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LES TROIS TAMIS DE SOCRATE

Publié le par Patricia Gaillard

LES TROIS TAMIS DE SOCRATE

Un jour un homme vint trouver Socrate pour lui répéter ce qu’un ami avait dit de lui.
« Attends, lui dit l’homme sage, as-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
- Les trois tamis ? Dit l’autre.
- Oui mon ami, les trois tamis. Examinons si ce que tu veux me dire passe par les trois tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me répéter est bien vrai ?
- Non, je l’ai entendu dire et…
- Bien, bien. Mais au moins l’as-tu fait passer à travers le deuxième tamis, celui de la bonté ? Ce que tu veux me dire, est-ce quelque chose de bon ?
- Non, ce n’est pas bon, c’est…
- Le troisième tamis c’est l’utilité. Ce que tu veux me dire, est-ce utile ?
- Oh, pas vraiment…

Eh bien, dit le philosophe, en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir. Quant à toi, oublie-le !

Socrate, philosophe de l'antiquité grecque, philosophe de tous les temps

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

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LE BOUTON BLANC

Publié le par Patricia Gaillard

J'ai entendu cette histoire de la bouche d'un vieux conteur juif…

« Lorsque j'étais petit, mon père était tailleur et nous étions très pauvres. Un jour ma mère nous fit du thé, à ma petite soeur et à moi. Le thé de ma soeur était sucré, le mien non.
« Le sucre est très cher dit ma mère, toi tu es grand, tu peux comprendre, elle non. »
J'ai insisté, je voulais absolument du sucre, tant que ma mère est partie pleurer à la cuisine. Mon père s'est levé de sa table, il s'est assis près de moi.
« Regarde ce que tu as fait, ta mère pleure maintenant. »
Il sortit de sa poche un tout petit morceau de sucre et me dit :
«Ta mère et toi vous serez toujours pauvres, parce que vous manquez d'imagination... Regarde ce petit bout de sucre, il peut sucrer des centaines de verres de thé. »
Il le plaça tout au coin de ses lèvres et but le thé, puis il reprit le bout de sucre entre ses doigts et le remit dans sa poche.
« Le jour où il ne te reste plus qu'une miette de sucre tu prends ton verre de thé, tu tiens le bout de sucre dessous et tu bois du thé sucré, c'est une question d'imagination. Et le jour où tu n'as même plus la miette de sucre, tu prends ton verre de thé, tu tiens dessous un petit bouton blanc et tu bois du thé sucré, c'est une question d'imagination. Tu peux sucrer comme ça des milliers de verres de thé. Ainsi tu ne seras jamais pauvre mon fils. »

Quoique nous puissions croire dans notre monde,  ce n'est pas les richesses qui manquent à notre bonheur, mais c'est bien l'imagination et la sagesse. Cultivons-les, c'est alors seulement que tout changera

Je vous souhaite la journée douce et belle
Ici le soleil est en train de traverser patiemment la brume glacée, un ballet d'oiseaux volète autour des graines posées dans une maisonnette du jardin et un thé m'attend sur la table de ma cuisine

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

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ORIENT DE NOVEMBRE

Publié le par Patricia Gaillard

Devant ce petit matin brumeux et hivernal, me vient curieusement un souffle d’Orient et d’épices. Voici donc une histoire de Nasrudin, cet homme dont on ne saura jamais s’il est fou ou sage

LE PAIN

Philosophes, sages, docteurs de la loi et autres savants du royaume furent appelés à la cour pour juger Nasrudin. Ils étaient nombreux. L’accusation était grave : Nasrudin était allé sur les places des villages, dire à la population que  tous ceux qu’on leur présentait comme de grands sages n’étaient en fait que de grands ignorants et des indécis. L’intégrité de l’état était donc menacée.
Le juge donna d’abord la parole à Nasrudin, alors celui-ci demanda du papier et des plumes. On fit apporter du papier et des plumes que Nasrudin distribua à sept des savants présents.
Puis il leur demanda d’écrire leur réponse à cette question : Le pain, qu’est-ce que c’est ?
Chacun des sept écrivit sa réponse à cette simple question.

Le juge recueillit tous les feuillets et lut à voix haute :
Le pain est un aliment
Le pain c’est de la farine et de l’eau
Le pain c’est un don de Dieu
Le pain c’est de la pâte cuite au four
Le pain ça dépend de ce qu’on entend par pain
Le pain est une nourriture
Le pain, je ne saurais vraiment dire

« Quand ils seront d’accord sur ce qu’est le pain, dit Nasrudin, ils pourront décider de bien des choses, comme de savoir si j’ai raison ou si j’ai tort. Peut-on sérieusement faire confiance à leur jugement ? Ne trouvez-vous pas curieux qu’ils n’arrivent pas à s’entendre sur la nature d’une chose  qu’il mangent chaque jour et qu’ils soient pourtant tous d’accord pour dire que je suis coupable ? »

Nasrudin s’en sort, évidemment
Il s’en sortira juqu’à la fin des temps
Et de plus il laisse derrière lui
Bien des questions dans les esprits

Bon dimanche à vous, en compagnie de Nasrudin !

Je vous embrasse

la gaillarde conteuse…

 

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PAROLE, IDÉE !

Publié le par Patricia Gaillard

Voici une réflexion qui me plaît et qui nous fait prendre conscience des limites de la parole...

TENTATIVE

Entre...

Ce que je pense

ce que je veux dire

ce que je crois dire

ce que je dis

ce que vous avez envie d'entendre

ce que vous croyez entendre

ce que vous entendez

ce que vous avez envie de comprendre

ce que vous croyez comprendre

ce que vous comprenez

il y a 10 possibilités pour que nous ayons des difficultés à communiquer
essayons quand m
ême !

(Bernard Werber - Encyclopédie du savoir relatif et absolu)


Pour suivre, voici une recette simple et qui mérite d'être essayée !

POUR TROUVER UNE IDÉE

Technique pour trouver une idée ou une solution à un problème compliqué. (Utilisé par Salvador Dali, lui-même s'étant inspiré d'un outil de réflexion cher à des moines d’un monastères cisterciens)

s'asseoir sur une chaise

munie de deux accoudoirs

prendre une assiette à soupe

et une petite cuillère

retourner l'assiette vers le sol

tenir mollement la cuillère du bout du manche

entre le pouce et le majeur

au-dessus de l'assiette

commencer à s'endormir

en pensant aux problèmes à résoudre

lorsque la cuillère tombe sur l'assiette

et vous réveille

l’idée est trouvée... !

(Bernard Werber - Encyclopédie du savoir relatif et absolu)

 

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