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Le jardin du 18 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 18 Août 

Aujourd’hui un petit tour du jardin en photos...

La courgette est replète
Le persil rutile
Les tomates se hâtent
La phacélie s’épaissit
Butternut et potimarons courent vers le fond
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Le mûrier desséché
Céleris pourris
Céleris jolis
Une plume belle de tourterelle
Lumière du soir sur l’étang-miroir
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Bonsoir...

 

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Le jardin du 17 Août

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 17 Août

 

Pour compléter le récit de nos deux framboisiers, j’aimerais évoquer la taille de ces arbustes.

Ce sont des framboisiers « remontants » c’est à dire qu’ils donnent des fruits deux fois dans l’année. Une première fois au printemps sur les branches de l’année précédente, une seconde fois en fin d’été sur les branches de l’année en cours. Cependant, au printemps il y a déjà fraises, cerises et groseilles et nous trouvons dommage de rajouter alors le travail des framboises, alors qu’à la fin de l’été des fruits rouges sont appréciables. Nous les taillons donc de façon à n’avoir qu’une seule production qui commence fin août, c’est à dire que nous supprimons la totalité des tiges - que l’on nomme cannes - durant les tailles d’hiver. Après la taille, nous débitons ces branches en petits morceaux avant de les étaler sur le sol autour des framboisiers, puis nous recouvrons ces tronçons dispersés d’une couche de compost. Nos fidèles framboisiers sont ainsi prêts pour la saison du sommeil.

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 16 Août

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 16 Août

 

Nous avons deux framboisiers dont je vais vous conter l’histoire, car elle le mérite. Sur la photo vous pouvez vous rendre compte de leur taille en voyant l’escabeau qui reste à demeure pour les cueillettes quotidiennes. Sachez que ces arbustes sont deux et de belle taille. Leur histoire a pourtant très mal commencé, dans un rayon de plantes du supermarché, où la sécheresse et le manque d’attention avaient réduit à rien ces deux jeunes plants de Mara Star. Tout sauf des stars ! Mon cher jardinier s’était arrêté devant, il cherchait des framboisiers, mais deux moribonds tout de même, c’était bien trop risqué. Il ne restait plus que ceux-là, aucune chance d’en tirer quelque chose.
Mais... une plante, comme un humain, peut avoir l’air perdu et posséder encore une vigueur cachée. Il les a empoignés et au moment de les payer la caissière lui a dit

« vous êtes vraiment sûr ? Ils ne sont pas...»

Elle devait penser que ce pauvre homme avait la vue très basse...

Mais il a répondu

« Perdu pour perdu, on ne sait jamais »

Il a payé et ramené ici les deux mourants. Bien sûr il a préparé leur place avec un très grand soin, l’enrichissant comme il sait le faire, les a extraits doucement de leur prison de plastique, les a plantés dans leur nouvelle terre, derrière les groseilliers, contre la serre. Ils ont encaissé le choc de la transplantation, dormi deux ou trois semaines pour se remettre et n’ont pas tardé à faire de belles pousses, d’un très joli vert et n’ont jamais cessé depuis. Ils ont trois ans, sont toujours deux et la haie de leur duo fait maintenant deux mètres cinquante de haut et quatre mètres de large. Qui dit mieux ?

Leurs fruits, abondants, sont aussi beaux que bons.

N’enterrez pas trop vite un mourant, celui-ci dansera peut-être dans huit jours ! 

 

Celui qui donne reçoit

C’est bien connu

C’est surtout vrai

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 15 Août

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 15 Août

 

À la mi-août des choses changent. Les marguerites jaunes des bords de l’étang ont leurs boutons. Quand leurs fleurs s’ouvrent flotte une ambiance de septembre. Les potimarons prennent un ton orange carrément franc, les pêches de vigne changent d’aspect, les noisettes sont encore vert pâle, mais de plus en plus rebondies, on sent qu’elles se préparent. Les pommes roulent de plus en plus nombreuses dans l’herbe, qui a séché par endroits. Nous n’aimons pas le gaspillage et surveillons toutes les maturations. Produire fruits et légumes exige une observation quotidienne, car pas assez mûr ou trop mûr le végétal est triste. Et puis, ne pratiquant aucun traitement chimique, Il nous faut arriver au bon moment, tâter, soupeser, puis cueillir avec délicatesse, ne pas laisser traîner et très vite préparer d’une manière ou d’une autre. Les pommes sont les plus compliquées. Dans celles que nous ramassons, il y en a qui sont déjà mûres, d’autres vertes mais sans tâche, nous avons une grande table à claire-voie où nous les disposons. Chaque matin nous commençons la journée par la visite aux pommes. Nous ramassons les dernières tombées, les plus mûres sont mangées, transformées en compotes (quoi de plus chaleureux dans une demeure que le parfum des pommes qui cuisent ! ) ou rangées dans des cageots de bois pour être conservées dans notre grange. Mais ensuite, durant tout l’hiver, nous vérifions tous les cageots chaque semaine, pour ôter les pommes qui pourrissent, avant qu’elles ne contaminent leurs voisines. Nous arrivons ainsi à les consommer jusqu’au seuil de Mars. N’oublions pas qu’ « une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours ! »

Dans la grange, la pile de cageots de pommes de terre est près de la pile de cageots de pommes,  car la présence de celles-ci ralentit la germination des premières. Tout est ruse !

Jardiner c’est respecter ce que nous donne la nature et savoir que les fruits et les légumes sont des trésors de bienfaits qui nous sont offerts. Le travail du jardin est parfois pesant, disons vrai, mais travailler avec la nature est à la fois fatigant et équilibrant, car c’est si fondamentalement humain.

 

la gaillarde conteuse

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