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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES. Egypte antique. 5

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
5

Tayt rend à OSIRIS son corps de lumière...

ISIS, la grande magicienne, métamorphosée en oiselle-milan, est  fécondée par OSIRIS ressuscité et conçoit HORUS, dieu-faucon, le lointain, celui dont l'oeil voit toute mesure, celui qui est la part visible d'OSIRIS et qui a dans ses ailes les parfums des jardins d'Ialou*

C'est là qu'ANUBIS, dieu à tête de chacal, fils de NEPHTYS et de SETH, devient le premier embaumeur et fait d'OSIRIS la première momie. OSIRIS, premier ressuscité, première momie, guide les morts vers les jardins d'Ialou. ANUBIS est maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs. 

HORUS naît le premier jour du mois de Mechir (notre 25 Décembre) il est le symbole de la lumière du monde.
ISIS vit cachée avec l'enfant, dans les buissons de papyrus du lac de Bulto, contrée d'hirondelles et de flamands roses...

*Champs d'Ialou, champs de roseaux, jardin d'Eden egyptien

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Égypte Antique - 4

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Égypte Antique
4

mais SETH désirait être roi...

Un jour, avec ses hommes, SETH attache OSIRIS à un sycomore et lui arrache le coeur avec un silex noir. Puis il découpe le corps en quatorze morceaux, les disperse sur les deux Egyptes et se proclame roi de l'Amentha.

ISIS implore alors le dieu sage THOT, à tête d'ibis surmontée d'un disque lunaire, dieu du savoir, créateur des formules magiques, de l'écriture et des langages, de venir à son secours. THOT donne à ISIS une armée de scorpions pour la protéger.

Avec sa soeur NEPHTYS, ISIS part en quête des morceaux d'OSIRIS.
Elles coupent toutes deux leurs longs cheveux et leurs robes de lin fin s'effilochent aux buissons secs des bords de chemins. Parfois elles se transforment en oiseaux afin de scruter au mieux les paysages. Les deux déesses retrouvent treize des morceaux perdus d'OSIRIS, mais le quatorzième, le phallus, tombé dans les eaux du Nil, est dévoré par un ornitorynque.
ISIS confie à TAYT, déesse des étoffes et du tissage, la tâche délicate et difficile de reconstituer OSIRIS. Celle-ci, file et tisse avec une grâce et une précision merveilleuse et réussit à rendre à OSIRIS son corps de lumière...

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES - Egypte antique 3

Publié le par Patricia Gaillard

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
3

 

Il y a de cela des dizaines de milliers d’années, mais sûrement aussi à l’instant où je vous parle, ISIS, OSIRIS, NEPHTYS ET SETH, naissent de GEB, la terre, et de NOUT, le ciel, qui a neuf étoiles sur sa tête.

Après la naissance d’OSIRIS, RÂ prend le berceau avec l’enfant, l’emporte dans sa barque et lui enseigne tous les secrets.

Les dieux vivent au pays de l’Amentha, royaume des dieux, royaume aussi où se rendent les âmes après la mort.
OSIRIS épouse ISIS, NEPHTYS épouse SETH. Ils règnent sur l’Amentha, la vieille Atlantide, le pays du miel, de l’or, le pays de l’âge d’or. OSIRIS en est le Roi.

Les hommes sont encore primitifs et OSIRIS, dieu de la force vitale céleste, leur enseigne l’usage de la terre, des bêtes, des astres et des plantes, il les extrait de leur ignorance fruste avec ISIS, déesse-mère et guérisseuse, qui  leur apprend le tissage, la médecine, la magie et le soin des enfants.

Mais SETH, dieu rouge de la puissance terrestre et de l’énergie chtonienne, désire devenir roi de l’Amentha…

 

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse…

 

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UN ÉTÉ DE MYTHOLOGIES - L'Egypte antique - 2

Publié le par auteur : Patricia Gaillard

UN ÉTÉ DE MYTHOLOGIES 
L'Egypte antique
2

L'univers est né...

Une fois l'univers en place, le dieu KHNOUM, le dieu potier, modèle les hommes sur son tour. Il s'applique particulièrement en modelant les futurs rois et pharaons.

SHOU se tient debout de l'aube à la nuit. Il tient ainsi NOUT et GEB séparés et  c'est le jour. Puis SHOU, dieu de l'air et de la lumière, rejoint TEFNOUT, déesse de la chaleur et de l'humidité. Alors NOUT, le ciel, descend sur GEB, la terre... voici la nuit durant laquelle GEB et NOUT s'unissent et mettent au monde OSIRIS, ISIS, SETH ET NEPHTYS. 
C'est aussi durant la nuit que RÂ, dans sa barque, va d'occident en orient. Il traverse le monde des ténèbres, habité de bêtes sauvages et dangereuses. Il craint surtout le serpent APOPHIS, qui attaque peu avant l'aube, et qui symbolise l'ombre qui désire absorber la lumière. Heureusement le dieu SETH, dieu rouge des forces vitales et agressives, se tient aux côtés de RÂ et défend ardemment la barque. SETH ne peut pas tuer le serpent APOPHIS, mais il réussit néanmoins chaque fois à le maîtriser...
RÂ peut alors apparaître et c'est l'aurore, le scarabée d'un jour nouveau.

Pour les Egyptiens de l'antiquité, chaque aube est un miracle, le miracle de la lumière qui a vaincu l'ombre.

à demain...

la gaillarde conteuse

 

 

 

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L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES L'Egypte antique - 1

Publié le par Patricia

L'ÉTÉ DES MYTHOLOGIES
Egypte antique
1

Tout commence par NOUN, l'océan d'énergie primordiale.
Au coeur de cet océan, ATOUM

le principe créateur, la première étincelle de vie
qui donne naissance à tout ce qui n'existe pas.
RÊ naît de l'océan, il ne naît pas d'une mère ni d'un père
il naît de sa propre pensée, il est le dieu-soleil, il renaît chaque matin
il est représenté par le symbole du scarabée : kheper ou khepri
la vie renouvelée, régénérée sans cesse.
Puis RÊ crache SHOU dieu de la lumière et de l'air
et TEFNOUT déesse de la chaleur et de l'humidité
SHOU et TEFNOUT s'unissent et engendrent
NOUT, le ciel, déesse féminine qui a le corps bleu sombre parsemé d'étoiles
et GEB, la terre, dieu masculin, au corps recouvert de plantes, de fleurs,
de fruits, de montagnes, de forêts, de déserts et d'eaux

L'univers est né !

à demain...
la gaillarde conteuse

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MYTHOLOGIES

Publié le par Patricia

MYTHOLOGIES
introduction

 

Je vous invite à me suivre...
Durant ces mois d'été, nous allons aborder diverses mythologies. Mais qu’est ce qu’une mythologie ?*
(voir ce qu'en disent les dictionnaires)

Pour moi la mythologie est un récit issu de l’inconscient collectif et qui propose un plan harmonieux de l’univers, de son origine, des dieux, de la nature, des êtres qui y vivent et du fil d’or qui unit le tout.
Les religions naissent des mythologies, mais à peine nées elles commencent à s’éloigner de leur origine et se diluent pour finir par se perdre.

Et si on se re-connectait directement aux mythologies, sans intermédiaires, nous qui aimons tant nous connecter ? Voilà qui nous rapprocherait de ce fil d’or, de cette simplicité désarmante du divin, que nous cherchons dans tant de labyrinthes et qui dort, en nous attendant, au creux des textes sacrés et des mythes.

 

Cet été, ici, mesdames, messieurs, j’organise des voyages dans les mythologies.
Qu’on se le dise !

Égypte, Grèce et autres inspirations nous ouvriront leurs portes et nous marcherons sur les chemins que nous traçons depuis nos origines pour donner sens à notre présence sur cette planète.
 

*Mythe : Récit fabuleux, souvent d'origine populaire, qui met en scène des êtres (dieux, demi-dieux, héros, animaux, forces naturelles) symbolisant des énergies, des puissances, des aspects de la condition humaine.

 

À DEMAIN !

 

la gaillarde conteuse...

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Patience...

Publié le par Patricia Gaillard

Chères et chers lecteurs, visiteurs, abonnés,

Je ne disparais pas et ma plume encore moins. Je cherche un thème et plusieurs histoires s’y rattachant - comme les tiroirs d’une commode - et je reviens sans tarder et avec grand plaisir !

Savourez cette fraîcheur relative mais appréciable ! 😎

la gaillarde conteuse...

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LE DRAGON DE SOUCIA 3ème et dernière partie

Publié le par Patricia

3ème et dernière partie

De l’autre des bras volontaires avec des fourches, des pelles, des pioches, l’épée, que sais-je encore, ça tombait dru des deux côtés.
Il n’y eut pas de mort. La bête s’écroula à plusieurs reprises, elle semblait vaincue, complètement. Alors elle léchait le sang qui débordait , rose et épais, des plaies béantes de sa grosse peau verdâtre et jaune, tissée d’écailles, comme une armure d’or. Tout en léchant elle roulait des yeux malades. Pourtant elle reprenait vigueur et revenait à l’assaut, presque neuve. C’était désespérant. Les garçons faiblirent, leurs forces s’essoufflèrent, ils durent abandonner.

Devant leur courage et leur douleur le village entier se rallia à eux dans une fervente et sincère prière qu’ils adressèrent en chœur à Saint-Georges lui-même qui  a une forte expérience en matière de dragon. Et il les entendit. Si un Dragon peut nous dévorer, un saint homme peut nous entendre, l’un n’est pas plus étonnant que l’autre. Il les entendit donc.

Descendit-il ici sur son cheval, armé d’une lance et gainé de l’armure, pour nous rappeler de lui l’image qu’on connaît ? je ne crois pas. En tout cas, il envoya le jour de la Saint-Georges, un gel à fendre les pierres. Bien sûr les travaux de la terre en furent horriblement contrariés. Et cette année-là, si le dragon ne mangea plus, les hommes ne mangèrent pas non plus !  Mais il faut savoir ce que l’on veut. Du moins dormirent-ils bien.

En tout cas, gel ou pas, les jeunes hommes reprirent dans leurs mains décidées les outils de bataille où le sang rose avait séché, épais comme un coulis de fraises. Le combat reprit donc, tout aussi violent et tout aussi égal dans l’échange des coups. La bête en eut plusieurs et de très mal placés, son sang coulait déjà, mais ce froid infernal (!) qui collait les armes aux doigts rougis, gelait comme un sorbet le sang rose et épais. Au bout d’un temps bien long, privée de sa propre nourriture qui lui chauffait le cœur et qui fouettait ses énergies, la bête roula sur un côté, ses yeux devinrent liquides et verts, comme l’absinthe. Des convulsions brutales secouaient cette masse rugueuse. Le Dragon lançait des plaintes indéfinissables, qui étaient si tristes et si longues ! Les gens de Soucia s’en souvinrent longtemps. Il ne reste de nos jours plus aucune de ces oreilles-là, évidemment.

Puis les plaintes cessèrent, d’un coup. L’absinthe luisante des deux yeux devint une eau sale et gelée. Le dragon était mort. Tous sortirent des maisons, adultes, enfants, vieillards et chiens, pour voir ce spectacle fabuleux. Mais ils ne virent rien, ou presque, car telle une boue flasque et verte, le grand corps s’étala, et disparut très vite. Certains, qui espéraient lapider sa dépouille pour venger les disparus, étaient déçus.

Enfin le village de Soucia perdit cette menace, ce tourment, ce commerce indécent. Soucia perdit ce souci-là.

On construisit à Soucia une église dédiée à St Georges.

Dans le moment on pensait que c’était le plus honorable remerciement.

La vie revint, normale, avec les peines et les joies qui font les vies et elle resta ainsi. 

Peut-être que les enfants, le soir, dans leurs lits, pensent encore à ces histoires. Les raconte-t-on encore par ici ? Les jeunes filles savent-elles, si elles sont jolies, qu’elles ont bien fait de naître dans le temps d’aujourd’hui…


à bientôt !

 

la gaillarde conteuse...

 

 

 

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LE DRAGON DE SOUCIA 2ème partie

Publié le par Patricia

2ème partie

De là à accorder à ce monstre assoiffé de sang, une préférence pour les jeunettes, il n’y eut qu’un petit pas. Il fut vite fait...

En faisant le décompte objectif de ses derniers repas, on  arriva à un rythme de deux ou parfois trois par an. Il fut donc décidé de choisir chaque année les deux plus jolies filles du village pour les offrir en sacrifice et ainsi être débarrassé tout le reste du temps de cette lourde menace. C’était à tout prendre, une bonne solution. Disaient-ils.

Ceux qui décidèrent cela devaient être vieux célibataires, tordus ou misogynes, il devait même s’y être glissé des langues de vipères,  des épouses jalouses et quelques vieilles bigotes. De ceux qui prétendent renifler dans la jeunesse si belle et si vivante, un arôme d’enfer… Bref, ils devaient être bien nombreux car la chose fut adoptée. Comment firent-ils pour annoncer ce troc au géant sulfureux ? Jamais rien sur ce moyen ne me fut révélé. En tout cas, pendant au moins un an ou deux, peut-être plus, ils firent ainsi. Ils offraient les deux belles, liées pour rester sages. C’était dur, assurément, mais le village connaissait, pour tout le restant de l’année, une paix normale de village d’ici-bas. L’arrangement était horrible, mais ne paie-t-on pas souvent très cher sa tranquillité… 

Il y avait à Soucia, une bonne poignée de jeunes hommes, tous d’âge à se marier et qui commençaient à trouver que de tels cadeaux à cette cruelle créature, qui après tout n’était qu’une bête, leur ôtaient les partis les plus jolis, les plus gentils et les plus délicieux. Les vieux ont la raison et les jeunes ont la force. Ces gars prirent au hasard des outils de fortune, un seul qui était noble trouva dans son manoir une épée encore bonne à couper des gorges. Ces armes-là sont comme les langues, elles ne perdent pas vite leur tranchant. Ils partirent vaillamment, c’était très beau à voir. La jeune témérité fait briller le sang sous la peau. A force de chercher le dragon,  ils le trouvèrent. La bataille fut terrible. D’un côté les naseaux formidables qui jetaient tour à tour des flammes, des étincelles et une espèce de morve empoisonnée qui trouait les chemises de chanvre comme des radées de chevrotine. De l’autre des bras volontaires avec des fourches, des pelles, des pioches, l’épée, que sais-je encore, ça tombait dru des deux côtés.

 

À DEMAIN !


la gaillarde conteuse...

 

 

 

 

 

 

 

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LE DRAGON DE SOUCIA - PARTIE 1

Publié le par Patricia Gaillard

Partie 1

On dit que dans les temps anciens, un dragon hantait les rives de l’Ain, dans le canton de clairvaux-les-lacs. Le dragon est-il un parent de la Vouivre ? Ou alors est-ce elle, dans une de ses diverses… présentations ? Souvent femme varie, femme-fée-serpent peut-être aussi.

Mais ce dragon avait avec elle une nette différence, c’est qu’il était friand de chair humaine. Laissait-on une jeune bergère garder, du côté de la rivière, son petit troupeau blanc, on ne retrouvait rien. Ni les bêtes, ni l’enfant. Combien ont disparu à la tombée du jour, qui marchaient simplement pour retourner chez eux ? Le village de Soucia avait bien du souci. Sans doute l’antre du Dragon était-il proche de là, car c’était parmi les gens de Soucia qu’il prélevait la plus grande part de ses festins. Nul jamais ne savait au lever, s’il serait encore de ce monde à la tombée du jour. C’était crispant. Ça rendait les journées proprement impossibles et les nuits empesées d’un sommeil mauvais et tourmenté. Chacun pressentait dehors l’errance de la bête et quand un peu de vent courait dans les ruelles, chacun y entendait le souffle ardent du monstre. Chaque jour était effrayant et chaque nuit angoissante. 

Ce Dragon nul ne l’avait jamais vu, mais les récits des vieux racontaient par morceaux, ce que parfois certains survivants avaient entrevu. Il n’y avait donc aucun doute, c’était bien un dragon.

Un beau jour, on se mit à réfléchir. Quelqu’un fit remarquer que les victimes étaient tout de même bien plus souvent des filles, et des belles. De là à accorder à ce monstre assoiffé de sang, une préférence pour les jeunettes, il n’y eut qu’un petit pas. Il fut vite fait. ..

À DEMAIN !

la gaillarde conteuse...

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