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Le jardin du 14 Août

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 14 Août

 

Si nous reconnaissons la force du soleil qui chauffe nos jours, songeons à considérer la force de la lune qui veille sur nos nuits. Cette dame blanche qui tourne autour de la terre est changeante et devient ainsi un symbole de la métamorphose. Le pourcentage d’eau contenu dans nos cellules nous lie fortement à cet astre bienveillant et, si nous nous connaissions mieux, nous pourrions constater en nous de nombreux rythmes intérieurs en accord avec les rythmes extérieurs qu’elle instaure. Regrettant nos erreurs, nous cherchons à retrouver nos liens naturels et ceci nous amène à vivre plus en harmonie avec la lune. L’agriculture biodynamique considère les rythmes lunaires, astraux et planétaires. Jardiner avec la lune est un choix, compliqué certes, car on ne peut semer ou planter n’importe quoi à n’importe quel moment. Mon cher jardinier pratique un compromis. Il mêle intuition et rythme lunaire et jusqu’à ce jour ce duo marche bien.

Hildegarde von Bingen, née en 1098 et connue de tous, avait déjà observé cette influence de la lune sur la végétation. Je reviendrai avec Hildegarde un de ces jours, il y a beaucoup à en dire !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 13 Août

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 13 Août
5h30

 

Le jour se lève sur le petit domaine. Les chauves-souris font un dernier ballet avant de clore leurs yeux devant le jour qui est leur nuit. Une fraîcheur délicieuse monte du sol, c’est le repos nocturne de la terre. Sur la route, au lointain, on entend des camions et de l’autre côté un train de marchandises. L’un et l’autre sont sourds et rompent à peine le silence.
Ce que je vis tristement à cette heure que j’aime tant, c’est la rareté des chants d’oiseaux. Nous n’avons plus, ici, ces symphonies des jours qui pointent, ces aubades joyeuses. Un geai, une pie, une tourterelle, font de leur mieux, je les entends, les écoute et leur suis reconnaissante. Un corbeau les rejoint, ces quatre me font du bien, même si la tourterelle est seule à être mélodieuse.

Le croissant de la lune est découpé nettement sur le ciel bleu pâle, un coq fend l’air de son long cri cassé. Comment imaginer une aube sans lui, annonceur fidèle du commencement des jours. Je frissonne. Quelle chance. J’y repenserai dans la journée, aux heures de chaleur écrasante !

 

Nouveau jour sur la terre

Nouvelle merveille

 

la gaill

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Le jardin du 12 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Illustration tirée du livre Secrets et remèdes d’Hildegarde de Bingen

 

3 et fin - LE POMMIER DE MISÈRE
(version de Patricia Gaillard)

 

« cueille-les pendant que je me prépare, nous gagnerons du temps. »

 

La mort, qui trouve très bonne l’idée de gagner des minutes, pose sa faux contre le mur et grimpe presque légèrement dans l’arbre, elle y cueille trois pommes et ne peut plus redescendre. Elle s’énerve, peste, jure, appelle misère qui arrive et voit la mort dans son arbre qui se débat comme un diable. Misère part d’un grand éclat de rire et dit :

« Après tout je vais te laisser là-haut, je ne suis pas pressée de mourir et les hommes  seront bien contents d’être quelques temps débarrassés de toi !« 

 

Et la mort resta perchée dans le pommier.

 

Les mois passèrent, plus personne ne mourait dans ce village, ni dans ceux d’alentour, ni dans le Jura entier. Mais pas le moindre mort non plus à Lyon, ni à Toulouse, à Paris, à Lille, à Strasbourg…

Les humains étaient bien obligés de constater que, même s’ils n’en connaissaient pas du tout la raison, ils étaient devenus immortels. 
Leur vieux rêve s’était enfin réalisé. 

Allez savoir comment...

Misère le savait bien sûr, mais elle se garda bien d’en parler, pour ne pas mourir…

Tout se passa bien durant dix, vingt, trente ans, mais on vit alors des vieillards de 120 ou 130 ans, sourds, aveugles , la mémoire à l’envers, qui se traînaient, décharnés, rabougris, ramollis comme de longues limaces… on vit alors que l’immortalité n’était pas un si grand bienfait. Et puis il y avait tant de vieillards, que les valides ne pouvaient plus rien faire d’autres que de s’en occuper, et même pas dans l’espoir des héritages, car on n’héritait plus.  Bref, les humains - ainsi que les bêtes qui ne mouraient pas plus - devinrent si nombreux que la terre ne put plus les nourrir et qu’il arriva une immense famine.

Les humains mirent alors autant d’énergie à retrouver la mort qu’ils en avaient toujours mis à la fuir. On avait toujours cherché des remèdes contre la mort, à présent on en cherchait contre la vie.

Or en ce temps-là il y avait dans ce village un médecin qui s’appelait le Dr Deprofundis. Un soir qu’il était allé en réunion avec les médecins des villages voisins, afin de réfléchir à ce grand problème, il était rentré tard et, longeant le muret du jardin de misère, il avait entendu une voix plaintive, qu’il lui semblait connaître…

« Oh mais qui me délivrera ? Qui délivrera les vivants de l’immortalité ? »

Alors il leva le nez et vit la mort coincée dans le pommier…

Il grimpa aussitôt pour la délivrer, mais bien sûr il resta coincé à son tour.

On constata alors la disparition du Dr Deprofundis. Pourtant personne n’avait disparu depuis des années. Peut être avait-il trouvé le secret de la mort et l’avait-il gardé pour lui tout seul ?

On fit des battues pour le retrouver et c’est ainsi qu’on arriva au pommier de misère.

« Au secours fit le Docteur, je suis là, et voyez mes amis, la mort est avec moi. »

Et tous crièrent

« Vive la mort ! »

Celle-ci, peu habituée à ce genre d’enthousiasme, rougit et trouva cela très agréable.

Ils grimpèrent tous à l’arbre pour délivrer le docteur et la mort, mais bien sûr ils restèrent tous coincés.

Avec tout ce bruit, misère finit par arriver. Elle accepta de délivrer tout ce monde, à une condition :

« la mort ne viendra me chercher que le jour où je l’appellerai trois fois. »

Tope-là, dit la mort, trop contente de descendre enfin et de retrouver sa chère fonction. Elle emporta d’abord les plus pressés, mais devant le nombre elle se fit aider par une troupe de médecins, pour expédier le trop plein de vivants. Ils travaillèrent tous si bien ensemble que bientôt la vie sur terre retrouva son cours normal et chacun avait à nouveau l’espoir de mourir au jour et à l’heure que la destinée avait prévus pour lui. 

 

En ce jour du 12 Août 2020, misère n’a pas encore appelé la mort trois fois.

Et c’est tout simplement pour cela que la misère est encore sur la terre…
 

Patricia Gaillard, 

la gaillarde conteuse...  

 

 

 

 

 

 

 

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Le jardin du 11 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Illustration tirée du livre Secrets et remèdes d’Hildegarde de Bingen

2 - LE POMMIER DE MISÈRE
(version de Patricia Gaillard)

 

...Ma bonne misère je vais pour te remercier exaucer un vœu. Que désires tu ? »

La vieille était si étonnée qu’elle ne dit rien et resta la bouche ouverte...

 

« Veux tu du blé plein ton grenier ? Veux tu du pain plein ta huche ? Veux tu être duchesse ? Veux tu être reine ? Veux tu des trésors ?

-J’aimerais, dit timidement misère, protéger mon pommier qui me fait des fruits si beaux que les garnements me les volent. Si vous pouviez faire en sorte que quiconque montera dans mon pommier ne puisse plus en descendre sans ma permission, voilà qui m’arrangerait bien »

L’homme sourit, salua la vieille et s’éloigna sur le chemin neigeux…

Cette année-là l’hiver dura longtemps, mais dans la petite maison la marmite noire donnait chaque jour une soupe, dans la huche il y avait régulièrement une grosse miche de pain et le bûcher était garni sans cesse de bois sec. 

Puis le printemps succéda à l’hiver, l’été au printemps et l’automne arriva.

Le pommier de misère était couvert de pommes et très vite les gamins s’arrangèrent  pour venir les chaparder. Ils restèrent tous coincés dans les branches griffues. Ils avaient beau se démener, crier, rien à faire, ils étaient prisonniers du pommier. La vieille attendit plusieurs heures avant de les délivrer, histoire de leur faire une bonne peur. Ils filèrent alors avec l’intention de ne plus revenir. L’affaire se raconta dans tout le village et au bout de quelques jours, misère était devenue magicienne, sorcière, toutes ces choses que l’on dit quand on ne comprend pas ce qui se passe. 

 

Un soir de cet automne-là, alors que misère était assise au soleil près de son cher pommier, elle entendit tinter la cloche à sa porte. De loin elle aperçut une visiteuse, tout habillée de noir, avec un visage jaune sous un capuchon noir, et une faux dans la main. Bien sûr notre bonne femme reconnut la mort, vous l’aurez reconnue aussi.

« Que viens tu faire ici ?
-Je viens faire mon travail, ton heure à sonné, tu dois me suivre. 

-Déjà ?

-Tu devrais en être heureuse, pauvre et vieille comme tu es.

-Pauvre, je ne suis pas pauvre, j’ai de la soupe au feu, du pain dans la huche et du bois au bûcher et quant à être vieille je le suis moins que toi !

-Allons, ne fais pas tant d’histoires, décide-toi, je n’ai pas que ça à faire…

-Bon, dit misère, accorde-moi au moins quelques minutes afin que je m’attife un peu, je ne veux pas arriver dans l’au-delà en tenue négligée. Et tiens, je voudrais emporter trois pommes pour le voyage, monte donc dans le pommier et cueille-les pendant que je me prépare, nous gagnerons du temps. »...

 

à demain pour la suite...

la gaillarde conteuse 

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Le jardin du 10 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Cette année la maturation des fruits semble avoir de l’avance. Les belles framboises sont récoltées chaque jour, les figues grossissent, les pommes aussi. Certaines d’entre elles roulent dans l’herbe, leurs joues sont déjà un peu rose, un peu jaune, elles ont déjà un bon parfum.
En parlant de pommes, il me vient à l’esprit une histoire que j’aime et qui ne manquera sûrement pas de vous plaire. C’est l’histoire du pommier de la misère. 
et la voici...

 

Illustration tirée du livre Secrets et remèdes d’Hildegarde de Bingen

 

1-LE POMMIER DE MISÈRE
(version de Patricia Gaillard)
 

Figurez vous qu’il y a fort longtemps vivait, dans un village de notre bon Jura, une vieille qui s’appelait misère. Elle avait une maisonnette minuscule, un bout de potager, qui lui permettait de subsister et comme elle n’avait ni blé ni four, elle mendiait son pain ou elle ramassait un morceau du pain dur qu’on jetait aux poules. Elle n’avait pas grand-chose.

Pour dire la vraie vérité, elle avait tout de même quelque chose, dans un petit lopin clos, derrière son potager, c’était un arbre, un pommier, un très beau pommier, le plus beau du village, qui donnait de très gros fruits, rouges et luisants.

Bien sûr cet arbre attirait à l’automne les gamins du village, oh ils avaient bien des pommes chez eux, mais ils trouvaient meilleures, c’est bien connu, celles qui sont chez les autres. La vieille avait du mal à défendre ses pommes, mais comme l’arbre était généreux, il en restait quand même pour son hiver.

L’année où se déroule cette histoire l’hiver était si dur que les loups sortaient des forêts pour rôder autour des maisons du village. Tout le monde avait faim, misère encore plus que les autres. Elle était assise, un soir, devant sa cheminée, où brûlait une de ses dernières bûches. Dans une marmite en fonte noire, pendue au dessus du feu, mijotait une soupette de haricots et d’oignons. Une voisine lui avait cédé un morceau de pain dur qui ferait des croûtons honorables. La vieille ne savait pas ce qu’elle mangerait le lendemain, mais ce soir en tout cas elle serait déjà heureuse.

Elle entendit soudain frapper à sa porte. Sursautant d’abord, car elle ne recevait jamais de visite, misère se leva, entrouvrit sa porte, dehors il faisait nuit, on entendait mugir un vent terrible et il neigeait à plein temps. Un homme se tenait debout dans cette tourmente.

« Ayez pitié de moi, je suis perdu, j’ai faim et froid.« 

La vieille, qui savait très bien ce que c’était que d’avoir faim et froid, ouvrit grand sa porte à l’étranger. Elle le fit asseoir, lui prêta un châle de laine trouée, et lui dit :

« Vous tombez bien, la soupe est justement prête, nous allons la partager, elle n’est pas grosse mais je crois qu’elle est bonne. »
Ils partagèrent la soupe, le pain dur, puis elle lui céda son matelas de paille et dormit sur le fauteuil devant les quelques braises qui mouraient.

 

Elle se réveilla avant lui, il ne neigeait plus, il faisait même un clair soleil, elle décida d’aller mendier de quoi nourrir son invité.. Mais quand elle se retourna pour prendre sa canne, elle le vit debout, son bâton dans la main, prêt à partir.

« Ma bonne misère je vais pour te remercier exaucer un vœu. Que désires tu ? »

La vieille était si étonnée qu’elle ne dit rien et resta la bouche ouverte...


à demain pour la suite 


la gaillarde conteuse

 

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Le jardin du 9 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Aujourd’hui pas de mots
mais un bouquet de fleurs
pour vous
 

 

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Le jardin du 8 Août

Publié le par Patricia Gaillard

Photo Wikipedia


Le petit chêne revit. Il est guéri et donne une multitude de feuilles nouvelles, d’un vert-rosé brillant. Aujourd’hui je lui parle de Louis IX, roi au début du XIIIème siècle, qui rendait justice en se tenant appuyé contre un chêne, à l’image du roi Salomon, roi d’Israël, fils du roi David, au Xème siècle avant JC
Louis IX plaidait, dit-on, pour les plus pauvres, contre lesquels les nobles avaient trop souvent raison. C’était, semble-t-il, un homme doux, ferme cependant, face aux barons qui lui reprochaient de les défaire de leur suprématie. Il avait ainsi condamné fermement le Sire de Coucy, qui avait fait pendre trois jeunes gens qui avaient pris la liberté de venir chasser sur ses terres. Malgré la pression de ses barons, le roi n’a pas cédé. 
Il a apporté à la France durant son règne un renouveau économique, intellectuel et artistique.
Dans toute la chrétienté il avait acquis une réputation d’ «apaiseur »

La présence du chêne a un sens dans cette situation de justice royale, car il est symbole de force, de longévité, de solidité, de justice, de communication entre le ciel et la terre, d’hospitalité, de générosité et de majesté. 
C’est cela, rappeler sa mythologie au jeune chêne
L’humain lui aussi gagne à réentendre ses mythologies
C’est comme entendre le chant de la source des origines 

 la gaillarde conteuse 

 

 

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Le jardin du 7 Août

Publié le par Patricia Gaillard


Si ce jardin est merveilleux et que chacun qui le voit s’étonne, c’est que le mariage entre le jardinier et sa terre est ici idéal et je voudrais ce matin leur rendre hommage car nous sommes en un temps qui semble le divorce de l’homme et de la nature et qu’une union harmonieuse mérite d’être contée...

Mon époux jardinier a fait du sol de ses ancêtres un monde parfait de terre, de pierres, d’arbres et d’eaux. Il a une fine connaissance de tout ce qui le compose et de tout élément animal, végétal, minéral qui le traverse ou le visite.

Ici aucun jour de l’année ne voit le jardin sans son jardinier. Celui-ci soigne, sauve, soulage, taille, surveille, cueille, travaille, remercie, désespère, s’émerveille, sue, accepte, patiente,  reçoit, endure, comprend, respecte. De cette longue histoire du jardin et du jardinier, de l’or a posé peu à peu sur tout sa magnificence et voilà un lieu où l’homme fait œuvre belle. S’il y a un créateur, celui-ci regarde ce jardinier et tricote des projets pour son Éden. J’espère qu’il tricotera encore longtemps avant de l’appeler à lui. Car, je vous le dis, quand le jardinier s’en ira, la merveille du jardin s’éteindra en quelques jours et cette nature, veuve, retombera dans sa fruste sauvagerie comme elle fit au château de la belle endormie et il redeviendra un jardin commun, courant, ordinaire.

Et les gargouilles de pierre, aux faces ironiques, cachées sous les pervenches et les lierres abandonnés, se rappelleront, nostalgiques, l’histoire de leur jardin quand il avait son jardinier.

Et ce merveilleux jardin que vous voyez, avec son espèce d’éclat surnaturel, deviendra une légende et l’on dira, pour faire rêver...

 

Je vais te raconter une histoire d’humanité

Celle d’un jardin et de son jardinier

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 6 Août

Publié le par Patricia Gaillard


 

La magie des engrais verts

 

Je vais vous parler aujourd’hui de l’engrais vert qui porte bien son nom car c’est un engrais purement végétal.

Mon cher jardinier vient de semer de la phacélie à la suite des bulbes (oignons, échalotes, ail…)

Avant de planter les bulbes il ne faut pas amender la terre, c’est-à-dire qu’il ne faut pas mettre de compost pour l’enrichir, car ça risquerait de les faire pourrir. Donc, une fois la récolte des bulbes faite, on sème de l’engrais vert sur la parcelle, moutarde ou phacélie, afin d’ enrichir la terre et de lui permettre de se reposer. Le principe de l’engrais vert est d’occuper le terrain, de couvrir le sol, d’empêcher les adventices - que l’on nommait autrefois à tort « mauvaises herbes » - et de produire une biomasse qui sera restituée au sol, car il faut savoir que 10% d’une plante viennent du sol et 90% viennent de l’air.

La moutarde aurait été tout indiquée, parce qu’elle produit plus de masse. Mais elle est de la famille des crucifères et nous rencontrons des problèmes avec le parasite du chou, qui est de la même famille. Nous évitons donc de l’inviter ici. Et puis la phacélie est malgré tout bien productive. Sa germination, c’est vrai, est plus lente, mais une fois en fleurs elle enchante notre colonie d’abeilles car elle est très mellifère et elle a, de plus, un pouvoir désinfectant sur le sol.

 

L’engrais vert, une phytothérapie !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 5 Août

Publié le par Patricia Gaillard


réflexion d’un petit mercredi soir.. 

Fréquenter les plantes c’est réapprendre à être humain et à s’éloigner un peu de tout ce que nous avons construit autour de cette notion. La fleur ne se vante pas de sentir bon ni ne se désespère d’être malade. C’est là sûrement sa force. Elle accueille la vie et la vie la traverse. Ce fameux bonheur dont on parle tant ne tient-il pas en cela ? Notre sacré mental crée des désirs qui deviennent exigences et nous perdent. Jardiner c’est laisser remonter de nos mémoires profondes le temps où l’on savait simplement accueillir la vie.
Pour la plante, ce qui est, est
Jardiner, c’est se connecter à cela
Jardin de tranquillité
Jardin des origines
 

la gaillarde conteuse 
 

 

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