Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le jardin du 18 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 18 Novembre

 

Le matin, quand je me lève, un de mes plus grands plaisirs est d’écouter caqueter les poules de mon voisin. Cette musique de campagne m’enchante. Nous n’avons pas de poules. Mais il y a un animal que j’aimerais bien avoir, c’est un âne. Mais mon jardinier résiste de toutes ses forces, disant que j’en ai déjà un... ;-)

Tout ceci me rappelle une anecdote jurassienne que j’ai eu bien du plaisir à consigner dans mes contes du Jura. La voici. 
 

L’ACADEMIE DES ÂNES

 

Au moyen-âge le village de Pretin (Jura) avait une spécialité : les gens y élevaient des ânes pour fournir les sauniers de Salins qui les utilisaient pour transporter le sel. Ce marché rapportait aux gens de Pretin un peu d’argent qui les aidait à payer les impôts que les moines de Château-Salins leur réclamaient. Mais un jour, le temps des impôts arriva à sa fin - du moins ces impôts-là, car pour d’autres, nous y sommes bien encore. 
 Les moines, tout soudain appauvris, cherchèrent une solution de remplacement.  L’âne était devenu par ici une image florissante. Autant utiliser sa face pour une farce pleine d’esprit et qui mettrait dans leurs écuelles de quoi subsister. Ils décidèrent de créer « l’académie des ânes ». Chacun, sans distinction, de la région ou d’ailleurs, pouvait devenir membre et être du même coup un Académicien. Le titre était flatteur. Mais il fallait se soumettre à un examen de passage. Celui qui réussissait les épreuves, offrait un bon repas à tous les académiciens, durant lequel on lui posait sur la tête un chapeau en peau de chèvre, garni de deux oreilles et qu’on lui demandait, pour honorer sa nouvelle fonction, de braire et de se rouler par terre trois fois ! Celui qui ratait l’épreuve, devait payer son échec, mais il pouvait le faire sous la forme de viandes ou de vin. Tous ces amusements nourrissaient convenablement nos moines, car il paraît que les candidats étaient très nombreux ! Au tout début du XXè siècle, l’académie, qui ne comptait plus d’ânes, s’éteignit. Mais bien longtemps encore, on disait ici d’un sot : « En voilà un qui s’est fait graduer à Pretin !» 

Les idées originales servent longtemps

Vous voyez bien

 

la gaillarde conteuse

 

si vous voulez retrouver tous les textes d’Alexandrine de Césure, c’est par ici

http://www.patricia-gaillard-conteusesauvagedumerveilleux.com/tous-les-dimanches-d-alexandrine-de-cesure.html

 

 

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 17 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 17 Novembre

 

En début d’après-midi, comme il faisait un grand soleil, j’ai planté des bulbes de printemps dans des bacs en bois. Notre terre est très argileuse et les très nombreux bulbes que nous y avons plantés au fil des années ont très vite disparu. Nous nous sommes bien évidemment lassés et, quand le printemps arrive ici on ne voit survivre que quelques fleurs éparses. J’ai donc décidé de garnir des bacs de terreau léger et d’y mettre des crocus, des anémones, des tulipes (courtes et qui font plusieurs fleurs par bulbe) et des narcisses (qui font plusieurs fleurs par bulbe aussi) j’espère obtenir ainsi, au printemps prochain, un joli coin de fleurs.

Bien sûr le printemps semble loin... mais pour un jardinier chaque saison se trouve dans le ventre de la précédente, ainsi l’hiver portent-il en lui le printemps.
Et pendant que la jardinière plantait ses bulbes, le jardinier plantait des caïeux d’ail blanc et des échalotes dans une des serres, pour en avoir des tout neufs au printemps !

Mais après cela, sachez que le goûter fut très gourmand, puisque c’était la recette que je vous ai donnée hier... nous en avons dégusté une tranche... deux... trois... si, si, mais fines !

Du bonheur

moi j’dis !

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 16 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 16 Novembre

 

Les courges butternut et les potimarons reposent tranquillement dans la grange pour l’hiver. L’atmosphère fraîche et un peu obscure du lieu leur convient fort bien et certains se conserveront parfaitement jusqu’au printemps. Ces cucurbitacées sont précieuses, car elles peuvent entrer dans la composition de tant de plats salés ou sucrés. En soupes, en gratins, en purées, en salade, en tartes et même en gâteaux. Vous trouverez des centaines de recettes en cherchant un peu sur internet, mais je vais vous donner aujourd’hui celle d’un cake que nous trouvons fameux. Il est loin des gâteaux de nos cuisines, où beurre et sucre se taillent la part belle et rendent ces gourmandises trop riches pour être dégustées souvent. Sortez votre gourmandise de sa bouderie, déstressez votre cholestérol, car voici de quoi les contenter en toute bonne conscience.

 

MARBRÉ CHOCOLAT-BUTTERNUT

200 g de purée de courge Butternut – 60 g d’huile d’olive – 100 g de noisette en poudre – 2 cc de cannelle ou autre mélange d’épices – 90 g de sucre complet – 175 g de farine – 3 cc de poudre à lever – 60 g de chocolat noir (à 70% c’est idéal) – 2 oeufs

Mélanger la purée avec les œufs et l’huile. Rajouter le sucre, les épices, la poudre de noisette, la farine, la poudre à lever et une pincée de sel. Mélanger pour obtenir une pâte homogène. Faire fondre le chocolat au bain marie. Dans un moule à cake huilé, verser 2/3 de la pâte. Dans le 1/3 restant, rajouter le chocolat, mélanger et verser dans le moule. Enfourner pour 45 min à 180°C.

 

Sachez que le goût de l’huile d’olive ne se détecte pas dans un gâteau. Vous pouvez bien sûr improviser, remplacer la farine de blé par une autre, les noisettes par des amandes ou des noix... les possibilités sont nombreuses !
Amusez-vous

Bon appétit !

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0

Le jardin du 14 Novembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 14 Novembre

 

Ce matin nous avons la visite d’une chenille, qui n’est autre que le futur Machaon, appelé aussi Grand porte-queue, papillon courant des jardins. Celui-ci pond ses œufs isolément, ce qui explique la nature solitaire de cette chenille. Elle demeure à proximité de la plate-bande des carottes, dont elle grignote les fanes, sans faire d’importants dégâts étant donné qu’elle est seule. Chez nous elle est heureuse et elle survit aisément car nous ne traitons rien au potager. Quand arrivera pour elle le moment de la nymphose, elle s’attachera à une tige avec une espèce de ceinture soyeuse qu’elle tissera soigneusement autour d’elle. Un travail long et difficile. Puis elle deviendra lentement chrysalide et ressemblera alors à un joli et délicat lampion pointu de papier japonais, vert ou marron. Contrairement à d’autres chrysalides, elle ne sera pas pendue tête en bas mais restera ceinturée ainsi à la tige choisie, jusqu’à l’instant d’en sortir... papillon.

 

La chrysalide n’est-elle pas symbole de nos limitations dont il faut un jour s’extraire pour s’envoler...

Je me plais à regarder ainsi cette très belle chenille sur ce fond de mousses éclatantes

 

la gaillarde conteuse

Partager cet article
Repost0