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Jardin du 12 juin

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 12 Juin 

Il pleut ? Qu’importe… Aujourd’hui j’ai prévu de faire pour le repas de midi des avocettes, préparées avec des carottes, de l’ail et de l’oignon nouveaux. Grêlerait-il que je n’abandonnerai pas mon idée, car nos papilles frétillent déjà à cette évocation.  
La pluie, voilà bien une chose qui ne devrait pas nous intimider, au contraire, je ne suis pas loin de penser qu’elle est excellente pour notre santé. C’est une des maladies modernes que de vouloir qu’il fasse toujours beau. 
En tout cas, j’ai cueilli mes légumes !
Pendant ce temps mon époux a vérifié la présence des doryphores. Deux ou trois, rien de plus. Ouf. Cependant, tout comme ce virus - dont-je-ne-parlerai-pas-car-on-en-parle-assez - il en reste, donc méfiance…
C’est drôle, quand il pleut, les couleurs au jardin sont comme éteintes. Le vert devient grisâtre, kaki, et on peut constater là que le soleil embellit tout.
Dans mon almanach de jardin il est écrit, pour aujourd’hui : éclaircir les semis de fleurs. 
Je n’ai pas eu besoin de le faire, les limaces s’en sont chargées. Quel zèle, il ne reste pratiquement rien que de maigres tiges rognées. Mon époux a de meilleurs résultats, tiens, tiens… Il me faut donc prévoir de re-semer. La patience est une qualité in-dis-pen-sa-ble pour qui veut devenir jardinier. 
Ce bout de terre est une école d’attention et de sagesse…
Belle journée à vous tous, ne boudez pas la pluie !

À demain !

La gaillarde conteuse…

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Le jardin du 11 Juin

Publié le par Patricia Gaillard

Mon époux m’a offert un bouquet de cerises, comme elles sont belles. Un bouquet, allez-vous me dire, quand ce ne sont pas des roses ou des lys ? Ne soyez pas conventionnels... je vais vous raconter quelque chose...

une amie de la petite montagne me parlait un jour de ses parents. Ils étaient paysans avec des habitudes de paysans, ce qui ne veut pas dire des habitudes sans sentiments. Il est vrai qu’en ce temps-là, et surtout dans ce milieu, on ne se servait pas des « je t’aime » à tout-va, ou des « mon cœur »,  des « mon amour », des  « mamour ». Il y avait une sorte de pudeur, une timidité devant les mots. D’ailleurs des mots, on en disait bien moins. On ne disait que ce qui était nécessaire. Cependant les sentiments passaient par d’autres canaux, plus subtils, qu’il fallait sentir, qu’il fallait percevoir, qu’il fallait voir. Par exemple à chaque printemps quand le Bois joli  arrivait, lui qui était la première petite branche fleurie rose du printemps, son père en cueillait une branche et la rapportait à sa femme. Chaque printemps il faisait cela, jamais il ne l’oubliait, tout le temps qu’a duré leur vie. Bien sûr cette petite branche de Bois joli n’était pas qu’une petite branche de Bois joli. Et cette branche, sa femme la comprenait, elle la lisait, elle savait. Peut-être que cette petite branche de Bois joli était le seul « je t’aime » de leur vie, il a en tout cas existé, avec sa beauté délicate, son parfum et sa poésie. Les mots se disent souvent dans les silences. Ne sont-ils pas alors encore plus justes ? Les mots d’amour peuvent se dire de mille manières  et aussi avec une branche de Bois joli ou de cerises. Qu’on se le dise...

À demain !

la gaillarde conteuse...

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Le jardin du 10 Juin

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 10 Juin

De la paille dans les allées et les cueillettes se font les pieds au sec, le panier posé sur la paille d’or. Bonheur.
La pluie est douce, froide, utile. Les feuilles des arbres gonflent dans cette humidité bienfaisante. Les noisetiers frétillent sous les gouttes. Savez-vous vraiment qui est le noisetier ?

Je vais vous dire ça…
Le noisetier était, dans la mythologie celtique, le gardien de la source de la connaissance. Dans ses branches logeaient des esprits féminins qui transmettaient la connaissance druidique. Le noisetier est donc symbole d’une initiation secrète, difficile d’accès. Les druidesses et les druides faisaient leurs baguettes de ses branches. Ces femmes et ces hommes étaient des ponts entre le monde des esprits et le monde des hommes et ils en favorisaient l’équilibre. Le noisetier faisait partie du « bosquet druidique » un cercle de sept arbres sacrés, un lieu magique, placé près d’une source : un bouleau, un aulne, un saule, un chêne, un houx, un noisetier et un pommier. 
Tiens, ils sont tous ici, ces arbres. 
Mais pas en cercle. 
Dommage…
Si vous méditez un instant près du noisetier, il vous apprendra à vous ouvrir à des connaissances nouvelles… 
On fait avec les branches du noisetier les baguettes dont les sourciers se servent pour découvrir les sources cachées sous la terre. 
Celui qui dort sous le noisetier peut faire des rêves prémonitoires. 
Le noisetier, planté près d’un puits, lui offre sa protection. 
Cet arbre ne produit pas que des noisettes ! 
Celles-ci sont d’ailleurs symboles de sagesse…

À demain ! 

La gaillarde conteuse…

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Le jardin du 9 Juin

Publié le par Patricia Gaillard

Il pleut, il pleut... le tour du jardin nous a valu ce matin pieds et mollets mouillés et froids, c’est excellent pour la circulation. Ah les limaces sont dans leur élément et on voit disparaître certains dahlias, des groupes entiers d´oeillets d’inde. Bonne nouvelle, il n’y  a plus de doryphores !! Mon époux a donc gagné cette guerre au potager. Du coup nous avons sorti un pied de pommes de terre, pour voir, belles, elles sont belles. Ce midi patates sautées pour le chevalier vainqueur, avec une salade batavia rouge. 

Ah dites donc les avocettes ! J’ai cueilli, écossé, cuisiné les premières cosses pleines. Un pur régal, le petit pois idéal. La dame du village avait bien raison. Merci. Nous les avons mangés à sa santé. Et il va y en avoir bien d´autres. Nous avons aussi fait un clafoutis avec des griottes. Oh la la ! 

Le potager nourrit, favorise la circulation (celle de nos jambes et celle des limaces ;-) et permet la connexion avec la nature. Il a tout bon. Prenons-en de la graine.

à demain !

la gaillarde conteuse...

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