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Le jardin du 13 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 13 Septembre 

Après avoir un peu développé au sujet de ce fameux élixir du suédois, nous allons revenir à Maria Treben et à sa connaissance des plantes. Le livre que je vous indique plus haut est son ouvrage le plus connu. Elle y donne de très nombreuses recettes contre toutes sortes de maux. À la fin de l’introduction de cet ouvrage, elle dit ces mots : 

« ...Je me suis efforcée de mettre de mon mieux toutes mes expériences dans cette brochure, les offrant à l’humanité, pour son plus grand bien. À cette brochure je joins une prière : ne me téléphonez pas et ne m’écrivez pas de lettre. Je ne suis pas une guérisseuse et pour cette raison je ne prends pas de rendez-vous. L’index très exhaustif vous montrera la façon exacte de bien utiliser les plantes exactes. Je n’ai pas de service de vente de plantes par correspondance et je ne prends pas en charge non plus de commande de plantes. » Maria Treben 

Ce qui distingue Hildegarde et Maria d’autres thérapeutes, c’est la conscience d’être le canal d’un savoir à distribuer largement, pour le bien de tous, sans chercher un profit. N’est-ce pas ce qui les a projetées à travers le temps au point de les sentir présentes, vivantes et toujours efficientes ?

Et je reviens un court instant à l’Élixir du suédois car s’il vous intéresse vous le trouverez aisément dans les magasins bios et dans les boutiques et sites de soins naturels. Certains même le proposent « avec thériaque de Venise », celle-ci bien entendu n’ayant plus la composition de ses origines et vous n’aurez ni opium, ni scille, ni chair de vipère. Eh bien non...

Que ce dimanche vous soit simplement délicieux 

la gaillarde conteuse 
 

 

 

 

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Le jardin du 12 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 12 Septembre

 

Je récapitule :  l’Élixir « de longue vie » a fait un long chemin pour parvenir jusqu’à nous. Il a voyagé de l’Egypte à Babylone, puis à travers tout le moyen-âge, pour s’endormir jusqu’au seizième siècle où Paracelse l’a réveillé, puis il a connu sa forme définitive au dix-huitième siècle avec Jonathan Samst qui y a mêlé un autre élixir « la thériaque de Venise » composant ainsi « Élixir du Suédois. »

La thériaque était une autre panacée, qui datait du premier siècle avant JC, c’était surtout en ce temps-là un antidote et un anti-venin. Il y entrait une soixantaine de plantes, antiseptiques, toniques, stimulantes, ainsi que de l’opium, de la scille et de la chair de vipère... la thériaque est devenue au fil des siècles suivants un remède complet destiné à parer au plus grand nombre de maux. Au moyen-âge de très nombreux apothicaires en proposaient leur recette et prétendaient combattre grâce à elle toutes sortes de maux. La thériaque de Venise et celle de Montpellier étaient les plus réputées. Bien entendu, faussaires et charlatans ne manquaient pas et il fallait - déjà ! - être vigilant. La fabrication de la thériaque et son usage a été interdit vers la fin du dix-neuvième siècle.

Néanmoins María Treben l’a introduite dans son Élixir du Suédois, mais elle en a « adouci » la recette, excluant une bonne fois toute substance discutable ou dangereuse.

Bien sûr je ne vous donnerai ici aucune des diverses recettes, bien que je les possède toutes. Je suis là pour vous faire rêver et non pour vous proposer des remèdes abracadabrantesques !

Maria Treben, tout comme Hildegarde et d’autres encore, sont les témoins d’une évidence : les solutions à nos maux sont dans la nature. Cependant nous nous sommes trop écartés des connaissances originelles que nous, humains, avions des plantes et fol est celui qui croit les posséder.

 

Mais peut-être portons-nous, dormant dans nos mémoires, la chamane de notre terre qui portait en bandoulière son sac de médecine et qui savait choisir, cueillir, sécher et manipuler avec ses mains rugueuses et adroites les plantes et les esprits qui y logent ?

 

Je vous pose la question

 

Mais je vous laisse y répondre...

 

la gaillarde conteuse

 

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Le jardin du 11 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le jardin du 11 Septembre

 

Je vous ai parlé récemment de Hildegarde von Bingen, naturopathe, religieuse, phytothérapeute, médecin et visionnaire, qui a vécu au XIIème siècle. Je ne peux rester longtemps sans vous présenter aussi María Treben, une femme différente bien sûr, mais tout de même de la même trempe et qui avait des plantes la même fine connaissance que notre chère Hilde. De plus, Maria est notre contemporaine, puisqu’elle est née en 1907 et qu’elle a quitté ce monde en 1991, ce qui n’est pas très loin... C’était une herboriste autrichienne, connue surtout pour son ouvrage Gesundheit aus der Apotheke Gottes (la santé à la pharmacie du bon Dieu) qui a été traduit en 24 langues et vendu à près de 8 millions d’exemplaires.
Qui dit mieux...

Cette femme, avec sa remarquable connaissance des simples, a soulagé de leurs maux de très nombreuses personnes. Ce livre est présent dans la bibliothèque de bien des naturopathes, ostéopathes, phytothérapeutes. Une des plus remarquables réussites de Maria Treben est d’avoir réhabilité un élixir, dont la recette venait déjà des antiques Babylone et Egypte, puis avait fait sa route à travers le moyen-âge, où elle a été sans cesse améliorée, la formule la plus connue de cette époque étant « l’élixir de longue vie. » Puis au XVIème siècle, Paracelse (né Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim, c’est trop beau pour vous le cacher plus longtemps ;-) philosophe de la nature, médecin et théologien laïc, réactualise cet élixir. Puis, au XVIIIème siècle, le médecin naturaliste suédois Jonathan Samst fixe définitivement la recette qui prend alors le nom du fameux Élixir du suédois, très prisé encore de nos jours par les adeptes des soins au naturel. Puis Maria à son tour extrait cette recette de l’oubli et la fabrique fidèlement, pour le plus grand bien de ses patients. 

Je vous parlerai plus en détail de cet élixir dans les jours qui viennent...

Élixir... le mot déjà fait frétiller l’imaginaire, ne trouvez-vous pas ?

Et je sens que nous n’allons pas nous ennuyer !

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 10 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

 

Le jardin du 10 Septembre

 

Voici doucement la fin des pêches, mais ce sont les figues qui commencent. Et puis les pommes sont ramassées chaque jour, triées, puis conservées pour les plus belles. Les noisettes, qui ont été à la fois belles et nombreuses, nous ont charmés. Mais, déception, la grosse chaleur d’août les a cuites et la noisette, à l’intérieur, est racornie et desséchée. Les courgettes se sont un peu calmées, mais méfions-nous de celles qui ont réussi à se cacher sous une grande feuille, on les retrouve soudain qui font un kilo, ou deux, voire trois... les tomates donnent moins maintenant, mais bien suffisamment pour se régaler encore de salades, et pour un certain temps puisque, grâce aux serres, nous pourrons prolonger ce plaisir jusqu’en novembre, comme chaque année.

Août et septembre sont des mois très besogneux, au jardin. Nous arrivons cependant à accorder leur place aux transats, mais il faut bien s’organiser. Mais grâce à tout ce travail, les réserves se constituent et des réserves de produits faits-maison sont une très grande richesse.

Travail de fourmis. Besogneuses, les fourmis, on le sait bien.

Après tout nous vivons là le rythme biologique originel : préparer l’hiver en été.

Quand à notre chatte, pas du tout concernée par ces travaux, elle se hisse sur chaque mirador possible, et observe, l’air de rien, les allées et venues des rongeurs qui cherchent une planque hivernale. Je pense que ses journées sont, on va dire, criminelles...

Chacun a son travail dans le petit domaine...

 

la gaillarde conteuse

 

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Le jardin du 9 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Photo de scutigère empruntée sur le site ABLAT extermination
Photo d’araignée empruntée sur le site Anticimex


 

Le jardin du 9 Septembre

 

Avec les nuits fraîches et les jours beaux, certains prévoyants commencent à chercher un abri. Pendant que les loirs courent dans les greniers, installant pour l’hiver un habitat tranquille, araignées et mille-pattes se planquent dans les plantes grimpantes, qui ne manquent pas de tous côtés et guettent les portes ouvertes pour s’infiltrer discrètement. Ils s’arrangeront d’un coin sombre de mur, d’un dessous de meuble, ou même d’un haut de fenêtre pour ceux qui aiment la lumière. La maison est grande, avec des tas de recoins obscurs, il y a de quoi faire, ils n’ont que l’embarras du choix. Seulement voilà, j’ai peur ! Je sais bien que c’est idiot, viscéral, irréfléchi, mais la vue de ces bestioles me fait pousser de grands cris ridicules dont je suis moi-même étonnée. Heureusement, comme tout ce qui est vivant, ces bêtes ne peuvent se passer... d’eau. Elles investissent alors éviers, lavabos et baignoires et n’en savent plus ressortir. C’est ainsi que chaque matin je hurle, que mon époux empoigne le gobelet de plastique rose qu’il obstrue d’une plaque de carton fort, pour attraper la bestiole et la remettre dans le jardin où la pauvre a tout le parcours du combattant à refaire. Et je me demande, de l’araignée et du scutigère, quel est celui qui me terrorise le plus. C’est bien simple, ils sont moches !!

Je me souviens, petite, alors que j’étais déjà affolée à la vue des araignées - qui pourtant en ville étaient bien plus petites - ma mère me demandait pourquoi j’en avais peur et je lui répondais que c’était parce qu’elles étaient moches. Alors elle me faisait remarquer que l’araignée, en me voyant, devait me trouver moche aussi... je lui en voulais pour son objectivité !

Ma mère et mon époux m’ont sauvée toute ma vie de la présence glaçante de ces monstres.
Wouaouh comment ferais-je seule ?????
Je n’ose même pas y songer...

 

De toute façon je ne suis pas seule 

Alors...

 

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 8 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


 

Le jardin du 8 septembre

 

Il est 15 heures, pas d’idée pour mon article d’aujourd’hui ? 

N’allez pas imaginer que je vais rester coite, ce n’est pas du tout ainsi que ma plume fonctionne. Sécher devant la feuille blanche je n’ai jamais connu cela car j’ai, à ce sujet, un secret que je vais vous confier car il pourrait vous être utile.
Quand je cherche une idée - dans quelque domaine que ce soit - je m’installe dans un siège confortable et je prie mon inspiration de me visiter. Puis j’attends, en tâchant de ne penser à rien et de ne pas douter pas de mon inspiration. Et soudain l’idée arrive dans mon esprit comme si elle germait. Vous voyez c’est très simple, le plus dur étant de faire confiance.

Et cette après-midi, après une matinée bien chargée, me voilà dans mon transat couleur corail, près du potager, dans une ombre savoureuse, légèrement tachée de soleil et traversée par une brise très douce. J’attends la visite de mon inspiration...

Tout près de moi il y a deux zinnias, rose fuchsia, qui rendent hommage à l’été finissant. Leur couleur intense retient le regard. C’est cette couleur justement qui me glisse une idée : nous arrêtons-nous encore à la couleur des fleurs et à leurs messages ? Il fut un temps où celui qui les offrait exprimait par elles les sentiments et les émotions que sa pudeur l’empêchait de dire. On n’était pas alors dans la logorrhée qui sévit dans le monde. Celui qui offrait connaissait le langage des fleurs, et celle qui recevait le connaissait aussi. Eh oui, c’était toujours « lui » qui offrait et « elle » qui recevait. Un autre temps. Quoique, avez vous déjà, mesdames, offert des fleurs à un homme ? Qu’est ce qui vous en empêche donc ? 

 

Et je vais, au sujet de ce langage des fleurs, agrandir ici votre savoir...

 

Le rouge exprimera l’ardeur, la chaleur, la passion, voire la violence d’un amour

Le jaune parlera de lumière, de soleil, d’harmonie, d’amour réciproque et de joie d’être

Le rose vous dira la douceur et la tendresse d’une amitié ou d’un amour 

Le blanc honorera la pureté, la virginité, mais aussi la beauté, la perfection, l’élégance. Il pourra exprimer un amour platonique, qui est aussi amour...

Le violet vous parlera de sentiments délicats et profonds

 

Il y a donc bien des façons de dire, ne vous limitez pas aux mots, ce serait grand dommage.  D’ailleurs, à communiquer sans mots, vous apprendrez peu à peu à communiquer avec les mondes dont ils ne sont pas le langage... 

 

je ne vous dis que cela...

 

la gaillarde conteuse 

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Le jardin du 7 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Le ciel un soir de septembre


 

Le jardin du 7 Septembre

 

Le petit chêne est à nouveau malade. Cette fois je crois que je vais laisser faire la nature... elle fait son tri, et c’est grâce à cela qu’il n’y a pas sept chênes dans notre jardin, ou dix noisetiers, ou cent aulnes ! après tout j’ai, en ce qui concerne le petit chêne, une réaction humaine : faire l’impossible pour le soigner. Voici pourquoi nous sommes, nous, sept milliards et demi sur la terre.

Je me suis attachée à lui, du coup je ne veux pas le perdre, du coup j’empêche sa mort, alors que c’est peut-être son destin car là où il est placé il faut bien reconnaître que son développement est compromis, ou alors il va compromettre celui d’un autre arbre.

Ça me rappelle une anecdote qui vaut d’être ici contée.

Nous avions des canards colverts sur l’étang. Chaque printemps les canes faisaient des nids dans les joncs et les iris et très peu de naissances avaient lieu, car les mangeurs d’œufs étaient nombreux... et ceux qui ne dévoraient pas les œufs dévoraient les canetons nouveaux-nés qui disparaissaient un à un au fil des heures. Choqués par tant de défaites, nous avions emprunté dans le village un piège à trappe, qui prend sans tuer, pour prélever au fur et à mesure les prédateurs et protéger ainsi les couvées. Nous allions vider la cage dans les bois d’alentour, bien sûr... nous avons pris ainsi corbeaux, hérissons, rats... et nous étions fiers de protéger les belles couvées de nos canes.
Oui mais... il y a eu cette année-là, grâce à notre vigilance, une quarantaine de petits canetons ! En comparaison des trois ou quatre qui restaient les autres années, le plan avait très bien marché.

Mais les canards - alors bien trop nombreux pour le lieu - n’ont plus trouvé à se nourrir, il a fallu y subvenir. Nous étions devenus ainsi les nourrisseurs et dès que nous mettions un pied dehors, tous les canetons nous suivaient en troupeau grouillant, cancanant duveteux et excrémentant ! 
Oh après nous être extasiés quelques jours devant ces si jolis tout mignons, comme nous avons vite trouvé qu’ils étaient envahissants, collants, exigeants ! Pas moyen de leur échapper, nous étions repérés dès que nous faisions un pas dans le jardin. Nous avons réalisé alors la stupidité de notre réaction et avons regretté de n’avoir pas laissé la nature faire son travail de régulation des naissances, qu’elle fait si bien.

Dès que l’humain se mêle de gestion de la nature, les choses se compliquent.

Nous le voyons bien

Je vais donc laisser le petit chêne à sa destinée...

il guérira, ou pas

Mais ce sera sa vraie vie

Pas celle que j’aurai décidé pour lui

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 6 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 6 Septembre

 

Aujourd’hui c’est jour de pêches. Elles sont tombées hier, et parfument les alentours. Oh l’odeur délicieuse ! Il faut les ramasser vite, c’est un fruit fragile. Elles sont très belles et bien sucrées cette année. Il y a bien des choses à en faire : des confitures bien sûr, pour les petits-déjeuners des dimanches, je leur laisse alors leur peau, je les lave et les coupe en tranchettes fines, puis je fais macérer une douzaine d’heures avec la moitié du poids en sucre, avant de les cuire jusqu’à l’épaississement souhaité. Je vais aussi préparer un mélange pomme-pêche en compote sans sucre, que je mettrai dans des pots en verre, remisés au congélateur, dans des paniers en plastique, ça marche très bien et dans un contenant en verre la compote conserve parfaitement toute sa saveur d’origine. Petite précaution : je ne remplis qu’à deux bons centimètres du haut et je ne couvre le pot qu’une fois qu’il est congelé, car le contenu se dilate et peut briser le pot. Je congèle ainsi aussi des coulis, des herbes fines, des purées de légumes et des soupes. Il faut être bien précautionneuse, mais c’est une excellente façon.

Et puis je fais aussi des pêches cuites, coupées en oreillons épluchés et cuits à feu doux une quinzaine de minutes dans un peu d’eau additionnée de vanille ou de cannelle ou simplement nature. Un vrai régal. Ce seront nos desserts des jours à venir. Septembre est généreux et il faut s’appliquer à ruser pour conserver ses trésors tout le long de l’année. Astucieux, les jardiniers ! Et besogneux, car tout cela demande de la rigueur et un respect des récoltes obtenues.

Que ce dimanche vous soit très agréable

 

la gaillarde conteuse

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Le jardin du 5 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard

Au bord de l’étang les grandes marguerites jaunes semblent absorber littéralement le soleil encore chaud. Le ciel bleu et pur au-dessus d’elles s’accorde parfaitement à leur couleur.
Ils nous invitent tous deux à un instant de contemplation.
Un instant délicat de miel et de douceur...

la gaillarde conteuse 

 

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Le jardin du 4 Septembre

Publié le par Patricia Gaillard


Le jardin du 4 Septembre

 

Visite, toujours un peu étrange, d’une mante religieuse. Bonne occasion de parler d’elle, car des bruits courent qui la présentent comme une cruelle créature. Que nenni, car Bernard Werber, dans son excellent ouvrage L’encyclopédie du savoir relatif et absolu, rétablit à son sujet une vérité fort intéressante. Je vous résume la chose :

Il est dit que la mante religieuse, plus grande que le mâle, dévore celui-ci après la copulation. C’est une chose que l’on a observé maintes fois, au sein des vivariums, et que nous répétons tous - sans l’avoir même observé de visu - à qui veut l’entendre. Erreur... c’est là une observation scientifique car dans la nature notre mante ne se tient pas du tout ainsi. Il est vrai qu’après cet acte qui demande, vous ne le nierez pas, un certain effort, cette bête a grand faim. Cette faim réclame des protéines, et la protéine la plus proche est le mâle, coincé pour son malheur dans le vivarium avec madame. Celle-ci, pressée et sans en avoir conscience, dévore la source de protéines qu’il représente.
Mais dans la nature, le scénario n’est plus le même. Car le mâle - pas idiot car fort de son expérience en la matière - se tire immédiatement après leurs ébats et se cache sous n’importe quelle feuille ou branche, pendant que sa compagne, affamée, attrape le premier insecte qui passe pour soulager la faim qui la tiraille. Dans ces conditions, plus personne ne va songer à la traiter comme une criminelle, car dévorer autrui est tout bonnement sa vocation.

Et puisque nous parlons de protéines, pouvons-nous, si nous sommes carnassiers, prétendre ne pas être criminels ? Houla le sujet est brûlant ! De plus, contrairement à la mante religieuse, nous en avons conscience...

 

Mais je voulais parler ici de la mante religieuse, plus religieuse qu’on ne le croit et qu’on ne le dit.

Ne dit-on pas trop de choses... ?

je vais donc me taire !

 

la gaillarde conteuse

 

 

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