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14 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

Une amie m'offre ce marque-page. Il est de saison et de circonstance 😄
Lire en effet, quelle bonne idée, quand derrière la fenêtre la pluie est d'une fidélité sans pareille !
J'aime bien
Les trois petites perles
Petites perles de pluie
Petite pluie de perles
Pluie de petites perles

à demain...

Décembre et la gaillarde conteuse 

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13 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

Les calendriers de l'Avent

De nos jours les calendriers de l'Avent deviennent parfois des objets sophistiqués et ils s'éloignent ainsi de leur vocation d'origine.

Je conserve pour ma part un charmant souvenir du calendrier de l'Avent de mon enfance. C'était une plaque de beau carton, illustré d'un traditionnel paysage de Noël parfois semé de quelques paillettes d'argent. On y ouvrait chaque jour une petite fenêtre pour découvrir une belle image. Il faut imaginer cela avant cette profusion de tout que nous connaissons maintenant.
Jamais nous n'ouvrions de fenêtre avant sa date et la découverte de l'image était une surprise. La fenêtre du 24 était à double battant et dévoilait invariablement une crêche.
Il y a quelques années j'ai encore trouvé dans une librairie une carte-calendrier de l'Avent. Depuis je la sors chaque année et ne manque pas d'ouvrir, jour après jour, les petites fenêtres. 

Un hommage à l'enfance qui cueille le merveilleux dans la simplicité
La vraie sagesse, à retrouver... 

Belle journée 

Décembre et la gaillarde conteuse 

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12 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard

DES POMMES, DES POMMES…

Dans mon Jura, bien sûr, on connaît les pommes. Quel jardin de chez nous n’a pas un ch’ti pommier ! Des pommes, celle des moissons et puis la croque, la grise, vieilles variétés charmantes et parfumées, un peu petites, avec quelques défauts, mais quel vrai goût de vraie pomme ! Plus on avance dans l’hiver, plus elles se ridulent, plus elles sont savoureuses. La pomme c’est un fruit de partout. C’est le fruit du début, le fruit de la connaissance, le fruit des fruits.

Connaissez-vous la pomme de discorde ? Imaginez un peu une fête chez les dieux de la Grèce antique. Pleine célébration de noces. Soudain, Eris, fille de la Nuit, lance une pomme dans cette divine foule. Sur le fruit, trois mots sont gravés… « à la plus belle »

Trois déesses se penchent d’un même mouvement pour ramasser la pomme. Mais Pâris, le beau Pâris, les prend de vitesse.
« Laquelle de vous trois est la plus belle ? », lance-t-il, malicieux, aux trois créatures surnaturelles et vexées.

La première d’entre elles, Héra, est prête à offrir à Pâris le pouvoir sur le monde, en échange de la pomme.

La seconde, Athéna, lui promet la sagesse. 

Aphrodite parle en dernier. Elle lui propose Hélène, la plus belle des mortelles, contre cette pomme qu’il détient. Pâris accepte le marché d’Aphrodite. Celle-ci reçoit la pomme. C’est elle la plus belle. Mais cette pomme est vraiment de discorde car l’affaire ne s’arrête pas là, puisqu’elle marque le début de la guerre de Troie.

 

Les Celtes, nos anciens, avaient un autre monde, qui se situait en-haut, dans nos îles imaginaires ou en-bas, dans les profonds dessous de la terre. On y trouvait la jeunesse éternelle dans des eaux pures et diamantines et un pommier de cristal dont les fruits guérissaient toutes les formes de la douleur.

 

Quant aux médecins Romains, ils utilisaient beaucoup la pomme. Écrasée, puis macérée avec de la sueur de brebis et des clous de girofle, elle donnait une « pommade ». Si nous utilisons encore ce nom, nous ne suivons sûrement plus la recette !
Avis cependant aux amateurs d'authenticité...

 

Encore un petit tour chez les antiques Grecs. Le dieu Atlas avait trois filles, les Hespérides. Elles possédaient un jardin prodigieux où se trouvait le pommier aux pommes d’or. Ce pommier était gardé par un Dragon. L’animal avait cent têtes, si bien que rien ne pouvait lui échapper. Le pommier était donc très bien gardé. Pourtant le dieu Héraklès parvint à tuer ce Dragon. La bête alors se décomposa en une brume étincelante, et monta jusqu’aux cieux où elle devint la constellation du Dragon.

Les Hespérides donnèrent alors les pommes d’or à Héraklès.

 

En tout cas n’oubliez pas :

Pomme le matin chasse l’ennui,
Pomme le soir chasse l’insomnie.

Mais aussi… 

Chaque soir mange une pomme et ses pépins et tu dormiras comme un saint.
Et... Une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours !

Allez, vous savez tout 🍎😄


CONTES ET LÉGENDES DU JURA - Patricia Gaillard - De Borée - 2007

 

Passez une très douce journée

Décembre et la gaillarde conteuse ​​​​​​​

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11 Décembre

Publié le par Patricia Gaillard


Me voici donc pour vous parler du sapin, cet arbre que nous plaçons au centre de cette fête de Noël. Qu’il soit grand ou petit, véritable ou non, on peut dire qu’il est dans tous les foyers, toutes les écoles et toutes les villes de notre civilisation occidentale. Il est devenu de nos Noëls le symbole premier. 

Le sapin était déjà sacré chez les celtes. Pour eux chaque essence d’arbre était liée à un mois lunaire et Décembre était le mois de l’épicéa, arbre de l’enfantement, de l’espoir sans cesse renouvelé, de la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la victoire de la vie sur la mort. Les celtes considéraient le 24 Décembre comme jour de la renaissance du soleil. 

 

Cet arbre  pris une place importante dans nos maisons à l’époque de Noël. Et cela perdure encore de nos jours, bien qu’il soit remplacé, de plus en plus souvent par le sapin en plastique, symbole, lui aussi, en quelque sorte, de notre triste séparation d’avec la nature. 

Autrefois, en Alsace, le sapin était placé dans la maison deux ou trois jours avant Noël et il était surtout religieux. À la pointe du sapin on mettait la plus belle pomme rouge du verger, cette fameuse pomme de la tentation. Puis on accrochait des hosties blanches au bout des branches, pour rappeler qu’il y a un pardon pour tout, finalement. On continuait avec de nombreuses pommes minuscules, rouges et frottées, qui devaient faire un bel effet à la lueur des feux de cheminée. On terminait ces décorations avec des fils d’argent, cheveux des anges, puis avec des étoiles et des lunes de sucre. 

Le firmament tout entier se trouvait alors là, au cœur de la maison. Et c’est près de lui, chaque soir de Décembre, après le repas familial et avant le coucher des enfants, que le père de famille prenait le livre des saints, parfois enluminé, et lisait l’histoire de celui du jour, dont le récit faisait faire à chacun un beau voyage, pendant que le vent du dehors mugissait et poussait le froid sous les fentes des portes. 


Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta parure...

 

Que cette journée de Décembre vous soit douce

 

Décembre et la gaillarde conteuse

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