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un voyage pas ordinaire (jour 2)

Publié le par Patricia

JOUR 2
 


Je vous sens prêts pour le voyage... Voyez dessous mon bras ce tapis magnifique, rapporté de Syrie où j’ai conté un jour lointain. Le voici déroulé. Reconnaissez que sa teinte jaune-orange est digne des plus purs safrans. Ces inscriptions noires qui courent ici et là, sont des symboles sacrés, ou plutôt de sacrés symboles.
Prenez place, je vous prie, choisissez votre endroit. Ce tapis est bien plus vaste que ce que vous voyez et que vous n’imaginez. Votre hésitation vient du manque d’habitude et justement ce voyage va vous initier. Pas de ceintures, pas de sièges, la douceur du vol ne nécessite rien de plus qu’une véritable envie de partir. Avant de “décoller” je vais vous remettre à chacun un cadeau de la part de ce beau roi dont je vous parlais tantôt : une petite fiole longue, de verre ciselé, remplie de l’eau de la Fontaine de Jouvence. Attention, une goutte chaque jour suffira amplement pour vous donner une jeunesse disons... idéale, qui sera, en fait, celle que vous désirez. Une goutte, une seule, au-delà serait trop, ne faisons pas de cette aventure une colonie de vacances, ou pire, une nurserie volante !
Ah, voilà que nous partons... Vous voyez, pas même le plus petit tressautement, je vous l’avais promis...


À DEMAIN...
la gaillarde conteus
e

 

 

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un voyage pas ordinaire (jour 1)

Publié le par Patricia

 

Je me souviens avoir un jour proposé un voyage
sur tapis volant à une troupe d'alchimistes
Il me vient l'envie de vous le proposer ici
car il n'est pas ordinaire
et sûrement vous plaira
Prêts ?
Allons-y


JOUR 1

Ce jour-là comme souvent, j’allais, l’inspiration bavarde, avec l’idée de fourrer mon nez dans une histoire à raconter et voir un peu ce que j’en allais dire pour la servir au mieux. Je ne me souviens même plus quelle était cette légende, et cela n’a ici pas la moindre importance, quand soudain j’ai vu, comme je vous vois, ou presque, une espèce de vieux beau roi couronné d’une belle dignité. Il me vit étonnée, sourit de ma surprise et me dit simplement “Je suis le conte”. “Lequel ?”, lui demandai-je, “tous !” lança-t-il, rieur.
Il me tendit la main et me proposa un voyage chez lui, forêt, château, royaume, tout ça...
Un peu aventurière, un peu crâneuse et conteuse avant tout, je l’ai tout simplement suivi. Amis, jamais voyage ne m’aura autant plu et je n’en ai plus jamais oublié le chemin. Ce qui fait qu’aujourd’hui, veinards qui êtes là, je peux vous proposer son parcours véritable, et en tapis volant, avec boissons de jouvence, fraîcheur de petit bois et même repas pas du tout ordinaires. Ceux qui ont un penchant pour la magie ne seront pas déçus, car j’y ai croisé deux sorcières et une reine, aux noirs desseins et aux noirs dessous, qui feuillètent depuis des siècles des grimoires sulfureusement créatifs, qui devraient mettre les amateurs à l’abri de l’ennui...

À DEMAIN...

la gaillarde conteuse

 

 

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LA BOÎTE DE PANDORE 3ème et dernière partie

Publié le par Patricia

LA BOÎTE DE PANDORE 3ème et dernière partie
une histoire de la mythologie grecque
version Patricia Gaillard

...Une nuit, après d’enivrants ébats, planant encore dans le tourbillon d’or de leur extase, ils virent la lune pleine éclairer leur demeure d’une vive argenture et la boîte de Zeus, sur une table de bois, qui soudain semblait luire de l’intérieur. Pandore se leva, enroba son joli corps blanc d’un fin vêtement de lin tissé. Epiméthée la suivit, ils se dirigèrent tous deux vers la petite table de bois précieux. Un oiseau au dehors chantait divinement dans le silence doux de la nuit. Pandore était torturée par la curiosité et elle possèdait, souvenez-vous, l’art de la persuasion. Epiméthée lui-même aurait bien aimé savoir - la curiosité n’étant pas réservée au genre féminin - il hésitait, elle argumentait, il craignait, elle souriait, on aurait dit Eve et Adam dans cette autre histoire, qui est un peu la même… Comme cette boîte était aisée à ouvrir ! Comme la lumière contenue était attirante ! Un secret qu’on découvre est délectable, croit-on, mais voilà que les maux par milliers surgirent de la boîte, tourbillonnant dans l’air tels des souffles damnés, poussant de sinistres mugissements de mégères, puis ils s’enfuirent par toutes les ouvertures vers le monde, comme vers une pauvre proie assurée. Pandore, anéantie, reposa vivement le couvercle, pour arrêter le grand flot noir de cette malédiction.
Mais tout était dit, tout était lancé, tout était perdu, le mal s’était répandu sur le monde…
L’espoir seul est demeuré sous le couvercle. Il reste le secret des dieux, mais il nous est prêté. Heureux celui qui sait en faire bon usage et sage celui qui sait le partager. C’est depuis cette nuit-là qu’il nous faut combattre nos maux. Mais dans cette tâche difficile, nous découvrons notre propre dignité et notre propre grandeur. Pandore, tout comme Eve, a libéré le monde de l’ignorance et elle lui a révélé un secret gardé par les dieux.
Elle a projeté l’humanité sur le chemin de l’accomplissement.

Je vous remercie de votre compagnie et vous dis à très bientôt, pour d'autres contes fabuleux !

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LA BOÎTE DE PANDORE 2ème partie

Publié le par Patricia

LA BOÎTE DE PANDORE 2ème partie
une histoire de la mythologie grecque
Version Patricia Gaillard

...Héphaïstos, qui avait pris plaisir à cette tâche de créateur, languissait de s’y remettre et il accueillit cette demande avec bonheur. Il pétrit donc la créature, la modela joliment, la fit cuire dans son creuset secret. Puis il appela quelques dieux qui se firent parrains et marraines pour la circonstance et qui parèrent cette femme de tous les dons nécessaires. C’est ainsi qu’elle reçut à parts égales : la beauté d’Aphrodite, le sens de la musique d’Apollon, l’adresse aux travaux du fil d’Athéna, l’art de la persuasion d’Hermès et la terrible curiosité d’Héra. Quant à Zeus , il lui offrit une des deux boîtes de terre rouge, lui disant, solennel : « Prends cette boite, c’est un présent de mariage, pour toi et pour l’époux qui te viendra. Elle est scellée, c’est un secret divin, surtout ayez bien soin de la laisser ainsi. » Et tous ensemble ils appelèrent cette créature neuve du nom de Pandore, qui signifie « parée de tous les dons. » C’était un temps où on ne négligeait rien et où chaque vie était riche de mille présents jaillis de la bonté des dieux. Puis, après l’avoir contemplée un instant, Zeus envoya la femme chez Prométhée, pressenti, on le devine, pour tomber sous son charme. Mais Prométhée, méfiant, se garda de ce piège magnifique et il conseilla à son frère Epiméthée d’en faire tout autant. Mais celui-ci s’éprit de Pandore à en perdre la raison et dès le lendemain ces deux-là s’épousèrent…

à demain, où la boîte sera ouverte en votre présence !

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