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Le jardin du 21 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 21 Juillet

Je voudrais évoquer les lichens, ces petits mondes à part auxquels nous n’accordons le plus souvent que peu d’attention, alors qu’ils sont des organismes très singuliers, curieux mélangés de champignons et d’algues. Ils se développent un peu partout sur la terre et peuvent supporter des conditions vraiment extrêmes. Même totalement secs, ils savent revenir à la vie avec un peu d’humidité. Leur croissance est très lente, certains peuvent vivre plusieurs siècles !
La variété cetraria islandica est utilisée en pharmacopée car elle combat les tumeurs, les inflammations et le fameux Helicobacter pylori - si, si - responsable des ulcères de l’estomac. Cette même cetraria islandica donne, en Iran, une farine dont on fait un pain que les paysans iraniens appellent shirsad. 
En période de famine, les Canadiens du Grand Nord consommaient  la variété umbilicaria pustulata (c’est comme je vous le dis) surnommée « tripes de roches. » 
Les Japonais la consomment encore, crue ou cuite.
Ajoutons que la chouette chevêchette se cache dans nos bois, contre les arbres couvert de lichens où elle passe, bien sûr, inaperçue. Plusieurs espèces d’oiseaux en garnissent fréquemment leur nid car les lichens isolent du froid.
Beaucoup de qualités ces jolis lichens, et encore je ne vous en ai dévoilé qu’un peu. Reconnaissez que ça valait bien de s’arrêter un instant sur eux. 
Si vous en voyez chez vous - maintenant que d’en parler vous a ouvert l’œil – sachez que leur présence est signe de pollution.
N’empêche, ils sont jolis ! 

Allez, aujourd’hui je vous embrasse 

La gaillarde conteuse 

 

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Le jardin du 20 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 20 Juillet

 

L’eau limpide quitte la source et ses fougères ruisselantes, pour devenir rivière bordée d’arbres, qui offrent une ombre fraîche où le soleil, filtré, pose des taches scintillantes. Il y a là des noisetiers, des aulnes, des frênes et des érables. Ces derniers ont de petites feuilles qui deviennent jaune moutarde à l’automne. Je leur trouve un charme particulier. L’érable est symbole de liberté. Pour les druides cet arbre était un des messagers des dieux. Ils lui voyaient un langage, véhiculé par le souffle du vent dans ses branches. Ces mêmes prêtres utilisaient sa sève pour calmer les esprits agressifs. Près de la fontaine dans laquelle Merlin puisait son eau, il y avait un érable. Si vous méditez un instant près de cet arbre vous serez nettoyés des marques que laissent les épreuves de l’existence.

Pour atteindre les noces d’érable il vous faudra être marié depuis 58 ans ! Patience...

L’érable à sucre - ou érable franc Acer saccharum - est celui dont la feuille à 11 pointes figure sur le drapeau du Canada depuis 1965. C’est bien sûr avec la sève de celui-ci que l’on fait le fameux sirop d’érable qui fait merveille dans bien des recettes. 
Et puis le fameux été indien se colore des teintes de feu de l’érable. On voit de plus en plus cet arbre dans nos paysages européens, en compagnie du Liquidambar qui, quoi que l’on dise, n’est pas un érable mais en porte les couleurs en automne, ainsi que le chêne américain... mais j’aurai le plaisir, l’automne prochain, de vous parler de ceux-là car ils font partie de nos beaux compagnons d’octobre. 

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 19 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 19 Juillet de nuit...

3h40
Le chêne sommeille
Le frêne veille
La fraîche nuit
Enrobe tout

Le foisonnement de la nature est remarquable, il invite à l’émerveillement dans la simplicité et au repos de la contemplation. 
Le foisonnement des productions humaines épuise et aspire nos forces vives. Le besoin d’avoir nous tient esclaves de l’inanimé et de l’inutile. Les possessions sont des prisons qui tiennent notre vastitude captive. Se dépouiller est l’unique issue vers la grâce. Un chemin long, voire douloureux, mais nous pourrons, ainsi seulement, nous approcher de l’être, de l’oiseau, de l’arbre, de l’eau, du rocher, et des dieux qui y sommeillent, pour réentendre le chant du monde qui parle à l’âme. 

la gaillarde conteuse... dans les étoiles 🌟  

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Le jardin du 18 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 18 Juillet

Autour du village les gros rouleaux de paille blonde et brillante sont disséminés sur les champs moissonnés. Des maïs montent les fleurs beiges, élancées, et les tournesols peaufinent leur floraison d’un éclatant jaune d’œuf. Les maisons sont fleuries de teintes vives et les moustiquaires barrent les portes aux insectes volants, bourdonnants, bedonnants, insolents, vrombissants, énervants, piquants ! On jardine tôt le matin, sous le toit de paille du chapeau et les après-midi ont un fort parfum de sieste, ce même chapeau posé sur nos yeux clos. On entend juste les cris de la buse qui tournoie, le bourdonnement impressionnant des abeilles, qui font leur camp dans les framboisiers et dans les innombrables fleurettes crème du fusain doré. Quelle concentration chez ces bêtes. Pour une abeille qui butine, le reste du monde n’existe plus et nous pourrions leur gratter la nuque sans qu’elles n’en sentent rien. Mais ne dérangeons pas ces besogneuses ouvrières et pendant qu’elles font, ne faisons rien…

La gaillarde conteuse 

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