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Le jardin du 23 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

 

Le jardin du 23 Septembre

 

Et les fleurs de septembre, quelle lumière dans les couleurs ! La grande chaleur de l’été éteint un peu leurs teintes et les rend fragiles, difficiles à tenir en bouquets. Mais en ce moment, comme s’il s’agissait de s’assortir aux pommes, aux figues, aux courgettes jaunes d’or, aux potirons et aux dernières tomates, elles donnent tout pour être les plus belles et elle y réussissent. Il y a de beaux bouquets partout dans la maison, il faut les savourer, les contempler, car une ou deux nuits froides suffiront à noircir les fleurs et à défaire le jardin de ses merveilleuses parures, éteignant d’un grand coup toutes les couleurs. Il restera heureusement les verts des arbustes, des herbes, des arbres, des tapis de phacélie, des verts peu à peu moins vifs certes, mais si fidèles et dont certains dureront l’hiver sans périr.

Le petit domaine est heureux de la pluie d’hier, on y sent même le soulagement de la terre et des racines. Le soleil d’aujourd’hui frappe sans scrupules, le bougre, quelle jeunesse encore dans son ardeur !

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 22 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 22 Septembre

 

Les lumières et les couleurs du paysage changent sans cesse et parfois un nuage violet, rougi par le couchant, perd son éclat en quelques secondes et n’a plus rien de son éphémère splendeur. Rien n’est plus provisoire, plus fragile que les lumières des paysages.

Le peintre, frappé par celles-ci, garde en mémoire sûrement ce qu’il a vu, lui qui a le don des couleurs, puis il les restitue sur sa toile, ainsi arrive-t-il à les faire durer, à les retenir. Mais il lui faut en retrouver l’ambiance exacte, par le maniement très précis des couleurs et des formes.

Les paysans d’autrefois s’arrêtaient bien plus que nous aux lumières et aux couleurs, car celles-ci leur indiquaient les chaleurs, les pluies, les vents, les rosées, les orages, les givres à venir. Les hommes de la terre n’avaient que ces indications-là pour savoir, prévoir, protéger, et les subtilités du temps ne leur étaient pas étrangères.

Nous consultons les « météos » qui nous disent tout, aussi avons-nous laissé se perdre ces belles facultés.

Ce soir il tonne sur le petit domaine, sans pluie, sans vent, ça gronde de ci, de là, sans grossir, sans oser. Pas un oiseau ne chante, pas un insecte ne batifole, tout se suspend, tout semble attendre quelque chose qui ne vient pas.

Et soudain pourtant, brusquement même, un gros coup de tonnerre éclate, une pluie inattendue et lourde ruisselle sur les toits et sur les grandes feuilles des noyers. L’étang est piqueté de mille gouttelettes, une vapeur imperceptible monte du sol, chargée de ce très singulier parfum de terre arrosée. Maintenant la pluie redouble, inonde la toile sur la table du jardin et brouille les carreaux de la fenêtre.

Il pleut, quelle merveille !

Que cette eau céleste bénisse votre soirée...

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 21 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Voici les fruits du laurier-cerise, qui contiennent une très petite dose de cyanure, cet arbuste n’est pas à confondre avec le laurier noble, ou laurier-sauce, que l’on connaît en cuisine.

Le jardin du 21 Septembre

 

Les baies colorées sont les joyaux de l’automne. Rouge sang et bien ronde la cenelle d’aubépine, vermillon l’oblongue baie d’églantine, lie-de-vin les fruits en bouquet du sureau, rubis et ronde comme une bille la cenelle du houx, bleu très sombre la baie du lierre en paquets lourds, la mini-prune du prunelier, d’un violet plutôt laiteux, qui devient violet foncé et luisant quand on la frotte d’un doigt, l’orange vif des grappes de baies de sorbier, rouge et ocre les minuscules pommes sauvages et les belles cerises - qui n’en sont pas - du laurier.
Levez le nez en marchant, contemplez ces joyaux mats ou brillants, ils sont véritablement les bijoux des végétaux et ponctuent massifs, buissons, haies et arbustes de leur rondeur fécondante, puisqu’ils contiennent toutes les graines à venir, que le vent et les oiseaux disperseront, quand ils seront tout à fait desséchés, au seuil de l’hiver.
L’automne je vous le dis est coquet et soucieux de ses parures, il allie les teintes chaudes et les formes pleines et rondes pour arriver à briller, entre le jeune été et le vieil hiver.

La beauté de la maturité me direz-vous ?

Mais oui, vous avez raison !

Brillons, brillons, comme l’automne, avec grâce...

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 20 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 20 Septembre 

 

Nous sommes le dernier jour de l’été. Laissons derrière nous cette saison chaude où les robes, les fleurs et les légumes arboraient des teintes vives et acceptons la saison qui commence demain, qui sera plutôt rousse, ocre et rouge grenat. Elle mettra sa chaleur et sa lumière dans ces couleurs car elle nous offrira peu à peu des petits matins de plus en plus frileux et opaques.

 

Quoique pour l’instant...

 

Hier des devinettes, aujourd’hui quelques histoires drôles, qu’en dites-vous ?

 

Chez le psychiatre :

« Docteur c’est affreux, du matin au soir je sens des fourmis, des cloportes, des cafards me parcourir le corps !

–Ben dites donc mon vieux, ne vous agitez pas comme ça, vous allez m’en coller plein le tapis !

 

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Une petite fille entre chez un droguiste et demande :

« Monsieur, mon papa voudrait un produit pour tuer les mauvaises herbes. »

Le droguiste cherche en silence, et la petite fille lui dit :

« Dites, monsieur, est-ce que ça peut tuer aussi les épinards ?  »

 

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En vacances dans le Périgord, un parisien interroge un vieux berger :

« Et combien possédez-vous de moutons ?

–133 réponds le berger sans hésitation

–Et quel âge avez-vous ?

–Ça je n’en sais trop rien. Peut-être 60, peut-être 70…

–Dites-moi, dit le touriste en souriant, pourquoi Comptez-vous si soigneusement vos moutons et pas vos années ?

–Eh bien, mon bon monsieur, c’est tout simplement parce que jusqu’ici, mes années, personne n’a essayé de me les voler !

 

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À la terrasse d’un café, quatre étrangers commandent une bière. Dans chaque verre de bière il y a une mouche. L’Américain jette la mouche et la bière. Le français enlève la mouche et boit la bière. Le chinois jette la bière et grignote la mouche. L’écossais boit la bière et met la mouche de côté... pour la vendre au chinois.

 

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une femme, un jour, dit à Churchill :

« Si vous étiez mon mari, monsieur, je vous servirais une tasse de thé empoisonné !

–Si vous étiez ma femme madame, je la boirais...

 

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Un envieux écrit un jour à Hemingway une lettre ironique :

« Je sais que votre prix est maintenant d’un dollar par mot. Je vous remets ci-joint un dollar et vous prie de m’envoyer un échantillon…

Hemingway garde le dollar et répond simplement : merci

 

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Le même touriste parisien s’arrête devant une ferme :

« Elle pond beaucoup d’œufs votre poule blanche ?

–Jusqu’à présent aucun, répond le fermier.

–Vous serez bien content le jour où elle pondra le premier

–Pour sûr et je le vendrai à prix d’or !

-Ah bon, pourquoi ?

–Parce que cette poule est un coq… »

 

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Chaque jour, avant de se mettre à table, le révérend Mac Intosh dit la prière. Un jour il s’attaque au repas sans avoir prié.

–«Tu ne demandes pas au seigneur de bénir notre repas ? Lui dit sa femme.

–Ma chère, avec ton art d’accommoder les restes, il n’y a rien sur cette table qui n’ait été béni au moins quatre fois. »

 

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Une écossaise vient en vacances sur la Côte d’Azur. Pas de chance, il n’arrête pas de pleuvoir. Elle envoie un télégramme à son mari :

Pluie continuelle - Stop - Impossible sortir - Stop

Elle reçoit en retour un autre télégramme :

Reviens - stop - Pluie moins chère ici - Stop

 

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En déballant la machine à laver la vaisselle qu’on vient de lui livrer, une dame découvre une carte de garantie à renvoyer après l’avoir remplie. À la question : type et âge du lave-vaisselle que remplace votre nouvelle machine, elle répond : Mon mari, 46 ans

 

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Rions, mes amis, car comme dit un proverbe japonais

 

L’espace d’une vie est le même, qu’on le passe en chantant ou en pleurant

 

la gaillarde conteuse

 

 

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Le jardin du 19 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 19 Septembre

 

Ce matin il pleut, il vente sous un ciel gris perle. Depuis des mois ce genre de temps est rare, trop rare. Oh bien sûr nous aimons le soleil et la lumière, mais le végétal a aussi grand besoin de fraîcheur et d’humidité. Malheureusement les pluies prévues sont légères et ne contenteront rien, quel dommage.

Le vent secoue les arbres, il va faire tomber les fruits mûrs des pommiers et les dernières pêches. Il va falloir regarder si les noix sont prêtes et si elles commencent à tomber, il ne faut pas les rater, elles sont si précieuses pour l’hiver. Nous n’en avons pas mais il y a bien des noyers alentour où on grappille.

 

Voici les réponses aux devinettes d’hier. J’espère que vous avez tout de même réussi à dormir !

 

1-il couve, mais ne fait pas éclore    le chapeau

 

2-elle à bras et pieds et pourtant marche sur la tête   la brouette

 

3-le bas revient à la terre, le milieu aux animaux, le haut aux humains    le blé

 

4-elle se salit quand elle est lavée et reste propre quand elle ne l’est pas   la paille

 

5-son visage est de rat, sa mamelle de vache, son vol d’oiseau   la chauve-souris

 

6-un coffre bien clos et dedans quelle splendeur   la noix

 

7-le frère est blanc, la sœur est noire

chaque matin le frère tue la soeur

chaque soir la sœur tue le frère

Jamais ils ne meurent    le jour et la nuit

 

8-cinq voyelles, une consonne, en français composent mon nom

et je porte sur ma personne de quoi l’écrire sans crayon   l’oiseau

 

9-figure rouge, cervelle de bois, queue verte...   la cerise

 

10-il se lève tôt quand il se couche tard et se lève tard quand il se couche tôt   le soleil

 

Samedi de pluie

Samedi joli

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 18 septembre

Publié le par Patricia Gaillard

LES DEVINETTES DU VEILLEUR

Bonsoir à tous, j’arrive un peu tard, mais j’arrive ! 
la nuit tombe lentement, le contour des choses devient imprécis, en rêvassant devant ce moment que j’aime bien, que l’on dit « entre chien et loup » l’envie me vient de vous poser quelques devinettes dont je vous donnerai les réponses demain. Ainsi vous aurez du temps pour trouver, car la nuit, c’est bien connu, porte conseil... le veilleur de pierre, sur cette photo semble déjà chercher une des réponses, vous allez peut-être en faire autant. 

le thème de ces devinettes reste bien entendu le jardin, les jardiniers et la nature, est-il besoin de le dire ?

1-il couve, mais ne fait pas éclore

2-elle à bras et pieds et pourtant marche sur la tête

3-le bas revient à la terre, le milieu aux animaux, le haut aux humains

4-elle se salit quand elle est lavée et reste propre quand elle ne l’est pas

5-son visage est de rat, sa mamelle de vache, son vol d’oiseau

6-un coffre bien clos et dedans quelle splendeur

7-le frère est blanc, la sœur est noire
chaque matin le frère tue la soeur
chaque soir la sœur tue le frère
Jamais ils ne meurent

8-cinq voyelles, une consonne, en français composent mon nom
et je porte sur ma personne de quoi l’écrire sans crayon

9-figure rouge, cervelle de bois, queue verte...

10-il se lève tôt quand il se couche tard et se lève tard quand il se couche tôt

Creusez-vous la cervelle, mais ne la mettez pas pour autant au court bouillon ! 
Demain vous saurez tout...
Que la nuit étende sur vous son large manteau de velours

la gaillarde conteuse 

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Le jardin du 17 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 17 Septembre

 

Aujourd’hui est le jour anniversaire de la mort de Hildegarde von Bingen. Pourquoi choisir cette date plutôt que celle de sa naissance ? Car je suis convaincue que Hildegarde n’a jamais disparu, du moins par l’esprit et qu’elle est toujours, d’une certaine façon, parmi nous.
Donc aujourd’hui 17 Septembre, fête hildegardienne au petit domaine !

Déjà la photo est inhabituelle et notre jardin aussi. C’est la fête !

Soyez très bienvenus, installez-vous où bon vous semble, je vais vous servir une boisson faite d’eau de source et de fraises servie avec les biscuits de la joie de Hilde.

Puis je vous raconterai une histoire où il est question de filer l’ortie pour en faire un fil très fin et délicat. Elle se déroule au moyen-âge cette histoire, au temps de cette Dame naturopathe, un temps à la fois riche et singulier. Mais quel temps, après tout, n’est pas riche et singulier ?


Voici ce que dit Hildegarde de l’ortie

LA FILEUSE D’ORTIE

 

C’était un seigneur cruel et sanguinaire, tous sur ses terres le craignaient, jusqu’aux bêtes. Je ne connais pas son nom, mais je sais qu’à voix basse on l’appelait le loup. Ce jour-là il chassait le sanglier, il en était suant, haletant, sur son cheval noir qui galopait dans le bois. Soudain il arrêta la bête d’un coup, il venait de pénétrer dans une clairière où une belle et jeune paysanne filait le chanvre en chantonnant. Et aussitôt, là, devant cette fille éclairée par un rayon de soleil qui coulait sur elle en cascade d’or, il se mit à brûler d’une passion qu’il n’avait encore jamais connue. Elle leva les yeux de son ouvrage, le regarda calmement pendant que lui, de sa voix forte, lui donna ordre de quitter ces bois et de le suivre en son château. Mais la jeune fille lui répondit avec douceur et sans trembler que son cœur était déjà pris et qu’elle allait se marier bientôt, s’il lui en donnait la permission, bien sûr. Le loup ne connaissait pas la résistance, on le craignait tellement, mais cette fois sa peine dépassait sa colère et le déconcertait. Il s’entendit dire :

« Il y a des orties le long du mur du cimetière, tu les cueilleras, les fileras, les tisseras et de ce tissu tu feras deux chemises. La première sera ta chemise de noces, la seconde sera ma chemise de mort. »

Puis il battit son cheval d’un dur coup de botte et leurs silhouettes noires disparurent peu à peu dans le fond du sentier.

La fille était bouleversée. Comment filer des orties et comment imaginer la mort de ce seigneur, cruel certes, mais si jeune et si fort.

Mais elle lui obéit, partit récolter les orties, les fila aisément comme si elles se filaient toutes seules, puis en fit, sans défaut et sans noeud, un tissu fin et très doux dans lequel elle fit d’abord la chemise de ses noces. Puis, l’ouvrage terminé, elle commença la chemise de mort de son seigneur. Mais dès les premiers instants de son patient travail, le loup dans son château fut pris d’un étrange malaise qui lui fit le souffle court et le corps engourdi. Plus l’ouvrage de la fille avançait, plus il faiblissait. Il envoya alors un de ses hommes dans les bois pour la tuer. Celui-ci tour à tour la noya, la jeta dans un gouffre, mais toujours elle revenait, fraîche et se penchait à nouveau sur l’ouvrage. Cet homme prit les chemises, les brûla, les déchira, mais toujours elles revenaient, fraîches, près de la fille, qui se penchait à nouveau sur l’ouvrage. Quand l’aiguille piqua le dernier point à la chemise, le loup rendit l’âme en son château. Le lendemain, la noce et les funérailles se croisèrent au même instant. La dépouille du loup, dans sa chemise blanche, longea le mur du cimetière sur les épaules de quatre solides gaillards qui ne pleurèrent jamais sa mort, pas plus que ne pleurèrent tous les autres...

Mort d’amour, c’est honorable je trouve, et poétique même, pour un seigneur qui a sûrement une ardoise bien chargée sur le dos.
Comme quoi, la grâce ne choisit pas forcément les gracieux

Et c’est tant mieux 

Car c’est cela que j’aime dans les contes

 

Mais dites-moi, Hildegarde dans son couvent était à l’abri des seigneurs, des noces et des chemises à filer. Si un monastère paraît austère, c’est une vie qui a aussi du bon. Quoique, certains religieux ont fait de Dieu un seigneur du genre de celui-là !

Mais passons, le lieu n’est pas aux polémiques, ta ta ta, c’est la fête !

Merci à vous d’être là 

 

la gaillarde conteuse

 

 

 

 

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Le jardin du 16 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 16 Septembre

 

Aujourd’hui je vais vous entretenir d’une méthode de conservation, vieille comme le monde, puis abandonnée et qui ressurgit. C’est la façon la plus simple, la plus économique, la plus naturelle et la plus sûre de conserver des légumes et des fruits : la lacto-fermentation. La choucroute est restée le dernier bastion de cette recette magique et nous en consommons sans savoir ce qu’elle est vraiment. Dans cette méthode, les aliments sont conservés au sel, ils gardent ainsi leurs bienfaits, s’enrichissent même en vitamine C et contiennent des probiotiques - dont vous avez forcément déjà entendu parler si vous vous penchez un peu sur la nutrition - probiotiques qui équilibrent notre microbiote intestinal, c’est à dire l’ensemble des micro-organismes qui y sont présents. Je résume et bien sûr je vous laisse le soin de faire des recherches si le sujet vous intéresse.

Cette année, pour la première fois, j’expérimente cette méthode. J’ai ainsi préparé des bocaux de courgette et de céleri-branche et je suis impatiente de voir ce que tout cela aura donné dans le temps.
Nul besoin de vous indiquer ici de recettes, vous en trouverez des tas sur internet.

À l’heure où nous nous soucions d’écologie il faut nous pencher très sérieusement sur ce procédé. 

 

Passez une très bonne après-midi

je compte sur vous demain pour venir sur ce blog à la fête du jardin ! 

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 15 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 15 Septembre

 

Avez-vous vu l’agenda que je me suis offert pour l’an prochain ? ha ha, c’est du sur-mesure ! Je l’ai trouvé par hasard, je ne savais pas qu’il existait et j’en suis bien contente.

À l’intérieur une ambiance moyenâgeuse, avec de belles teintes, de jolies calligraphies, des illustrations et des citations très Hildegardiennes. Cette grande dame des plantes va me tenir compagnie toute l’année et c’est une bonne idée.

Il y a beaucoup de minis-lézards verts, les araignées et mille-pattes continuent à s’introduire par la moindre porte ou fenêtre ouverte et me causent des frayeurs matinales dont je me passerais. Et voilà que les mantes religieuses s’y mettent, voyez sur cette photo comme elle reluque à l’intérieur pour voir si par hasard... ah non, j’ai dit non ! Et là vous ne voyez que son torse, le reste est immense  🥴
 

Coucou y’a quelqu’un là-dedans ?

Abeilles, guêpes, bourdons et frelons sont bien plus discrets, leur saison semble se terminer, on n’a pas vu de motte de taupe depuis bien longtemps, on n’entend plus non plus plonger le ragondin dans l’étang. On ne voit plus guère de libellules et peu de papillons. Il y a déjà, en septembre, comme un léger endormissent des choses, que l’on peut percevoir lorsqu’on vit avec la nature. Au-dessus de mon atelier de conteuse, où j’écris ces articles, il y a, par contre, le ramdam des loirs. Ceux-là, je vous le dis, sont loin de l’endormissement ! Par moments, on dirait qu’ils font un bal tellement leurs petits pas sont rapides et nombreux. Mais je n’ai pas encore entendu de musique. Pour l’instant ! 
Mais au fait, que fait la chatte, dans quel coin de jardin étire-t-elle  encore sa paresse au lieu de protéger la maison des hôtes indésirables ? Je vais la menacer de baisser la qualité des « croquettes senior » que madame a le bon goût de préférer, car si tout travail mérite salaire, tout salaire mérite son travail. Du même coup, dites donc, ne devrais-je pas la dresser à croquer araignées, mille-pattes et mantes religieuses ??
Héhé, voilà qui m’arrangerait fort et je suis prête à faire grimper encore la qualité des croquettes !

J’irai jusqu’à les acheter chez le vétérinaire

C’est vous dire...

Parce que tout de même...

 

Quelle faune, au petit domaine

 

la gaillarde conteuse

 

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Le jardin du 14 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 14 Septembre

 

Souvenez-vous, je vous disais que le 17 Septembre - date anniversaire de la mort de Hildegarde de Bingen - pourrait être la fête de notre petit domaine. L’idée trotte dans ma tête et je sens qu’elle va produire des étincelles. À suivre.

Dites donc, pour une mi-septembre il fait très chaud. Chaque après-midi l’ipomée rose fuchsia qui grimpe sur la façade a ses feuilles qui ressemblent à de vieux parapluies aux baleines cassées. Mais le soir, dès que le soleil se couche, elle reprend vie comme si de rien n’était. Et c’est ainsi depuis le début de l’été. Quelle patience. Celui qui vit dans son jardin y voit chaque jour la sagesse des végétaux. Ils connaissent leur mission sur la terre et rien ne saurait les en détourner que la mort.

Les haricots donnent, donnent - il faut sécher du persil - que faire des vingt-cinq courgettes - on va faire cuire des betteraves rouges au four car elle commencent à dépasser la mesure - il y a beaucoup de pommes - les pêches ont été très bonnes - les figues sont prometteuses - les épinards poussent, la mâche aussi, ainsi que les radis noirs. Les jardiniers ne chôment pas. 

Marinette la courgette s’en fiche de tout cela, elle fait comme le chat, elle se repose. Depuis que nous l’avons cueillie le pied de courgette est mort. De solitude ou de vieillesse, allez savoir, mais il n’a pas traîné, lui qui était pourtant si luxuriant.

Le petit chêne se débrouille, je passe le voir tous les jours, il grandit, grandit, malgré ce mildiou tenace. Il va s’en sortir il me semble.

Quelle rosée le matin, elle abonde, étincelle !

Elle est sacrée, c’est l’humidité providentielle...

 

la gaillarde conteuse

 

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