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Le jardin du 25 Août

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 25 Août

 

Je parle de notre jardin, des arbres, de l’étang, du potager. J’évoque assez rarement la faune qui y vit. Celle-ci est bien présente et ne manque pas de charme.

Il y a l’écureuil, un habitué. Si la saison froide le tient dans son logis où il hiverne, il sort cependant assez souvent, entre deux sommes, farfouille dans les herbes et les feuilles pour tâcher de retrouver les noisettes et les noix qu’il a cachées en d’autres temps. Je ne sais pas s’il trouve autant qu’il cherche, mais nous partageons parfois avec lui - ou plutôt avec eux - la récolte de l’année. Cela nous permet de les aider et de les observer. L’écureuil est un rat certes, mais un rat très gracieux avec un poil léger roux clair ou foncé, parfois même marron. Il est craquant quand il s’assied sur son derrière, appuyé contre sa queue touffue, large et longue comme lui, qu’il prend une noisette entre ses deux pattes et qu’il la grignote tranquillement. Et quand je dis tranquillement c’est exagéré, il jette sans cesse des regards inquiets autour de lui. C’est ça la sauvagerie, on a toujours peur d’un prédateur, d’une voiture, de quelque chose qui vous tomberait sur la tête. La survie c’est la méfiance. Les bêtes le savent bien.

Il y a le martin-pêcheur, remarquable par ses couleurs, de l’orange foncé et du bleu roi, droit comme un i quand il file vers un poisson et qu’il l’attrape avec une impressionnante vivacité. Il faut être fin observateur et silencieux pour voir ce petit oiseau guetter sa proie et fondre sur elle.

Il y a le héron, très fidèle à ce qu’en a dit Jean de la Fontaine dans sa fable :

Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,

le héron au long bec emmanché d’un long cou...

J’aime tant le voir debout près de l’étang dont il sait être le décor idéal. Mon époux le regarde d’un air noir, car l’affreux a son appétit de héron et il reluque, sans en avoir l’air, la surface paisible de l’eau. J’entends souvent des menaces, du genre « toi, un jour, pan ! »

Mais ce ne sont que des menaces, car mon cher jardinier sait fort bien qu’en cas d’héronicide - si je puis dire - je ferai la grève un certain temps à la cuisine ! Et ça, ici, c’est un chantage de choix.


Un héron, c’est beau

Et puis, n’est-ce pas ce même époux qui dit, par ailleurs, « faut que tout le monde mange ? »ˋ


Sans commentaire...

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 24 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Voici l’ouvrage dont je me suis essentiellement inspirée pour vous parler de sainte Hildegarde...

Le jardin du 24 août

 

Récapitulons. Hildegarde prescrivait en son temps des plantes en macérations dans du vin, en infusions, en décoctions, en compresses, en macérât huileux, en élixirs.

Elle avait aussi pour les pierres une grande considération. Elles étaient, disait-elle, présentes au commencement du monde où elles ont été chargées d’énergies vibratoires curatives.

Donc, si nous suivons cette créature inspirée, il nous faudra trouver l’équilibre du corps, de l’esprit et de l’âme en ayant recours aux légumes et aux fruits, à l’épeautre, aux oléagineux, aux plantes médicinales et aux pierres. Sans oublier la tempérance...

Ne dit-elle pas :

« L’âme aime la juste mesure »

« Lorsqu’un homme soigne son corps avec mesure, alors je joue pour lui de la cithare dans le ciel »

Et nous ajouterons bien sûr aux prescriptions de Hilde : la prière, étant bien entendu qu’à ce sujet chacun fait comme il veut, mais ça me rappelle une de mes vieilles voisines - qui n’est plus et qui s’appelait Juliette. Quand on avalait de travers en sa présence et qu’on s’étranglait, elle disait à chaque fois, l’œil malicieux :

« ohhh ! C’est passé par l’trou d’la prière, s’y servait plus souvent ça s’rait pas arrivé. »

 

Je vous laisse aller plus loin dans la découverte de notre chère Hildegarde, si c’est votre envie. Les ouvrages, produits, recettes ne manquent pas, elle est « à la mode. » Méfiez-vous tout de même, elle se « vend » bien, on en fait commerce. Je vous conseillerais d’aller plutôt « à la source » autant que possible.

 

Demain je reviendrai, avec le jardin !

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 23 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Petit Dimanche dans le jardin
Même notre soleil se repose
Dans le four mijotent en osmose
tomates et farce de bœuf au thym
Recevez cette très rose ipomée
Pour une paisible journée

La gaillarde conteuse 
et
son cher jardinier 
 





 

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Le jardin du 22 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 22 Août 

Sainte Hildegarde a appris la médecine dans les couvents qu’elle a fréquentés, mais  également dans les ouvrages des savants des siècles qui l’ont précédée. La médecine pratiquée dans les monastères était la seule médecine du Moyen Âge. On trouvait dans chaque monastère un jardin des simples où étaient cultivées les plantes médicinales que l’on récoltait et séchait au printemps, pour préparer des remèdes le restant de l’année.

Vous croiserez chez Hildegarde des aliments étonnants tels que le galanga, la bière d’épeautre, le pyrèthre d’Afrique ??? Cherchez, c’est une devinette.

Voici une recette de notre sainte naturopathe :

 

LES BISCUITS DE LA JOIE 

 

90 g de beurre fondu–70 g de sucre complet–deux jaunes d’œufs–6 g de cannelle–6 g de noix de muscade–15 clous de girofle moulus–250 g de farine d’épeautre.

Beurre fondu + sucre + jaunes d’œufs + épices + farine. Mélangez. Étalez finement cette pâte  sur une table farinée puis découpez les biscuits comme vous le désirez. Faire cuire 20 minutes à 180°.

 

Mangez-en trois ou quatre par jour et vous serez calme mais énergique, moins fatigué(e) et doté(e) d’un meilleur pouvoir de concentration.

 

Si vous n’avez pas l’envie ou le courage de les préparer, vous les trouverez sur Internet où - c’est bien connu - on trouve tout… Le charme assurément ne sera pas le même, c’est un peu comme faire son pain ou l’acheter. Cuisiner en conscience est un rituel qui communique une force à ce que l’on prépare, ce n’est pas anodin, sachez-le. Si Hilde était notre contemporaine, elle nous en dirait bien trois mots. Mais oui, bien sûr elle est là, je vous l’ai déjà dit, le temps n’existe pas...

 

La gaillarde conteuse

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