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Le jardin du 28 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard

Asplenium trichomanes(capillaire)
Polypode vulgaire


Je vous l’ai dit, je vais vous parler des fougères. Car ici la terre est argileuse, les vieilles pierres nombreuses, les rosées généreuses, la source ombreuse, une ambiance qui plaît aux Fougères. Une fougère choisit sa place, s’installe et reste... ou non. C’est une indépendante, une élégante. En compagnie de la linaire - dont il était question tantôt - elle surgit d’un trou entre les pierres où le vent et le ruissellement ont déposé un peu de terre. Elle est un exemple de sobriété et la petite humidité que garde sa mottelette de terre lui suffit longtemps.

Heureuse celle, qui peut comme elle, arriver à être belle, avec un tel minimum.

Je vous présente là les quatre variétés qui nous ont fait le plaisir de s’installer chez nous. Il en manque deux ou trois sortes, qu’on ne voit pas toujours, qui vont, qui viennent, des coquettes, que l’on admire quand elle daignent honorer notre lieu d’un séjour.

 

Les fougères sont les princesses du petit domaine…
 

Polystic - fougère mâle

 

Scolopendre -langue de cerf


la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 27 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 27 Juillet

 

Nous voyons le végétal comme un organisme secondaire, nous utilisons même le mot légume pour évoquer un humain qui a perdu la majeure partie de lui-même.

Écoutons Stefano Mancuso dans son ouvrage l’intelligence des plantes :

« Il nous déplaît peut-être de nous rappeler que notre survie repose sur le règne végétal parce qu’une telle pensée nous donne une sensation de fragilité, nous oblige à reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres du monde. Si les plantes disparaissaient l’homme mettrait quelques mois à s’éteindre. Si nous disparaissions, les plantes auraient vite fait de recouvrir entièrement les vestiges de notre civilisation.

Tout tournerait autour de l’homme ?

Il serait le plus important de tous les êtres vivants ?

Le règne végétal représente 99,5 à 99,9 %

Animaux et humains représentent 0,1 % à 0,5 %

Le botaniste russe Kliment Arkodievitch Timiriazev disait :

« la plante est l’anneau de conjonction entre la Terre et le soleil »

 

Mes amis, nous sommes peu

Mais ce peu sait créer...

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 26 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 26 Juillet 


La linaire cymbalaire, linaire des murs, ruine de Rome, une plante qui est, à mes yeux, le symbole de la simplicité et de la grâce. Elle s’installe d’elle-même dans les creux des vieux murs et développe ses nombreuses feuilles rondes et dentelées, petites et légères où sont disséminées des fleurettes mauves à la gorge jaune. Aucune autre plante de ma connaissance n’égale la grâce de la linaire et je me sens toujours très honorée quand l’une d’elle apparaît dans un bout  de mur. Parfois une trop grande sécheresse lui ôte toute consistance, elle semble alors sèche et perd les jolies boucles de ses tiges. Mais une pluie, ou l’arrosage d’une plante voisine suffisent à la requinquer et la voici pimpante.  
« même pas peur » ! 
Son surnom a forcément trouvé sa source dans les ruines de Rome 😄
Elle vit ici en compagnie des fougères, dont il faudra que je vous parle également un de ces jours… car elles sont elles aussi des mondes bien particuliers, qui me fascinent.

que ce dimanche vous soit paisible...

La gaillarde conteuse 

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Le jardin du 25 Juillet

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 25 juillet

 

Aïe aïe aïe, l’ail rose est minuscule. Autant l’ail blanc, planté en automne dans la serre, a donné dès le printemps des têtes aux caïeux joufflus et fermes, autant son frère rose donne des têtes petites. On pourrait même carrément dire « ridicules » mais n’allons pas vexer notre terre habituellement si généreuse. L’an passé cette récolte avait déjà été modeste. Peut-être que l’ail rose n’est pas rustique ici après tout. Et puis tout jardin, selon sa terre et le climat ambiant, développe un certain caractère. On apprend à le connaître seulement au fil du temps. C’est un compagnonnage, le jardinage…

n’empêche, le jardinier fait triste figure, il est habituellement mieux payé en échange de ses soins.


Le lait - presque maternel - semble avoir réussi au petit chêne. Je ne l’avais pas vu si joli depuis longtemps. Et puis depuis la taille ses feuilles se sont élargies, elles arborent un vert plus sombre et plus profond. C’est un convalescent à suivre de près et à visiter chaque jour, avec bienveillance. Je crois qu’il apprécie.

 

Le petit chêne couve

Des pousses invisibles

Je crois qu’il approuve

La douche comestible

Qu’il a reçue tantôt

Il revit et bientôt

Ouvrira le cœur clos

De sa jeunesse...

 

la gaillarde conteuse

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