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LE MAÎTRE DES OISEAUX

Publié le par Patricia Gaillard

- "Pourquoi t"appelle-t-on le maître des oiseaux ?
- Tout d'abord je ne suis pas le maître des oiseaux, mais leur serviteur. Si tu les sers et sais écouter leur chant, un jour tu comprendras leurs secrets, car ils ont beaucoup de secrets à te communiquer... "


Abdel Saadi

à bientôt

la gaillarde conteuse

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LES FRÈRES DU ROI

Publié le par Patricia Gaillard

Un roi se promenait un jour dans les ruelles d'une ville. Un mendiant s'approcha et lui demanda l'aumône. Le roi ne lui donna rien.
"Sire, dit le mendiant, tu oublies que nous n'avons tous qu'un père, que nous sommes tous frères et que nous devons partager."
À ces mots le roi s'arrêta et dit :
"C'est la vérité, nous sommes tous frères et notre devoir est de partager.
Et il donna au mendiant une pièce d'or.
"Tu ne m'as pas donné grand-chose, est-ce vraiment comme cela que l'on partage entre frères ? Un partage ça se fait par moitié, tu possèdes un million de pièces et tu m'en donnes une !"
Le roi répondit :
"Que j'ai un million de pièces est vrai. Je ne t'en ai donné qu'une, c'est vrai. Mais c'est que je possède autant de frères que de pièces d'or..."

(récits populaires - Léon Tolstoï)

à bientôt

la gaillarde conteuse...

(ci-dessous, une jolie chanson d'hiver que je vous invite à écouter)

chanson d'hiver... STING

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LE VILLAGE DE PIERRES

Publié le par Patricia Gaillard

Un sage, passant sur sa mule, voit un enfant qui construit sur le chemin un village avec des pierres. Il dit à l'enfant :
"Eh bien, tu ne veux pas me laisser passer ?
- Je n'y peux rien, tu vois bien que je construis une ville et ce n'est pas aux murs de la ville de s'écarter pour laisser passer quelqu'un, c'est à toi de longer les murs de la ville."
Le sage, bien étonné de cette réponse, descend de sa mule et vient près de l'enfant.
"Tu me sembles avoir une intelligence peu commune pour un enfant de ton âge.
- À l'âge de sept jours le lièvre court et saute dans le bois, pourquoi ne saurais-je pas quelques petites choses à l'âge de sept ans ?"
Le sage sourit...
"Je voudrais te poser quelques questions et si tu y réponds je croirai en effet que tu as des connaissances.
- Me voilà prêt !
- Quel feu est sans fumée ? Quelle eau est sans poisson ? Quelle montagne est sans pierres ? Sur quel arbre ne pousse aucune branche ?"
L'enfant réfléchit...
"Le feu du ver luisant est sans fumée, l'eau de source est sans poisson, la dune de sable est sans pierres et de l'arbre pourri ne pousse aucune branche..."
La sage écoute admirativement les réponses de l'enfant. Mais, avant qu'il ne place un mot  l'enfant, les yeux brillants, lui dit :
"Puis-je moi aussi te poser quelques questions ?
- Vas-y...
- Mais à une condition, si tu ne trouves pas les réponses, tu contourneras les murs de mon village.
- Me voilà prêt !
- Combien y a-t-il d'étoiles dans le ciel ?
- Ce n'est pas juste, tu m'interroges sur des choses bien trop éloignées de nous ! Pose-moi une question sur des choses très proches et je te répondrai.
- Alors dis-moi combien il y a de poils dans tes sourcils"
La sage se met à rire, l'enfant s'est montré bien plus fin que lui, il monte sur sa mule et longe les murs du village de pierres...

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

 

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LE VIZIR ABDOUL

Publié le par Patricia Gaillard

Illustration tirée de l'ouvrage "Légendes de la Perse ancienne" Gründ

LE VIZIR ABDOUL

Le roi de Perse avait comme ministre un homme juste, le vizir Abdoul.
Un jour le vizir traversa la ville à cheval pour se rendre chez le roi. Le peuple était prêt à se révolter. Dès que la foule le reconnut, elle arrêta le cheval du vizir et le menaça de mort si celui-ci tentait de résister. Un homme alla même jusqu’à porter la main sur lui et lui tirer la barbe. La foule l’ayant ensuite laissé passer, le vizir arriva chez le roi et lui demanda d’avoir pitié du peuple et de ne pas punir le coupable de l’injure qui lui avait été faite.
Le lendemain matin un boutiquier se présenta chez le vizir.
« Je suis venu dénoncer l’homme qui t’a offensé hier, je le connais c’est mon voisin, son nom est Nahim, fais-le venir, châtie-le. »
Abdoul congédia le boutiquier et envoya chercher Nahim.
Nahim devina qu’il avait été trahi, il arriva plus mort que vif chez le vizir et se jeta à ses pieds.
Abdoul le releva et lui dit :
« Si je t’ai fait convier chez moi ce n’est pas pour te punir, mais seulement pour te dire que tu as un mauvais voisin. C’est lui qui t’a dénoncé, méfie-toi de lui et que Dieu t’accompagne. »

Rapporté par Léon Tolstoï

à bientôt !

la gaillarde conteuse...

 

 

 

 

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