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Le jardin du 6 Août

Publié le par Patricia Gaillard


 

La magie des engrais verts

 

Je vais vous parler aujourd’hui de l’engrais vert qui porte bien son nom car c’est un engrais purement végétal.

Mon cher jardinier vient de semer de la phacélie à la suite des bulbes (oignons, échalotes, ail…)

Avant de planter les bulbes il ne faut pas amender la terre, c’est-à-dire qu’il ne faut pas mettre de compost pour l’enrichir, car ça risquerait de les faire pourrir. Donc, une fois la récolte des bulbes faite, on sème de l’engrais vert sur la parcelle, moutarde ou phacélie, afin d’ enrichir la terre et de lui permettre de se reposer. Le principe de l’engrais vert est d’occuper le terrain, de couvrir le sol, d’empêcher les adventices - que l’on nommait autrefois à tort « mauvaises herbes » - et de produire une biomasse qui sera restituée au sol, car il faut savoir que 10% d’une plante viennent du sol et 90% viennent de l’air.

La moutarde aurait été tout indiquée, parce qu’elle produit plus de masse. Mais elle est de la famille des crucifères et nous rencontrons des problèmes avec le parasite du chou, qui est de la même famille. Nous évitons donc de l’inviter ici. Et puis la phacélie est malgré tout bien productive. Sa germination, c’est vrai, est plus lente, mais une fois en fleurs elle enchante notre colonie d’abeilles car elle est très mellifère et elle a, de plus, un pouvoir désinfectant sur le sol.

 

L’engrais vert, une phytothérapie !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 5 Août

Publié le par Patricia Gaillard


réflexion d’un petit mercredi soir.. 

Fréquenter les plantes c’est réapprendre à être humain et à s’éloigner un peu de tout ce que nous avons construit autour de cette notion. La fleur ne se vante pas de sentir bon ni ne se désespère d’être malade. C’est là sûrement sa force. Elle accueille la vie et la vie la traverse. Ce fameux bonheur dont on parle tant ne tient-il pas en cela ? Notre sacré mental crée des désirs qui deviennent exigences et nous perdent. Jardiner c’est laisser remonter de nos mémoires profondes le temps où l’on savait simplement accueillir la vie.
Pour la plante, ce qui est, est
Jardiner, c’est se connecter à cela
Jardin de tranquillité
Jardin des origines
 

la gaillarde conteuse 
 

 

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Le jardin du 4 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 4 Août 
 

Tout n’est pas rose dans un jardin. Il y ici des malades, des agressés, des morts. C’est la vie qui œuvre comme elle œuvre aussi chez les bêtes et les hommes. Et si tout était simple et positif, ça se saurait. 
Les céleris-branches ont de drôles de têtes. Certains jaunissent et moi qui évoquais récemment leur solidité, aujourd’hui me feraient-ils mentir ? Les céleris-raves, qui sont dans la plate-bande voisine, ne sont guère plus fiers. L’un d’eux est pourri et ses branches desséchées traînent lamentablement sur le sol. tout cela est à surveiller de très près car l’an passé, les céleris-branches avaient été attaqués en septembre, par une maladie ou un parasite qui formait des galeries brunes et nous avions perdu la moitié de la récolte. Cette année je vais les cueillir plus tôt - d’autant que les cœurs sont beaux - et les blanchir pour les mettre au congélateur. Le cœur et le blanc des branches, cuits puis mêlés à une sauce blanche avec du gruyère, dans un plat, le tout recouvert d’une fine panure de biscotte écrasée fait, au four, un gratin de choix.  Je sauverai donc, cette année, mes céleris-branches ! 
juste à côté, les chicorées montent en graines. Houla, voilà qui n’était pas prévu. pourrons-nous tout de même les couper et les mettre en pot dans notre grange pour qu’elles deviennent des endives ? 
Un potager est à surveiller. Les choses parfois peuvent se dégrader très vite, comme surgirait une grippe ou un rhume, sans donner forcément de signes avant-coureurs. Il faut être un peu médecin, avoir l’œil, observer et savoir que prévenir vaut toujours mieux que guérir, lorsque c’est possible, évidemment.

Et puis ne pas s’imaginer que rien ne viendra troubler le jardin.
Un jardin doit être troublé, car ce qui est troublé est vivant...
Ce que je dis là vous trouble ?
Soyez heureux, vous êtes vivant ! 

la gaillarde conteuse 


 


 

 

 

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Le jardin du 3 Août

Publié le par Patricia Gaillard


 

 

Nos passiflores sont des passiflora caerulea. Leurs fleurs sont surprenantes, fascinantes, et leurs fruits oblongs, orange, mous, ont la taille des œufs de pigeon et renferment de nombreuses  graines. On les dit comestibles, mais méfiance, car ils contiennent tout de même de l’acide cyanhydrique, surtout s’ils ne sont pas mûrs. Nous nous contentons d’admirer ce fruit mat et de belle couleur et cette fleur aux jolis tons de bleu, blanc, vert et noir. Cette plante grimpante développe des vrilles gracieuses grâce auxquelles elle s’accroche à ce qui se présente pour grimper sans s’arrêter. Elle montera jusqu’au toit si on n’y prend garde ! Sur un mur de pierres elle fait merveille et si vous observez son pied vous verrez qu’elle se marcotte d’elle-même. Vous pourrez prélever les jeunes pieds et les replanter ailleurs, ou faire des heureux parmi vos amis. L’hiver, selon les températures, elle perd une partie de ses feuilles, qui sèchent et tombent. Vous pouvez alors la tailler ou non, selon que vous la voudrez touffue ou longue. De toute façon elle refera des feuilles tout le long de ses tiges. C’est une rustique qui ne vous fera aucun souci d’entretien, sinon que ses feuilles une fois sèches joncheront le sol, comme pour toutes les grimpantes...

mais quand on les aime...

on balaie ! 

😄

 

la gaillarde conteuse 

 

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