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Le jardin du 16 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 16 juillet
 
Ça y est, j’ai soigné, taillé le petit chêne et taillé du même coup quelques végétaux alentour qui L’envahissaient un peu. Qu’il est beau. Je vais le suivre au jour le jour pour voir comment il se comporte dans sa convalescence. Nous ignorons trop souvent à quel point les plantes sont sensibles à nos attentions. Une visite, quelques mots, du respect et de la considération sont, entre elles et nous, des clefs d’amitié. Ce n’est pas parce qu’elles ont une manière différente de ressentir et de s’exprimer qu’elles ne ressentent et ne s’expriment pas. Élargissons un peu notre petite pensée et cessons de croire que nous sommes les seuls à être merveilleux sur cette terre ! 
Le jardin ce matin a été très généreux en tomates et courgettes. Beaux légumes, sans défauts, brillants, colorés et mûrs. À cette heure ils sont déjà conservés, d’une manière ou d’une autre. Les cornichons du jour, brossés et couchés sous une couverture de sel rejoindront leurs semblables demain, dans le vinaigre du bocal où trempotent échalote, ail, romarin, laurier, graines de coriandre et grains de poivre noir. Mon cher jardinier a semé des salades, comme il fait tous les vingt jours, afin qu’elles se succèdent sans faute, car vivre sans salade… bien sûr que non. Le dessert du jour, de mûres et de fraises était divinement goûteux. Les grosses limaces orange nous attendaient sur la terrasse de la cuisine tôt ce matin et un peu plus loin, au bord de l’étang, un magnifique monticule de terre nous narguait sans retenue.
Je vous le dis, ici y’en a qui bossent pendant que d’autres dorment...

La gaillarde conteuse 

 

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Le jardin du 15 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 15 Juillet

« Mais que vois-je, un très joli pot bleu, haut comme un mirador pour chat, avec de la terre sèche et chaude, où rien ne pousse… je vais m’y installer, oh mais qu’est ce que j’y suis bien. Que j’aime dégoter de nouveaux petits endroits où me poster pour somnoler et surveiller les environs sans en avoir l’air, des fois que passerait un loir ou quelqu’un de sa famille.»

ici on cultive du chat...

Aujourd’hui le jardinier taille les lauriers-cerises. Depuis un certain temps nous avons découvert les tailles en vert. Toutes les trois semaines, environ, durant toute la belle saison, nous taillons la trentaine de cm des dernières pousses des arbustes. Ils demeurent ainsi petits, ronds, touffus et plus beaux que jamais. Cette taille régulière évite l’allongement souvent maigre et hirsute des arbustes, et la grande corvée des tailles d’hiver. Et puis surtout depuis que nous procédons ainsi ils sont tous magnifiques. Leurs feuilles sont plus nombreuses, plus petites, plus luisantes et de ton de verts plus vifs. Peu à peu nous allons peut-être obtenir des genres de bonzaïs de jardin. En tout cas ça nous plaît et à eux aussi, vu leur éclatante santé. 
J’ai acheté du lait. Demain je vaporise le petit chêne. Et d’ailleurs je songe à le tailler aussi. Rond, touffu, il sera beau et se distinguera de ses congénères.

J’ai un faible pour qui sait sortir du lot…

La gaillarde conteuse . 

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Le jardin du 14 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 14 Juillet ! 

Nous entrons dans le temps de la conservation. Le potager produit, de plus en plus, il s’agit maintenant de faire la fourmi, même si par ailleurs je suis aussi cigale. Et la fourmi s’affaire, séchage, congélation, fermentation, conservation dans le vinaigre ou le sel. L’hiver se prépare en été et nous avons là un bon rythme biologique, actifs l’été et tranquilles l’hiver, quand nous faisons notre marché quotidien dans la réserve. Cette vie de campagne, c’est ce que nous aimons. Le goût subtil des légumes frais cueillis, le plaisir de suivre, au jour le jour, la vie de la plante, de la graine semée à la récolte, suprême récompense des soins patients. À l’instant de déguster la salade de tomates à l’huile d’olive fruitée et au basilic ciselé, ou le haricot vert surmonté d’une noisette de beurre aillé et persillé, c’est le jardin qui fait son cadeau aux yeux, aux papilles et aux cœurs. 

Jardinier et jardinière
Deux fourmis ouvrières 
Allons fourmis, avant d’écrire
Ou de chanter, travaillez
Mais sachez qu’il y a pire
C’est de jeûner ! 

Ah ça, pas question…

La gaillarde conteuse 

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Le jardin du 13 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 13 Juillet

 

J’ai cherché, j’ai trouvé : le petit chêne souffre de mildiou. Le meilleur remède serait, semble-t-il, de le vaporiser avec un mélange de lait et d’eau. Soigner le petit chêne avec du lait me plaît, symboliquement. Mon côté mère, sûrement. Curieusement ce jeune arbre se couvre en ce moment de pousses garnies de feuilles nombreuses et minuscules. Peut-être un réflexe de survie ?
Ce matin je lui ai parlé du Royal, un chêne de la forêt de Chaux, près du village de Courtefontaine, dans notre Jura. D’après les gens de là-bas il aurait été planté en 1678, lorsque la Franche-Comté, alors espagnole, a été rattachée à la France. Il a donc toujours été symbole de la paix enfin revenue, après de nombreuses années de guerre, de famine et de peste. Quant aux Celtes des temps anciens, ils voyaient, dans les très nombreux chênes de cette même forêt, les piliers du temple où ils honoraient la déesse-mère.
L’évocation de ses grands frères ne peut qu’encourager le petit chêne à résister à cette maladie au demeurant bénigne, sauf pour les individus très jeunes…
Et il est bien jeune, le petit chêne…

 

la gaillarde conteuse...

 

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