faisait douze degrés. Les tomates ont cru être au pôle Nord.
La taupe avait œuvré. Celle-ci est une sacrée besogneuse, ses monticules sont grands, malgré notre terre lourde. Et puis le ragondin avait sectionné un roseau de plus. Ah la la, pas de trêve le dimanche pour les bêtes. Le jardinier est souvent patient, sinon il ne serait pas jardinier. Et puis il n’oublie jamais que, même si cette terre est à lui d’un point de vue humain, aux yeux de la nature elle est à tous. Une bête ne vole donc jamais rien, elle prend simplement dans l’abondance du monde. Pas facile de défendre un potager avec toutes ces considérations philosophiques ! Cependant que ces deux-là n’aillent tout de même pas trop loin, car poussé à bout, cet homme pacifique pourrait bien s’énerver…
Maintenant deux geais se disputent dans le verger du voisin et leurs cris désordonnés déchirent la lumière dorée du soir. 
Aujourd’hui le thème du jour : doigts de pieds en éventail ! 

La gaillarde conteuse 

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Le jardin du 11 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Que celles et ceux qui auront reçu l’annonce de cet article en plusieurs exemplaires à la suite d’une  erreur technique 🤭 veuillent bien m’excuser

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Le jardin du 11 Juillet

Une Libellule se pose sur la table où j’écris. Une jolie bête dorée, grande, les ailes bien étalées. J’ai toujours eu beaucoup de sympathie pour ces belles gracieuses. Je ne bouge pas, respire à peine et considère cette présence comme une visite. L'animal sauvage a envers l'humain de la méfiance, aussi cette confiance est-elle touchante. Durant de longues minutes je l'observe dans le détail. On en voit souvent au bord de la rivière, libellules ou demoiselles, les unes fines, les autres dodues, ailes repliées ou ailes ouvertes, avec de belles couleurs, précieuses comme des bijoux, toujours en mouvement, nerveuses.  Mais jamais on ne peut vraiment s’en approcher assez pour en voir les détails. Elles  restent insaisissables, légères et rares. Elles ne se voient qu'à certaines périodes et à certaines heures. Ce sont des coquettes. Elles se méritent. Alors celle-ci, juste là, à portée de main, sans crainte, sans le moindre frétillement, c'est une aubaine. Au bout d'une dizaine de minutes, elle prend son envol, s’en va retrouver l'espace infini de sa vie et me laisse dans le mien, qui n’est pas moindre, finalement…

La gaillarde conteuse 

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Le jardin du 10 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Rien n'est plus surprenant qu'un jardin, il échappe aux règles, aux habitudes, aux lois que l'humain, sournoisement, aimerait bien y appliquer. Un jardin sait garder sa liberté, même quand il nous donne l'impression de nous suivre et le côtoyer nous enseigne l’art de n’avoir pas toujours raison, une précieuse vertu. Soyons jardiniers et travaillons en accord avec la nature, notre demeure d’origine, soyons jardiniers pour lui rappeler notre respect et notre amour, qui existent, autant qu’existe notre goût pour la destruction…
Ce matin une grande paix circule ici. Du soleil, pas de vent, des chants d’oiseaux, le caquetage des poules de notre voisin, et toujours ce couplet rythmé et moelleux des sages tourterelles. 
Pas de monticule de taupe, pas de roseau coupé. Jour de trêve…

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 9 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

La source, son eau est à 4° en hiver comme en été

Le jardin du 9 Juillet

Les matins sont frais, les après-midis chaudes. C’est le bon été pour les plantes et pour les jardiniers. Le petit chêne est malade, ses feuilles sont blanches, c’est un genre de champignon. Je vais me documenter et tâcher de trouver un remède naturel. J’ai suggéré au frêne, si grand, si fort, de lui venir en aide. Au potager il y a des courgettes, tomates, carottes, betteraves rouges, pommes de terre, salades vertes et nous avons recolté l’échalote, l’oignon blanc et l’ail qui restaient encore dans la serre, qui avaient été plantés durant l’hiver et que nous consommons depuis déjà trois mois. Les bettes-feuilles poussent bien, j’aime leur vert sombre et brillant. Nous avons des tomates chaque jour, rouges, jaunes, noires, belles et bonnes ! Les cornichons, potimarons et butternut commencent à courir sur la terre et sur l’herbe, ils prennent leurs aises et bousculent de leur fantaisie les alignements sages des plates-bandes. Les aromatiques sont splendides cette année. Il faut même les retenir un peu de devenir énormes et d’intimider le petit thym, tout neuf et si jeune, qui fait des efforts visibles pour être à la hauteur. 
Le potager, encadré de zinnias, soucis, œillets d’Inde, cosmos, dahlias et glaïeuls est luxuriant, c’est sa plus belle époque, car quand il fera plus chaud, il souffrira et ce sera visible. Les verts se feront plus ternes, les ports moins élancés. Mais ici, grande merveille, nous avons la source et son eau précieuse, en abondance. C’est de la source qu’est née l’idée du potager. Et c’est du potager que sont nés... les jardiniers ! 

La gaillarde conteuse 

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