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Le jardin du 9 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Aujourd’hui pas de mots
mais un bouquet de fleurs
pour vous
 

 

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Le jardin du 8 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Photo Wikipedia


Le petit chêne revit. Il est guéri et donne une multitude de feuilles nouvelles, d’un vert-rosé brillant. Aujourd’hui je lui parle de Louis IX, roi au début du XIIIème siècle, qui rendait justice en se tenant appuyé contre un chêne, à l’image du roi Salomon, roi d’Israël, fils du roi David, au Xème siècle avant JC
Louis IX plaidait, dit-on, pour les plus pauvres, contre lesquels les nobles avaient trop souvent raison. C’était, semble-t-il, un homme doux, ferme cependant, face aux barons qui lui reprochaient de les défaire de leur suprématie. Il avait ainsi condamné fermement le Sire de Coucy, qui avait fait pendre trois jeunes gens qui avaient pris la liberté de venir chasser sur ses terres. Malgré la pression de ses barons, le roi n’a pas cédé. 
Il a apporté à la France durant son règne un renouveau économique, intellectuel et artistique.
Dans toute la chrétienté il avait acquis une réputation d’ «apaiseur »

La présence du chêne a un sens dans cette situation de justice royale, car il est symbole de force, de longévité, de solidité, de justice, de communication entre le ciel et la terre, d’hospitalité, de générosité et de majesté. 
C’est cela, rappeler sa mythologie au jeune chêne
L’humain lui aussi gagne à réentendre ses mythologies
C’est comme entendre le chant de la source des origines 

 la gaillarde conteuse 

 

 

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Le jardin du 7 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Si ce jardin est merveilleux et que chacun qui le voit s’étonne, c’est que le mariage entre le jardinier et sa terre est ici idéal et je voudrais ce matin leur rendre hommage car nous sommes en un temps qui semble le divorce de l’homme et de la nature et qu’une union harmonieuse mérite d’être contée...

Mon époux jardinier a fait du sol de ses ancêtres un monde parfait de terre, de pierres, d’arbres et d’eaux. Il a une fine connaissance de tout ce qui le compose et de tout élément animal, végétal, minéral qui le traverse ou le visite.

Ici aucun jour de l’année ne voit le jardin sans son jardinier. Celui-ci soigne, sauve, soulage, taille, surveille, cueille, travaille, remercie, désespère, s’émerveille, sue, accepte, patiente,  reçoit, endure, comprend, respecte. De cette longue histoire du jardin et du jardinier, de l’or a posé peu à peu sur tout sa magnificence et voilà un lieu où l’homme fait œuvre belle. S’il y a un créateur, celui-ci regarde ce jardinier et tricote des projets pour son Éden. J’espère qu’il tricotera encore longtemps avant de l’appeler à lui. Car, je vous le dis, quand le jardinier s’en ira, la merveille du jardin s’éteindra en quelques jours et cette nature, veuve, retombera dans sa fruste sauvagerie comme elle fit au château de la belle endormie et il redeviendra un jardin commun, courant, ordinaire.

Et les gargouilles de pierre, aux faces ironiques, cachées sous les pervenches et les lierres abandonnés, se rappelleront, nostalgiques, l’histoire de leur jardin quand il avait son jardinier.

Et ce merveilleux jardin que vous voyez, avec son espèce d’éclat surnaturel, deviendra une légende et l’on dira, pour faire rêver...

 

Je vais te raconter une histoire d’humanité

Celle d’un jardin et de son jardinier

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 6 Août

Publié le par Patricia Gaillard


 

La magie des engrais verts

 

Je vais vous parler aujourd’hui de l’engrais vert qui porte bien son nom car c’est un engrais purement végétal.

Mon cher jardinier vient de semer de la phacélie à la suite des bulbes (oignons, échalotes, ail…)

Avant de planter les bulbes il ne faut pas amender la terre, c’est-à-dire qu’il ne faut pas mettre de compost pour l’enrichir, car ça risquerait de les faire pourrir. Donc, une fois la récolte des bulbes faite, on sème de l’engrais vert sur la parcelle, moutarde ou phacélie, afin d’ enrichir la terre et de lui permettre de se reposer. Le principe de l’engrais vert est d’occuper le terrain, de couvrir le sol, d’empêcher les adventices - que l’on nommait autrefois à tort « mauvaises herbes » - et de produire une biomasse qui sera restituée au sol, car il faut savoir que 10% d’une plante viennent du sol et 90% viennent de l’air.

La moutarde aurait été tout indiquée, parce qu’elle produit plus de masse. Mais elle est de la famille des crucifères et nous rencontrons des problèmes avec le parasite du chou, qui est de la même famille. Nous évitons donc de l’inviter ici. Et puis la phacélie est malgré tout bien productive. Sa germination, c’est vrai, est plus lente, mais une fois en fleurs elle enchante notre colonie d’abeilles car elle est très mellifère et elle a, de plus, un pouvoir désinfectant sur le sol.

 

L’engrais vert, une phytothérapie !

 

la gaillarde conteuse

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