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QUELLE IDÉE...

Publié le par Patricia Gaillard

photo P.Gaillard

Eh bien non. Vous allez rire, les fringues finalement, ça ne m'inspire pas du tout ! ça me semblait original, inattendu comme sujet, mais rien ne me vient et je sèche, ce qui n'est pas habituel chez moi. Donc, pas de doute, il me faut chercher ailleurs de quoi titiller ma plume...

Un de mes petits-enfants est chez moi en ce moment. Jeune parisien de huit ans, c'est toujours avec bonheur qu'il vient nous rejoindre dans notre belle campagne. Cet après-midi, grand soleil, je lui ai proposé de faire un tour dehors, il a accepté tout de suite. Nous avons enfilé des bottes en caoutchouc - les pluies fréquentes de l'hiver ont laissé le sol gadouilleux - et nous sommes allés autour de l'étang, sous les sapins et le long de la petite rivière qui chante dans les buissons. Nous avons cassé en morceaux des branches mortes pour en faire des bateaux que nous avons regardé filer dans le courant. Je lui ai présenté les premières fleurs, la Ficaire avec ses pétales longs, pointus d'un luisant satin jaune, la Véronique de Perse, fragile, gracile, si bleue, la pâquerette au coeur d'or et aux multiples et fins pétales blancs teintés par endroits de rose vif. L'enfant était émerveillé, on découvre la beauté des fleurs quand on s'arrête pour les regarder. Et puis je lui ai présenté mes mousses préférées, sur les murets de vieilles pierres, et les fougères que j'aime tant et qui s'installent d'elles-mêmes dans les fentes garnies d'un peu de terre sèche où elles sont abreuvées juste par les rosées et les pluies, mais capables en été de sobriété, plus encore qu'un chameau. Les fougères que l'on nomme scolopendres, aux feuilles longues et lisses, aiment s'installer juste au-dessus de l'eau, elles sont ainsi toujours recouvertes de microscopiques gouttelettes d'humidité. Les plantes savent quels sont leurs besoins, elles ne choisissent pas leur demeure au hasard. Nous devrions en faire autant.
"Grand-mie, j'ai envie de faire pipi ! (eh oui, moi c'est grand-mie ;-)

- Nous sommes dehors, tu peux faire où tu veux...
Étonnement, sourire, il a dégainé son bijou de famille et, arqué en arrière au bord de la rivière, il a visé dans l'eau... Le soleil a fait scintiller le jet...
"Regarde, on dirait un arc en ciel ! Il riait, il riait !
- Eh oui, à la campagne, on peut faire pipi dehors, c'est formidable.
- Carrément.
- On va goûter ?
- Oui, mais dehors...
- D'accord"
J'ai cherché deux mandarines, elles étaient grandes comme des pommes.
Nous nous sommes régalés.

Parler de fringues après ça..
Ça ressemblerait à quoi... dites-moi

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

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CHEMISE DE JOUR, CHEMISE DE NUIT

Publié le par Patricia Gaillard

photo P.Gaillard

Au néolithique nous utilisons, pour faire nos vêtements, le lin, la laine et de l'écorce de tilleul. Trempées, nettoyées, filées puis tissées et cousues avec des os très fins de petits oiseaux, ces fibres végétales nous habillent, selon la saison, j'imagine.
Puis, à l'époque gallo-romaine nous travaillons toujours le lin et la laine mais aussi la soie. Et la grande mode en ce temps-là est le tissu à carreaux.
Au moyen-âge on déteste les rayures, que l'on dit diaboliques.
Au XIVè siècle revoilà la rayure et au XVIIIè siècle plus que jamais avec les rayures tricolores du drapeau.
La chemise, vêtement courant de nuit et de jour, a profité de l'arrivée des boutons rapportés d'Orient au XIIIè siècle par les croisés et devient très vite le premier et le dernier vêtement de notre existence et celui de toute une vie. On habille le nouveau-né de la chemise de son père dans les premières heures de sa venue et on revêt le défunt d'une dernière chemise pour son voyage éternel.
Au XVIè siècle, la chemise de nuit est dotée d'un trou bien placé, destiné à rendre possible les jeux de lit, sans se dévêtir, c'est que les chambres conjugales ne sont pas chauffées autrement que par les plaisirs partagés des amants.
La chemise de jour, elle, devient peu à peu fine avec fils d'or, d'argent ou de soie, avec des cols qui montent haut pour devenir fraises, pas pratiques du tout, surtout les jours de grand vent, puis qui redeviennent simples cols, et plus tard jabots, qui rappellent la gorge enflée des pigeons.
Sur la chemise on a tout essayé, broderies, perles, boutons précieux, dentelles, pour en arriver à la nôtre, plutôt sobre et pratique.

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

 

 

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ON SOLDE !

Publié le par Patricia Gaillard

Robe lumineuse - Musée des Confluences - Lyon 69photo P.Gaillard

Bonjour cher visiteurs
Mon silence de Janvier n'avait qu'une explication : je cherchais un thème pour mes prochains bavardages et je ne trouvais pas. Mais soudain cette fin des soldes me donne envie de tourner autour du vêtement et cela de diverses manières. Nous n'allons pas nous ennuyer.

Voyez ci-dessus, cette robe lumineuse que l'on peut admirer au musée des Confluences de Lyon. Robe de fée ? Robe d'éclaireuse ? Robe d'électricienne ? Robe de princesse ? Robe de robote ?
On peut rêver...

je citerai pour aujourd'hui un extrait de La Bruyère 1645-1696 dans son ouvrage les caractères
"Une mode a à peine détruit une autre mode qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière ; telle est notre légèreté"

à demain pour l'ouverture des réjouissances !

la gaillarde conteuse...

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Bonnes Années !

Publié le par Patricia Gaillard

photo P.Gaillard

Avant de nous pencher sur l'année qui vient, considérons un instant celles qui sont derrière nous. Ces milliers de jours durant lesquels nous avons eu l'honneur de faire l'expérience de la vie, sur une terre qui n'est pas autre chose qu'un miracle. Avoir vécu cette incroyable aventure de l'humain est fabuleux. Ne râlons pas, ne désespérons pas, ne nous décourageons pas, mais remercions et voyons comme cette expérience de la vie est, envers et contre toute difficulté, un cadeau.
Un merveilleux cadeau.

Je nous souhaite une année de prise de conscience véritable
Une année de retrouvailles fraternelles avec tout le vivant de la planète et de l'univers
dont chacun de nous est un petit mais si subtil échantillon !

Bonne Année à vous

et maintenant, dansons !

Mesdames, enfilez vos robes de lierres et de mousses, je vous emmène danser dans les clairières

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